Nourrir Paris (1ère partie)

Le plan de relance affiche la volonté de « développer une alimentation saine et locale dans les cantines scolaires, » et valorise « les jardins partagés et l’agriculture urbaine » tandis qu’en Île-de-France, 280 ha de terres agricoles à Gonesse et un ha de jardins ouvriers centenaires à Aubervilliers restent menacés. La cohérence entre politiques urbaines et alimentation est-elle vouée à l’échec ?

 « Urbaniser, » « imperméabiliser, » « détruire des terres » sont des principes aisés à comprendre. Mais quel pourrait être leur contraire ? Quelles alternatives avons-nous pour requalifier des terres trop souvent abandonnées aux glyphosates et autres pesticides ? Comment faire advenir un territoire délaissé, requalifier le sol, valoriser celles et ceux qui le font vivre ? Bruno Latour pourrait demander : comment redevenir terrestre ?

Objets de toutes les spéculations, les terres agricoles ont depuis l’après-guerre payé un lourd tribut à la marche folle de l’étalement urbain. Il est progressivement apparu comme normal que leur statut se débloque, au gré des municipalités, pour qu’elles deviennent urbanisables. Profits des spéculateurs vont aujourd’hui de pair avec la destruction des paysages et des services écosystémiques. La terre qui nourrit est ailleurs, mais où ?

Afin de tenter d’apporter une réponse à ces questions, nous proposons d’approcher humblement un mécanisme complexe, qui mêle les dimensions sociales, politiques et urbaines : l’alimentation au sein de territoire Grand parisien. Un rapide regard sur l’histoire de cette relation nous mènera vers l’organisation contemporaine de la grande distribution alimentaire. La situation quasi monopolistique que celle-ci génère n’étant pas une fatalité, nous proposerons de faire quelques pas de côté avec Terre de Liens en Île-de-France, avant de se tourner vers des outils utiles et l’exemple d’applications possibles pour la transition des territoires.

S’alimenter ?

La capacité des citadins à se nourrir a été comprise très tôt comme un facteur de paix, donc gage de la tranquillité des classes dirigeantes, reliant le territoire et sa gestion. L’autorité administrative des cités s’est ainsi exercée depuis les premières agglomérations mésopotamiennes jusqu’au XIXème siècle sur la gestion de l’alimentation[1]. La subsistance du peuple était assimilée à « l’objet le plus essentiel dont l’Administration doive s’occuper, » pour reprendre des mots de Jacques Necker, Ministre des finances de Louis XVI.

Pendant plusieurs siècles, les terres agricoles sont clairement associées à l’alimentation et participent largement au dessin des territoires et à l’aménagement des villes. En Île-de-France, la Seine et ses méandres ont guidé les choix d’établissements humains sur des terres fertiles. Étables, jardins, treilles ont été installés dans les centres urbains proche des pôles administratifs, mais plus certainement des places de marché et des voies d’échanges entre ville et campagne. A Paris, jusqu’à la fin du XIXème siècle, trois cercles de production étaient destinés à nourrir la capitale. Le premier était la ceinture maraîchère, sur une trentaine de kilomètres de distance. Le second s’étendait jusqu’à la Picardie et les plaines champenoises.  Le troisième représentait quasiment toute la France. Ces cercles peuvent se lire encore de nos jours dans l’organisation radiale du territoire et de ses axes de transport.

Ces organisations spatiale et administrative vont être bouleversées par deux découvertes a priori sans rapport direct : celle des engrais minéraux en 1836, qui supprima les périodes de friches et la rotation des cultures, puis l’arrivée et le développement du train depuis les années 1870, qui a élargi le territoire d’approvisionnement des villes et permis l’import à bas coût des denrées comestibles. Ces découvertes ont provoqué non seulement une crise du secteur agricole, mais également un désengagement politique face aux enjeux d’alimentation des centres urbains et de leur territoire. La subsistance du peuple étant assurée toute l’année, « la question ne fut plus de savoir si l’on parviendrait à nourrir les villes, mais combien cela coûterait, » explique Carolyn Steel dans son ouvrage « Ville affamée. »

Le coût devenant facteur de choix, produire beaucoup à bas prix est devenu synonyme d’enrichissement, peu importe où se passe la production[2]. Les enjeux territoriaux ont donc été progressivement laissés au libre arbitre de grands conglomérats[3]. Favorisant cette situation, l’Europe a poursuivi des objectifs productivistes détachés de la terre et de la raison même de cette production. La naissance de la Politique Agricole Commune (PAC) et ses incitations de 1962 entrainent en 1975 une grave crise de la surproduction : « lacs de vin » et « montagnes de beurre » deviennent impossibles à écouler.

En 1968, le Docteur Sicco L. Mansholt, commissaire européen à l'Agriculture de l’époque, avait identifié un tel déséquilibre : « Le problème des excédents agricoles structurels se pose en pratique dans toutes les sociétés industrielles. » Pour le contrebalancer, il rédigea un mémorandum sur la réforme de l'agriculture dans la CEE soumit au Conseil Européen. Celui-ci préconisait pour la PAC une politique agressive de réduction de la population paysanne et des terres cultivées corrélée à celle de l’augmentation de la taille des exploitations, en s’inspirant d’un modèle industriel idéalisé[4]. Dès 1973 pourtant, l’économiste Ernst Friedrich Schumacher alertait quant aux errements du plan Mansholt : « Le principal danger pour le sol, donc non seulement pour l’agriculture, mais pour la civilisation dans son ensemble, vient de la détermination de l’homme des villes à appliquer les principes de l’industrie à l’agriculture. (…) Les principes de base de l’agriculture et de l’industrie, loin d’être compatibles, s’opposent ouvertement.[5] »

Appliquant la politique du plan Mansholt sur le long terme, La communauté européenne instaurera dans les années 1980 puis à nouveau en 1992 des primes pour le gel des terres à destination des plus grosses structures. Des mesures qui rappellent l’absurdité de cette course à la production, mais également celle du tâtonnement de la politique territoriale face à l’alimentation. La problématique de l’alimentation des populations est aujourd’hui encore majoritairement désolidarisée de celles de la gestion des sols. Les territoires cultivés subissent les lois du marché puisqu’il est toujours possible de cultiver « ailleurs. » En Île-de-France, la ceinture maraîchère s’est transformée en banlieues et l’expansion urbaine se poursuit[6].

Où sont les terres alimentaires franciliennes?

Ce sont 7.8 Milliard d’euros qui sont toujours majoritairement distribués par la PAC au profit de la mécanisation et de la chimie de monocultures d’exportations françaises[7]. L’Île-de-France est d’ailleurs le quatrième exportateur de produit agricole du pays, s’enorgueillissait Valérie Pécresse en 2017[8]. En contrepartie, le monde alimente la région francilienne, et ce sont les douanes qui nous donnent le chiffre, en monnaie sonnante et trébuchante, le même que pour l’aide de la PAC : 7.8 milliard d’euros de nourriture étrangère entre en Île-de-France. Cette dernière importe également des autres régions pour 11.6 millions de tonnes de nourriture. Pendant ce temps, 80% de la surface logistique alimentaire a grignoté les terres agricoles de la Seine-et-Marne et de l’Essonne. Paris possède trois jours d’autonomie alimentaire. Paradoxe de la métropole contemporaine, les terres qui nourrissent se sont éloignées tandis celles qui produisent (sur-produisent ?) restent proches.

Le discours sur la PAC a bien changé et l’épisode des « Montagnes de beurre » est explicitement cité en guise de plus jamais ça. Cependant, la cours des comptes à récemment critiqué la distribution peu vertueuse des subventions européennes de la PAC,[9] soulignant en ce sens la déconnexion entre le discours et ses réalités. La protection des terres agricoles et le soutien à une agriculture locale respectueuse restent les grands absents des réflexions sur l’alimentation qui se devraient d’être reliées à celles de l’aménagement du territoire, enjeux holistiques puisque terrestres.

Le règne de la grande distribution

« Nous sommes en guerre, » qui aurait pensé entendre cette phrase prononcée par un Président de la République française un 19 mars 2020 ? Le lendemain de la prise de parole, les grandes surfaces de tout le pays ont vu leurs ventes augmenter de façons anormales, sur des produits tels que les pâtes ou… le papier toilette. La grande distribution elle, se frottait les mains : présentée comme acteur de première ligne, elle gagnait de nouvelles lettres de noblesse en montrant ses capacités à gérer les conséquences de l’épidémie et à travailler avec les « producteurs locaux[10] (sic). »

Face aux ruées dans les rayons des supermarchés, les médias se voulaient rassurant en expliquant le fonctionnement d’un système d’approvisionnement alimentaire spécifique : la logistique de bout-en-bout, celle de la grande distribution. En France, cette dernière est identifiable à 6 groupes qui supervisent 4 super-centrales d’achat : Intermarché/groupe Casino, Carrefour/Dia, Auchan/Système U/Casino/Métro/Schiever[11] et E. Leclerc[12]. A eux seuls, ils contrôlent 90% du marché alimentaire[13]. On compte une grande surface pour environ 6 000 françaises et français, un record européen.

En créant un « commerce sans échange,[14] » les supermarchés ont détruit la vie commerciale des centres-villes[15] et le modèle économique paysan. Ils ont simultanément ravagé « ce qui n’est pas la ville[16] » avec une répartition territoriale « relativement homogène et corrélée à la concentration de la population. »[17] L’Île-de-France compte 720 magasins de plus de 1000 m², totalisant une surface commerciale de 2.25 millions de mètres carrés[18] soit 1 m² pour 5.5 francilien·ne·s.

Répartition stratégique des enseignes de la grande distribution en Île-de-France : une asphyxie du commerce local associée à la destruction des terres agricoles et espaces naturels © Les magasins alimentaires franciliens 2013 – APUR Répartition stratégique des enseignes de la grande distribution en Île-de-France : une asphyxie du commerce local associée à la destruction des terres agricoles et espaces naturels © Les magasins alimentaires franciliens 2013 – APUR

 

Si ces chiffres donnent déjà le tournis, doivent s’y ajouter les surfaces des galeries commerciales et des stationnements automobile[19]. Ils peuvent donc être aisément multipliés par 5.5, voire plus, certains sites présentant des rapports de surface commerciale alimentaire et de surface imperméabilisée supérieurs à 10 (Thiais, Evry, Serris, etc.).[20] Cela signifie que plus d’1m² de surface par habitant·e de la région Île-de-France a été imperméabilisé à destination de l’installation de magasins de la grande distribution depuis les années 1970[21]. Les zones commerciales autour de ces magasins auront peut-être bientôt « dévorés nos villes[22], » force est de constater que l’expression peut être ouverte aux campagnes franciliennes.

Modèle rentable et destructeur du centre commercial : exemple de Villiers-en-Bière (211 habitants en 2017) commune sur laquelle est installé ce centre commercial à proximité immédiate de Melun en Seine-et-Marne. Surface urbanisée 200 000 m², dont 85 000 m² environ d’emprise des bâtiments pour une surface commerciale de 25 000 m² (facteur 8), le reste de la surface étant dédié aux stationnements automobiles et à la station essence. Chiffre d’affaire annuel de l’hypermarché (hors carburant et zone © Géoportail Modèle rentable et destructeur du centre commercial : exemple de Villiers-en-Bière (211 habitants en 2017) commune sur laquelle est installé ce centre commercial à proximité immédiate de Melun en Seine-et-Marne. Surface urbanisée 200 000 m², dont 85 000 m² environ d’emprise des bâtiments pour une surface commerciale de 25 000 m² (facteur 8), le reste de la surface étant dédié aux stationnements automobiles et à la station essence. Chiffre d’affaire annuel de l’hypermarché (hors carburant et zone © Géoportail

 

Aux emprises des supermarchés s’ajoutent celles de leurs centres de distribution. Le pourcentage d’emprise au sol des entrepôts au sein des zones d’activités est très faible[24] : cela est dû à l’importance des surfaces de stationnement et de voiries nécessaires à leur fonctionnement. A titre d’exemple, la surface utile des entrepôts de l’ensemble des projets en cours et venir sur le territoire du grand Roissy représente 40% environ de la surface totale des zones d’activité dans lesquels ils s’implantent[25].

Entrepôt frigorifique Auchan à Athis-Mons, installée à proximité directe de l’aéroport d’Orly. A l’échelle de la parcelle, la surface imperméabilisée est de 3.3 hectares pour une surface bâtie de moins de 1 hectare © Géoportail Entrepôt frigorifique Auchan à Athis-Mons, installée à proximité directe de l’aéroport d’Orly. A l’échelle de la parcelle, la surface imperméabilisée est de 3.3 hectares pour une surface bâtie de moins de 1 hectare © Géoportail

 

 

 

En termes d’alimentation, la connexion à un territoire se heurte à des produits transformés dont le bassin versant de fourniture n’est pas ou peu renseigné pour les consommateur·rice·s. Un projet d’affichage environnemental « écoscore » sur les produits transformés est en cours de préparation, mais sa base de données déjà accessible est critiquée pour l’avantage qu’elle donne à la production intensive et à son absence de « pertinence globale. »[26]

 

Les usines de l’agroalimentaire restreignent la connaissance que nous pouvons avoir de notre bassin versant alimentaire. Leurs bâtiments s’inscrivent dans les tissus peu denses des zones industrielles, ici : Usine Agrana Fruit à Mitry-Mory dont la production est destinée à « l’industrie des produits laitiers et de la Food Service. » © Géoportail Les usines de l’agroalimentaire restreignent la connaissance que nous pouvons avoir de notre bassin versant alimentaire. Leurs bâtiments s’inscrivent dans les tissus peu denses des zones industrielles, ici : Usine Agrana Fruit à Mitry-Mory dont la production est destinée à « l’industrie des produits laitiers et de la Food Service. » © Géoportail

 

 « Quitter la grande distribution pour les nuls, » ce livre n’existe pas, mais Mathilde Golla, journaliste au Figaro, aurait pu appeler le sien ainsi[27]. L’ouvrage « 100 jours sans supermarché » montre à quel point des modes de vie apparemment ordinaires peuvent être totalement déconnectés de la réalité, sans racine, et sous l’emprise de la grande distribution. Notre alimentation est de plus en plus abstraite alors que 95% de nos aliments viennent du sol.[28]

La crise du covid a montré que le secteur agro-alimentaire craint les alternatives à ses propres processus de distribution. Bernard Fevry, expert de la grande consommation (sic), l’expliquait en décembre 2020 : « les consommateurs (…) redécouvrent aussi les produits sains, frais, de saisons, d’origines connues, de qualité certifiée ou reconnue, le fait maison etc. (…) Une fois passé par les circuits courts, les consommateurs connaitront mieux le prix (…). Les écarts selon les circuits de distribution apparaitront au grand jour et devront être justifiés.[29] » Ce spécialiste précise ensuite à ses clients, la grande distribution et les industriels, les opportunités que représentent pour eux cette « nouvelle concurrence, » bien loin de la reconnexion au territoire.

« La crise alimentaire de demain, c’est nous, consommateur, qui allons la provoquer, à nous de choisir, » plaide à l’inverse Bernard Ronot, exploitant agricole devenu paysan[30]. Ces villes qui s’étalent et s’enlaidissent, ces campagnes qui se vident, ces autoroutes qui s’engorgent : les choix de citoyens et citoyennes acteurs et actrices de leur alimentation, de leurs implication sociales et écologiques influencent aussi le territoire qu’ils et elles habitent. A ce modèle de la grande distribution, quelles alternatives pouvons-nous présenter ? Elles sont multiples, protéiformes et non-centralisées. Elles sont donc nécessairement nombreuses et à taille humaine, complémentaires, nécessairement liées à un fonctionnement ouvert.

Nous explorerons dans la seconde partie de cet article quelques une de ces alternatives. Pour ce faire, c’est l’association Terre de Liens qui sera notre guide avant que nous traversions la frontière Belge en présentant un projet territorial en place et inspirant à Liège.

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[1] Un épisode de la Rome Antique explicite l’importance d’assurer la subsistance du peuple pour assurer l’exercice du pouvoir : l’annona, cet impôt en nature, était redistribué mensuellement par le Sénat aux pauvres de la ville. Jules César ayant tenté sa suppression a attisé la révolte qui précipita sa chute, puis l’annona a été rétabli par Auguste, dont le règne est assimilé à la pax romana.

[2] Mais l’équation est plus complexe et l’épisode du Dust Bowl l’a montré aux États-Unis. Les grandes prairies du Texas des années 1930 ont été accaparées par des champs de monocultures productivistes, adossées aux intrants chimiques et au labour profond permis par la mécanisation. Cette vision trop simpliste d’un enrichissement potentiel a été rapidement mise à mal. Rendues célèbres grâce aux photographies de Walker Evans ou au livre de John Steinbeck « les raisins de la colère, »  les fermes ont été progressivement détruites par des nuages de poussières colossaux qu’elles avaient elles-mêmes générés, ruinant les familles réduites à la misère.

[3] Aujourd’hui, 30 entreprises maîtrisent 30% de l’alimentation mondiale (source : https://www.actionaid.org.uk/sites/default/files/doc_lib/13_1_power_hungry.pdf)

[4] 21 décembre 1968, « plan Agriculture 1980 » ou « Plan Mansholt » https://www.cvce.eu/collections/unit-content/-/unit/02bb76df-d066-4c08-a58a-d4686a3e68ff/9180e790-2f28-4b7b-b627-9f18688a123d/Resources#aeeba4d9-1971-4e34-ae1c-ae90fc32c6ee_fr&overlay consulté le 6 janvier 2021

[5] Ernst Friedrich Schumacher, « Small is beautiful » 1973, ed. Seuil, p.78

[6] Voir notre article précédent : https://blogs.mediapart.fr/scopfair/blog/091118/europacity-le-monstre-qui-cache-la-foret-et-les-champs-devastes

[7] « A partir du milieu  du XXème siècle, la politique agricole commune sonnera le glas d’une approche locale basée sur la diversité et le caractère autochtone des productions » selon Philippe Montillet, expert en patrimoine et en histoire locale, ancien directeur du département information, documentation mémoire à l’ÎAURIF, Pierre-Marie Tricaud, architecte chargé d’études territoire à l’ÎAURIF et Amélie Rousseau, urbaniste chargée d’études patrimoine à l’ÎAURIF (dans Une métropole à ma table). Ces propos ne sont pas démentis aujourd’hui par la plaquette de franceexportcereales.org concernant le blé, qui précise « Une filière organisée pour produire et exporter. » https://www.franceexportcereales.org/wp-content/uploads/2015/06/PLAQUETTE_BT.pdf

[8] Valérie Pécresse en introduction de « Une métropole à ma table : l’Île-de-France face aux défis alimentaires, » les cahiers n°173 de l’IAU

[9] https://www.ccomptes.fr/fr/publications/les-aides-directes-du-fonds-europeen-agricole-de-garantie-feaga

[10] https://vertone.com/blog/2020/05/18/comment-grande-distribution-alimentaire-transforme-experience-client-crise-covid19-coronavirus/ consulté le 18 octobre 2020

[11] Source : https://www.lavoixdunord.fr/408528/article/2018-07-02/auchan-fait-naitre-la-deuxieme-plus-grosse-centrale-d-achats-au-monde visité le 29 mars 2020

[12] Source : https://reporterre.net/Voici-comment-la-grande-distribution-ecrase-l-agriculture-en-France visité le 29 mars 2020

[13] Source : ibid. et Linéaires/Distribook, CA 2016 réalisé en France

[14] Thierry Paquot « Désastres urbains ; les villes meurent aussi » édition de la découverte, 2015

[15] Olivier Razemon, « Comment la France a tué ses villes » éditions Rue de l'Echiquier, 2016

[16] Antoine Brès, Francis Beaucire et Béatrice Mariolle (dir.), « Territoire frugal ; la France des campagnes à l’heure des métropoles » MetissPress, 2017

[17] (hors région Rhône-alpes) Antoine Brès et Damien Delaville « La proximité dans la discontinuité : marché hebdomadaire, supérette ou supermarché, e-commerce » dans ibid.

[18] Source : APUR « Le grand commerce à Paris et en Ile-de-France » juillet 2014 https://www.apur.org/sites/default/files/documents/commerces_plus_1000m2_paris_metropole_2013.pdf consulté le 6 janvier 2021

[19] La loi ALUR contraint les surfaces de stationnement pour les installations de plus de 1000m² avec laxisme  « Les échappatoires sont faciles à imaginer. Par exemple, créer une cafétéria juridiquement indépendante de la grande surface mais située juste à côté, dotée d’un immense parking. »  https://www.quechoisir.org/actualite-grandes-surfaces-embouteillage-a-prevoir-sur-les-parkings-n5921/ : en référence à l’article 129 de la loi https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000028772256/ consulté le 15 octobre 2020

[20] Quelques exemples franciliens des années 1970 et 2000 : [Thiais] 1971 Centre commercial Bel Épine 159 000m² imperméabilisés dont surface commerciale alimentaire Carrefour 12 779m² (facteur 11), [Créteil] 1974 Centre commercial Créteil-Soleil, 132 000 m² imperméabilisés dont surface commerciale alimentaire Carrefour 15 222 m² (facteur 9), [Evry] 1975 Centre commercial Evry 2, 122 000 m² imperméabilisés dont surface commerciale alimentaire Carrefour 10 500 m² (facteur 12) [Vélizy-Villacoublay]  Centre commercial Westfield Vélizy 2, 165 000 m² imperméabilisé dont surface commerciale alimentaire Auchan 19 700 m² (facteur 8) [Serris] Val d’Europe 330 000 m² imperméabilisés dont surface commerciale alimentaire Auchan 16 000 m² (facteur 17) [Tremblay-en-France] 2013 Aéroville, 112 000 m² imperméabilisés dont surface commerciale alimentaire Auchan 15 000 m² (facteur 7) – surfaces imperméabilisées mesurées sur le site https://www.geoportail.gouv.fr visité le 18 octobre 2020

[21] Ce constat est dressé nonobstant les infrastructures indirectes sur lesquelles elles sont branchées (routes, voies d’accès, réseaux, etc) fournies par les communes qui les ont accueillis ou les accueille.

[22] Franck Gintrand, « Le jour où les zones commerciales auront dévoré nos villes, » édition Thierry Souccar, 2018

[23] Source : https://www.lineaires.com/la-distribution/villiers-en-biere-le-carrefour-de-tous-les-superlatifs-49483 visité le 15 octobre 2020

[24] Source : Nathan Bounie. La zone d’activité logistique comme levier de développement économique des territoires. Economies et finances. Université Paris-Est, 2017. https://hal.archives-ouvertes.fr/tel-01674814/document visité le 29 mars 2020
En logistique, nonobstant l’aspect agro-alimentaire, France Nature Environnement a comptabilisé 16 emplois pour des entrepôts de 5000 à 10 000 m²  https://www.fne.asso.fr/dossiers/m%C3%A9ga-entrep%C3%B4ts-logistiques-vente-ligne-risques-riverains-pollution-artificialisation-sols visité le 28 mars 2020

[25] Source : calcul réalisé à partir de l’ensemble des projets en cours et à venir sur le territoire du Grand Roissy https://blogs.mediapart.fr/scopfair/blog/091118/europacity-le-monstre-qui-cache-la-foret-et-les-champs-devastes visité le 29 mars 2020

[26] Source : https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/12/14/une-base-de-donnees-destinee-aux-professionnels-de-l-alimentation-accusee-de-penaliser-les-systemes-agricoles-extensifs_6063300_3244.html visité le 14 décembre 2020

[27] Mathilde Golla « 100 jours sans supermarché » édition Flammarion, 2018

[28] Source : Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, FAO http://www.fao.org/resources/infographics/infographics-details/fr/c/285855/ visité le 29 mars 2020

[29] https://www.lsa-conso.fr/proteger-l-agriculture-locale-pour-securiser-l-autosuffisance-alimentaire-nationale-tribune,345675 consulté le 20 décembre 2020

[30] Bernard Ronot, de l’agriculture intensive à la biodynamie https://onpassealacte.fr/recherche?mc=ronot visité le 13 octobre 2020

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