Signer contre la privatisation d'ADP

Pour relancer les signatures contre la privatisation d'ADP

Fidèle à sa politique de braderie des biens publics qui s'est déjà traduite par la privatisation de l'aéroport de Toulouse au profit d'un fonds d'investissement chinois, le Gouvernement a fait savoir au printemps qu'il entendait récidiver avec la privatisation d'un plus gros morceau : l'aéroport de Paris. Le projet a été largement commenté dans la presse en ligne et écrite. Il a suscité une ferme opposition parlementaire, au terme de laquelle, selon l'article 11 de la constitution, une procédure de référendum d'initiative partagée (RIP) a été activée par 197 parlementaires. Pour que ce référendum ait lieu, il faut que la proposition recueille l'adhésion de 10% du corps électoral, soit un peu plus que 4,7 millions d'électeurs.

Le recueil des signatures, qui avait très fortement démarré, marque le pas depuis le début des vacances. Il est difficile de savoir exactement quel est le nombre de signatures recueillies à ce jour en raison d'un brouillard savamment entretenu sur ce point. Le Gouvernement espère probablement que ces cachotteries seront démobilisatrices.

C'est pourquoi il ne faut pas abandonner : selon un sondage du mois d'avril, le projet rencontrait l'opposition de plus de 40% des citoyens. On ne comprendrait donc pas l'échec au recueil des signatures. La CGT soutient la loi et demande à l'ensemble de ses adhérents de signer (pour tous ceux qui ne l'ont pas encore fait) et de faire signer autour d'eux. Si chaque syndiqué ramène cinq signatures, le succès est à portée de main.

Il est possible d'apporter son soutien par Internet en suivant la procédure en lien. Nous n'ignorons cependant pas les difficultés rencontrées du fait de la piètre qualité du site, elle aussi peut-être voulue. Il est donc important de savoir qu'il est également possible de déposer le CERFA en pièce jointe, dûment rempli, contre récépissé à la mairie de la commune dont vous êtes électeur. (pdf, 275.1 kB)

 

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