Je ne crois pas du tout au retour du religieux.
La figure paroxystique du héros dans l'islamisme radicalisé est le symptôme d'une religion qui se sent laminée par le rouleau compresseur de la sécularisation, de la démocratisation.
C'est le symptôme d'une fin plutôt que le symptôme d'un renouveau.
François Azouvi apparente l'émergence de la société des victimes à une autre transformation, d'immense portée : le retrait du religieux dans sa forme institutionnelle.
La victime a pu ainsi être sacralisée au point d'incarner le Vrai et le Bien. Son règne marque la métamorphose du religieux en sacré. François Azouvi retrace cette histoire et questionne les raisons et les modalités de cette mutation.
Si le consentement est bien le ciment du contrat social. De quelle nature est-il ? Et l'est-il tout autant et de la même manière sur le plan des relations interindividuelles ? C’est quoi consentir, un impensé individuel et collectif ?
Attaquer le droit à l'avortement, c'est attaquer la conquête de l'autonomie d'une personne. C'est attaquer l'égalité, la possibilité même de l'égalité !
«Le féminisme, ça pense !» n'est plus alors un slogan, mais la porte ouverte à l'intelligible, à l'histoire commune d'êtres qui doivent croiser le corps et la raison.
Claude Cahun écrit : « Brouiller les cartes. Masculin ? Féminin ? Mais ça dépend des cas. Neutre est le seul genre qui me convienne toujours. S’il existait dans notre langue on n’observerait pas ce flottement de ma pensée. »