Un projet complet pour l'école : primaire - collège - lycée

Cet billet propose une vision globale pour l'école. Cette vision prend en compte la réalité des jeunes dans leur diversité et les bagages qu'ils ont besoin pour trouver leur place dans la société des adultes et pour continuer leurs études à leur rythme.

Après 14 ans d'observation du système éducatif à tous les niveaux, 6 ans de réflexion sur les systèmes sociaux qui m'ont conduit à une thèse de doctorat, 2 ans d'analyses sur les dysfonctionnements critiques et de tentatives de proposition de vision systémique sur des pans de l'école sur ce blog, je vais proposer mon projet pour l’école. Il s'agit d'une vision qui a mon avis résout les dysfonctionnements du système éducatif, mais ce n'est pas la seule organisation possible.

Le projet pour l’école a deux périodes qui fonctionnent sur des logiques différentes.

-          L’école du socle  jusqu’à la fin de 3ème .

-          Le lycée professionnel ou général entre la Seconde et la Terminale

A ces périodes se superpose, l’accompagnement pour le choix de vie d’adulte, pour le choix des formations et métiers successifs dans une prospective d’évolution et de formation tout le long de sa vie.  Le premier pas de l’orientation se situe à l’entrée en Seconde où l’élève essaie une formation avec un « droit à l’erreur » au bout d’un an, une fois. L’élève qui s’engage dans une formation professionnelle a le Droit de changer d’avis au bout d’un an. S’il a besoin de recommencer une deuxième Seconde, il aura la même priorité d’affectation que l’élève qui vient de 3ème  ou le raccrocheur, priorité basée sur la démonstration de sa motivation pour le métier.  

L’école de socle est sur une logique d’inclusion de tous élèves, ce qui n’empêche pas d’avoir des cours différents quand c’est la meilleure solution pour la progression de ceux qui ont de fortes lacunes en lecture et en expression écrite ou un handicap qui exige un accompagnement spécifique chronophage ou très spécialisé.

Le lycée professionnel et général est sur logique de diversité de parcours tant sur la dominante (domaine approfondi), les trois groupes de compétences structurantes, et les « détours culturels ».   

(Dans ce modèle, le lycée générale et le lycée technologique forme un tout appelé lycée générale).

Les trois groupes de compétences structurantes :

-          Groupe de compétences structurantes principal : la capacité de lire, de s’exprimer par écrit et oral suivant certains codes, d’avoir acquis des méthodes efficaces pour la prise de note, la mémorisation et la capacité de réaliser un certain type de devoirs (expression et méthode de travail pour acquérir des compétences de type littéraire)

-          Groupe de compétences structurantes secondaire 1 : la compétence en mathématiques (connaissances et utilisations des outils mathématiques)

-          Groupe de compétences structurantes secondaire 2 : la communication en  « Plain English », langue de communication internationale

Le "Plain English" est la langue de communication dans les groupes de travail internationaux (comme ceux de l’ISO, la normalisation internationale) ou dans les conférences de recherche. Il s’agit d’un anglais grammaticalement correct, utilisant des phrases simples avec un vocabulaire général limité et le vocabulaire technique, et parlé avec tous les accents possibles mais lententement et en articulant chaque mot. Les personnes participant à ces conférences de langue maternelle anglaise, apprennent à s’exprimer à l’écrit et à l’oral avec les codes du "Plain English". Les villes touristiques de pays éloignés ont généralement leur service public et les panneaux explicatifs dans les musée en deux langues : la langue officielle et le "plain English".

Ces groupes de compétences structurantes ne sont pas choisis par hasard, ce sont des domaines qui permettent d’estimer « la chance raisonnable de réussir les filières des études supérieures de type généraliste ».  Le bac valide une « dominante » (qui est équivalente à une filière actuelle), un niveau dans chacun des « groupes de compétences structurantes » et éventuellement divers « plus ».  J’expliquerai le détail du fonctionnement plus loin.

Au collège à partir de la 5ème, les jeunes bénéficient d’un accompagnement pour le choix de leur vie future et pour le choix d’option de Seconde du lycée général qui porte sur la connaissance approfondie d’un « domaine de métier », ou à partir du milieu de 4ème, les filières de bac pro envisageables.

En lycée général, l’option de Seconde porte sur l’approfondissement d’un domaine de métier en collaboration avec l’industrie ou l’administration locale. L’élève apprendra également à approfondir d’autres domaines par lui-même en utilisant des ressources internet.

L’école du socle

L’école du socle finit l’année des 15 ans de l’élève soit environ un an avant la fin de la scolarité obligatoire.

Elle a pour finalité de donner aux élèves la culture commune, fondée sur les connaissances et compétences indispensables, qui leur permettra :

- de s’épanouir personnellement,

- de développer leur sociabilité,

- de poursuivre leur formation tout au long de la vie, quelle que soit la voie choisie,

- de s’insérer dans la société où ils vivront, et

- de participer, comme citoyens, à son évolution. 

Je ne suis pas très originale : Ce sont les finalités de la scolarité obligatoire décrites dans le socle de connaissance, compétence et de culture du Conseil Supérieur des programmes (CSP).

 Pour cela, ils devront acquérir des compétences et connaissances nécessaires à l’atteinte des aptitudes suivantes :

Domaine 1 : les langages pour penser et communiquer

-          Maîtriser la langue française

-          Pratiquer des langues étrangères et régionales

-          Utiliser des langages scientifiques

-          S’exprimer et communiquer

Domaine 2 -  Les méthodes et outils pour apprendre

-          Maîtriser les techniques usuelles de l’information et de la documentation

-          Maîtriser les techniques et les règles des outils numériques

-          Acquérir la capacité de coopérer et de réaliser des projets

-          Organiser son travail pour l’efficacité des apprentissages

Domaine 3 – La formation de la personne et du citoyen

-          Développer la sensibilité, la confiance en soi et le respect des autres

-          Comprendre la règle et le droit

-          Développer et le jugement

-          Développer le sens l’engagement et de l’initiative

Domaine 4 – L’observation et la compréhension du monde

-          se construire une représentation cohérente du monde à partir des concepts stabilisés de la science,

-          comprendre, démontrer et argumenter

-          comprendre les solutions technologiques, créer à son tour et réaliser,

-          comprendre les enjeux de la science et assumer ses responsabilités individuelles et collectives.

Domaine 5 – Les représentations du monde et l’activité humaine

-          se situer dans l’espace et dans le temps,

-          comprendre les représentations du monde,

-          comprendre les organisations du monde

-          concevoir, créer, réaliser.

Vous remarquerez qu’à l’exception du domaine 4 concernant les sciences, il s’agit du socle de compétences, de connaissances et de culture du CSP. Je reproche à la partie sur les sciences d’être trop éloignée de la démarche scientifique réelle qui consiste à assimiler les concepts et notions, issus d’une réflexion de plusieurs millénaires, qui permettent de décrire le monde, de comprendre comment ces principes sont aujourd’hui utilisés, avant d’en produire d’autres.

Ma proposition sur ce domaine est proche de la version du socle de mai 2014 qui avait fuité dans la presse, qui a bizarrement évolué pour moins de pertinence.

Le socle dans la stratégie d’apprentissage tout au long de la vie

Si on utilise des critères d’utilité des compétences et des compétences et l’accessibilité de la connaissance à une majorité d’élèves, nous pouvons mettre en évidence  4 catégories de compétence. 

Catégorie 1 – Les connaissances et  compétences vitales pour ne pas être marginalisé dans la vie (lire, écrire, compter, règles fondamentales pour accéder à l’emploi).

Catégorie 2  – Les connaissances et compétences nécessaires pour se sentir intégrer  dans la société et reprendre des études quand on le souhaite (expression correcte, résolution de problèmes simples, atteinte du niveau « Plain English », points de repère de culture générale (nombre limité), utilisation d'un traitement de texte, connaissance succincte de métiers et leur utilité pour la société.

Catégorie 3 – Les  connaissances et les compétences du socle qui, avec un minimum de travail sont accessibles à tous les élèves d’intelligence normale et n’ayant pas d’handicap.

Catégorie 4– Les clés pour le développement d’une compréhension systémique des sciences, de la technologie et de la société. Les règles de fonctionnement de cette dernière et comment faire évoluer cette dernière.

Il est possible d’associer à chaque catégorie de connaissances/compétences un type de stratégie différent.

Catégorie 1 – Les connaissances et  compétences vitales pour ne pas être marginalisé dans la vie

Jusqu’à la fin de la scolarité, l’éducation nationale doit mettre en place les moyens nécessaires pour que tous les élèves aient ces acquis quelles que soient les causes de leurs lacunes dans les apprentissages : handicaps, blocage à cause de difficultés familiales, primo-arrivants ne connaissant pas la langue,etc. La solution la plus efficace peut être d'avoir des cours de Français (et uniquement de Français) différents que le reste de la classe : en petit groupe et avec des « plus » valorisants. 

Des moyens adaptés de prévention doit être mis en place, dans les populations fragilisées (travailleurs précaires, prisons, etc. ) pour détecter et apporter ces connaissances et compétences aux adultes qui ne les ont pas.

Catégorie 2  – Les connaissances et compétences nécessaires pour se sentir intégrer  dans la société et reprendre des études quand on le souhaite

Pour cela, les moyens adaptés doivent être mis pour que la quasi-totalité des enfants d’intelligence normale puissent avoir ces acquis.

Des écoles de la 2ème chance doivent être mises en place sur tout le territoire, pour donner le soutien et les enseignements à tous les adultes qui souhaitent faire l'effort nécessaire pour rattraper ce niveau et reprendre des études.

Catégorie 3 – Les  connaissances et les compétences du socle qui, avec un minimum de travail sont accessibles à tous les élèves d’intelligence normale et n’ayant pas d’handicap.

Il faut rechercher la progression de chaque élève plutôt que de rechercher que tous les élèves ont ces acquis. Personnellement, je ne pense qu’il faut s’acharner à apprendre une troisième langue à un enfant qui a du mal avec le Français et l’anglais.

Il faut se demander si ces connaissances non indispensables seront obligatoires pour avoir le nouveau brevet qui se mettra en place en même temps que les enseignements du socle.

Catégorie 4– Les clés pour le développement d’une compréhension systémique des sciences, de la technologie et de la société

Ceci doit être enseigné à tous, bien qu’il est difficile de faire une évaluation. Les enseignants doivent  s’attacher à faire progresser tous les élèves, dans leur construction d’une compréhension des sciences, de la technologie et de la société, et leur donner envie d’approfondir seuls cette compréhension.  Ils doivent aider chacun à progresser. Cette compétence est difficilement mesurable.

A partir des finalités, des connaissances et compétences attendues liées à  chaque niveau d’utilité, vont être déclinés de nombreux éléments fonctionnant ensemble dont les programmes, les documents pédagogique disponibles en ligne pour les enseignants, la formation (initiales et continues) des enseignants et autres personnels, et les finalités sur lesquelles les établissements devront porter leurs efforts de pilotage.

La déclinaison porte sur la maternelle, la primaire, le collège, mais aussi sur le lycée (pour les compétences du socle qui n’ont pas encore été acquises), l’école de la deuxième chance et le « service public d’auto-formation sur Internet ».

C'est un véritable système qui est mis en place dont les acteurs ont assimilé les finalités, les facilitateurs et les contraintes, puis le font évoluer.

La petite enfance et la maternelle

Paragraphe réécrit le 24/04/2015

Une des causes importante de la difficulté d'apprentissage de la lecture est le manque de mots. Parce qu'il ne connait pas le mot, l'enfant ne peut pas donner du sens à ce qu'il lit, et n'acquiert pas le mécanisme qui donne un sens au mot lu. Une expérience réalisée à Grenoble a consisté à former le personnel des crèches  pour aider les enfants à acquérir des mots. Il y a eu un résultat mesurable sur l'apprentissage de la lecture.

Aussi, il convient de former tout le personnel en contact avec des jeunes enfants ou des parents de jeunes enfants à l'importance d'acquérir des mots et comment aider l'enfant à le faire. 

J'ai toutefois un scepticisme sur la scolarisation des enfants de moins de 2 ans. J’aurai plutôt mis les moyens sur l’école primaire, avec la multiplication des crèches. Sur ce sujet, je peux me tromper.

L’école primaire

Pour l’enseignant du primaire, sauf pour l'enseignant de CM2, le cycle n’a pas d’importance. L’éducation nationale fait des bilans des acquis en fin de chaque cycle par une méthode d’échantillonnage statistique pour avoir une vision de niveau national. L'enseignant de CM2 travaille avec le collège pour faciliter la réussite de l'entrée au collège qui correspond à un véritable changement de paradigme pour les enfants.

Les programmes de l’école primaire sont par niveau (programme de CP, programme de CE1, programme de CE2, programme de CM1 et programme de CM2).

Pour les enseignements de la catégorie 1 (lire, écrire, compter, règles essentielles de la société), l’enseignant vérifie les acquis de tous les programmes précédents et fait progresser l’enfant sur les acquis manquant en lui donnant plus de temps d’accompagnement de manière à lui faire rattraper son retard. L’Education nationale met les moyens de soutien nécessaire de manière à ce que l’enseignant ne trouve jamais devant une mission infaisable (plus de maîtres que de classes, auxiliaires d’enseignement ou de vie scolaire).

L’enseignant ne donne jamais à l’enfant un exercice qui, vu ses acquis, il ne peut pas réussir. L’enseignant a été formé à la psychologie de l’enfant et son besoin de défis intellectuels  à son niveau, et de renforcement en cas de réussite, de découverte du monde. L’enseignant a été formé pour connaître les mécanismes cognitifs d’apprentissage de la lecture et du calcul. Il connait les différences de fonctionnement cognitif qui entrainent des difficultés d’apprentissage.

La langue vivante obligatoire en primaire est « L’Anglais ». Car, il est indispensable que les élèves allant en bac pro industriel le parlent à un niveau « Plain English ». Car, il est indispensable que tous les bacheliers le parlent car c’est la langue de communication internationale. Autoriser l’anglais en deuxième langue bouffe des possibilités de râteaux au collège et au lycée, possibilités qui sont indispensables pour la flexibilité nécessaire à la progression de tous au collège, ou les flexibilités qui permettent de casser la hiérarchie des filières au lycée.

Entrée au collège

Un « rite de passage » qui valorise l’enfant et l’informe qu’il est dans un nouveau paradigme, est organisé en collaboration entre les enseignants de CM2 et les professeurs principaux de 6ème.

Les groupes classes sont constitués en prenant en compte les amitiés entre élèves. Le premier facteur de réussite des élèves étant la conservation de son groupe amical qui le sécurise. Une attention particulière sur ce facteur sera prise pour les élèves particulièrement émotifs.

Le collège

La langue vivante 1 du collège est l’anglais. Une langue vivante 2 est obligatoire.

L’organisation du collège privilégie les classes hétérogènes. Chaque dérogation de ce principe doit se justifier soit :

-          une meilleure possibilité de progresser pour le jeune sur les fondamentaux indispensables (la catégorie 1) ou pour la préparation de son projet de vie et son orientation

-          le besoin d’attention qu'exige l'accompagnement du jeune rend trop difficile les apprentissages pour les autres élèves de la classe.

Il s’agit d’une problématique de recherche d’équilibre de l’intérêt de chacun des élèves et de moyens disponibles. Il est possible d’avoir des dérogations du programme quand cela se justifie (graves difficultés d’apprentissage). Les enfants d’intelligence normale, sauf comportements perturbant le groupe, doivent avoir la possibilité d’accéder aux mêmes activités d’ouvertures d’esprit que leur camarade quelles que soient leurs lacunes.

L’Education nationale met les moyens de soutien nécessaire de manière à ce que l’enseignant ne trouve jamais devant une mission infaisable : organisation qui permet de prendre en charge la difficulté, surveillants en nombre suffisant pour prendre en charge les perturbateurs. (Ce n’est pas le cas aujourd’hui dans un grand nombre de collèges, plus particulièrement ceux de l’éducation prioritaire).

Les élèves en grande difficulté pour la lecture, l’expression, la capacité de s’organiser sont répartis sur plusieurs classes. Ces classes ont les mêmes horaires pour le cours de Français. Les élèves en grandes difficultés ont un cours  spécifique de  Français en très petit groupes. Ce cours peut accueillir quelques très bons élèves pour bénéficier des activités particulières et seconder l’enseignant, si les parents de ceux-ci sont d’accord pour le projet. Il s’agit d’une recherche de synergie pour faire progresser tout le monde et pour que chaque élève en fort retard pour l’apprentissage des fondamentaux ait un soutien adapté, au moindre coût pour la société.

Il peut y avoir aussi des groupes spécifiques pour le rattrapage des fondamentaux d’anglais, à partir de la 5ème. (Plusieurs classes en râteaux sur l’Anglais). Ils sont destinés à ceux qui sont tellement coulés qu’ils ne comprennent pas ce que dit le professeur. (C’était mon cas à partir de la 4ème.)

Les cours spécifiques ne sont accessibles qu’avec accord des parents et de l’élève. Le professeur est volontaire. Ce cours est enviable à cause de ses « plus » (Par exemples, sorties au théâtre, travail avec une caméra, etc., liaison par internet avec un correspondant anglophone).

De la 6ème à la 3ème, les cours de maths commencent par 10 minutes de jeux mathématiques permettant d’assimiler le calcul mental, les ordres de grandeurs. Il y a deux heures d’exercices par semaine en mathématiques en demi-classe ou avec un adulte en surnombre (enseignant ou auxiliaire scolaire). Les exercices sont faits pour faire progresser toute la classe. (Niveau de difficulté croissant, exercices en réserve si besoin d’ancrer une notion à un élève qui a une difficulté particulière).

Les classes particulières destinées à une population particulière (SEGPA, CLIS) ont toujours au moins un cours mélangés avec des classes ordinaires. Il y a une recherche d’équilibre en fonction de l’intérêt de l’enfant pour qu’il puisse progresser, l’apprentissage de la sociabilité, les contraintes d’emploi du temps et les contraintes de moyen.

Les cours de science de 6ème et de 5ème regroupent toutes les sciences : physique, chimie, SVT, technologie. Par contre, la doctrine du miracle de l’apprentissage par le « projet » est abandonnée pour plus de pragmatisme. L’enseignant qui est un « expert de haut niveau » trouve des astuces pour intéresser la classe quand il enseigne des concepts et notions, qui sont ensuite appliqués dans des manips ou des exercices choisis pour capter l’intérêt. Des périodes sont réservées à la créativité.

Les enseignants peuvent tous enseigner au moins deux matières dont le Français ou les Maths. Cela suppose que les enseignants aient reçu une formation supplémentaire pour pouvoir assurer leur polyvalence. Ceci est indispensable pour le bon fonctionnement de l’établissement. Il y a toutefois une dérogation possible pour les vacataires.

A partir de la 5ème, les élèves ont un cours structuré sur le monde économique et les métiers de manière à avoir la maturité nécessaire pour choisir leur première orientation après la Troisième. Je présenterai ma proposition pour l’orientation après celle du lycée. Elle instaure le « Droit à l’erreur » dans le choix de la Seconde (professionnelle ou générale), une fois. Le jeune pour éviter de perdre son droit de redoubler une fois a intérêt de tester une filière, plutôt que de demander le redoublement.

Les missions du collège

Les missions du collège sont les suivantes :

- mission 1 : la mise en place d’une ambiance propre au développement de chacun dans l’établissement  (règle de vie en communauté, surveillance des cours de récréation, prévention du harcèlement et des violences entre élèves, protection et accompagnement des élèves victimes d'harcèlement ou de violence, dialogue avec les parents des enfants en difficultés, prévention de la stigmatisation de ceux qui s’investissent dans le travail scolaire)

- mission 2 : acquisition des connaissances et compétences de la catégorie 1 (Les connaissances et  compétences vitales pour ne pas être marginalisé dans la vie)

- mission 3 : l’apprentissage du comportement correct dans le monde extérieur (relation fille-garçon, éducation à la sexualité, politesse, manière de se comporter,...)

- mission 4 : acquisition des connaissances et compétences de la catégorie 2 (Les connaissances et compétences nécessaires pour se sentir intégrer  dans la société et reprendre des études quand on le souhaite)

- mission 5 : acquisition des connaissances et compétences de la catégorie 3 (Les  connaissances et les compétences du socle qui, avec un minimum de travail sont accessibles à tous les élèves d’intelligence normale et n’ayant pas d’handicap).

- mission 6 : acquisition des connaissances et compétences de la catégorie 4 (Les clés pour le développement d’une compréhension systémique des sciences, de la technologie et de la société)

- mission 7 : l’accompagnement de chaque élève dans le chemin cognitif pour définir la posture d'adulte autonome qu'il a envie de tester, puis en fonction des possibles, pour faire les choix d’orientation qui en découlent. Ceci nécessite d'organiser la communication sur le monde du travail en utilisant des méthodes de structuration de la connaissance de manière à le rendre plus lisible et de confronter les élèves à des vrais gens vivant dans des vrais environnements de travail. Il conviendra de mettre en place une stratégie pour compenser les effets des stéréotypes liés au sexe et au milieu socio-culturel.

Le dirigeant de l’établissement doit porter une énergie sur chacune de ces missions en fonction des enjeux pour les enfants. 

Les missions 1 et 2 sont les plus structurantes pour l'évaluation des moyens nécessaires au fonctionnement de l'établissement.

Les missions 1, 3, 7 sont basés sur un travail d’équipe où le CPE est pleinement impliqué. Le dirigeant de l’établissement a un rôle d’animation doit agir pour faciliter le fonctionnement des équipes.

La mission 1 est normalement coordonnée par le CPE avec un soutien fort du chef d’établissement.

La mission 2 est celle qui demande le plus de moyens. Le dirigeant de l’établissement doit arbitrer les choix d’organisation pour que tous les élèves sans exception puissent progresser au mieux,  y compris ceux qui ont de fortes lacunes.

L’évaluation des connaissances et des compétences propres à une discipline est faite par l’enseignant qui accompagne l’enfant dans sa transmission de la connaissance.

L’évaluation des compétences transverses non liées à une discipline est faite collectivement par les enseignants en charge de l’enfant. Dans le nouveau collège les enseignants seront moins nombreux car la plupart enseigneront plusieurs disciplines.

Le baccalauréat

Le bac professionnel ou général valide une « dominante » (qui est équivalente à une filière actuelle), un niveau dans chacun des 3 « groupes de compétences structurantes » et éventuellement divers « plus ». 

La dominante correspond à la filière du bac pro, des filières des bacs technologiques et des bacs générales. L’évaluation du niveau acquis dans les groupes de compétences est transversale à tous les bacs.

Le groupe de compétences structurantes principales (GCS principal) concerne l’expression écrite et méthode de travail pour l’acquisition de compétence de type littéraire. Il s’agit de la matière qui aujourd’hui permet de statuer si un élève a les compétences pour avoir une chance raisonnable de réussir a Seconde générale et technologique, puis conditionne l’accès aux trois filières générales L, ES et S. Un quart des élèves la plus sélective des filières littéraires l’hypokhagne ont un bac S. Ce qui prouve que les exigences sur ce groupe de compétence sont identiques sur les 3 bacs généraux, même si le programme est plus étoffé en connaissances en filière L.

Le bac valide un des trois niveaux en « expression littéraire et méthodologie associée »

-          de base (qui correspond à celui exigé aujourd’hui en bac pro)

-          de niveau 1 (qui correspond à celui exigé aujourd’hui en filières technologiques)

-          de niveau 2 (qui correspond à celui exigé aujourd’hui en filières générales).

Le diplôme du bac mentionne le niveau obtenu. Le soutien adapté est donné à l’élève en bac pro qui souhaite préparer le niveau 1, (voir le niveau 2 mais cela restera très théorique).

Le bac valide un des trois niveaux en « maitrise des outils mathématiques et de leur utilisation »

-          de base (pour ceux qui n’en ont pas besoin)

-          de niveau 1 (qui correspond à celui exigé en SES ou en filière technologie industrielle)

-          de niveau 2 (qui correspond à celui qui était exigé en S avant la réforme de Chatel).

Je rappelle qu’il y a eu une erreur d’analyse préjudiciable dans la réforme Chatel. Le Bac S ne prépare plus les élèves aux études supérieures scientifiques et ne leur permet plus de vérifier leur goût pour les apprentissages scientifiques tels qu'ils sont pratiqués dans les études supérieures. Le Bac S, d’aujourd’hui, est cadré pour donner une culture scientifique pour ceux qui font HEC et l’ENA. Ce qui est un réel problème pour que la France garde sa place dans la recherche en mathématiques et qu’elle ait les ingénieurs et scientifiques nécessaires pour gérer les changements qui s’annoncent.

Le bac vérifie au moins l’atteinte de la compréhension et de l’expression en "Plain English", pour tous les bacs. (Ayant l'handicap d'avoir une mémoire visuelle, je suis fermement opposé à ce que le bac puisse être refusé à un élève pour des exigences supérieures sur l'apprentissage des langues). Par contre, le niveau atteint dans chaque langue étudiée pourrait être validé lors du bac.

Donc le bac valide :

-          la dominante (qui peut être professionnel ou général)

-          le niveau acquis « expression littéraire et méthodologie associée » (base, niveau 1, niveau 2)

-          le niveau acquis « outils mathématiques et utilisation » (base, niveau 1, niveau 2)

-          atteinte du niveau "Plain English"

-          éventuellement autre plus.

Il y a des restrictions. Certaines dominantes ne sont accessibles qu’à celles et ceux qui ont un niveau d’acquis dans les groupes de compétences structurantes.

L’université détermine un niveau minimum pour avoir une chance raisonnable de réussir, dans chacun des groupes de compétences structurantes pour chacune de ces formations. L’université détermine pour chacune de ses formations, les dominantes pour lesquelles la formation est une suite logique. Un bac pro avec la mention « expression littéraire et méthodologie associée » de niveau 1  sera considéré comme équivalent à un bac technologique pour l’accès à l’université.

Le lycée professionnel

Le lycée professionnel est identique à celui d’aujourd’hui. Les enseignants de français et de maths devront donner le soutien pour que les élèves qui le voudront puissent tenter le niveau 1 en « expression littéraire » et/ou « maths ».

En cas de réussite, la mention sera sur le diplôme qui sera considérée équivalent que ceux qui ont le même niveau sur les groupe de compétences structurantes du lycée général.

La Seconde du lycée général

Les deux enseignements d’exploration, le vrai,  et le choix entre SES (Sciences économiques et Sociale) et PFEG (Principes Fondamentaux de l’Economie et de la Gestion) sont remplacés par un choix unique option de trois heures  sur un "domaine de métiers".

Le domaine de métiers pourra être par exemple :  les métiers du spectacle, les métiers de l’édition, les métiers liés à l’hôpital, les métiers liés à la construction du bâtiment, de l’automobile, de la vente, de la sidérurgie, de la chimie.  Les enseignants de SES et de PFEG auront chacun plusieurs séances consacrées aux aspects de leur matière pour le domaine d’activités étudiés. Les industries ou administrations locales seront pleinement impliquées pour donner une vision concrète du domaine d’activités. Outre le domaine d’activités étudiées, les élèves apprendront en utilisant les ressources Internet d’approfondir un autre domaine de métiers.

L’anglais est la première langue obligatoire. Les élèves peuvent avoir en tout une autre langue vivante ou ancienne avec des cours traditionnels. Ils peuvent en avoir beaucoup plus s'ils sont en auto-apprentissage avec internet avec conversation avec un assistant une demi-heure par semaine en petits groupes.

Les enseignants de français et de matières littéraires donneront des devoirs différents aux élèves en fonction s’ils décident d’aller vers le Niv 1 ou le Niv 2 à partir de la Première. Le niveau de base en « expression littéraire et méthodologie associée » ne permet pas de valider un bac général. Les enseignants de maths ne donneront pas les mêmes exercices en fonction de si l’élèves souhaite accéder au niveau de base, niv 1 ou niv 2 à partir de la Première. L’accès au cours de niveau 1 en Maths en Première est un droit.

Les autres cours seront, à peu près, équivalent que lors de la Seconde actuelle.

La Première et la Terminale générale

L’élève choisit le parcours « expression littéraire et méthodologie associée » niveau 1 ou niveau 2. L’expression littéraire et méthodologie associée comprend le français, l’histoire géo et la philosophie. L’approche est différente, il  n’y a pas de cours commun entre les deux niveaux. En effet, la compétence littéraire a deux paliers, le premier «  arriver à exprimer ses idées et faire des démonstrations en parfait français, sans fautes d’orthographe », le deuxième « arriver à caser des mots-clés et faire des paragraphes équilibrés en respectant les codes artificiels d’expression nécessaires aux études littéraires ».  Contrairement à ce que croit le grand public, il est possible d’avoir une bonne culture générale, une capacité très forte de comprendre la nature humaine dans sa diversité et de faire un blocage devant les exercices du deuxième palier.

L’élève choisit le parcours « maths » niveau de base,  niveau 1, niveau 2.

«Parcours de base (PMb) » -  Pour la maitrise des maths nécessaires à l’enseignement en école primaire et à la vie de tous les jours » (pour ceux qui ont déjà choisi une orientation littéraire),

« Parcours de niveau 1 (PM1) » – Pour l’outillage mathématiques pour la filière ES et la filière Technologique  avec une spécialité Industrielle »,

« Parcours de niveau 2 (PM2) » – pour ceux qui ont envie de s’investir dans l’apprentissage et l’assemblage des outils de la logique nécessaire à la recherche en mathématiques. (Le parcours 2 donnerait également l’outillage de base du parcours 1).

Il s’agit d’une logique différente et il est totalement impossible d’envisager un tronc commun à deux quelconques de ces parcours.

L’élève choisit sa dominante qui correspond aux filières actuelles, il y a un niveau minimum à avoir.

Physique-Chimie : litt Niv1, math niv2

SVT : litt Niv 1, math niv2

Sciences de l’Ingénieur : litté niv 1, math niv 2

SES : litt niv2, math niv 1

Approfondissement Littéraire : litt niv 2, math de base.

STI2D : litt Niv 1, math niv 1

ST2S : litt Niv 1, math de base

Etc….

Une après-midi est consacré à l’ouverture d’esprit : projet, cours par un enseignant-chercheur de l’université voisine, par un cadre de l’industrie d’à côté, cinéma, débat télévisé et discussion, etc..

L’accès en Première se fait sur avis du conseil de classe en fonction des acquis en « expression littéraire et méthodologie associée » et donc l’acquisition des acquis minimum pour tirer parti des cours. L’acceptation dans le cours de niv 1 en math est un Droit. L’acceptation en niveau 2 se fait par avis du conseil de classe.

L’élève qui veut aller faire HEC, pourra prendre « expression littéraire et méthodologie associée niv 2 », « maths niveau 2 » et la dominante SES. Il n’a plus besoin d’aller en Physique-Chimie pour avoir le droit au niveau 2 en maths. Il n’y aura plus de hiérarchisation des "dominantes", la hiérarchisation se fera sur les niveaux atteints dans les "groupes de compétences structurantes". Ceux-ci sont intrinséques et inévitables si on veut permettre à tous les élèves de progresser. Si on a créé des filières technologiques avec des exigences en expression différentes, c'est qu'il y avait un besoin. On ne voulait pas supprimer l'apprentissage des "codes d'expression littéraire franchouillards" qui sont exigibles dans les études supérieures, mais on voulait donner la possibilité d'aller jusqu'au bac à ceux qui savaient s'exprimer correctement mais qui n'arrivaient pas à "questionner la question" à la manière des littéraires, donc création des bacs technologiques avec des exigences en expressions différentes. Les bacs technologiques existaient déjà dans les années 1970, ils s'appelaient "F" et "G". S'ils n'ont jamais été supprimés, c'est qu'ils correspondaient à un besoin fonctionnel.

Par ailleurs, il y a deux manières d’appréhender les mathématiques, une en appliquant des méthodologies systématiques et l’autre en développant une compréhension dans une pensée complexe des outils mathématiques. La deuxième manière est infiniment plus efficace, mais tous n’y arrivent pas. Aussi, tous les systèmes éducatifs du monde ont deux parcours en mathématiques au lycée, chacun s’appuyant sur une des deux manières d’appréhender la matière. Quand le service public ne le propose pas, le privé compense comme aux Etats-Unis.  Ce serait handicaper stupidement notre capacité d’innover et notre industrie de ne pas offrir les deux niveaux en France. Pour cette raison, deux niveaux sont obligatoires.

Malheureusement, ceux qui s'appuyaient sur les sciences pour réussir n'ont plus le droit d'approfondir leur point fort avec l'arrivée du lycée de Chatel. C'est la conséquence d'un dénigrement volontaire des apprentissages scientifiques qui a duré plusieurs décennies. Si aujoud'hui on a l'impression d'un tri par les maths en Première, c'est que ceux qui n'avaient pas les acquis en expression pour faire des études supérieures littéaires, ont été éliminés avant. Je rappelle que si on ne lie pas le droit d'acquérir le niveau 2 en maths à la dominante, il n'y aura plus de hiérarchie des filières. Il s'agit d'un sujet difficile car les associations des profs de physique et de maths ont intériorisé comment exacts les reproches infondées faits à leur matière à cause des injonctions violentes du système Education Nationale envers les enseignants pour que ne soient exprimés que les "éléments de langage" officiels.

Pour comprendre l’analyse sous-jacente à cette proposition, il faut lire un précédent billet.

http://blogs.mediapart.fr/blog/viviane-micaud/270813/une-proposition-pour-le-futur-lycee-general

Orientation en fin de 3ème

Comme je l’ai dit plus haut. Au collège à partir de la 5ème, les jeunes bénéficient d’un accompagnement pour le choix de leur vie future et pour le choix d’option de Seconde du lycée général qui porte sur la connaissance approfondie d’un « domaine de métier », ou à partir du milieu de 4ème, les filières de bac pro envisageables.

L’admission en 2nde Pro et en option de Seconde se fait par démonstration de sa motivation. Les bacs pro sont sélectifs. Les équipes enseignantes sélectionnent les élèves qu’ils s’engagent à faire réussir, ils ont « ordre » de maximiser la diversité en sexe, en âge, en niveau d’acquis. Le processus peut se faire en fur et à mesure, comme je l’explique dans un précédent billet. 25/08/2013 – L’orientation en fin de 3ème par une boîte noire informatique, est-une bonne chose ? Dans le cas, où le recruteur ne joue pas le jeu de la diversité, l'administration peut reprendre la main et lui imposer les derniers élèves. Aussi, il n'y gagnera rien car dans ce cas, il ne pourra pour choisir les élèves qui auront besoin d'un fort soutien.

La démonstration de sa motivation pour une option « domaine de métiers » de Seconde générale est plus théorique. Elle a trois intérêts. Le premier intérêt est de créer un parallèle : une symétrie entre ceux qui vont vers le bac pro et ceux qui vont vers le bac général. Tous planchent en même temps sur leur déclaration de motivation. Le deuxième intérêt est que le jeune qui décide finalement d’aller vers le professionnel après avoir visé dans un premier temps le général, se sera déjà impliqué autour d’un domaine de métier : ce sera donc plus simple de choisir. Le troisième intérêt est de développer une implication du jeune qui va vers une seconde générale pour le domaine de métier qu’il va étudier.

Il pourrait y avoir des options "domaine de métiers" à effectif limité à cause des contraintes dues à l'industrie ou l'administration qui accompagne l'option.

Faisabilité et mise en œuvre

La faisabilité du lycée général flexible reste à démontrer.

Pour cela fonctionne, il faudra réserver des plages horaires pour les dominantes. Par exemple : Lundi matin, Mardi Après-Midi, Jeudi Matin, Vendredi Après-Midi, toutes les Premières ont « dominante ». Lundi après-midi, Mardi Matin, Jeudi Après-midi, Vendredi matin, toutes les Terminales ont « dominante ».  L’élève appartiendrait à deux ou trois groupes-classes en fonction des regroupements.

Pour vérifier la faisabilité, il faudrait travailler avec les équipes pédagogiques de plusieurs lycées représentatifs des différents équilibres. En fonction des résultats de 2nd, des souhaits de filières, il est possible de faire une évaluation du parcours demandé de chaque enfant et avoir des "lycées-type" et prévoir les conséquences sur les emplois du temps.

L'option de Seconde "domaine de métiers" est séduisante sur le papier. Cependant, il y a deux problèmes à résoudre:

- Pour sa mise en oeuvre concrète, il faut obtenir l'implication de suffisamment de chambre de commerce, hôpitaux  et de grandes industries, pour couvrir des options dans toute la France. La difficulté de mise en oeuvre des lycées des métiers donne une idée du problème.

- Par ailleurs, il y a la question du choix limité en milieu rural, car ces lycées comportent moins de classes par niveau. Il n'est pas possible de mutualiser sur un secteur de manière que 3 lycées proposent toute la palette des possibilités. En effet, le lycée le plus proche est souvent à 60 kilomètres par des routes secondaires. Je propose qu'en milieu rural, l'option soit plus générique. Les groupes plus petits pour compenser le manque de choix. Le "domaine de métiers à approfondir par l'élève", librement choisi, se déroule sur deux trimestres au lieu d'un. Un meilleur accompagnement compense le manque de choix.

Cela serait souhaitable que dès la rentrée 2015, la liste des "domaines de métiers" qui pourraient être retenus soit établie. Chaque option, fait l'objet de deux "mises en places pilotes". Chaque mise en place pilote concerne une classse de seconde. Un lycée a au maximum une "mise en place pilote". Celle-ci se fait en collaboration avec les structures professionnelles, industries et/ou administration locale. Les mises en place pilote sont réparties dans toutes les académies, y compris les académies d'outre-mer et en zone rurale. Dans les académies d'outre-mer et rurale, le bon sens doient prévaloir pour le "domaine de métiers" choisi et le lycée choisi. 

 

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