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Billet de blog 30 août 2010

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A qui profite le crime ?

L'article de Benjamin Stora interpelle sur un comportement politique qui, au delà des clivages, adopte la logique du pire, dont le résultat justifie la répression (opportunément), revient sur l'émancipation de l'opinion (permise par la révolution de l'internet) comme cela se constate déjà (Cf.

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L'article de Benjamin Stora interpelle sur un comportement politique qui, au delà des clivages, adopte la logique du pire, dont le résultat justifie la répression (opportunément), revient sur l'émancipation de l'opinion (permise par la révolution de l'internet) comme cela se constate déjà (Cf. Hadopi, Loppsi, Dadvsi, accord Swift, Traité ACTA) au nom des intérêts financiers.

L'internet est un révélateur d'impostures. Il perturbe les puissances d'argent - finançant l'apparence démocratique (affaire Woerth-Crédit Agricole, affaire Woerth-Bettencourt, ..., affaire Urba, ... ) - qui sont les causes réelles des conflits.

Les pipe line d'Afghanistan abreuvant les voitures des automobilistes-électeurs (consommateurs) sont la raison de la présence européenne là-bas, bien plus que le terrorisme.

Le terrorisme est le prétexte (en alternance avec la pédophilie - à quand des pédo-terroristes ?) à toutes les atteintes aux droits fondamentaux. Le discours de la peur maintient ("parque" ?) le consommateur dans les limites ("l'enclos" ?) d'une doxa officielle de la croissance (et non de la satisfaction des besoins).

Peu s'interroge sur le nerf de la guerre. Qui finance, entraîne et arme le terrorisme depuis la chute du mur et l'effondrement du bloc communiste ?

S'il est indéniable qu'il existe des terroristes (il y en a toujours eu), le discours occidental et son comportement ne font rien pour en faire disparaître les causes évidentes (misère, violence, faim, exploitation, mépris des cultures, ...). Qu'a fait le "french doctor" en trois ans à la tête du ministère des affaires étrangères le mieux doté de la planète après celui des USA pour faire avancer son combat ? Rien. Au contraire, il a même soutenu l'intervention US en Irak (1 million de morts) et a regretté publiquement la création d 'un secrétariat d'Etat aux droits de l'homme.

Que ferait l'ONU avec les 3.000 milliards de dollars de la guerre en Irak ? Combien d'habitants de Detroit seraient encore chez eux et non dans la rue ? Combien d'écoles, d'alimenation en eau potable, de dispensaire, ... Combien de combien possibles ?

A se demander si le terrorisme n'est pas une aubaine, comme les virus informatiques, pour ceux qui prétendent nous en protéger ?

La disparition du terrorisme contraindrait le complexe militaro industriel à se reconvertir.

La guerre froide maintenait le business. Elle n'existe plus. Mais la capacité de production est toujours là, et personne, étonnamment, ne parle de reconvertir ce "coeur de métier". Surprenant, compte tenu de tout ce qui se passe autour, en matière de reconversions (c'est beaucoup moins animé en matière de Paix et de justice). Preuve que le coeur de métier "violence institutionnelle" est rentable et qu'il a des garanties pour l'avenir.

L'opération "plomb durci" a montreé que Gaza est le champ de tir de Tsahal, l'Irak celui de l'armée US, la Tchétchénie celui de la Russie. La France ronge son frein. Son armée n'a pas les moyens matériels des ambitions politiques de ceux qui l'envoient au casse pipes.

Le politique qui révèle la vérité fait tout de suite l'objet d'une campagne de dénigrement et il est poussé à la démission, comme le président allemand.

Le gouvernement français est un épiphénomène d'une mouvement "global" auquel trop peu d'acteurs s'opposent avec les outils que leur offre le monde moderne. Le politique, à force de se vendre, n'a plus de pouvoir.

Henry Laborit parlait d'automobiliste du Néanderthal pour illustrer le fossé entre le progrès technique et le progrès intellectuel. Ceux qui conduisent la politique mondiale ont du passer leur permis à la même époque. Ils roulent toujours comme des pieds quand l'opinion est laissée sur le bas-côté.

La surenchère de Grenoble ne répond pas aux aspirations essentielles des Français qui attendent du travail, des hausses de salaires, une amélioration des conditions de vie : la "common decency". En attisant l'exaspération des foules, ce discours de Grenoble est une provocation à l'insurection, poussant l'opinion à l'alimenter et l'amplifier par des références historiques dans une surenchère hyperbolique.

Le gouvernement aura le beau rôle de stigmatiser ensuite la gauche et justifier sa politique répressive si les manifestations de septembre tournent à l'émeute. Cela appelle les organisateurs à la vigilance et dénoncer l'éventuelle inertie des forces de l'ordre.

La logique d'une politique du pire confinant à la manipulation est cohérente avec un pouvoir acculé n'ayant plus aucune marge de manoeuvre, sinon la démission, sinon la fuite, du fait d'une perte de légitimité.

Voilà le danger à rester dans le discursif et l'affectif. La France n'en serait pas là si l'opposition n'avait pas méprisé les voies de recours juridiques modernes, qui n'existaient pas, autrefois. Comment ne pas y voir une convergence d'intérêts ?

Le gouvernement entre dans l'histoire avec son discours de Grenoble comme Milosevic au champ des Merles en 1989.

CUI BONO FUISSET ? plaidait Cicéron au procès de Sextus Roscius, une affaire politico financière de l'époque (déjà).

La France résoud le problème en supprimant la justice impartiale et en menaçant l'enseignement des lettres classiques, malgré les appels.

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