La politique économique et sociale du précipice du Président Hollande

Nous avions connu de 2002 à 2012 le désastre au terme de dix années consécutives de gouvernance par la droite, avec une tempête particulièrement dévastatrice pour l’économie française et la République sous les cieux de la mandature de Nicolas Sarkozy (2007-2012). Nous voilà maintenant en route, à presque la moitié du mandat de François Hollande, vers un précipice sur les plans économique, social et politique. Radiographie du « précipice hollandiste ».

Nous avions connu de 2002 à 2012 le désastre au terme de dix années consécutives de gouvernance par la droite, avec une tempête particulièrement dévastatrice pour l’économie française et la République sous les cieux de la mandature de Nicolas Sarkozy (2007-2012). Nous voilà maintenant en route, à presque la moitié du mandat de François Hollande, vers un précipice sur les plans économique, social et politique. Radiographie du « précipice hollandiste ».

L’économie n’est pas une science exacte mais elle n’en demeure pas moins prévisible sur certains fondamentaux , si rien n’est entrepris sur les plans conjoncturel et structurel pour rompre avec une politique économique qui n’a jamais fait ses preuves par le passé et un modèle économique dont on connaît aujourd’hui tous les effets dévastateurs pour l’homme et la planète. Ce ne sont pourtant pas les nombreuses analyses journalistiques et études économiques (1) qui ont manqué depuis les premières orientations néolibérales inattendues prises par François Hollande - c‘est-à-dire quasiment dès son arrivée au pouvoir en mai 2012 ! -, pour alerter le pouvoir en place. Mais rien n’y fait. De pacte en pacte - avec le patronat et l‘oligarchie de la finance -, alors que tous les indicateurs appellent à un desserrement de l’étau de l’austérité et à une urgente révolution progressiste, le pouvoir hollandiste s’enfonce lamentablement dans les sables mouvants de la doxa néolibérale, en renonçant à tout changement en termes de politique économique et sociale par rapport à la politique du désastre de son prédécesseur, voire même, le plus consternant, à toute velléité de changement. Par contre, vous l’aurez certainement remarqué, seule la monture de la paire de lunettes de notre Président de la République a connu un changement significatif depuis son élection, mais apparemment, sans aucun effet sur sa vision des choses. Si ce n’était pas tragique, on pourrait presque se laisser amuser  par l’ironie d’y voir là un clin d’œil symbolique du double syndrome du cynisme en politique et de l‘aveuglement.  

L’obsession injustifiée sur le coût du travail qu’il faudrait à tout prix abaisser pour réduire le chômage, et tout particulièrement, celui de la main-d’œuvre déqualifiée ou peu qualifiée, grande ineptie cardinale de l’approche  néolibérale (2) du marché du travail, n’est pas nouvelle en France. Elle commence à guider la politique de l’emploi des gouvernements successifs, de droite comme de gauche, à partir du début des années 90, avec les premières exonérations de cotisations sociales décidées pour favoriser le travail à temps partiel en 1992 et sur les bas salaires pour défendre l’emploi non qualifié en 1993. Depuis, les cadeaux aux entreprises sous forme d’allègements de charges n’auront de cesse de progresser, au point qu’aujourd’hui, les réductions de charges sur les bas salaires représentent le premier poste de la politique de l’emploi en France. C’est dans le cadre de cette continuité historique que s’inscrit la politique de l’offre de François Hollande au travers des deux dispositifs phares adoptés, le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (Cice) et le pacte de responsabilité qui, entre les allègements fiscaux et la suppression des cotisations patronales famille, représentent un jackpot annuel pour les entreprises de l’Hexagone de 41 milliards d’euros, si l‘on y ajoute les autres mesures additionnelles de baisse d‘impôts prévues. Et on le sait, un cadeau au patronat financé grâce à la baisse envisagée des dépenses publiques de 50 milliards d’euros, ce qui vient amplifier un peu plus l’austérité via les effets multiplicateurs de la dépense publique, sans oublier ceux du commerce extérieur du fait de politiques similaires menées en même temps de façon suicidaire au sein de la zone euro depuis le début de la crise financière en 2008 (3).

Outre l’incohérence majeure d’une politique macroéconomique récessive qui plombe structurellement la demande intérieure et l‘activité, ne pouvant donc inciter les entreprises à  investir et donc à créer les emplois suffisants pour réduire le chômage (4), il y a dans les orientations de la politique de l’offre de François Hollande, comme celle de ses prédécesseurs, ce même réel déni de la réalité face aux effets pervers d’un recours exagéré aux exonérations de charges sociales patronales sur les bas salaires, de plus en plus mis en exergue par les derniers rapports et études sur le sujet en France. Tout d’abord, soulignons que cette politique coûte chère à l’ensemble de la collectivité puisque ces exonérations sont autant de ressources en moins pour la sécurité sociale. Si l’on envisage les seuls abaissements de cotisations sociales patronales au niveau du Smic, la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) du ministère du Travail, estime le coût par emploi sauvé ou créé par ce dispositif entre 20 000 et 40 000 euros, soit une dépense totale pour la politique de l’emploi qui représenterait pour ce dispositif à peu près un point de pourcentage du PIB. Et pour quels résultats ? Certes, comme le montrent bon nombre d’études, il est indéniable que cela a pu avoir des effets quantitatifs positifs sur l’emploi non qualifié au cours des années 90, mais de façon très limitée, et avec des estimations au demeurant très incertaines car les travaux faisant état de cet effet positif ne brillent guère par leur solidité. Par contre, nous savons aussi, aujourd’hui, avec le recul nécessaire face à l‘évolution du chômage depuis plus de vingt ans, que cela n’a aucunement solutionné le problème du chômage des personnes non qualifiées qui, elles, représentent toujours l’essentiel des chômeurs de longue durée car les entreprises leur préfèrent trop souvent une main-d’œuvre plus qualifiée pour occuper des emplois non qualifiés….afin de pouvoir bénéficier des exonérations de charges sociales sur les bas salaires. Ces effets d’aubaine, comme disent les économistes, n’ont pas la seule propriété d’être des cadeaux indus pour les entreprises, mais ils participent dangereusement au déclassement  professionnel et salarial de la force de travail, et tout particulièrement des jeunes actifs entrant sur le marché du travail.

Par ailleurs, il est désormais avéré que le recours exagéré à ces exonérations sur les bas salaires a contribué à créer ce qu’on nomme la « trappe à bas salaires », incitant en effet les entreprises à contenir le plus possible les hausses salariales pour les bas salaires, ce qui, au-delà de l’injustice sociale dont sont victimes leurs bénéficiaires, est une réelle contradiction de fond avec l’objectif de réduction du chômage compte tenu des effets récéssionnistes qui en résultent (les bas salaires consacrant une part de leur montant beaucoup plus conséquente à la consommation que les hauts salaires). Pire, la responsabilité de ces allègements de cotisations sociales sur les bas salaires est aujourd’hui clairement pointée du doigt par la plupart des économistes, dans l’explication de la « paresse structurelle » des entreprises hexagonales à enrichir les qualifications de leurs salariés par la formation professionnelle - tout du moins ceux qui en ont le plus besoin, c’est-à-dire la main-d’œuvre peu qualifiée. Ce qui se traduit inévitablement par un manque de compétitivité structurelle de la part de nos entreprises. Or, nous sommes là bien au cœur du problème de la compétitivité que connaît l’économie française. Ce n’est pas une question de compétitivité-coût qui est en cause, comme le présente le patronat pour continuer à demander l’aumône au gouvernement, mais bien la question prioritaire de la compétitivité hors-prix : la difficulté des entreprises à monter en gamme leurs produits du fait d’un déficit d’innovation, lui-même résultat pour une très large part de l’insuffisance de leurs efforts à vouloir enrichir les compétences de tous leurs salariés. De ce point de vue là, comme l’analyse Henri Sterdyniak, le Cice risque certainement d’entretenir cette dynamique nuisible pour la productivité du travail et l‘innovation, et donc la compétitivité structurelle, car en voulant poursuivre sur la voie de l’encouragement de l’emploi déqualifié par des allègements de charges patronales, il pénalise en final l’emploi qualifié (5).   

Le choix semble-t-il irrévocable par François Hollande du renforcement d’une politique de l’offre qu’avaient commencée à entreprendre ses prédécesseurs de droite, est déjà lourd de conséquences en termes de souffrances sociales, si l’on en juge par la publication de tous les indicateurs économiques disponibles ce jour en la matière. Les sombres constats auxquels nous avait habitués l‘incompétence du pouvoir sarkozyste, se répètent et se ressemblent, de l’aggravation du chômage - en particulier de longue durée -  jusqu’à la paupérisation de la société et des travailleurs, en passant par l’accroissement des inégalités comme le mettent en lumière les statistiques de l‘Insee. Et ce n’est pas l’autre orientation néolibérale de la flexibilisation du marché du travail pleinement assumée par le pouvoir en place à travers la loi sur la flexisécurisation de l’emploi adoptée en mai dernier, renforçant ainsi le dualisme du marché du travail, qui va améliorer la situation des travailleurs, et encore moins celle des plus précaires. Il n’y a donc strictement rien à attendre de cette politique du précipice économique et social en dehors, malheureusement, de nouveaux records à venir pour le chômage de masse et d’une fracture sociale grandissante,……mais d’une progression conséquente des dividendes des entreprises du CAC 40 alimentée par la politique des cadeaux fiscaux et parafiscaux de François Hollande au patronat. L’organisation patronale, le Mouvement des entreprises de France (Medef), peut être rassurée !….
 
Mais, la profondeur du précipice hollandiste est ailleurs ; elle est de nature politique. Avec Nicolas Sarkozy, on a pu assister au déni permanent de la République, en particulier dans l’un de ses fondements les plus sacrés, l’indépendance de la justice, à l’époque largement analysé et commenté dans les colonnes de Médiapart, et que nous rappellent à la mémoire les affaires judiciaires en cours dans le cadre desquelles l’ex-président de la République a été mis en examen pour des motifs gravissimes (6). Avec son successeur, nous sommes dans un tout autre déni, c’est celui du socialisme, plus exactement d’un socialisme jauressiste, dont on mesure encore assez mal toutes les lourdes conséquences politiques qu‘il peut avoir, même si les résultats des élections municipales, puis européennes de 2014, nous invitent déjà à en esquisser quelques unes. Car même si le parti socialiste n’a pas attendu François Hollande pour virer sa cuti à droite, le candidat François Hollande, lui, a sagement attendu d’être élu président de la République pour afficher et assumer pleinement ses convictions et intentions libérales qu‘il avait cyniquement dissimulées pendant la campagne présidentielle de 2012. Dès lors, on peut déjà entrevoir deux conséquences politiques majeures de ce reniement. La première est sans aucun doute l’accentuation de l’abstentionnisme dépolitisé, fissurant un peu plus le socle démocratique de la société française. Par ce reniement spectaculaire de François Hollande, c’est en effet la crise de défiance vis-à-vis de la classe politique qui s’en trouve accentuée dans notre pays. On se souvient, certes, du tournant de la rigueur en 1983 avec François Mitterrand, mais celui-ci avait quand même entrepris au début de son mandat une politique économique conforme à ses engagements de campagne, par une politique de relance et des mesures de conquête sociale importantes (retraite à 60 ans, 39 heures, cinquième semaine de congés payés, etc.). Avec François Hollande, rien, absolument rien, pas la moindre audace socialiste en matière économique et social, en conformité a minima avec son slogan de campagne « le changement, c’est maintenant ». Dans ces conditions, est-ce vraiment étonnant qu’un nombre croissant de nos concitoyens désabusés par le médiocre calcul politicien, le plus souvent ceux qui se sentent à juste raison avoir été abandonnés par la République, s’éloignent du chemin des urnes, lorsque le premier représentant de la classe politique, un président de la République, censé être un modèle d’intégrité par rapport à ses engagements de campagne, fait acte d’expert en stratège politicien manipulateur ?   

La seconde conséquence politique du reniement hollandiste vient de ce que dans l’opinion publique le clivage gauche-droite n’a jamais été autant brouillé en raison de ce qu’il convient d’appeler une usurpation d’identité politique complète de la part d’un chef de l’État  et d’un gouvernement de droite se disant de gauche. Une falsification idéologique définitivement entérinée par le parti solférinien qui fait complètement sienne de l’expression d’enfumage utilisée par François Hollande pour qualifier sa propre politique quelques mois après son élection, celle d‘un « socialisme de l‘offre ». Un tel brouillage des identités politiques participe incontestablement au renforcement de la dynamique du Front national et, en réaction à celui-ci, à une droitisation de la droite, en insufflant auprès des électeurs la fausse idée dangereuse qu’il n’y aurait plus de différences entre une politique économique de gauche et une politique économique de droite, et que l’heure aurait donc sonné pour la seule alternative possible que porterait l’extrême droite. Ainsi, en jouant avec le feu  de la confusion politique identitaire, François Hollande et le parti socialiste décrédibilisent auprès des Français la gauche et plus généralement le Socialisme, et de cette façon, sont donc également très largement responsables de la consolidation du vote extrême droite en France. De fait, si la gauche ne parvient pas à clarifier les choses, d’une part, en renvoyant le parti socialiste à ce qu’il est devenu, à savoir un parti définitivement à droite aux ordres d’un président de droite lui-même inféodé au pouvoir du grand patronat, et dont les mots de « gauche » ou de  « socialiste » ne peuvent plus lui être associés de près comme de très loin ; et, d’autre part, en sachant présenter aux électeurs une réelle alternative lisible conforme à ses valeurs et offensive vis-à-vis de la finance et du CAC 40, alors, c’est bien sur ce terrain politique que l’on risque fort, en 2017, de mesurer toute la profondeur du gouffre hollandiste. Et ce, au travers de l’ampleur du score de Marine Le Pen…..au second tour des élections présidentielles.

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(1) On pourra lire en particulier deux articles récents sur Médiapart qui montrent, en s’appuyant sur de nombreux travaux de sénateurs et d‘économistes, en quoi la politique de l’offre du gouvernement ne pourra pas avoir ses effets escomptés sur l’emploi :
- De Laurent Mauduit, L'échec économique, le désastre social
- De Rachida El Azzouzi, Le «pacte de responsabilité» n'inversera pas la courbe du chômage


Ne pas passer non plus à côté de la critique éclairée des économistes atterrés contre le pacte de responsabilité, « Un pacte irresponsable »  :
http://www.atterres.org/sites/default/files/Note%20pacte%20de%20responsabilit%C3%A9,%20un%20pacte%20irresponsable.pdf

Plus anciennement, après seulement un semestre de gouvernance hollandiste : L’évidente perspective d'un échec de la politique économique du pouvoir «socialiste»

(2) Consulter en particulier pour une synthèse critique de l’approche néoclassique du marché du travail : Il était une fois... les inepties libérales sur le chômage

(3) La variation de la dépense publique a des effets amplifiés sur le niveau en volume de l’activité économique, d’où un multiplicateur budgétaire supérieur à 1. Lorsque l'État accroît ses dépenses de 1 milliard d'euros (à prélèvement fiscal constant), l'effet expansionniste sur l'activité économique dépasse 1 milliard d'euros, entre 1,2 milliard et 2 milliards selon les diverses estimations économétriques des différents instituts et services d'études économiques. Inversement, lorsque l'État réduit ses dépenses de 1 milliard d'euros, l'effet récessif sur la production est donc, en final, supérieur à 1 milliard.
Dans un espace économique fortement intégré par les échanges extérieurs, comme dans la zone euro, la vitalité de la demande intérieure des uns stimule également les exportations et donc l’activité économique des autres, ce qui se traduit par des effets d‘entraînement vertueux. A l’inverse, si tous les pays font simultanément de l’austérité et se lancent dans une course effrénée à la baisse du coût du travail, alors l’effet négatif de l’atonie de la demande intérieure des uns sur leur activité économique est renforcé par la baisse de leurs exportations induite par la faiblesse de la demande intérieure des autres, ce qui débouche sur un  cercle vicieux récessif par le biais du commerce extérieur.
Notons que cette obsession commune dévastatrice au sein de la zone euro de vouloir faire baisser le coût du travail est favorisée par la surévaluation de l’euro et l’impossibilité par un État seul de décider de la dépréciation de l’euro. Chaque État, à défaut d’une dévaluation monétaire externe, procède donc de cette façon à une dévaluation interne.       

(4) Les profits sont certes une condition nécessaire à l’investissement, mais pas suffisante, les entreprises ayant besoin aussi de perspectives favorables de demande pour investir. Par ailleurs, selon l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), compte tenu du rythme actuel des gains de productivité du travail, de la durée du travail et de la progression annuelle de la population active en France, l’économie française doit enregistrer au minimum une croissance économique annuelle de 1,5 % pour stabiliser son chômage. Selon sa dernière Note de conjoncture de juin dernier, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) ne table que sur une progression de 0,7 % en volume du PIB ( cf. tableau synthétique : http://www.insee.fr/fr/themes/theme.asp?theme=17&sous_theme=3&page=tableau.htm).

(5) Extrait du commentaire d’Henri Sterdyniak, directeur du département économie de la mondialisation de l’OFCE, de l’article de Mathieu Bunel, Céline Emond et Yannick L’Horty, « Évaluer les réformes des exonérations générales de cotisations sociales », Revue de l’OFCE, (n°126), 2012 :


« Le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi devait s’inscrire dans un pacte productif visant à redonner de l’élan à l’industrie française. Malheureusement, sa mise en place est restée dans le cadre de la stratégie préconisée tant par l’article sous revue que par les services du ministère de l’Économie : favoriser l’emploi par la baisse du coût du travail des salariés à bas salaires. Selon l’étude présentée dans ce même numéro (*), les 150 000 emplois créés le seraient en quasi-totalité par des effets de substitution bénéficiant aux salariés à bas salaires. Ces emplois à basse qualification seraient créés par effet de substitution, donc au détriment d’emplois qualifiés ou de l’investissement : on est loin de l’objectif affiché d’accompagner la montée en gamme de l’industrie française en stimulant l’innovation. Là aussi, ces emplois ne correspondent pas à la qualification des jeunes et à leurs souhaits. Étant financé ex ante, le CICE ne permettrait pas de hausse du PIB, la hausse de l’emploi non-qualifié serait payée par une baisse des investissements publics et des dépenses publiques profitant aux ménages.»
(*)  Voir Mathieu Plane, « Évaluation de l’impact économique du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) »


Pour lire l’intégralité de la critique d’Henri Sterdyniak, activer le lien :  http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/3-126.pdf

(6) Pour se rafraîchir la mémoire : Lettre d'un modeste Citoyen au Président de la République française...

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