Un peuple corrompu n'est pas fait pour la liberté, et ne l'obtiendra jamais.

Des "blogueurs" citent parfois cette phrase, qui aurait été écrite par Georges Orwell: "un peuple qui élit des corrompus, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime; il est complice".

Cette idée-là n'est pas nouvelle. Je me souviens l'avoir lue chez Joseph de Maistre, à propos de la grande révolution française (1789): "un peuple corrompu n'est pas fait pour la liberté, et ne l'obtiendra jamais".

D'autres auteurs avant eux, par exemple Thomas Hobbes au 17ème siècle, ont réfléchi à ces concepts. On imagine bien, avec Hobbes, que la corruption soit une sorte de retour à "l'état de nature", dans lequel l'homme redevient un loup pour l'homme. Le dictateur n'est pas loin!

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