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Chien qui aboie ne mord pas (et la caravane passe).
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Billet de blog 26 sept. 2022

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La vie est trop courte pour se tuer; il ne faut pas s'impatienter.

Le titre de ce billet est de Marie de Rabutin-Chantal, connue comme la marquise ou, plus simplement, Madame de Sévigné (1626-96).

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Autres citations de Madame de Sévigné, en commençant par l'amour et l'amitié:

"Je vous cherche toujours, et je trouve que tout me manque, parce que vous me manquez."

"Je t'aime si passionnément, que je cache une grande partie de mon amour, pour ne pas t'en oppresser." / "I love you so passionately, that I hide a great part of my love, so as not to oppress you with it."

"This life is a perpetual chequer-work of good and evil, pleasure and pain. When in possession of what we desire, we are only so much the nearer losing it; and when at a distance from it, we live in expectation of enjoying it again."

"Il n'y a rien de plus vrai que l'amitié se réchauffe quand on est dans les mêmes intérêts."

"Nothing is more certain of destroying any good feeling that may be cherished towards us than to show distrust. To be suspected as an enemy is often enough to make a man become so; the whole matter is over, there is no farther use of guarding against it. On the contrary, confidence leads us naturally to act kindly, we are affected by the good opinion which others entertain of us, and we are not easily induced to lose it."

"Nous sentons plus que jamais que la mémoire est dans le cœur; car, quand elle ne nous vient point de cet endroit, nous n’en avons pas plus que des lièvres."

"C'est une chose plaisante à observer que le plaisir qu'on prend à parler, quoique de loin, à une personne que l'on aime, et l'étrange pesanteur qu'on trouve à écrire aux autres."

"Je m'en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe, la plus singulière, la plus extraordinaire, la plus incroyable, la plus imprévue, la plus grande, la plus petite, la plus rare, la plus commune, la plus éclatante, la plus secrète jusqu'à aujourd'hui, la plus brillante, la plus digne d’envie; enfin une chose dont on ne trouve qu'un exemple dans les siècles passés: encore cet exemple n’est-il pas juste; une chose que nous ne saurions croire à Paris, comment la pourrait-on croire à Lyon? Une chose qui fait crier miséricorde à tout le monde; une chose qui comble de joie madame de Rohan et madame d’Hauterive; une chose enfin qui se fera dimanche, où ceux qui la verront croiront avoir la berlue; une chose qui se fera dimanche, et qui ne sera peut-être pas faite lundi. Je ne puis me résoudre à la dire, devinez-la, je vous le donne en trois; jetez-vous votre langue aux chiens? Hé bien! Il faut donc vous la dire: M. de Lauzun épouse dimanche au Louvre, devinez qui ? Je vous le donne en quatre, je vous le donne en dix, je vous le donne en cent. Madame de Coulanges dit: Voilà qui est bien difficile à deviner ! C’est madame de la Vallière. Point du tout, madame. C’est donc mademoiselle de Retz? Point du tout; vous êtes bien provinciale. Ah! Vraiment, nous sommes bien bêtes, dites-vous: c’est mademoiselle Colbert. Encore moins. C’est assurément mademoiselle de Créqui. Vous n’y êtes pas. Il faut donc à la fin vous le dire: il épouse, dimanche, au Louvre, avec la permission du roi, mademoiselle, mademoiselle de mademoiselle, devinez le nom; il épouse Mademoiselle, ma foi! Par ma foi! Ma foi jurée ! Mademoiselle, la grande Mademoiselle, Mademoiselle, fille de feu Monsieur, Mademoiselle, petite-fille de Henri IV, mademoiselle d’Eu, mademoiselle de Dombes, mademoiselle de Montpensier, mademoiselle d’Orléans, Mademoiselle, cousine germaine du roi; Mademoiselle, destinée au trône; Mademoiselle, le seul parti de France qui fût digne de Monsieur. Voilà un beau sujet de discourir. Si vous criez, si vous êtes hors de vous-mêmes, si vous dites que nous avons menti, que cela est faux, qu’on se moque de vous, que voilà une belle raillerie, que cela est bien fade à imaginer; si enfin vous nous dites des injures, nous trouverons que vous avez raison; nous en avons fait autant que vous. Adieu; les lettres qui seront portées par cet ordinaire vous feront voir si nous disons vrai ou non."

"I know of no sorrow greater than that occasioned by a delay of the post."

"Long journeys are strange things: if we were always to continue in the same mind we are in at the end of a journey, we should never stir from the place we were then in."

"If we could have a little patience, we should escape much mortification; time takes away as much as it gives."

"[After being corrected by a grammarian for using the feminine pronoun instead of the pseudogeneric masculine:] As you please, but for my part, if I were to express myself so, I should fancy I had a beard."

"I fear nothing so much as a man who is witty all day long."

"Sans la consolation de la lecture, nous mourrions d'ennui présentement." / "Not to find pleasure in serious reading gives a pastel coloring to the mind." / "I pity those who have no taste for reading."

"Gloom and sadness are poison to us, and the origin of hysterics. You are right in thinking that this disease is in the imagination; you have defined it perfectly; it is vexation which causes it to spring up, and fear that supports it."

"Les choses n'arrivent quasi jamais comme on se les imagine."

"I do not like to employ secretaries that have more wit than myself. I am afraid to make them write all my nonsense."

"Fortune is always on the side of the largest battalions."

"In all nations truth is the most sublime, the most simple, the most difficult, and yet the most natural thing."

"Une heure de conversation vaut mieux que cinquante lettres."

"There are twelve hours in the day, and above fifty in the night."

"We ought to be astonished at nothing; for what do we not meet with in our journey through life?"

"Gare à la flatterie, ma fille: trop de sucre gâte les dents."

"Truth carries authority with it; while falsehood and lies skulk under a load of words, without having the power of persuasion; the more they attempt to show themselves, the more they are entangled."

"I am persuaded that the greater part of our complaints arise from want of exercise."

"Il arrive rarement, je pense, qu'un homme ait la bienséance de mourir quand tout le monde le souhaite." / "It seldom happens, I think, that a man has the civility to die when all the world wishes it."

"Ah, quelle rancune dois-je aux médecins! Quel enfantillage que leur art!" / "Ah, what a grudge I owe physicians! what mummery is their art!"

"Providence conducts us with so much kindness through the different periods of our life, that we scarcely feel the change; our days glide gently and imperceptibly along, like the motion of the hour-hand, which we cannot discover. We advance gradually; we are the same to-day as yesterday, and to-morrow as to-day: thus we go on, without perceiving it, which is a miracle of the Providence I adore."

"It is thus that we walk through the world like the blind, not knowing whither we are going, regarding as bad what is good, regarding as good what is bad, and ever in entire ignorance."

"L'ingratitude attire les reproches, comme la reconnaissance attire de nouveaux bienfaits."

"Les dévots passent beaucoup de temps avec leurs confesseurs parce qu'ils aiment parler d'eux-mêmes." / "Religious people spend so much time with their confessors because they like to talk about themselves."

Madeleine de Souvré, marquise de Sablé (1599-1678) est citée ici:

https://blogs.mediapart.fr/wawa/blog/140922/les-petits-esprits-ne-doutent-jamais-de-rien

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