Le valproate de sodium est le principe actif de divers médicaments, notamment du médicament anti-épileptique Dépakine, commercialisé depuis 1967 par le laboratoire Sanofi, mais aussi d'autres médicaments des troubles bipolaires.
Pendant plusieurs décennies, le gouvernement français a autorisé Sanofi à mettre leur médicament Depakine sur le marché. Faisant confiance à leurs médecins et à Sanofi, des femmes enceintes en ont donc consommé, sans se méfier. Selon l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), 14 322 femmes enceintes y ont été "exposées" entre 2007 et 2014.
En juillet 2020 la justice a reconnu pour la première fois la responsabilité conjointe de l'Etat, des laboratoire Sanofi et des médecins prescripteurs de Depakine chez les femmes enceintes ayant ensuite donné naissance à des enfants diversement malformés.
Sauf très rares exceptions impossibles à contester, Sanofi refuse toujours de reconnaître sa responsabilité et refuse donc d’indemniser les plupart des victimes. C’est donc l’État qui risque de devoir s’en charger, avec l’argent des contribuables. Un fonds a été spécialement mis en place dans ce but, mais les conditions pour y avoir le droit sont particulièrement strictes.
Tout espoir n'est pas perdu car Sanofi Aventis France, déjà poursuivi depuis février 2020 pour "blessures involontaires" et "tromperie aggravée", a été mis en examen en juillet 2020 pour "homicides involontaires". De même, les assureurs s'attendent maintenant à voir les condamnations des médecins prescripteurs se multiplier [2].
En octobre 2020, l'espoir se renforce un peu plus avec la mise en examen de l'ANSM pour "blessures et homicides involontaires par négligence" [3]. Sans oublier, toutefois, ce proverbe russe: "ne crains pas la justice, mais crains le juge".
[2] https://www.hospimedia.fr/actualite/articles/20200929-gestion-des-risques-le-covid-19-et-la
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La iatrogénie est abordée ici:
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