La classification néodarwinienne fondée sur le « grade » relève autant de l’art que de la science et produit des groupes paraphylétiques qui masquent de réelles proximités évolutives. En glissant du descriptif au normatif, elle introduit des hiérarchies entre groupes — jusqu’aux races humaines. Pour éviter ces écueils, une conception fondée cette fois sur le concept de « clade » à partir de 1950.
La classification néodarwinienne fondée sur le « grade » relève autant de l’art que de la science et produit des groupes paraphylétiques qui masquent de réelles proximités évolutives. En glissant du descriptif au normatif, elle introduit des hiérarchies entre groupes — jusqu’aux races humaines. Pour éviter ces écueils, une conception fondée cette fois sur le concept de « clade » à partir de 1950.
La promesse paraît trop sérieuse pour la politique, d’où l’évitement du verbe « promettre » au profit de formules volontaristes qui masquent l’incapacité à garantir l’avenir. Pourtant, promettre consiste précisément à lever l’incertitude en misant sur un objet absent, ce qui oblige soit à considérer la promesse comme simple convention, soit à reconnaître sa force irréductible.
Pour Hume, la formule « je promets » est un acte conventionnel qui, par un tour de passe-passe linguistique, transforme un fait instable en obligation morale. Reid, au contraire, soutient que la promesse repose sur une confiance naturelle entre les hommes, indispensable à la stabilité des relations humaines et analogue à celle que nous accordons aux témoignages.
Contrairement à l’image courante de l’épicurien comme simple jouisseur adepte du Carpe diem, Épicure et Horace ne prônent ni l’insouciance ni l’oubli de la mort. Ils invitent au contraire à ”penser la mort” de manière rigoureuse, car méditer sur la façon de bien vivre et de bien mourir est une seule et même démarche.
À l’origine, figure de maître respecté fondant la relation sur la confiance, le gourou désignait un guide légitime. Devenu péjoratif, il incarne aujourd’hui le guide autoproclamé qui séduit par la certitude et détourne par la parole.
Brigitte Bardot n’incarne pas un féminisme militant, mais une féminité libre où la beauté et la grâce libèrent les âmes des rapports de force. Son retrait du cinéma et du monde social affirme la liberté d’une femme insaisissable, toujours au-delà des assignations et des enfermements.
Chez Épicure, “penser la mort” ne vise pas à s’y obséder mais à l’intégrer à une réflexion sur la vie heureuse, afin de lever la peur qui fait obstacle au bonheur. La mort n’étant que la dispersion des atomes et donc l’absence totale de sensation, elle est un faux problème : « La mort n’est rien pour nous ».
Penser Brigitte Bardot à la lumière de Platon, c’est voir en elle non le Beau en soi, mais une participation sensible à l’Idée du Beau : une grâce qui, offerte au regard, élève l’âme au-delà du monde matériel et social, et nous rappelle que nous ne sommes ni prisonniers du monde ni réductibles à des choses.
Brigitte Bardot apparaît ici moins comme une icône que comme une figure philosophique. À la lumière de Platon et de Goethe, sa beauté et sa grâce incarnent un éternel féminin qui élève l’âme, libère des rapports de force et esquisse un féminisme vécu, non militant, fondé sur la liberté et l’insaisissable.