Le choix de l’inégalité

L’Insee publie son Portrait social de la France : il se fait largement l’écho de l’impact de la crise sur la vie difficile de beaucoup de nos concitoyens. Ce genre de rapport public devrait être au cœur des débats et provoquer une réaction vive de l’Etat. Encore faudrait-il que l’opinion publique s’en saisisse. Or la solidarité est une notion qui recule dangereusement, en partie à cause du discours dominant néo-libéral.

L’Insee publie son Portrait social de la France : il se fait largement l’écho de l’impact de la crise sur la vie difficile de beaucoup de nos concitoyens. Ce genre de rapport public devrait être au cœur des débats et provoquer une réaction vive de l’Etat. Encore faudrait-il que l’opinion publique s’en saisisse. Or la solidarité est une notion qui recule dangereusement, en partie à cause du discours dominant néo-libéral.


 

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Le Portrait social 2014 de l’Insee, rendu public le 19 novembre, fait des constats dont certains tombent sous le sens : entre 2008 et 2013, le taux de chômage de longue durée a surtout augmenté chez les actifs les plus fragiles : ouvriers, employés, jeunes, personnes sans diplôme, parents isolés, habitants des zones urbaines sensibles, immigrés. En somme, il vaut mieux être riche et bien portant, que pauvre et malade. Par ailleurs, les chercheurs de l’Institut titrent un chapitre dans leur style bien mesuré, au point qu’à la première lecture j’avais compris l’inverse : « La baisse des inégalités de revenu salarial marque une pause pendant la crise ». De 2002 à 2007, les inégalités entre salaires avaient tendance à se réduire. Depuis 2007 (depuis « la crise », pas depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir), « les écarts de revenu entre les personnes aux revenus salariaux les plus faibles et celles proches de la médiane s'accroissent ». Par contre, tout en haut de l’échelle, pour les 0,1 % les mieux payés, on assisterait à un phénomène contraire : les revenus qui progressaient et se concentraient se stabilisent. Globalement, le constat est que, tout de même, les inégalités s’accroissent.

 Mariage_au_chateau_.jpg Au bonheur des riches, documentaire [capture d'écran]

Si l’étude montre que les ménages les plus aisés ont, en 2013, plus contribué à l’accroissement des impôts (abaissement du plafond du quotient familial, tranche à 45 %, baisse du plafond de l’abattement pour frais professionnel), il n’empêche que, contrairement à ce que le gouvernement avait annoncé, les ménages modestes (3ème à 5ème décile de niveau de vie) sont plus nombreux à être entrés dans l’impôt, malgré la revalorisation de la décote (qui en a fait sortir d'autres). Sur 27 millions de ménages, 16,5 payent l’impôt, dont 670 000 qui le doivent aux nouvelles mesures : les chiffres précis ne sont pas donnés, mais si l’on observe les colonnes des tableaux publiés, on constate que parmi eux, environ les 2/3 relèvent des 3ème, 4ème et 5ème décile (c’est-à-dire parmi les 30 % de la population dont le niveau de vie par unité de consommation se situe entre 1227 et 1584 € contre 4879 € pour le 10ème décile), malgré 80 000 sortis grâce à la décote.

Ces entrées dans l’impôt sont dues à la refiscalisation des heures supplémentaires, au gel de la Prime pour l’emploi (PPE) et au gel du barème de l’impôt, poursuite d’une mesure déjà prise sous Nicolas Sarkozy. Sur 4,7 milliards d’entrées fiscales supplémentaires, 1,9 proviennent des ménages « les plus aisés », et 2,8 de l’ensemble des ménages, en particulier de ces ménages modestes (en tout cas non aisés). Même s’il est difficile de classifier la population, on peut dire que les classes dites moyennes inférieures ou « moyennes » ont été fortement touchées (évidemment, les classes moyennes supérieures et les classes aisées payaient normalement déjà des impôts). La demi-part pour les personnes seules ayant élevé des enfants a disparu de manière progressive, sur quatre années : on se demande pourquoi le gouvernement n’a pas agi de la sorte pour la suppression par exemple de la défiscalisation des heures supplémentaires, mesure juste mais qui a été appliquée abruptement.

On apprend avec le Canard enchaîné du 19 novembre que la PPE, qui était perçue par 9 millions de personnes, va être supprimée au 1er janvier 2016 : économie 1,94 Mds€ (transformée par un système qui ne coûtera que 500 millions). Belle économie, sur le dos des plus modestes.

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  L’Insee constate que, parmi les mesures prises dans la sphère sociale, en 2013, seule la revalorisation du RSA aurait eu un « léger impact sur les niveaux de vie ». L’augmentation étant très légère (2 % par an), l’impact est effectivement léger. Information qu’il importe, bien sûr, de rapprocher de celle parue cet été selon laquelle les 500 familles les plus riches (ce n’est qu’une infime partie du 10ème décile) ont une fortune qui atteint 390 milliards d’euros et qui a globalement progressé de 22 % entre 2012 et 2013, soit plus de 60 Mds en un an (et encore de 15 % en 2014).

Et si ceux qui perçoivent le RSA ont eu droit à quelques miettes (bien loin de ce que la Conférence nationale de lutte contre la pauvreté avait proposé), leur nombre a progressé de 25 % entre fin 2008 et fin 2012 (la crise). RSA et ASS, ce sont 2 millions d’allocataires, soit avec conjoints et personnes à charge 4,5 millions (le RSA activité n’étant pas pris en compte dans ces chiffres). Par les temps troublés que nous vivons et où l’insolidarité fait son chemin, il est de plus en plus fréquents (voir les trolls internautes) de stigmatiser les gens au RSA qui se complairaient dans cette assistance : les courbes de l’Insee montrent bien que la progression du RSA suit inexorablement celle du chômage. Rien de plus logique.

 L’étude montre que 2/3 des bénéficiaires du RSA sont en situation de pauvreté monétaire (contre 14,3 % en dessous du seuil de pauvreté dans l’ensemble de la population). Ce qui implique des privations au quotidien, sur l’alimentation et sur la santé. 26 % des RSA socle se privent et doivent avoir recours à l’aide alimentaire (enquête menée par la Drees), et 25 % ne disposent pas d’un logement autonome (« la part des personnes sans chauffage a pratiquement doublé entre 2006 et 2012 »).

 DSCF4565.JPG Un local Emmaüs [Ph. YF]

L’Insee comptabilise également le nombre de SDF dans les villes d’au moins 20 000 habitants : 81 000 adultes, accompagnés de 31 000 enfants. Là encore, tout un discours se répand sur ces hommes et ces femmes, souvent quémandant dans les rues : ce serait une solution de facilité, ils n'auraient qu'à se bouger. Mais leur progression ne fait que correspondre à l’aggravation du chômage, à l’accroissement du nombre de citoyens relevant des minima sociaux.

Etrange que certaines associations, prétendant défendre l’enfance maltraitée, ne montent pas au créneau contre une telle situation d’enfants dans la rue. Par ailleurs, faut-il attendre que les Restos du cœur publient leur bilan à la fin de l’hiver, le Secours populaire après le Secours catholique fournisse ses statistiques, que la Fondation Abbé-Pierre ou le DAL lancent un nouveau cri d’alarme sur le logement et l’hébergement, pour que des mesures sérieuses soient prises afin que cesse une telle situation ? Nous avons là une étude fouillée de l’Insee, qui, bien que le propos soit quelque peu châtié pour faire scientifique, dresse un état inquiétant de la France qui ne peut passer par profit et perte.

 

epicerie_solidaire.jpg Epicerie solidaire à Saint-Gilles Croix de Vie mis en place par le Centre communal d'action sociale [document CCAS]

Certes, les pouvoirs publics ne sont pas inactifs : les collectivités locales (municipalités et départements) essayent depuis longtemps d’agir, et mettent en place des dispositifs pour venir en aide aux plus démunis (réalité en général tranquillement ignorée par les médias). Nombreuses associations luttant contre la pauvreté, la précarité, pour l’insertion, d’ailleurs souvent financées par les pouvoirs publics, se dévouent auprès de ces publics marginalisés. Le problème est que ce n'est pas suffisant et qu’il n’y a aucune pression sociale visant à faire cesser ces inégalités. Bien sûr, la générosité existe, une certaine compassion peut s’exprimer, les médias font larmoyer le chaland sur des situations extrêmes, mais tout cela reste très en deçà du problème posé. Et la baisse palpable de la solidarité ne laisse pas augurer de lendemains réjouissants.

 

L’esprit de solidarité en déroute

On sait que le Credoc a publié en octobre son « baromètre de la cohésion sociale 2014 » intitulé Le modèle social à l’épreuve de la crise. On a alors noté combien l'esprit de solidarité s'amenuisait, avec des exigences de l'ensemble des Français à l'encontre des victimes de la crise : 64 % considèrent que, s'ils le voulaient, la plupart des chômeurs pourraient trouver un emploi, reproche qui est en progression de 4 points par rapport à 2013. Plus du tiers des personnes interrogées estiment que ceux qui vivent dans la pauvreté ne font pas d'efforts pour s'en sortir, contre un quart en 2009. Très inquiétant. Car cela indique combien une propagande effrénée se révèle efficace. L'enquête du Credoc notait que les « valeurs libérales » progressaient : sur le plan des moeurs (mariage pour tous, suicide médicalement assisté en fin de vie) mais aussi sur le plan économique (moins d'exigences à l'égard des entreprises, ras-le-bol fiscal) ou sur le plan social (valorisation des initiatives personnelles). Le sentiment que les inégalités se creusent, étrangement, recule dans l'opinion : 84 % pensent que beaucoup abusent du système et la moitié seulement (42 %) que « beaucoup de personnes renoncent à bénéficier des droits aux allocations auxquelles elles pourraient prétendre ». Or le non-recours aux prestations est bien plus important que les abus (sans commune mesure).

Cette enquête confortait le constat facile à faire de la progression des attitudes individualistes : les Français interrogés placent d’abord « les efforts de chacun pour vivre ensemble » en tête des facteurs de cohésion sociale (35 %) ; l’école (25 %) et la protection sociale (14 %) arrivent bien après, et ne parlons pas des services publics (6%). Par ailleurs, on nous dit que le bénévolat subsiste : or, il est incertain, les militants engagés depuis longtemps constatent que les nouveaux venus se font rares, et souvent surfent d’une association à l’autre, sans investissement sur la durée.

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Nouveau sondage : celui de la Sofres, rendu public le 18 novembre par le Monde, constate que 78 % des Français estiment que la société française est inégalitaire mais ils ne sont que 60 % pour considérer qu’il faut combattre ces inégalités et 32 % qu’il faut les accepter (« si elles sont fondées sur le mérite »). Il est assez significatif que les domaines où les inégalités paraissent dominer sont : l’emploi, puis le logement, puis l’accès aux soins médicaux. Les inégalités de revenus ne sont pas citées !

Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités, a commenté, pour lemonde.fr, ce sondage : il ne faut pas dramatiser, car la France, grâce à son modèle social de qualité, a un des taux de pauvreté le plus faible au monde. Et il faut bien noter, ce qui est rassurant, que les sondés, sur 12 catégories (ils pouvaient en citer 3), ont déclaré qu’il fallait aider en priorité « les personnes qui ont très peu d’argent » (45 % des réponses), puis les personnes souffrant d’un handicap moteur (34 %) ou sensoriel (30 %), celles « vivant dans des quartiers où l’insécurité est forte » (32 %). Les étrangers et les immigrés ne sont pas la priorité (9 % chacun) et les gens du voyage encore moins (3 %). 

Louis Maurin temporise en considèrant, à l’instar de Tocqueville, que c’est lorsqu’une société est égalitaire que les inégalités sont le plus dénoncées parce qu’elles choquent justement l’esprit d’égalité. Il rappelle que les frontons de la République l’affichent en bonne place. Au demeurant, il accuse le système éducatif d’être inscrit dans un esprit de compétition qu’il qualifie de « néolibéralisme scolaire », selon le principe « que le meilleur gagne » et cela induirait le développement de l'égoïsme dans la société.

 

La campagne pour l’insolidarité

C’est là que le bât blesse : certains prétendront que la réaction de l’opinion publique est « naturelle », instinctive. Je crois plutôt que d’une part la crainte d’être victime du déclassement incite vivement les citoyens à se méfier de ceux qui sont déjà déclassés, d’autre part une très forte campagne est menée par nos économistes officiels et journalistes appointés, tous fervents du libéralisme économique et de la lutte contre les dépenses publiques, en particulier les dépenses sociales (qui pourtant ont certainement permis d’éviter le pire). Je passe sur la propagande contre l’assistanat menée, entre autres, par Laurent Wauquiez et Nicolas Sarkozy (j’ai largement développé ce thème sur ce blog). Je ne m’attarde pas sur un Institut comme l’Ifrap, financé en partie par nos impôts, ayant à sa tête Agnès Verdier-Molinié, qui s’attaque sans nuances au service public et qui, pour cette raison, est adulée par les grands médias. Elle est l’égérie d’un Médef qui, avec Pierre Gattaz, ne cesse de lancer provocations sur provocations, persuadé que le contexte est bon pour faire avaler toutes les couleuvres anti-sociales, et cultivant la lutte des classes en faisant mine de la combattre. 

 

Ifrap.jpg Un numéro de la revue de l'Ifrap

 

Je constate que la plupart des éditorialistes, des « experts" sollicités, ne sont pas les « économistes atterrés » qui, eux, ont un tout autre discours ni non plus les économistes de l’Ofce, peu invités, parce qu’ils sont plutôt keynésiens et démontent les approximations ou mensonges sur la dette, les dépenses publiques, l’investissement, le budget social de la Nation. Journalistes et « experts » (c’est-à-dire en vrac Yves Calvi, Philippe Dessertine, Jean-Louis Gombeaud, Jean-Marc Daniel, François Lenglet, Marc Fiorentino, Elie Cohen, Nicolas Beytout, Dominique Seux, Jean-Marc Sylvestre, Michel Godet, Emmanuel Lechypre, et tant d'autres, Les imposteurs de l’économie pour reprendre le titre du livre de Laurent Mauduit) se donnent allégrement la main pour tromper l’opinion publique sur la réalité de l’économie. La plupart du temps, on n’est pas sur un point de vue avec lequel on pourrait ne pas être d’accord mais qui serait respectable, intelligemment démontré, mais on est carrément dans de la pure propagande. C’est facilement démontrable, comme par exemple en ce qui concerne l’émission C dans l’air, dont beaucoup de téléspectateurs se croient alors sur le service public (France 5) alors qu’il s’agit tout simplement d’une production du Groupe Lagardère (qui contrôle le JDD et Europe 1). D’où une idéologie fortement marquée au coin de l'ultra-libéralisme (sauf quelques rares invités contrecarrant autant que possible ces thèses défendues, entre autres, par Ghislaine Ottenheimer de Challenges, par Catherine Nay d’Europe 1 ou par Yves Thréard du Figaro, qui le plus souvent causent en circuit fermé). 

Pour conclure, je note que Nicolas Sarkozy prend ses aises avec la devise de la République, puisqu’il a déclaré récemment que son triptyque à lui était : « libre, différent, fraternel ». Pas égal, différent. Tout un programme. La liberté d’entreprendre, les inégalités présentées comme de simples différences, et pour faire fonctionner tout ça, pas de solidarité, juste un peu de « générosité » (l’UMP a théorisé la question, voir mon billet sur le sujet).

 

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En titrant mon billet, je pense à François Dubet et son livre La préférence pour l’inégalité, comprendre la crise des solidarités, au Seuil, La République des Idées, 2014. [Je rends d'autant plus hommage à François Dubet que je m'aperçois, en parcourant à nouveau son ouvrage, qu'il a justement un chapitre intitulé Le choix de l'inégalité].

 

Mystère : les « imposteurs » sont nombreux sur les radios et les télévisions, pourtant en librairie il y a pléthore d’ouvrages, écrits par des chercheurs, sur les inégalités, la dette, l’État social, les dégâts provoqués par les excès du libéralisme : auteurs rarement sinon jamais invités pour en débattre.

 

Voir « Vivre à la rue tue », sur Mediapart, par le collectif Morts de la Rue : http://blogs.mediapart.fr/edition/vivre-la-rue-tue

 La_Voie_lactee_Bunuel.jpg extrait du film La Voie lactée de Luis Bunuel

Indécences :

. Serge Dassault est accusé par son ancien comptable d’avoir pendant 17 ans rapatrié du Lichtenstein, du Luxembourg, de Suisse 53 millions d’euros en liquide. Lui qui passe son temps à vilipender les fonctionnaires et les assistés, est suspecté d’avoir ainsi acheté les voix de ses électeurs dans l’Essonne. Un de ses soutiens s’offusque de tels reproches et défend son ami : il a bien le droit de dépenser son argent comme il l’entend. Sauf que si la fortune du constructeur d’avions, comme celles de bien d’autres, est sans doute légale, elle n’est pas légitime.

On attend de savoir ce que les moralistes du Figaro, qui militent de façon échevelée contre l’assistance, les Yves Thréard et autres Ivan Rioufol, pensent des frasques de leur patron.

 . Les rémunérations des conseillers des ministères (voir mon précédent billet) : ceux qui empochent le plus sont au ministère de la culture. 7 d’entre eux perçoivent 8674 € brut mensuels et 5070 € de primes, soit 13 744 €. Il s’agit souvent de hauts fonctionnaires qui perçoivent ainsi 4 Smic en supplément en devenant conseiller à cause du « surcroît de travail » (Le Monde du 20 novembre).

 

LuxLeaks :

Le scandale des rulings (ces contrats fiscaux très avantageux accordés par le Luxembourg à au moins 340 multinationales, sans doute en réalité 600) aurait fait perdre 100 milliards d’euros à la France, autant à l’Allemagne et entre 1000 et 2000 Mds€ sur l’ensemble de l’Europe. Tout va bien.


Dépenses (ordre de grandeur) :

Un think tank a évalué à… 9 milliards d’euros le coût pour la Sécurité sociale le fait pour les malades de ne pas respecter les ordonnances médicales et de ne consommer que 40 % des médicaments prescrits. Ce think tank est, on l’aura deviné, lié au « lobby des labos », comme le dit le Canard enchaîné du 19 novembre. En réalité, la dépense en médicaments baisse légèrement depuis deux ans, sur pression du ministère de la santé, en partie grâce aux génériques, mais elle se situe toujours à plus de 22 Mds€. La lenteur des économies est due au fait que le nombre de prescriptions continue d’augmenter et que certains médicaments sont à des prix exorbitants sans qu’il soit possible d’en comprendre la raison. Une seule injection dans l’œil pour une Dmla coûte 800 €, sans compter les honoraires du médecin : pourquoi ? Et ne parlons pas du médicament pour soigner l'hépatite C laborieusement négocié par le ministère de la santé auprès des laboratoires à 16 667 € au lieu de 19 000 € pour... 26 comprimés !

Le RSA (dont la réforme avec la PPE est évoquée au conseil des ministres du 20 novembre) est versé à plus de 2 millions de foyers, touchant ainsi plus de 4 millions de personnes. Il coûte (RSA socle) 9 milliards d’euros, une paille, juste le surcoût des médicaments non consommés dirait le labby des lobos.


Billet n°160

Billets récemment mis en ligne sur Social en question :

Les nécessiteux nécessaires

 Tutelles : enquêteurs ou charognards ?

Quand Marx « inventait » le droit des enfants

Christophe de Margerie ami de Sant’Egidio et Social en vrac

 

  

 Contact : yves.faucoup.mediapart@sfr.fr

[Le blog Social en question est consacré aux questions sociales et à leur traitement politique et médiatique. Voir présentation dans billet n°100. L’ensemble des billets est consultable en cliquant sur le nom du blog, Social en question]

 


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