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Billet de blog 20 octobre 2020

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Dépakine: des raisons d'espérer pour ses victimes.

La Dépakine (valproate de sodium) peut perturber le développement du foetus en cas de consommation par une femme enceinte. Ces perturbations peuvent être graves: malformations congénitales des nouveaux-nés, retards intellectuels, voire autisme des enfants, sans compter d'autres effets tardifs qui pourraient se révéler avec le temps qui s'écoule.

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Le valproate de sodium est le principe actif de divers médicaments, notamment du médicament anti-épileptique Dépakine, commercialisé depuis 1967 par le laboratoire Sanofi, mais aussi d'autres médicaments des troubles bipolaires.

Pendant plusieurs décennies, le gouvernement français a autorisé Sanofi à mettre leur médicament Depakine sur le marché. Faisant confiance à leurs médecins et à Sanofi, des femmes enceintes en ont donc consommé, sans se méfier. Selon l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), 14 322 femmes enceintes y ont été "exposées" entre 2007 et 2014.

En juillet 2020 la justice a reconnu pour la première fois la responsabilité conjointe de l'Etat, des laboratoire Sanofi et des médecins prescripteurs de Depakine chez les femmes enceintes ayant ensuite donné naissance à des enfants diversement malformés.

Sauf très rares exceptions impossibles à contester, Sanofi refuse toujours de reconnaître sa responsabilité et refuse donc d’indemniser les plupart des victimes. C’est donc l’État qui risque de devoir s’en charger, avec l’argent des contribuables. Un fonds a été spécialement mis en place dans ce but, mais les conditions pour y avoir le droit sont particulièrement strictes.

Tout espoir n'est pas perdu car Sanofi Aventis France, déjà poursuivi depuis février 2020 pour "blessures involontaires" et "tromperie aggravée", a été mis en examen en juillet 2020 pour "homicides involontaires". De même, les assureurs s'attendent maintenant à voir les condamnations des médecins prescripteurs se multiplier [2].

En octobre 2020, l'espoir se renforce un peu plus avec la mise en examen de l'ANSM pour "blessures et homicides involontaires par négligence" [3]. Sans oublier, toutefois, ce proverbe russe: "ne crains pas la justice, mais crains le juge".

[1] https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/030820/depakine-le-laboratoire-sanofi-mis-en-examen-pour-homicides-involontaires

[2] https://www.hospimedia.fr/actualite/articles/20200929-gestion-des-risques-le-covid-19-et-la

[3] https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/091120/depakine-l-agence-du-medicament-mise-en-examen-pour-homicides-involontaires

https://www.mediapart.fr/journal/france/191021/mahmoud-zureik-il-faut-surveiller-de-tres-pres-l-efficacite-et-les-risques-des-vaccins-dans-la-vraie-vie

La iatrogénie est abordée ici:

https://blogs.mediapart.fr/wawa/blog/150121/la-iatrogenie-ou-effets-deleteres-des-actes-medico-pharmaceutiques

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