Tous vos maux vous viennent de vous.

Le titre de ce billet est une pensée de Jean-Jacques Rousseau (né le 28 juin 1712 à Genève et mort le 2 juillet 1778 à Ermenonville). Une pensée similaire se trouvait déjà chez Pythagore ou, moins anciennement, chez Montaigne, Corneille, Bossuet, ou plus tard encore chez Chamfort, Joseph de Maistre et tant d'autres.

"Les maux qui dévorent les hommes sont le fruit de leurs choix; et ces malheureux cherchent loin d'eux les biens dont ils portent la source." (Pythagore) [à comparer à: "Par soi-même, en vérité, est fait le mal." (Bouddha)]

"Ne cherchons pas hors de nous notre mal, il est chez nous, il est planté en nos entrailles." (Michel Eyquem de Montaigne)

"Qui chérit son erreur ne la veut connaître." (Pierre Corneille)

"Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes." / "Nos vrais ennemis sont en nous-mêmes." (Bossuet)

"Le public est gouverné comme il raisonne. Son droit est de dire des sottises comme celui des ministres est d'en faire." (Sébastien-Roch Nicolas, dit Chamfort)

"Un peuple corrompu n'est pas fait pour la liberté, et ne l'obtiendra jamais." (Joseph de Maistre)

Rousseau reformule cette idée à sa manière: "Insensés qui vous plaignez sans cesse de la nature, apprenez que tous vos maux vous viennent de vous."

Voici quelques autres pensées de Rousseau:

"Je suis devenu solitaire, ou, comme ils disent, insociable et misanthrope, parce que la plus sauvage solitude me paraît préférable à la société des méchants, qui ne se nourrit que de trahisons et de haine."

"J'ose croire n'être fait comme aucun de ceux qui existent."

"L'espèce de bonheur qu'il me faut n'est pas tant de faire ce que je veux, que de ne pas faire ce que je ne veux pas."

"L'on est jamais bien quand on n'est pas à sa place; et, dès qu'on en sort, on ne sait plus comment y rentrer."

"Une tuile qui tombe d'un toit peut nous blesser davantage mais ne nous navre pas tant qu'une pierre lancée à dessein par une main malveillante."

"Je connais trop les hommes pour ignorer que souvent l'offensé pardonne, mais que l'offenseur ne pardonne jamais."

"Pour connaître les hommes, il faut les voir agir."

"Les hommes disent que la vie est courte, et je vois qu’ils s’efforcent de la rendre telle."

"Les lois sont toujours utiles à ceux qui possèdent et nuisibles à ceux qui n’ont rien."

"Il faut avoir déjà beaucoup appris de choses pour savoir demander ce qu’on ne sait pas.”

"Le faux est susceptible d'une infinité de combinaisons; mais la vérité n'a qu'une manière d'être."

"Quand on veut honorer les gens, il faut que ce soit à leur manière, et non pas à la nôtre."

"La personne la plus hésitante à faire une promesse est celle qui la respectera avec le plus de foi."

"Savez-vous quel est le plus sûr moyen de rendre votre enfant misérable? C'est de l'accoutumer à tout obtenir."

"Il n'y a point de bonheur sans courage, ni de vertu sans combat."

"Il n'est pas si facile qu'on pense de renoncer à la vertu; elle tourmente longtemps ceux qui l'abandonnent."

"La foi de beaucoup d'hommes est une affaire de géographie."

"Tel philosophe aime les Tartares, pour être dispensé d'aimer ses voisins."

"Les actes de la conscience ne sont pas des jugements mais des sentiments."

"La raison, le jugement, viennent lentement, les préjugés accourent en foule." (plus d'un siècle après Rousseau, Friedrich Wilhelm Nietzsche écrivit: "Chaque mot est un préjugé")

"Les âmes humaines veulent être accouplées pour valoir tout leur prix."

"En amour, une faveur qui n'est pas exclusive est une injure."

"Quand je ne vis plus les méchants, je cessai de les haïr."

https://blogs.mediapart.fr/wawa/blog/231219/preuves-damour

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https://blogs.mediapart.fr/wawa/blog/070321/vertus-et-vices

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