Mon père, Dominique Orain, sera enterré ce jeudi 31 août 2017 à 15h30 au cimetière de Cahors dans la tombe Girma-Siffray aux côtés de son épouse Ella Orain (née Helfenstein), décédée en 2011, de son père, Robert Orain, décédé en 1999, de sa mère, Jeanne Orain, née Siffray, décédée en 1993 et de sa soeur Anne Orain, décédée en 1992. Pour des raisons sanitaires, le corps ne sera visible qu'entre 13h30 et 14h à la Maison Funéraire de Cahors, chemin de la Combe de Minuit près de Feu Vert sur la route de Toulouse.
La mise en bière aura lieu à 14h30 et l'inhumation est prévue pour 15h30. En voici l'annonce officielle :https://www.dansnoscoeurs.fr/dominique-orain/2170517/avis.
Ce billet sera modifié au fur et à mesure en fonction des précisions qui pourront y être apportées.
J'y ai ajouté quelques mots à la mémoire de mon père mais aussi en remerciement aux personnes qui nous ont accompagnés pour faire face aux difficultés quotidiennes et de santé qu'il a rencontrées dans les dernières années de sa vie.
Sur les circonstances du décès : mon père a été retrouvé dans son lit par l'infirmier qui venait s'occuper de ses soins le lundi 28/8 au matin. Il est vraisemblablement mort d'un arrêt cardiaque dans la nuit du dimanche 27 au lundi 28/8/2017 et toutes les personnes qui l'ont vu l'ont trouvé apaisé.
Il vivait seul et ne souhaitait pas être accueilli en structure collective mais rester dans sa maison, malgré des difficultés liées au diabète, à des problèmes cardiaques, et à un environnement limite, dans une maison très encombrée et peu adaptée dans l'ensemble à ses nouveaux besoins, surtout en vivant seul. Mais nous étions parvenu à obtenir un soutien important pour l'accompagner dans cette volonté de rester à domicile. Une réunion de coordination avait eu lieu en juillet. Des infirmiers passaient deux voire trois fois par jour, des aides à domicile deux fois par jour. Je m'efforçais de passer le voir environ tous les deux mois. Nous avions réussi à fermer son entreprise, à mettre en place sa retraite, à régulariser sa situation afin que cessent les démarches d'huissiers à son encontre.
Il aura beaucoup vécu de la pension de réversion, qu'il avait dûment mise en place. Sans ma mère, même après sa mort, il n'aurait pas eu de moyens d'existence décents. J'ai dû beaucoup discuter avec lui pour qu'il accepte de l'aide. Mon père sous des dehors peu sociables, surtout dans ses dernières années, aura été un homme profondément et sincèrement généreux, mais peu enclin à dépendre des autres. La seule aide qu'il avait acceptée depuis très longtemps était donc celle de sa femme, qui a soutenu financièrement ce ménage depuis cette époque de 1984-1987 où mes parents se sont installés dans le Lot après que ma mère avait obtenu cette mutation pour Cahors qu'elle demandait depuis des années. Enfant du pays, mon père y était donc revenu par amour. Il a tenté d'y être professeur, artisan, électricien, installateur et réparateur d'alarmes, de portails et d'arrosages automatiques, lui qui était au départ un mathématicien puis un cadre spécialisé dans la coopération en informatique. Entrepreneur donc, il se faisait payer de façon aléatoire et m'a toujours semblé plus intéressé à aider ses clients qu'à se payer l'équivalent d'un salaire. Et bien qu'il eût été convaincu de la nécessité de la cessation d'activité, il y répugnait et ce n'est qu'à 71 ans qu'elle aura été effective.
Ce mot sur mon père serait incomplet et même injuste si je ne parlais pas de toutes les personnes qui nous ont accompagnés dans ce chemin difficile, aléatoire et aujourd'hui interrompu qui a mené à une prise en charge à peu près digne de ce nom : les infirmier.e.s de Labastide-Marnhac et de l'hôpital de Cahors, les auxiliaires de vie de Lot Aide à Domicile, les personnes qui se sont chargé à des degrés divers de la coordination de tout cela, les médecins ou en tout cas au moins certains médecin, dont son médecin traitant et notamment certains internes à l'Hôpital. Au premier rang de toutes ces personnes, il y a Mme Nathalie Moinaux : celle qui a été un véritable ange gardien pour mon père et qui hier encore restait dans la maison en attendant le médecin et les pompes funèbres, dont nous avons fait la connaissance en avril 2015 lorsque j'ai demandé à l'agence Shiva de Cahors de faire un grand nettoyage pour me soulager et me permettre de commencer à aider mon père dans ses démarches administratives. Celle qui aura été depuis sa femme de ménage, son auxiliaire de vie, et bien plus que cela encore : un soutien, un rayon de soleil, qui est allée le voir pendant les hospitalisations, lui ramener des affaires qu'il lui demandait, et n'a cessé de l'aider, de nous aider, de nous soutenir.
Merci
Renaud Orain, Romainville, mardi 29 août 2017