SolMiRé : solidarité avec les migrants sans-abri à Besançon

Des hommes, des femmes et des enfants dorment dans la rue à Besançon. SolMiRé leur vient en aide. Un local squatté facilite la rencontre entre bénévoles et demandeurs d'asile. Il appartient à une société d'économie mixte de la ville de Besançon qui cherche à les expulser. Un exemple des conditions dramatiques faites aux migrants dans notre douce France, en ce début de l'an 2018.

Campement de migrants et réfugiés, parking d'Arènes à Besançon le 27 décembre [Photos YF] Campement de migrants et réfugiés, parking d'Arènes à Besançon le 27 décembre [Photos YF]

SolMiRé (Solidarité Migrants Réfugiés) est né l'an dernier, après que le Collectif de Défense des Droits et Libertés des Étrangers (CDDLE), œuvrant en faveur des familles déboutées du droit d'asile, ait répertorié en mai 2016 les familles risquant d'être expulsées d'ici la fin de l'année scolaire.

Des familles vivaient dehors. C'est alors que des citoyens choqués par cet état de fait les ont rencontrées. A la rentrée de septembre, une famille, qui séjournait jusqu'alors dans l'accueil de nuit, a été expulsée. Les enfants étaient de bons élèves, les enseignants se sont mobilisés, en vain.

La police a débarqué à 6 h du matin, la mère a fait un malaise et a été hospitalisée, tandis que le père et ses quatre enfants, étaient expulsés et embarqués dans un avion en direction du Kosovo. Ce procédé a paru d'autant plus brutal et choquant que la Préfecture avait assuré qu'il n'y aurait pas d'expulsion tant que la mère serait hospitalisée.

Besançon : le Doubs et le pont Battant [Ph. YF] Besançon : le Doubs et le pont Battant [Ph. YF]
A sa sortie de l'hôpital, la mère a dû être cachée dans des familles solidaires. Cette affaire avait déclenché des rencontres entre personnes ne supportant pas une telle attitude de l'État français. C'est alors qu'une mobilisation s'est fait jour en faveur de familles de demandeurs d'asile à la rue, pas forcément déboutées, mais en attente de statut, sans aucune solution de mise à l'abri. En septembre-octobre 2016, 20 à 30 personnes avec enfants, parfois en bas âge, venant des Balkans, étaient sans toit. D'où l'occupation de bâtiments municipaux, comme le Kursaal (lieu de spectacles), les Bains douches (lieu associatif). Selon le principe : on est dehors, on va se mettre au chaud, et on prévient la mairie. Alors même que le 115 ne proposait rien. Et c'est ainsi que naquit le collectif Solidarité Migrants Réfugiés (SolMiRé) et une association du même nom (afin de pouvoir gérer un budget d'interventions).

Le seul réel soutien politique fut celui de Barbara Romagnan, députée PS, en marge des positions officielles de ce parti (battue en juin dernier par une candidate LREM). La Préfecture finit par accepter des hébergements de familles en hôtel. La position de SolMiRé était combattue par certains avec l'éternel prétexte de "l'appel d'air", le sempiternel argument selon lequel les Balkans seraient des pays sûrs et la continuelle thèse, infecte, d'une prétendue concurrence des misères (les SDF bien de chez nous et ceux venus d'ailleurs qui prendraient la place des premiers). Alors même que nombreux des Albanais réfugiés sont victimes dans leur pays du fameux kanun, code d'honneur qui peut être extrêmement violent.

Si cette cause de départ, bien réelle, est invoquée souvent sans preuves, dans certains cas des preuves existent, y compris avec coupures de la presse albanaise attestant des violences et exactions subies. On m'a évoqué des témoignages bouleversants, tant à Besançon qu'à Saint-Etienne ou Auch, sur ces drames expliquant la fuite vers l'Europe. La présence des Albanais fait dire qu'ils sont plus nombreux à Besançon qu'ailleurs, comme s'il s'agissait d'une plaque tournante (à noter qu'on entend les mêmes arguments fallacieux dans plusieurs villes de France).

Les choses se sont aggravées lorsque le lieu d'accueil Saint-Jacques, qui avait été ouvert dans une ancienne maternité en 2013, après la suppression d'un campement à Battant, a été fermé pour raison de travaux (sans solution de rechange) et surtout lorsque la France a négocié avec l'Albanie pour le retour des réfugiés dans leur pays, avec la promesse d'une entrée dans l'UE si l'Albanie garde ses ressortissants (avec le point d'orgue de la visite de Gérard Collomb à Tirana les 14 et 15 décembre dernier). Des tentes ont alors été installées devant la Préfecture du Doubs, à Besançon. En juin et juillet 2016, la Préfecture organisa la chasse des tentes, avec intervention des policiers, sans brutalité mais avec des pressions psychologiques : la Préfecture menaçait de ne pas étudier les dossiers de demandes d'asile si les intéressés persistaient à rester installer devant la Préfecture.

En décembre 2016, un appartement inoccupé d'un particulier rue Denfert-Rochereau était réquisitionné. L'agence qui gérait cet appartement était prête à signer un bail mais le propriétaire engagea une action en justice. Ainsi 10 à 14 personnes, dont une famille, furent expulsées sur décision du Tribunal : un report de l'exécution de la mesure au-delà de la trêve hivernale, à juillet 2017, fut obtenu afin de permettre à ces personnes de trouver une solution, qu'ils ne trouvèrent pas et durent rejoindre la rue. 

Local de SolMiRé rue d'Arènes, Le Bol d'R [Ph. YF] Local de SolMiRé rue d'Arènes, Le Bol d'R [Ph. YF]
Le Bol d'R

Cette action permit de concrétiser la situation des sans-abri, la possibilité de les héberger, sans risque majeur. C'est de là que vint l'idée d'un local de jour, lieu de convivialité, et non pas d'hébergement, pour ceux qui étaient prêts à s'investir. J'ai visité ce lieu un matin fin décembre : des familles étaient là, des enfants jouaient, au chaud, la douche était en service, une lessive était en route, plusieurs personnes, réfugiés et bénévoles, mangeaient. Ce local, inoccupé depuis deux ans et squatté depuis octobre 2017, situé au 24 rue d'Arènes, appartient  à une société d'économie mixte, contrôlée par la mairie (la SAIEMB). Il a pris pour nom Le Bol d'R, par ironie avec la frilosité de ceux qui ne cessent de parler d'appel d'air quand il s'agit de trouver des solutions à une situation inhumaine.

Local Le Bol d'R [Photo de L. Duménil, parue sur le site de France 3-régions] Local Le Bol d'R [Photo de L. Duménil, parue sur le site de France 3-régions]

Dans la chaleur de l'été 2016, les policiers qui chassaient les migrants étaient davantage des RoboCop. Les tentes avaient été déplacées square Élisée Cusenier mais cela gênait encore la Préfecture. Alors elles ont été planquées mais cela, du coup, arrangeait trop les autorités. Alors au début de l'hiver, les tentes furent installées sur le parking d'Arènes. Alors que dans certaines villes, la municipalité ne se contente pas de dire que ce n'est pas de sa compétence, ici la mairie était totalement absente. Deux élus sont venus découvrant que le 115 n'était pas en mesure de proposer des hébergements. Finalement, tous les élus ont suivi comme un seul homme le maire Jean-Louis Fousseret qui répétait jusqu'à plus soif les arguments de la Préfecture, sans que soit manifestée la moindre sensibilité au fait que des êtres humains, dans leur ville, devaient vivre dans la rue (alors même que la loi prévoit un hébergement pour les demandeurs d'asile en attente de réponse de l'Ofpra). Éric Alauzet, l'ancien député EELV devenu macroniste, surfe lui aussi sur l'appel d'air, élaborant sa position sur le sujet par le fait qu'il lui arrive de croiser des Albanais dans la rue. Les pressions exercées sur la municipalité pour remplacer le centre Saint-Jacques fermé sont restées vaines, la mairie considérant que le seul centre désormais existant, celui des Glacis, accueillant une trentaine d'hommes à la rue, peu d'étrangers, suffisait.

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Des êtres humains sont sans-abri mais le Préfet et le Maire semblent préférer regarder ailleurs [Photo YF]

Quant au Conseil Départemental, il est hors course. Aucun engagement sur ce problème social d'importance qui a vu, entre juillet 2016 et juillet 2017, 150 familles soit environ 350 personnes se retrouvant sans abri à Besançon (alors que des bâtiments sont vides et que 2400 logements sont inoccupés dans la ville). Avec une Préfecture ne prévoyant aucune autre solution que, parfois l'hôtel, aux conditions précaires (comme l'impossibilité d'y prendre des repas). Sinon le PRAHDA, programme d'accueil et d'hébergement des demandeurs d'asile, à la disposition de l'OFII (l'office français de l'immigration et de l'intégration), chargé d'héberger les réfugiés en cours de demande d'asile mais aussi des assignés à résidence pour des "dublinés" avant leur renvoi dans le pays par lequel ils sont entrés en Europe (procédure de Dublin). Un PRAHDA, sous-équipé, a été installé dans un ancien hôtel Formule 1 de la Zac Valentin, géré par Adoma (ex-Sonacotra, de triste mémoire : pour y avoir été logé exceptionnellement il y a bien longtemps durant un mois, à Roanne, dans la Loire, j'ai pu de visu constater comment se comportaient des gérants nostalgiques de l'Algérie française).

Des directeurs d'école Champagne, dans la cité de Planoise, scandalisés après avoir appris que certains de leurs élèves dormaient la nuit place Chamars, ont menacé d'en héberger la nuit dans leur école.

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Le Bol d'R a organisé une fête le samedi 23 décembre, avec spectacle au Scénacle, théâtre qui était bondé (peut-être 160 personnes), afin de collecter un peu d'argent pour le local, pour l'installation d'une douche, d'un chauffe-eau, et pour mesurer l'ampleur de la solidarité (parallèlement à une pétition qui a recueilli 3000 signatures). Une première audience du Tribunal de Grande Instance en vue d'une expulsion du local a été reportée par le juge des référés au 9 janvier. La SAIEMB réclame cette expulsion, alors même qu'elle avait proposé un bail précaire à 500 € par mois. Le collectif qui n'avait pas cette somme n'a même pas eu le temps de répondre : une semaine plus tard, l'avis d'expulsion tombait. Le collectif serait prêt à envisager un bail précaire, évidemment pas avec un tel loyer. SolMiRé  a le soutien de plusieurs organisations politiques . EELV constate "encore une gifle aux droits de l'homme dans la ville berceau de Victor Hugo" ; La France Insoumise dénonce une "réponse administrative brutale et lâche quand des jeunes enfants, des femmes enceintes, des personnes malades et fragilisées par l'exil, par dizaine sont contraintes de survivre dans des conditions inhumaines, en plein hiver, dans le déni de tout droit à la dignité" ; le PC soutient le collectif afin qu'il "puisse continuer le travail qu'il fait en lieu et place de pouvoirs publics qui ne le font pas pour l'instant".

Le Bol d'R [Photo parue dans "Factuel.info"] Le Bol d'R [Photo parue dans "Factuel.info"]

"Miracle de solidarité"

Ce genre de procès n'a pas pour fonction seulement de récupérer un local : il va de soi que ni la SAIEMB ni la mairie ne sont en péril avec ce squat mais elles veulent marquer le coup, qu'il ne soit pas dit que des humanitaires aient le dernier mot. A moins qu'avec réalisme elles finissent par admettre que la République n'est pas en danger quand des citoyens se mobilisent pour des bonnes causes, quand ils mènent des actions pour mettre à l'abri des hommes, des femmes et des enfants vivant dans des conditions indignes.

[Ph. YF] [Ph. YF]
Et puisque le maire, ex-PS, est un soutien d'Emmanuel Macron, qu'il entende le Président dire lors de ses vœux pour la nouvelle année que dans ce pays il a constaté des "miracles de solidarité, d'engagement, d'enthousiasme". " Le peuple français, a-t-il ajouté, est un grand peuple qui parfois sous-estime ses propres ressorts intimes. Nous sommes capables de l'exceptionnel." Hommage, certainement involontaire, à tous les citoyens qui prennent de leur temps, de leur énergie, qui fatiguent à la tâche, parce qu'ils ne supportent pas le fait que des individus, parfois des enfants, soient condamnés, dans notre pays, à vivre dans la rue. Des familles sont encore en ce moment à la rue à Besançon, des enfants dorment dans un hall de l'hôpital.

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"Un mépris sans nom"

L'audience du tribunal des référés du 9 janvier a été reportée au 13 février pour laisser le temps au collectif de trouver un autre local. Leslie, une des militantes actives de SolMiRé me confie : "je croise en ce moment toutes les personnes et les familles que nous avons aidées depuis un an, voire plus. Ils me disent tous qu'ils ont des réponses négatives. Je connais des situations dramatiques pour certains, et l'espoir qu'ils ont tous de vivre correctement. Le courage qu'il a fallu pour partir de chez eux est récompensé par un mépris sans nom. Notre action doit être politique : nous n'avons pas investi ce lieu (du Bol d'R) seulement pour des raisons humanitaires mais aussi pour de vraies motivations politiques, faire bouger sur ses bases la politique de non-accueil mise en place par les autorités municipales et gouvernementales."

 Dans cette ambiance morose, où les rares militants engagés expriment de la tristesse devant la faiblesse de la réaction des citoyens, qui devrait être spontanée et forte face au déni de justice auquel ils assistent, au vu et au su de tous, un point positif cependant : la Boutique Jeanne Antide, qui assure pour les demandeurs d'asile un accueil de jour pour les repas, est désormais largement ouverte à ceux qui dorment dehors, ce qui n'était pas le cas jusqu'alors. 

On se prend à rêver que la Justice n'abonde pas dans le choix d'inhumanité fait par la municipalité. Je donnerai des nouvelles sur ce blog du résultat de l'audience du 13 février.

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 Compte-rendu de l'audience du 9 janvier par Noëlle Ledeur en présence des soutiens à SolMiRé [Photo Daniel Bordür de Factuel.info]

 

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. Voir article du CDDLE dans Factuel.info, journal franc-comtois en ligne : Le PRAHDA ou les dérives d'un hébergement d'urgence privatisé.

. Voir article du CDDLE dans Factuel.info : Bol d'R : faire face à une réalité humaine désastreuse (27 décembre).

. Voir Radio BIP : Rassemblement devant le tribunal pour SOL-MI-RÉ, article d'Emma Audrey. Une vidéo de 13 mn retrace la situation avec interviews de militants de SolMiRé dont Leslie.

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. Accueil de jour Bol d'Air : nouveau rendez-vous judiciaire le 13 février sauf si..., article de Daniel Bordür paru le 9 janvier dans Factuel.info.

. Besançon : expulsion du collectif SolMiré, la décision encore renvoyée, article de Sophie Courageot sur France3 Régions.

. Le Bol d'R est ouvert tous les jours, du lundi au dimanche, de 11h à 14h et de 17h à 20h. Soutien financier Pour les actions de SolMiRé

 

. D'autres organisations agissent à Besançon en faveur des migrants, dont Welcome et La Pastorale des migrants.

. Pour rédiger cet article, j'ai rencontré à Besançon des militants de SolMiRé, dont Leslie et Odeline.

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Fraternité et humanisme ?

On assiste en ce moment en France à une véritable effervescence à propos des migrants. En vrac : la circulaire Collomb du 20 novembre prévoyant la surveillance des migrants hébergés dans des centres en vue de leur expulsion, conformément à la volonté froide du Président Macron, anticipée par une autre du même ordre, moins connue, en PACA qui cherchait à recenser les malades en hôpital psychiatrique (qualifiée finalement d'"erreur" ou d'"initiative malheureuse" par les autorités, à moins que ce soit : "ballon d'essai"). Ces orientations annoncent ce que sera la future loi (la énième) sur l'immigration et le droit d'asile, à propos de laquelle les discussions avec les associations débutent demain.

Sur le compte Facebook de Solidarité Migrants Réfugiés Sur le compte Facebook de Solidarité Migrants Réfugiés
Emmanuel Macron prônait la fraternité et l'humanisme dans ses vœux pour 2018, avec un culot phénoménal, tant son insensibilité est patente derrière des apparences revendiquant qu'on lui donne le bon Dieu sans confession. On sait pour la Roya, le col des Echelles (on ne sait pas si on ne découvrira pas des cadavres lors de la fonte des neiges), la situation des mineurs étrangers non accompagnés (avec les réticences de certains départements, débordés, à assumer leur mission d'aide sociale à l'enfance à leur égard, contrairement aux textes en vigueur).

Une militante d'Amnesty et de l'Association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé), Martine Landry, est poursuivie en justice pour avoir aidé deux mineurs refoulés d'Italie vers la France en les accompagnant entre les deux frontières. Ces solidarités s'expriment car tout est plus dur : une femme malgache a été mise en rétention à Marseille avec son bébé, un jeune migrant s'est suicidé sous un train à Paris. Un SDF a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour s'être servi dans les poubelles d'un supermarché (5 janvier). Pendant ce temps, des faschos allemands relayés en Suisse et en France diffusent une vidéo pour montrer que les cohortes sont constituées de réfugiés "riches", puisque sur leur route ils ont laissé des bouteilles d'eau pleines et de la nourriture non consommée. Et des gogos s'emploient à donner quitus à cette infamie. Pour couronner le tout, on a droit à la "générosité" d'Aznavour qui estime sur le plateau de France 2 à 20h le 7 janvier qu'il faut trier les réfugiés et garder les meilleurs.

Care évalue à 22,5 millions de réfugiés dans le monde. La France panique quand elle a 100 412 demandes d'asile (pour seulement 27000 obtenant le statut ou une protection subsidiaire, auxquels il faut rajouter 16000 suite à des recours devant la Cour d'appel).

Même si les sondeurs proclament que 60 à 70 % des Français réclament plus de fermeté, ce qui est réconfortant tout de même c'est qu'un certain nombre d'entre eux, sans forcément être actifs dans la défense des migrants, ne sont pas prêts à accepter n'importe quoi. Comme les morts en Méditerranée (encore une centaine de disparus le 9 janvier suite au naufrage d'une embarcation) et aux tortures en Lybie. De nombreuses associations agissent, 470 organisations ont réclamé une Conférence nationale sur les politiques migratoires de la France et lancé un appel à des États Généraux des Migrations (EGM) afin de peser sur les débats du projet de loi du gouvernement. Même des élus LREM se sont insurgés, certains vertement, face à la politique du gouvernement, qui cautionne la destruction, par la police ou des agents municipaux, des maigres biens des demandeurs d’asile (sacs de couchage, couvertures, tentes). J'évoquerai prochainement les mobilisations dans la région stéphanoise : des centaines de bénévoles sont actifs, certes à des degrés divers, mais leurs dons permettent de loger 500 personnes dans le département de la Loire : sans cela, elles seraient à la rue.

Je dédis cette photo aux bénévoles, anonymes ou non, qui se dévouent pour la défense des personnes condamnées à survivre dans la rue [source inconnue] Je dédis cette photo aux bénévoles, anonymes ou non, qui se dévouent pour la défense des personnes condamnées à survivre dans la rue [source inconnue]

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. Voir mon article récent sur la situation à Toulouse : Hébergement d'urgence et solutions pérennes

. Marseille : une jeune femme malgache en centre de rétention avec son bébé, France 3 PACA, 2 janvier 2018.

. Nous pleurons notre filleul Kantra, blog de RESF sur Mediapart, 30 décembre 2017.

. Voir l'article documenté de Carine Fouteau sur  Mediapart le 6 janvier : La "crise migratoire" n'a pas eu lieu.

 

Billet n° 367

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