Observatoire des Pratiques Policières Toulouse Communique de presse de l'OPP

Un membre de l'Observatoire des Pratiques Policières de Toulouse à nouveau blessé par la police Le 7 septembre 2019 vers 17h20, lors de l’acte 43 des Gilets Jaunes, des policiers en civil ont commis des violences à l’encontre d’un membre de l’OPP à l’angle du boulevard de Strasbourg et de la rue du rempart Matabiau.

http://universitepopulairetoulouse.fr/spip.php?article1786

Communiqué de Presse de l' OPP Toulouse 

Extrait:

Les propos tenus par la DDSP après les violences subies par l’observateur et ceux du Préfet lors de sa conférence de presse de rentrée qui a salué

«l’action des forces de l’ordre qui ont fait preuve d’une mesure et d’une maîtrise remarquable» ne sont pas de nature à laisser penser que les représentants de l’Etat soient prêts à prendre en compte les nombreuses analyses, basées sur des faits avérés, mises en avant par les personnes et organisations qui observent le comportement des policiers et gendarmes en situation de maintien de l’ordre.

Enfin son soutien appuyé aux agents de la BAC et des CSI ainsi que son refus d’envisager de les retirer du terrain comme le préconisent de nombreux spécialistes du maintien de l’ordre et certains syndicats de policiers confirment que les responsables préfectoraux se sont aujourd’hui enfermés dans une rhétorique de déni des faits et de soutien systématique sans rapport avec les réalités du terrain.

L'impunité systématique dont bénéficient les policiers dans ces affaires est inacceptable dans une démocratie et contribue à une aggravation permanente des relations entre les forces de l'ordre et lescitoyens et, fort malheureusement, avec les défenseurs des droits."

Pour tout contact

opp.toulouse @gmail.com

Marie Toustou : 06 32 30 09 66

Pascal Gassiot : 06 80 40 42 47

Julien Brel : 06 64 36 66 08

http://universitepopulairetoulouse.fr/spip.php?article1783Oservatoire des Pratiques Policières 

https://canardumidi.wordpress.com/2019/09/09/le-gilet-bleu-a-t-il-ete-deliberement-bouscule-par-un-policier-a-toulouse/?fbclid=IwAR3dsiR5-nRVuGhkrYjscHYoafMxnUFbb254gnn9MPcCJ2uZdQlPhh10p_Q

» Je n’ai rien vu venir, j’étais en train de filmer un type qui s’est pris des lacymos à seulement 15cm du visage par un policier armé d’une gazeuse « , témoigne Pascal Gassiot. Ce militant de la fondation Copernic, un think-tank de la gauche « anti libérale », est l’un des principaux animateurs de l’observatoire des pratiques policières (OPP) à Toulouse. Il a été blessé à la tête samedi lors d’une charge de la police à la fin de la rituelle manifestation des Gilets Jaunes. C’est la deuxième fois qu’un membre de l’OPP est blessé dans la ville rose. En février déjà, un autre de ces observateurs qui portent souvent des chasubles bleues sous leurs gilets fluos pour se distinguer des manifestants avait reçu un projectile sur son casque.

 https://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/toulouse-choc-tete-cotes-cassees-observateur-blesse-acte-43-gilets-jaunes_27092578.html?fbclid=IwAR1MjPNZoSGJH2baNA8cNmxFHw2bNMF__jiHRhVsHt4IquKqiIRCnYjQwY0Actu.fr 

Plaie sur le crâne, côtes cassées

L’observateur en question, c’est Pascal Gassiot. Sorti de l’hôpital, l’intéressé indique à Actu Toulouse souffrir d’une « grosse plaie sur le crâne » et « d’au moins deux côtes cassées ». Il donne sa version des faits de la scène, samedi, en centre-ville :

Je faisais partie d’un groupe de quatre observateurs. Nous étions près d’un groupe de policiers de la CSI (Compagnie de sécurisation et d’intervention, ndlr), qui avaient des casques avec des liserés bleus, avant que n’intervienne un groupe de policiers de la BAC (Brigade anti-criminalité, ndlr). J’étais en train de filmer une scène d’un passant qui essayait de passer à côté des policiers. Il semblait égaré, et insistait pour passer. Soudain, ils l’ont gazé. Les manifestants ont grondé. J’étais donc en train de filmer ça, quand des policiers en civil ont chargé les gens sur le trottoir, où étaient surtout positionnés les observateurs. L’un d’entre eux a dégagé tout le monde et m’a volontairement fait tomber.

Les observateurs ont-ils été délibérément visés ? « Ils savent très bien qui on est, on a des chasubles jaune et bleu, avec marqué ‘Observateur – LDH – Copernic’ », insiste Pascal Gassiot. Pour lui, cela ne fait aucun doute : « Ils nous ont délibérément visés. Ils supportent mal qu’on surveille leurs pratiques. Nos rapports sont dégradés depuis longtemps ».

 

 

 

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