Brigitte Bardot apparaît ici moins comme une icône que comme une figure philosophique. À la lumière de Platon et de Goethe, sa beauté et sa grâce incarnent un éternel féminin qui élève l’âme, libère des rapports de force et esquisse un féminisme vécu, non militant, fondé sur la liberté et l’insaisissable.
Le taylorisme vise moins à organiser le travail qu’à produire des individus adaptés aux tâches, en séparant le travail de la vie et en le réduisant à un simple moyen de subsistance. Par la normalisation des gestes et des comportements, il efface l’identité du travailleur au profit de la tâche.
L’amour est un don de soi fidèle et sans retour, un agir de la ”fides” — confiance, foi et fidélité — indépendant des circonstances et du désir. Il est affirmation de l’Autre : lui dire un « oui » inconditionnel, un acquiescement sans réserve à son altérité.
L’héritage est un travail de mémoire qui nous relie au passé, souvent présenté comme un tout intouchable. Mais même rejeté, il continue d’agir en creux : on n’échappe jamais totalement à ce dont on hérite.
L’héritage crée un lien symbolique entre vivants et morts et fonde une identité commune qui dépasse la mort. Mais il ne subsiste que par la mémoire des vivants, de façon fragile et provisoire.
"Partout où l'intolérance théologique est admise, il est impossible qu'elle n'ait pas quelque effet civil [...] dès lors les prêtres sont les vrais maîtres, les rois ne sont que leurs officiers. ", Rousseau, Contrat social, VIII.
Le libéralisme politique et la laïcité cherchent à ménager un espace civil pour les religions, soit en séparant le politique de la vérité, soit en distinguant le lien politique du lien social. Dans les deux cas, il ne s’agit pas de promouvoir une tolérance théologique, surtout lorsqu’elle se révèle fanatique, mais de reconnaître que les religions révélées peuvent participer au jeu démocratique.
La liberté de conscience exige des principes de justice neutres, empêchant toute doctrine de persécuter ou de s’imposer aux autres. La tolérance politique ne vaut qu’entre doctrines raisonnables, les doctrines déraisonnables relevant du contrôle ou de l’interdiction. Le libéralisme politique exclut ainsi toute tolérance théologique, qui relève de questions de vérité étrangères au champ politique.
Pour Rawls, le pluralisme des doctrines est un produit normal de la liberté de la raison en démocratie, ce qui impose de penser une coexistence juste entre citoyens profondément divisés. Il propose donc de séparer la politique de toute prétention à la vérité compréhensive et de fonder la démocratie sur deux principes ...
L’illusion populiste confond le peuple avec la démocratie et réduit la politique à la défense d’intérêts particuliers, alors qu’elle suppose la construction d’un intérêt commun par des règles et des représentants. D’où la nécessité d’une éducation critique du jugement politique pour se prémunir contre les naïvetés et les faux évidences du pouvoir.