Ma Profession de foi et mes dernières volontés

Note préliminaire : Une version raccourcie de la première strophe de ce poème est parue, il y a quelques années, dans Le Grand Soir [1]; en outre :

Ayant atteint un âge où, à tout moment, au Ciel je peux être appelé
Il m’a paru qu’il est temps de rendre publiques mes dernières volontés

La Sharia est obsolète
La Sunna, au Coran, est sujette
Et doit être, de fond en comble, refaite
Elle ne nécessite pas un simple coup de serviette
Mais, une révision de tous ses préceptes
Dont la plupart sont une invention parfaite
De politico-religieux qui étaient en quête
De pouvoir, et cela, depuis perpette
Quant au Coran, c’est d’une relecture complète
Dont il a besoin pour faire sa grande toilette
Comme les autres religions l’ont faite
Pour leurs Écritures Saintes, depuis belle lurette
Dont les écrits du misogyne «penseur-poète» [2 a]
Afin de le libérer des passages qui inquiètent
Et des versets qui font sa douloureuse facette
Versets à pousser vers une irréversible retraite
Qui, en vérité, étaient conjoncturels, pour être honnête
Et qui en font le souffre-douleur de la planète
Ce qui contribuerait à pousser l’islamisme vers sa défaite
Et pour ce faire, sortons l’Ijtihad des oubliettes
Et libérons-le de sa pratique désuète
Avec son hagiographie et ses historiettes
Qui a fait des Ulémas, des Cheiks,… les uniques exégètes
Jouant les maîtres à penser, les gourous, les vedettes,
Les émetteurs de fatwas, tous azimuts, les diétètes,
Y compris ceux parmi eux qui sont ignares et bêtes
Sans oublier les faiseurs, au pouvoir du moment, de courbettes,
Et, la majorité, avec double langage et discours girouette
Taqiyâneries [2 b] et entourloupettes
Ils ont embrigadé des religieusement analphabètes
Qui, après avoir été délinquants, ont changé de casquette
Et on rejoint Daech, souvent à la sauvette
Chez qui ils ont brillé en tant que coupeurs de têtes
Qu’experts en barbarie, avec couteaux et mitraillettes
Attentats, suicides ou autres, prises d’otages et rackets 
Je disais donc, jouant les gourous, les vedettes
Jusqu’à s’accorder une mission de Prophète
A tel point qu’on jure sur leurs faîtes
Alors que beaucoup d’entre eux, en fait,
Ne font que regarder par le petit bout de la lorgnette
Et, aujourd’hui, du Printemps Arabe, sont les trouble-fêtes
Entre politique et religion, dans une société quiète,
Il ne peut y avoir ni amour, ni amourette
De ces pratiques surannées, coupons-nous tout net
Car, en vérité, l’Ijtihad fait de chaque personne pas simplette [3]
Un potentiel commentateur, un exégète
Sans besoin d’intermédiaires, ni de catéchètes
Tout en sachant que Dieu, du Coran, est l’Unique Véritable Interprète
« Nul autre que Dieu ne connaît la véritable interprétation du Coran » (Le Coran : Sourate trois-Verset sept)

Ma première réflexion sur l’Ijtihad m’a amené
À constater qu’il doit être considéré
De notre religion, le sixième pilier
Vu son omniprésence dans notre Livre sanctifié
Directement ou bien par le biais
De paraboles joliment présentées
Pilier réservé à tout croyant non taré [3]
Ma pratique de l’Ijtihad m’a persuadé
Que la foi islamique doit être verticalement pratiquée
Entre soi-même et Le Très-Élevé [4]
Et non horizontalement, comme, par la notion d’oumma, impliquée
Cette pratique m’a aussi enseigné
Que parmi les Prophètes, par Le Sublime [4], les plus vénérés
Se trouvent Moussa, Issa et Meriam, sa mère immaculée
Évidemment, à côté de notre Prophète bien-loué
Oui, pour moi, dans le Coran, Meriam est une Prophétesse confirmée
Ce n’est pas l’avis de tous les exégètes que j’ai consultés !
Plus que dans les Évangiles, à 34 reprises, elle y est citée
Et c’est la seule femme dans le Coran explicitement nommée
D’ailleurs, une sourate entière portant son nom lui est destinée
Et c’est par  «Lalla Meriam» que, chez les musulmans, elle est désignée
«Lalla» est le féminin de «Monseigneur», pour les non-initiés
Titre qui ne possède pas de féminin, en français !
Elle m’a aussi conduit à retenir comme top des versets
« Nulle contrainte en religion » [5], verset de toute beauté
Pour le vivre ensemble et le bien-être de l’Humanité
Et pour ce qui concerne les juifs et les chrétiens, le Coran a spécifié :
«Les sabéens, les juifs et les chrétiens qui croient en Dieu, au Jour dernier
Et qui font du bien, pas de crainte sur eux, et ils ne seront point affligés» [6]
Enfin, j’ai appris par ma pratique de l’Ijtihad et mes lectures variées
Qu’un texte des Saintes Écritures est rarement à prendre au premier degré
Cela n’impliquant pas une interprétation allégorique, un sens figuré
Surtout les textes doctrinaux et législatifs, car, à d’autres époques rédigés
Qui doivent être replacés dans les conditions dans lesquelles ils ont été révélés
Ainsi que celles de leur mise par écrit précédant leur fixation canonisée
Seule approche pour saisir au plus près l’essence du texte et le dégager
Last but not least, elles m’ont appris que pour mes dernières volontés
L’un des deux sujets principaux de ce billet
J’ai le choix d’être inhumé ou me faire incinérer
Contrairement aux allégations d’Al-Azhar et assimilés
Sans oublier ceux dont la croyance est adultérée
Par l’arrogance, l’ego, le narcissisme ou la nécessité
Cette dernière remplaçant la conviction dans leur religiosité
Que l’on a de tous temps observé, essentiellement dans les contrées
Où l’avenir pour les jeunes souffre d’un déficit d’opportunités
Tétraptyque qui mine la sérénité de toute société
Indépendamment des religions qui y sont adoptées
Ceux qui ont pris en otage notre religion et l’ont déformée
Qui jugent que le dernier choix est celui d’un apostasié
Et si on les écoutait, Bouazizi, un apostat serait
Qui, faut-il le rappeler, un authentique Horchani [7], il est
L’étincelle de notre Révolution qui s’est immolé
Ils ne cessent de privilégier le temporel par rapport à la spiritualité
Ils ne cessent de placer le conjoncturel avant l’universalité
Leur islam, sur le vestimentaire, l’alimentaire et des dogmes insensés, est centré
En confondant religion et projet de société où tout est théocratisé
Ils n’arrêtent pas de faire dire au Coran ce qu’il n’a pas exprimé
Où les bouddhistes, les hindouistes, ne furent point menacés
Ainsi que tous ceux dont les défunts sont crématisés
Menacés de supplice ou de je ne sais quoi, une fois ressuscités
Alors que, de ces peuples et leurs Prophètes, il a parlé [8]
Et, nulle part, cette pratique ne fut condamnée
Pratique qui n’entrave nullement la résurrection annoncée
Car, Le Tout-Puissant [4] n’est pas à une forme de résurrection près
Et, il n’existe aucun passage dans le Coran pouvant indiquer
Que l’inhumation, sur des instructions divines, est appuyée
Ainsi que ses rites, aujourd’hui dans le monde musulman, appliqués
Et le thème d’incinération n’est y aucunement mentionné   
C’est un choix qui, d’après moi, relève des individuelles libertés
C’est pour ça qu’il est attaché aux prénommées « Les dernières volontés »
Malheureusement, cette liberté, dans mon pays, est encore ignorée
Et devrait être, dans le rapport de la Colibe [9], intégrée
Rapport qui a constitué, sans aucun doute, l’évènement de l’année
Qui demeurera pour la Tunisie une de ses fiertés
Et dont les auteurs ne seront jamais assez remerciés

Aussi, si mon dernier voyage se fait depuis l’étranger
C’est pour le dernier choix que j’ai, en ma foi et conscience, opté
Et, que mes cendres soient ramenées au village d’Anrosey
Port d’attache de mes enfants pour la moitié de leur identité
Mon second village affectif, après celui de Degache où je suis né
Et où la quasi-totalité de mes ancêtres sont enterrés
Je voudrais aussi qu’on mette sur mon cercueil les deux Livres sacrés
Notre Saint Coran et celui de Moussa, Issa et l’Immaculée
Au-dessus d’un morceau de tissu où seront imprimés
Les noms de Dieu, du Melek [4], qui apparaissent dans ce billet
En mentionnant le titre et le lien de ce poème, référencé
Et en précisant que lesdits noms du Miséricordieux en sont extraits
Avec en ouverture mon nom, prénom et ma date de nativité
Morceau-de-tissu-relique en plusieurs exemplaires tirés
Pour ceux de ma famille et amis, qui le souhaiteraient
Je voudrais qu’on mette  les deux Livres Saints juxtaposés
Car, le Coran se réfère plus d’une fois, avec clarté
Aux trois cités, à leurs vies et actes qu’ils ont réalisés
Dans un contexte où baignent concorde et équanimité
Outre la place privilégiée qu’ils y occupent, ci-dessus rappelée
Je voudrais également que l’on écoute la vidéo ci-dessous indiquée [10]
Relative à Issa et qui, de ladite sourate de Lalla Meriam, est un extrait
Relatant le moment de l’annonce puis de la naissance d’Issa au pied d’un palmier
Où il est question de celui qui, dans la Bible et le Coran, est regardé
Comme étant l’Ange-Messager par excellence qui a, entre autres, été envoyé
Auprès de Meriam, de Zacharie, de Sarra et Abraham et de Mahomet
Je voudrais enfin qu’on mette aussi sur mon cercueil une couronne colorée
Fleurie aux couleurs de la Tunisie, ma patrie bien-aimée
En son centre, d’un croissant et d'une étoile à cinq branches, frappée
Ma Tunisie, objet de mes inquiétudes que j’ai développées 
Dans les poèmes et les écrits  que je lui ai consacrés [11]
Que ses enfants libres, ses femmes et ses jeunes, en particulier
Puissent la protéger de ses ennemis de toujours, les illuminés
Pour qui le paradis est houris, festins et beuveries à satiété [12]
Et dont le projet est de la théocratiser, de l’islamistiser
La protéger comme, depuis notre Révolution, ils l’ont assumé
Tant qu’ils ne sont pas remus de la sphère politique, elle demeure en danger [9]
Et que ma fille Sarra joue, à son choix, avec son instrument préféré
Une chanson tunisienne et une chanson de Léo Ferré
De Georges Brassens ou de Jacques Brel, son chanteur privilégié
Et, si elle le souhaite, elle pourrait même les chanter
Et le reste, je le laisse à la guise de ma famille rapprochée
Que cette symbolique soit le clou de ma prière des regrettés
Et qu’elle puise réconcilier, un tant soit peu, la famille éclatée
Des enfants d’Abraham, depuis toujours tiraillés
Même si c’est, par rapport au nombre, à l’espace et au temps, très limité
Ce n’est qu’une goutte dans ce qu’il y a à faire, mais, il y a ça de gagné
Et que ce requiem puisse contribuer à faire avancer
La liberté du choix de chacun pour son passage à l’Éternité
Dans les pays où cette liberté n’est pas respectée
Enfin, si les règles se trouvent en Tunisie, d’ici là, changées
Et que je me trouve au jour J de ce côté de la Méditerranée
Je souhaite que ces dernières volontés y soient également appliquées

Et, pour terminer, ma pratique de l’Ijtihad me permet, sans ambages, d’avouer
Que, tout au long de ma vie, la pratique commune, je ne l’ai que très peu observée
Qui sait ! Peut-être qu’un jour viendra où un pratiquant assidu, je deviendrai
Ce qui est certain, c’est que, jamais le pèlerinage de La Mecque, je n’effectuerai
Tant que ses dépenses iront dans la cagnotte de ce régime liberticide, arriéré
Dont le wahhabisme est l’une des sources du terrorisme le plus meurtrier
Qui s’est auto-proclamé gardien de nos lieux saints, un régime aculturé
Qui a détruit l’héritage archéologique islamique que le pays détenait
Dont la maison de Khadija, première femme du Prophète qui l’a toujours encouragé
Et soutenu, et qui fut le premier témoin quand le Coran lui fut inspiré
Maison qui fut rasée par ces aculturés et, par des toilettes publiques, remplacée [13]
Avec l’indifférence des pays membres de l’Unesco, dans leur totalité
Qui ne souhaiteraient pas, de son pétrole et de ses pétrodollars, être privés
Je disais donc, ma vie durant, la pratique commune, je ne l’ai que très peu observée
Mais, ma conduite fut, à tout moment, fonction de ce qu’Il pourrait en penser
Et me demande en permanence si mes actions seraient par Lui agréées
Sachant que les Saintes Écritures privilégient l’action de faire le bien, en priorité
Privilège qui reflète un commandement parmi ceux qui y sont les plus itérés
Des fois explicitement, des fois non, comme dans l’injonction : «Ton prochain, tu dois  l’aimer
Comme toi-même » [14 a], injonction commandant de faire le bien partout dans le monde, en vérité
Qui, par « Faites pour les autres tout ce que vous voudriez qu’ils fassent pour vous» [14 b], fut précédée
Déjà présente dans la Torah, pour le prochain en général [14 c], et notamment pour l’immigré [14 d]
Injonction appelée "Règle d'or" que l’on retrouve dans presque toutes les cultures, même passées
Ainsi que dans les religions et philosophies, telle quelle ou sous des formes plus ou moins imagées [14 e]
Comme c’est le cas dans les Livres sacrés, révélés ou inspirés aux Prophètes et Messagers
«Quiconque fait le poids d'un atome de bien en sera récompensé», annonce l’une des premières sourates révélées [15 a]
Qui plus est, dans les Saintes Écritures, mille et une manières d’agir en bien sont exposées
En outre, elles nous encouragent, tout en nous entraidant pour faire le bien [15 b], à nous concurrencer [15 c]
Elles condamnent «les empêcheurs du bien» [15 d] et mentionnent que l’action de faire le bien, au salut, est liée [15 e]
Et elles nous invitent à promouvoir le bien [15 f], nous informant que les bienfaiteurs sont, par Dieu, aimés [15 g]
Tout cela implique que les altruistes qui sont des faiseurs de bien parmi les athées
Sont plus proches du Clairvoyant [4] que les bondieusards pour qui la foi se limite à Le prier 
Lui qui est caractérisé, aussi bien dans la Bible que dans le Coran, par le verset
Dont la substance est : «Quand Il décide d’une chose, Il lui dit "sois !", et elle est » [16]
Lui, Le Concepteur que je ne cesse de remercier pour les beautés qu’il a créées
Les beautés terrestres et celles de tout l’Univers et ses immensités
Et aussi pour tous ces présents, non réservés aux yeux, qu’Il nous a donnés
Plaçant l’humain au-dessus de Ses créations et au centre de Son Projet
L’humain au sens large, habitant notre Terre ou, dans d’autres planètes, domicilié
L’ensemble est régi par des théories que ce même humain essaye de trouver
Et le Coran l’encourage, par le biais de l’Ijtihad, à s’y atteler
Dont la théorie darwinienne de l'évolution est l'une des plus réputées
Avec celles de Copernic, Newton, Heisenberg, Schrödinger, Einstein et  Galilée,
N’en déplaise à Jacques Monod et son livre  Le hasard et la nécessité
Beautés qui, dans mes moments de blues, m’aident à retrouver ma sérénité
Univers qui fut mon thème de recherche quand j’étais en activité
Dans le cadre de la création de la masse, à tous ses moments premiers [17]
Thème qui a renforcé ma spiritualité déjà amorcée
Par l’esthétique des symétries de la Nature que je manipulais
Montrant que le Dieu, imaginé par Voltaire qui, de l’Univers, est l’horloger
Est aussi Le Très-Grand mathématicien et physicien, Le Très-Grand avisé
Le Très-Grand dans toutes les disciplines, scientifiques et autres, en  réalité
Je Le remercie aussi pour plein de choses que, par discrétion, je tairais
Certaines relèvent de ma vie en société, et d’autres de ma vie privée
Lui qui est toujours présent, jour ou nuit, dans mes pensées
Loin des dualités carotte/baton, paradis/enfer que l’on connait
Et des métaphores mal comprises donnant à L'Omniscient [4] une posture erronée
Où, par désir de Son paradis et par crainte de Son enfer, Il est adoré
Je disais donc, Il est toujours présent, jour ou nuit, dans mes pensées
Dans une croyance, de tout marchandage moral avec L'Audient [4], débarrassée
Comme la soufie Rabia al-Adawiyya, au VIIIème siècle, l’a conseillé [18]
Décédée un an après que Charlemagne eut été à Rome couronné
Cette poétesse à qui, du soufisme, on attribue la paternité
Révélatrice de l’Amour divin où le sujet, dans L’Absolu [4], disparaît
Et survit en Lui, car, en tout être se manifeste la Divinité [19]
Il est toujours présent dans mes pensées, à mon coucher, comme à mon lever
Avec l’unique espoir d'être près de Lui, La Lumière [4], au plus près
Le jour où, dans le firmament, mon orientation sera scellée
Que vienne l’Âge d’or où cette conduite cultuelle sera généralisée
Et l’on clamera : « Adieu aux guerres de minarets, de synagogues et de clochers !»
«Cela semble impossible jusqu’à ce qu’on y arrive», comme N. Mandela dirait
Que je sois, le moment venu, incinéré ou inhumé
Dans l’attente de savoir si je serai parmi Ses rapprochés
Lui, Le Bien-Informé [4], L’Unique [4] qui possède l’aptitude de me juger
Je tiens modestement à avouer en toute humilité
Qu’en essayant d’entretenir ma lampe spirituelle allumée
J’ai l’impression de me rapprocher quelque peu du Très-Bien-Aimé
Comme,  Rabia al-Adawiyya dans ses poèmes, L’appelait

Salah HORCHANI

[1] http://www.legrandsoir.info/ma-profession-de-foi.html

[2 a] Il s’agit de l’apôtre Saint Paul qualifié ainsi par le philosophe Alain Badiou dans le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/hetre/blog/101210/alain-badiou-paul-comme-penseur-poete-de-levenement-et-figure-militante

[2 b] Voir la référence [6] de la référence [9] ci-dessous.

[3] Voir, par exemple, le Verset 7 de la Sourate 3.

Par ce magnifique verset, le Coran se déclare, implicitement, ouvert à diverses interprétations, et cela linguistiquement et par le texte, verset où il est dit, d’abord, «Nul autre que Dieu ne connaît la véritable interprétation du Coran» et, ensuite, à sa fin : «Et seul les gens doués d’intelligence peuvent méditer sur cela ». Ainsi, cette liberté d’interprétation, permise par l’essence même du texte coranique, a conduit, par exemple, Fakhr Ad-Din Ar-Razi, l’un des plus grands exégètes de tous les temps (1149-1209), à donner jusqu’à plus de cent interprétations de certains Versets parmi lesquelles on peut citer le Verset 60 de la Sourate 55.

[4] un des Noms de Dieu en islam, voir à ce sujet, par exemple, les deux liens suivants :

https://croire.la-croix.com/Les-formations-Croire.com/Approche-culturelle-des-religions/20-cles-pour-comprendre-l-Islam/Les-noms-d-Allah/Les-noms-d-Allah

https://fr.wikipedia.org/wiki/Noms_de_Dieu_en_islam#Origines_et_sources_de_cette_compilation_de_99_noms

[5] Le Coran : Sourate 2- Verset 256

[6] Le Coran : Sourate 5- Verset 69

[7] J’avoue que ce n’est pas sans fierté, si je rappelle, ici, que Mohamed Bouazizi est un Horchani [cf. « Le Territoire des Ouled Sidi Ali Ben Aoun », A.Bessis, P. Marthelot, H. De Montety, et D. Pauphilet, Presses Universitaires de France, Paris, 1956)]. D’ailleurs, Bouazizi a été enterré dans sa terre natale, terre de mes ancêtres, à Groo Bennour sur la rive droite du Zéroud, berceau des « Horchane » (pluriel, en arabe, de « Horchani »), cf., à ce sujet, A.Bessis et al. cités ci-dessus. Dans ce cadre, je vous invite à lire, dans le lien ci-dessous, un texte émouvant, du regretté Abdelwahab Medded, intitulé « La tombe de Mohamed Bouazizi », extrait de son Livre : Printemps de Tunis. La métamorphose de l’histoire, Tunis, Cérès Editions/Paris, Albin Michel, 2011.

http://rumor.hypotheses.org/files/2011/10/La-tombe-de-MOhamed-Bouazizi.pdf

[8] Voir, par exemple, le lien suivant :

https://studybuddhism.com/fr/etudes-avancees/histoire-culture/le-bouddhisme-et-l-islam/le-bouddhisme-d-un-point-de-vue-islamique

[9] Pour la Colibe (Commission des libertés individuelles et de l'égalité), voir la deuxième strophe de mon poème intitulé «Tunisie – SOS islamisme : Appel au Peuple de gauche et aux Forces du progrès», paru sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/080818/tunisie-sos-islamisme-appel-au-peuple-de-gauche-et-aux-forces-du-progres

Parmi les recommandations proposées dans son rapport publié le 12 juin 2018 figurent l’abolition de la peine de mort, la dépénalisation de l’homosexualité, l’annulation du crime de blasphème, l’égalité successorale entre femme et homme de même rang de parenté, l’égalité entre les enfants légitimes et les enfants naturels, l’égalité entre les parents concernant la tutelle et la garde de leur enfant, l’abrogation de l’article 23 du Code du statut personnel qui dispose que le mari est le chef de famille, l’annulation de la circulaire portant sur la fermeture des cafés pendant le mois de ramadan, l’interdiction du prosélytisme, et plusieurs autres recommandations qui font progresser de façon majeure la liberté d’expression, les libertés individuelles et l’égalité femmes-hommes.

[10] https://www.youtube.com/watch?v=o_HSk_X8-oY&feature=youtu.be

[11] Il s’agit de près de sept cents articles, dont plusieurs sont des poèmes, qui peuvent être consultés, par exemple, sur les cinq liens suivants :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog

http://horchani.blog.lemonde.fr/

http://www.legrandsoir.info/_HORCHANI-Salah_.html

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/perso/horchani-salah/

http://www.agoravox.fr/auteur/horchani-salah

[12] Quant à moi, je considère que les versets du Coran décrivant les plaisirs terre-à-terre du Paradis – à savoir, les versets où il est question de houris, de serviteurs, d’eau courante, d’eau jamais malodorante, de ruisseaux de lait, de vin et de miel, de viandes d’oiseaux et de fruits abondants, de toutes sortes, de tapis, de vêtements en soie, satin ou brocart, de bijoux en or ou argent, de perles, de vaisselle en or, de lits d'apparat ornés, de tentes, de spacieux ombrages,…*- font partie des versets temporels et conjoncturels du Coran destinés à un peuple, du septième siècle, fier, mais frustré, vivant dans le rude désert de la péninsule Arabique, nomade et voyageur, dont la cité-mère, la Mecque, est l’un des plus grands centres cultuels et d’échange commercial de la région, donc, peuple au courant des fastes des grands des empires voisins. D’ailleurs, les musulmans des lumières pensent que le plus urgent pour l’Islam est de libérer le Coran du contexte de sa révélation, et cela en distinguant le temporel de l’éternel et le conjoncturel de l’universel.

* Le Coran : S.22-V.23, S.43-V.71, S.47-V.15, S.55-V.72, S.56-V.15 à 23 et 30 à 37, S.76-V.12 et 21, où S désigne la Sourate et V, le Verset. 

[13] Voir le lien suivant et ses références.

http://www.shiaresearch.com/Doc/Destruction-of-Islamic-Heritage-in-Saudi.pdf

[14] a «Tu dois aimer ton prochain comme toi-​même» (Matthieu 22:39) ; b Matthieu (7.12) ; c Lévitique (19 : 18) ; d Lévitique (19 : 34) ; e Voir, par exemple, le lien suivant :

http://atheisme.free.fr/Religion/Regle_or.htm

[15] a S.99-V.7 ; b S.5-V.2 ; c S.2-V.148 ; d S.68-V.10 à 12 ; e S.22-V.77 ; f S.3-V.104, Galates 6:9, Thessaloniciens 3 :13 ; g S.3-V.134, Ésaïe 1 :17, Jean 5:29. 

[16] Genèse 1:3 ; Psaume 33:9 ; Psaume 148:5 ; Coran : S.19-V.35.

[17] Voir, par exemple, les deux liens suivants :

https://aip.scitation.org/doi/10.1063/1.524252

https://arxiv.org/abs/math-ph/0311054

[18] « Râbi‘a al-Adawiyya (713-801) est la première grande figure du soufisme, et il n’est pas indifférent qu’elle soit une femme. Elle est l'objet d'une vénération qui se poursuit encore de nos jours, aussi bien au sein des milieux populaires que des cercles soufis. Ses paroles et ses poèmes, recueillis et transmis au fil des siècles par une chaîne ininterrompue de spirituels, conservent aujourd'hui encore toute leur actualité.

Son rayonnement et sa personnalité de feu lui permirent toutes les audaces. On raconte notamment qu’elle se promenait avec un seau d’eau et une torche : le premier, disait-elle, était destiné à éteindre le feu de l’Enfer, et le second à porter le feu au Paradis – ceci pour faire valoir une spiritualité totalement désintéressée, qui ne procède pas d’un marchandage moral avec Dieu ».**

** Extrait de :

https://www.albin-michel.fr/multimedia/Documents/espace_journalistes/communiques_de_presse/201511/STETIE.pdf

[19] http://www.lemondedesreligions.fr/savoir/a-la-fois-charnel-et-spirituel-l-amour-dans-la-mystique-islamique-11-06-2014-4029_110.php

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