Social en question, mode d'emploi

 Fin mars 2014, je consacrais le 100ème billet de Social en question pour en faire le point : une présentation et un bilan. Mon parcours et les objectifs du blog. Avec ce 200ème billet, je voudrais recenser les articles parus (l'équivalent d'environ 1000 pages) en regroupant les thématiques abordées. Le plus souvent des questions sociales, mais parfois une incursion dans l'Histoire ou une intrusion (rare) dans des domaines divers sans lien (en tout cas apparent) avec le titre de ce blog.

 

Fin mars 2014, je consacrais le 100ème billet de Social en question pour en faire le point : une présentation et un bilan. Mon parcours et les objectifs du blog. Avec ce 200ème billet, je voudrais recenser les articles parus (l'équivalent d'environ 1000 pages) en regroupant les thématiques abordées. Le plus souvent des questions sociales, mais parfois une incursion dans l'Histoire ou une intrusion (rare) dans des domaines divers sans lien (en tout cas apparent) avec le titre de ce blog.

Si mon propos consiste à clairement dénoncer les inégalités, à m'insurger contre les atteintes constantes à la devise républicaine et en particulier l'égalité et la fraternité, si je m'en prends à ceux qui instrumentalisent la crise financière et qui, servant ainsi les intérêts de ceux qui l'ont provoquée, prônent le démantèlement de notre système de protection sociale, je veille, autant que faire se peut, à éviter d'être manichéen. Certes, j'ai mes têtes de Turcs (comme Laurent Wauquiez ou Agnès Verdier-Molinié, parce qu'ils le valent bien), mais j'essaye, face à une thématique donnée, d'adopter un point de vue plus ou moins balancé. Au risque de prendre une volée de bois vert. Ainsi lors de l'affaire Leonarda (prendre la défense des Roms ne consiste pas forcément à soutenir à mort un chef de famille qui déconsidère les Roms en général), lors du drame de Gaza (où j'ai eu l'outrecuidance d'évoquer non seulement la misère à Gaza mais aussi la pauvreté en Israël), en rappelant le "génocide des avoisinants" au Rwanda (où j'ai évoqué tous les massacres, mais ce qui n'a pas empêché un quarteron de contestataires de la thèse officielle de me reprocher sur un autre fil de commentaires d'être un suppôt de l'homme fort de Kigali), etc...

Par ailleurs, outre la pauvreté, la précarité, la solidarité, la lutte contre le discours méprisant sur l'assistanat, j'aborde d'autres aspects des politiques sociales. Comme les tutelles sur les incapables majeurs : j'ai dénoncé un ouvrage qui, à partir de quelques pratiques inadmissibles et même condamnables pénalement, insulte l'ensemble des professionnels mandataires judiciaires, pour faire de l'audience ou, pire, dans une démarche "libérale", pour laisser à l'abandon l'ensemble des personnes gravement vulnérables, dont le nombre est évalué à près d'un million dans notre pays (ma prise de position m'a valu un tollé, en partie orchestré, y compris lettre recommandée et billet insultant sur Mediapart dont l'auteur dut être recadré par la rédaction) .

J'aborde aussi la protection de l'enfance et critique sans retenue certains défenseurs de l'"enfance maltraitée" qui, en réalité, se contentent de diffamer les professionnels éducatifs et sociaux, qui, eux, sont confrontés quotidiennement à ces questions. Des associations plus ou moins bidon se portent partie civile dès qu'une affaire éclate dans laquelle la culpabilité des parents dans la maltraitance de leur enfant ne suffit pas à étancher la colère d'une partie de l'opinion publique.

La grave mise en cause d'Alexandre Djouri, un proche de Nicolas Sarkozy, après avoir été celui de Dominique de Villepin, m'a valu un lettre recommandée de son avocat m'intimant de supprimer deux éléments de phrases considérés comme diffamatoires (pourtant repris d'un livre non poursuivi). J'ai supprimé ces éléments en procédant comme sous la censure à l'époque Jaruzelski en Pologne : en laissant en blanc bien visible l'élément censuré.

Je veille également à ne pas insulter les personnalités que je critique. Je crois que la force de conviction doit venir des arguments et non d'une ironie sur la personnalité, le nom ou le physique de celui ou celle qui est dans le collimateur . Bien souvent les commentaires à mes billets viennent compléter mon texte, apporter des informations et des liens avec d'autres documents. Parfois, ils sont laconiques et utilisent des qualificatifs dont certains relèvent d'une rare violence. Exemple à propos de Françoise Hardy : suite à la parution de son livre Avis non autorisés.., je démonte ses arguments portant sur des questions sociales. J'avoue que je me lâche un peu, puisque je me permets d'écrire : "Chochotte nous livre ses idées sur la dette". Mais c'est le pire  que je puisse faire, et je n'en suis pas fier ! Mais parmi les 185 commentaires, on trouvera : "vieille aigrie", "ce débris", "quel désastre" (hommage à l'astrologue), "la pôvre, elle doit avoir sa Vénus en Vierge pour penser ainsi", "gâteuse", etc...

Certains commentaires sont franchement réconfortant, et une vraie incitation à poursuivre la tenue du blog. L'impact grandit, d'une part parce que la rédaction de Mediapart annonce en Une le plus souvent la mise en ligne du dernier billet (et l'indique également dans les "blogs recommandés"), d'autre part parce que la recommandation Facebook, pour certains billets, est importante (200, 400 recommandés, et même plus de 3600 pour l'article intitulé Faire condamner la Troïka pour la tragédie grecque). De mon côté, je diffuse un message d'information à chaque parution auprès de 2000 destinataires (connaissances, institutions, ministères, sites divers, élus, universitaires, éditeurs, écrivains, journalistes, essayistes, militants associatifs, professionnels du social, administrations, sur la France entière). C'est ainsi que par Mediapart (commentaires ou messages privés) ou par cette large diffusion, je suis en contact avec de nombreux lecteurs (pas toujours ou pas encore abonnés à Mediapart) qui commentent, me font des suggestions, me livrent leur ressenti sur le sujet abordé, me disent l'intérêt d'un tel blog qui se donne pour objectif d'aborder les questions sociales en analysant leur traitement politique et médiatique.

Halte au feu

Mon approche des sujets est en phase, me semble-t-il, avec la démarche de Mediapart (site auquel je me suis abonné dès sa création, en mars 2008, n'ayant débuté le blog qu'en décembre 2011). Je crois que la nécessaire dénonciation des injustices, de la corruption, des atteintes aux libertés, et la non moins nécessaire incitation à la solidarité, au soutien aux actions militantes et fraternelles, devraient nous inciter à refuser tous ces débats subalternes, qui agitent le monde médiatique, comme s'il fallait éviter d'approfondir les vraies questions. La recherche du buzz conduit trop souvent des débatteurs à amplifier des divergences, à conforter des clivages, au détriment d'une lutte qui devrait être au premier plan : la défense réelle des victimes d'une crise économique qui profite à quelques uns et jette sur le carreau une armée des ombres, dont les membres meurtris souffrent en silence.

 DSCN7246.JPGMusée du Design, Saint-Etienne, exposition juillet 2011 [Ph.YF]

 

Dans la liste ci-dessous, j'ai tenté de regrouper les billets par thématiques, sachant que bien souvent elles se rejoignent et qu'un tel classement est une gageure. Il devrait cependant, par la visualisation de l'ensemble des textes, faciliter la recherche de tel ou tel article. En cliquant sur le titre, on a le lien hypertexte. Le moteur de recherche de Mediapart (en haut à gauche) peut également être utilisé pour rechercher un article en tapant "faucoup" et un ou deux mots (c'est ainsi que je procède moi-même pour retrouver ... ce que j'ai éventuellement écrit). On peut y parvenir également sur Google (Mediapart étant très bien référencé sur les moteurs de recherche).

. Mes billets comportent toujours des illustrations, photos, captures d'écran, toujours sourcées, y compris lorsqu'elles m'ont été fournies spécialement ou lorsque j'en suis l'auteur [Ph.YF].

_______

Thèmes :

Richesse, pauvreté

SDF, Roms

Immigration, droit d'asile

Solidarité, politiques sociales

Code du travail, professions réglementées

Les "experts"

Economie, international

Protection de l'enfance

Handicap, dépendance

Parité hommes-femmes

Agriculture, environnement

Histoire

Faits divers

Livres, films

Médias

Divers

Travail social

[Plusieurs textes, appelés "Social en vrac" et numérotés, sont un regroupement de petits articles, ayant souvent un lien entre eux]

_______

Richesse, pauvreté

L'UMP incite les patrons des Départements à l'illégalité, 10 avril 2015 (billet n°193)

Nicolas Sarkozy, s'adressant aux élus UMP des départements, est revenu sur sa marotte : obliger les  bénéficiaires du RSA à travailler 7 heures par semaine. Il les incite à agir dans ce sens tout de suite, les assurant que beaucoup de citoyens les approuveront, bien au-delà de l'électorat de droite. Sauf que les exécutifs départementaux ont pour mission de travailler l'insertion, pas de mettre en œuvre ce genre de mesure qui relève du législateur.

Assommons les pauvres ! (Social en vrac n°41), 6 avril 2015 (billet n°192)

Dans Le Petit homme, le petit réfugié tchétchène cherche les moyens d'exister dans un camp de la banlieue de Vienne en Autriche. Shumona Sinha a bien décrit cette misère dans Assommons les pauvres. Quant aux Règles du jeu, ce film donne à voir la lutte de jeunes défavorisés pour décrocher un emploi. Tandis que le gourou Jacques Attali se prend à rêver d'une société "où il n'y aurait pas de retraites", Bossuet nous rappelle que les plus riches ont un "service" à rendre à la pauvreté, ce qui a à voir avec la solidarité, sûrement pas avec la philanthropie. 

Faut-il exploiter le thème de l'assistanat ?, 31 mars 2015 (billet n°190)

Ces élections départementales auront encore été un moment où une certaine droite a exploité sans vergogne le thème de l'assistanat. Cela permet de ratisser des voix chez ceux qui redoutent d'y tomber. Mais est-ce forcément toujours efficace ?

Petite classe moyenne deviendra grande ?, 19 février 2015 (billet n°178)

Arte a diffusé un documentaire sur la "petite classe moyenne" qui a eu le mérite de montrer que les classes moyennes ne sont pas toutes logées à même enseigne, et que des personnes interviewées savaient diriger leur colère contre les fauteurs d'injustices, sans s'en prendre à plus malheureux qu'eux.  

Quand l'austérité tue (Social en vrac n°38), 11 février 2015 (billet n°176)

La dette, une spirale infernale, se demandait un documentaire récent d'Arte, avec interview de Bernard Maris. Le casino des financiers : face, je gagne, pile, c'est l'Etat qui paye. Un sociologue et un professeur de médecine constatent sans détours que "l'austérité tue". La Grèce en est la démonstration, comme l'explique Stathis Kouvelakis. Pendant ce temps, les économistes de la deuxième plus grande banque du monde, HSBC, qui n'est pas la seule à trafiquer, donnent des leçons au bon peuple : "serrez-vous la ceinture". Piketty, chez Ruquier, prêt à payer beaucoup plus d'impôts.

Inégalités sociales : nouvelles du front (Social en vrac n°37), 30 janvier 2015 (billet n°173)

Comment combattre l'"apartheid" social ? Comment agir dans les quartiers ? Exemple d'une action originale contre le racisme. Des écoles sont rendues "orphelines" dans les cités défavorisées. Pendant ce temps, des milliardaires, comme Mme Bettencourt, s'ennuient : ils ne savent que faire de leur argent.

Lutter contre la "séparation" sociale (Sociale en vrac n°36), 22 janvier 2015 (billet n°171)

Peu m'importe de savoir si le mot "apartheid" est approprié. Certains préfèrent jouer les exégètes pour mieux dissimuler leur inaction, et finalement leur acceptation de fait d'une exclusion que tout un système favorise. Exclusion, certes, de la grande masse des immigrés, relégués à la périphérie. Et exclusion des populations pauvres. Je présente ici Le mépris du peuple, ouvrage de Jack Dion, ainsi que l'appel lancé par plusieurs personnalités : Maintenant, construisons la fraternité.   

Les nécessiteux nécessaires, 10 novembre 2014 (billet n°159)

Le Secours Catholique nous annonce que la pauvreté s’étend. Rituel annuel. Demain, ce sera au tour du Secours Populaire, puis des Restos du Cœur, de publier des chiffres inquiétants. L’Unicef nous dit qu’il y a de plus en plus d’enfants pauvres. Et les stock-options et retraites chapeaux explosent. Quant au Point, il gémit sur les classes moyennes supérieures, selon lui, « vaches à lait ». Tout est fait, finalement, pour que les nécessiteux le restent.

Christophe de Margerie ami de Sant’Egidio (Social en vrac n°32), 24 octobre 2014 (billet n°156)

Patchwork où l’on retrouve Christophe de Margerie, ami de la communauté catholique de Sant’Egidio qui se dévoue pour les pauvres ( !), Bernadette Chirac et ses pièces jaunes, Jacques Attali, Philippe Nemo, la City, le Djihad, l’épargne salariale et un raton laveur.

Sarkozy désigne les coupables, 28 septembre 2014 (billet n°149)

Lors de son discours à Lambersart, Nicolas Sarkozy n’a pas évoqué les paradis fiscaux, la fraude fiscale, l’évasion fiscale, les fortunes démesurées qui s’engraissent chaque jour un peu plus, une politique de restriction du pouvoir d’achat, non, il a désigné les coupables : les victimes de la crise, leur contestant le droit à un minimum vital.

Propagande efficace contre la solidarité, 24 septembre 2014 (billet n°148)

La propagande des "libéraux" contre les plus démunis porte ses fruits, le discours irresponsable contre l’assistanat produit ses effets : l’opinion publique se méfie de plus en plus des plus pauvres, estimant que, s’ils voulaient, ils pourraient s’en sortir. Parallèlement, instituts officiels et associations caritatives publient, chacun de leur côté, à jet continu, des études qui ne font que confirmer l’accroissement des inégalités et de la pauvreté dans le pays.

Les « sans dents »: quand les réseaux sociaux découvrent les pauvres, 8 septembre 2014 (billet 143)

Il a suffi qu’une femme délaissée se venge de son ancien compagnon, ci-devant président de la République, pour que médias et réseaux sociaux se déchaînent. Elle l’accuse de ne pas aimer les pauvres, lui répond : si, si, j’aime les pauvres, c’est ma raison d’être. Et soudain, un engouement général pour la pauvreté !

Les grandes fortunes ne connaissent pas la crise, 2 août 2014 (billet n°135)

Les 500 fortunes de France se portent bien, très bien même. Le nombre de milliardaires en euros a encore progressé : ils sont 67 en France en 2014. Leur patrimoine a augmenté de 15 % en un an (après avoir déjà progressé de 22 % en 2012). Ces 500 familles ou individus se partagent 390 milliards d’euros, soit près de 7 fois le déficit budgétaire du pays, ou 1/5ème de la dette publique. Dette publique, en partie provoquée par les cadeaux fiscaux accordés à ces plus fortunés et qu’on agite comme un chiffon rouge pour faire accepter au bon peuple des restrictions qui feront encore mieux tourner la roue de la fortune… pour quelques uns.

Inégalités : nouvelles du front (Social en vrac n°31), 21 juillet 2014 (billet n°133)

Les professions réglementées, les hauts-fonctionnaires, les petits marquis et… les Balkany vivent dans l’opulence. Au plus fort de la crise ! Et les donneurs de leçons à Berlin ou à Londres s’expriment sans pudeur à l’encontre du système français de protection sociale, invoquant le bel exemple de l’Espagne et de la Grèce, plongées dans la misère. Manifestement, la crise n’est pas la crise pour tous.

Richesse et pauvreté : nouvelles du front (Social en vrac n°28), 5 juin 2014 (billet n°120)

Le pauvre Depardieu dans Télérama. Fils du peuple ça se vend bien. Saint-Kerviel avocat des pauvres. Bébés morts dans un couvent. Pan sur le bec du Canard...

Dans la dèche à Paris et à Londres (Social en vrac n°24), 11 avril 2014 (billet n°106)

Un "contrat de majorité sans un mot pour les plus démunis. Misère à Londres. "Les mimiques grotesques des Balkany et autres Wauquiez". La mort de Michel Dinet.

L’abstention des victimes de la Finance, 27 mars 2014 (billet n°101)

Forte abstention aux élections municipales. Pour les « experts », le Président en poste aurait eu le tort de ne pas prendre les décisions qui s’imposaient, à savoir les économies sur les dépenses publiques, c'est-à-dire des réductions drastiques sur les dépenses sociales. Si la démocratie n’est pas capable de juguler la corruption, de réguler la finance, de refreiner les appétits de l'ultra-libéralisme, de réduire au maximum les inégalités, alors la révolte peut prendre d’autres formes.

« Ça va péter ! » : la révolte qui s’annonce ne sera pas du théâtre, 28 février 2014 (billet n°91)

La pauvreté gagne du terrain, les plus démunis survivent avec presque rien, les « experts » ferment totalement les yeux sur cette réalité qu’ils se refusent d’admettre car leurs solutions ne font que l’exacerber, les jeunes se disent laissés-pour-compte et n’excluent pas un mouvement de révolte. Les professionnels du social et bénévoles des associations manquent de réponses face à cette tragédie qui se déroule dans une certaine indifférence politique et médiatique. « Ça va péter ! », scène I.

L’argent, sa vie, sa mort : des salaires des footeux aux legs et donations (Social en vrac n°20), 19 février 2014 (billet n°89)

Les salaires des footeux, les pettes manipulations de François Lenglet. Legs à la Fondation de France. Nicole Ferroni et les 10 plus riches de France (135 Mds€). L'argent, sa vie, sa mort, par Jean-Claude Carrière.

Ras-le-bol la misère !, 15 novembre 2013 (billet n°60)

Ras-le-bol des Pigeons qui piaillent et obtiennent illico presto l’abandon de la réforme sur la taxation des plus-values sur cession de start-up. Ras-le-bol des Bonnets rouges, des Bonnets jaunes, des stars qui ne veulent pas payer d'impôts... Présentation du film Se battre sur la lutte quotidienne que mènent ceux qui galèrent.

Non au racisme anti-pauvres, 9 octobre 2013 (billet n°51)

Sur les traces du jeune loup Laurent Wauquiez, promoteur d’une « droite sociale » extrême et d’Agnès Verdier-Molinié, patronne de l’IFRAP en guerre contre les minima sociaux, l’animateur de télévision et de radio Eric Brunet a commis un ouvrage dans lequel il milite contre l’assistanat, sans craindre de commettre au moins 7 erreurs.

Les inégalités se creusent dangereusement, 14 septembre 2013 (billet n°47)

En ces jours de septembre, les études sur la pauvreté, confirmant sa progression, pleuvent comme à Gravelotte. Les inégalités s’accroissent irrémédiablement. C’est le moment que choisissent les Pinçon-Charlot pour publier La violence des riches.

La misère s'accroît, "si je m'appelais Mohamed, je serais aidé" (Social en vrac 10), 25 juin 2013 (billet n°38)

Révoltes urbaines en Suède, la misère s'accroît, "Si je m'appelais Mohamed, je serais aidé" (refrain connu)

Pauvres de nous : les riches ne sont pas aimés!, 15 mai 2013 (billet n°31)

Cet article fait le tour des différentes plaintes des riches, qui prétendent qu'en France on condamne le fait de gagner de l'argent. Alors que ce sont revenus exorbitants qui choquent les Français.

Le silence de la grande pauvreté, le cynisme de la richesse extrême, 11 septembre 2012 (billet n°11)

La Une des médias continue à être alimentée par la « crise » (une crise qui dure n’est plus une crise, déclare pourtant la philosophe Myriam Revault d'Allones), par la menace de récession, par le déficit budgétaire, par la hausse des impôts. Du coup, les informations sur l’accroissement de la pauvreté, dans notre pays, passeraient presque inaperçues.

 SDF, Roms

Voleurs de poubelles et sans-abri (Social en vrac n°39), 16 février 2015 (billet n°177)

Les révoltés du Discount, les "voleurs" de poubelles, les sans-abri d'hier et d'aujourd'hui, les bancs interdits, les logements vacants, les cafés suspendus. Et en prime, un raton laveur : est-ce le Soleil ou la Lune qui tourne autour de la Terre (Qui veut gagner des millions) ?

Vivre à la rue est mortel, 6 janvier 2015 (billet n°168)

Les fêtes de fin d'années ont été l'occasion du rituel habituel autour de la mort de SDF dans la rue. Parce qu'il fait froid... Or vivre dans la rue tue, quelle que soit la température. Les médias préfèrent s'apitoyer de temps à autres sur ces morts plutôt que de soutenir ou populariser les réelles actions d'insertion.

RSA en hausse et mendiants à la rue (Social en vrac n°29), 18 juin 2014 (billet n°124)

Ce n’est pas le RSA qui est élevé mais le nombre de bénéficiaires contraints à y avoir recours. Les arrêtés anti-mendicité prolifèrent avec les nouveaux maires qui préfèrent exclure davantage plutôt que s’attaquer aux vrais problèmes et respecter la loi qui incite à aider et à accompagner ceux qui n’accèdent pas aux droits fondamentaux.

Expulsions: hypocrisie générale, 21 octobre 2013 (billet n°53)

Les commentaires tous azimuts à propos de la famille rom expulsée du territoire vers le Kosovo (affaire Leonarda) relèvent pour la plupart de l’hypocrisie érigée en système. Chacun se gardant bien d’explorer le revers de ses propres affirmations.

Roms : le mensuel Valeurs actuelles souffle sur les braises, 27 septembre 2013 (billet n°49)

Valeurs actuelles publie un texte dans le numéro d’octobre contre l’immigration (« l’invasion qu’on cache »), accusant la gauche de vouloir naturaliser massivement pour « changer le peuple » ! Des plaintes pour incitation à la haine raciale s’annoncent contre ce mensuel déjà bien à droite, basculant désormais dans l’extrême-droite.

Immigration, droit d'asile

Centre de rétention, de l’intérieur, 21 octobre 2014 (billet n°155)

La France n’est pas terre d’asile, elle accueille moins de réfugiés que d’autres pays européens et en enferme un grand nombre en centres de rétention (CRA). Des adultes et des enfants, confiants en la patrie des droits de l’homme, sont confrontés au monde kafkaïen des tribunaux, des arrestations avant l’aube, des embarquements forcés. Visite guidée du CRA de Cornebarrieu.

La CEDH condamne à nouveau la France, 20 octobre 2014 (billet n°154)

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) de Strasbourg a condamné la France le 20 octobre après-midi  pour avoir retenu une enfant de 15 mois, Aïcha, dans le Centre de rétention administrative (CRA) de Cornebarrieu, en Haute-Garonne.

Christian Estrosi sur les migrants : tous les poncifs de l’extrême droite, 6 août 2014 (billet n°137)

Christian Estrosi, le 5 août, s’est lâché sur France inter, livrant en quelques minutes tous les poncifs de l’extrême-droite sur les questions sociales liées aux migrants clandestins, qui font les délices de tant de trolls sur le Net. Et de réclamer le retour au délit de solidarité. Son compère Eric Ciotti lui a emboîté le pas.

Le délégué des sans-abri poussé à la démission, 15 juillet 2014 (billet n°131)

Le gouvernement a confirmé une information donnée par l’Humanité selon laquelle Alain Régnier, préfet, cesserait prochainement d’exercer sa mission de délégué interministériel à l’hébergement et à l’accès au logement (Dihal). Il est vraisemblable que ce haut fonctionnaire, nommé précédemment sous Nicolas Sarkozy, surnommé « le préfet des Roms », ait souhaité mettre fin à une fonction qu’il voulait mener avec humanité, ce qui ne collait pas avec la politique officielle qui privilégie les expulsions de Roms. Lors d’un colloque à Toulouse en novembre dernier, il s’était exprimé sur ses conceptions.

Déboutés du droit d’asile et Roms à signaler (Social en vrac n°25), 24 avril 2014 (billet n°110)

Déboutés du droit d'asile. Roms à signaler.

Demandeurs d’asile : des droits qui s’enfuient, 1er avril 2014 (billet n°102)

La dernière circulaire du ministre de l’Intérieur a pour effet de restreindre les droits fondamentaux des migrants et certaines pratiques préfectorales, rapportées par le Réseau Education Sans Frontières (RESF), sont particulièrement scandaleuses. D’autant plus qu’elles sont camouflées sous une apparente humanité. Exemple.

Solidarité, politiques sociales

La Solidarité à rude épreuve, 21 mai 2015 (billet n°199)

Comment l'Europe érode la notion même de solidarité (selon Alain Supiot), comment les citoyens atomisés cherchent à tirer leur épingle du jeu et à s'affranchir de la solidarité (selon François Dubet), comment un historien-démographe voit les inégalités dans le pays (Hervé Le Bras), au moment où, selon un rapport peu commenté, la grande pauvreté met à mal la réussite scolaire. La solidarité, malmenée, a-t-elle un "bel avenir" ?

Hollande et la prime d'activité, 19 avril 2015 (billet n°195)

Le Président de la République, sur Canal Plus ce dimanche 19 avril, a expliqué que la prime d'activité était mise en place "pour inciter à la reprise du travail". Or cette prime, fusion de la prime pour l'emploi et du RSA activité, doit bénéficier aux travailleurs aux revenus modestes, pour finalement compenser des salaires trop bas. Nuance.

Front national, entre précaires et assistés, 24 mars 2015 (billet n°188)

Nonna Mayer, sociologue, spécialiste du FN, était l'invitée de la rédaction de Mediapart le soir des résultats du premier tour des élections départementales. Elle a apporté des précisions, suite à ses enquêtes de terrain, sur les choix politiques des pauvres et précaires, et de leur attitude face au Front national. Ou comment la crise, exploitée par les démagogues, désigne partout des boucs émissaires.  

L'action sociale contrôlée par le FN, 17 mars 2015 (billet n°186)

Le Front national peut emporter, lors des prochaines élections, plusieurs départements et donc se trouver, pour la première fois, en charge de la mise en œuvre des politiques sociales locales. Compte tenu de son discours permanent de rejet de ceux qui sont déjà exclus, une telle victoire de l'extrême droite aurait des conséquences sociales désastreuses.

Santé : les «libéraux» sont dans la rue, 15 mars 2015 (billet n°185)

Parce que le gouvernement veut mettre en place un système de tiers-payant pour les dépenses de soins, une partie des médecins, infirmiers, pharmaciens, kinés s'insurgent, parlant de "fonctionnarisation" de la santé. Les corporatismes s'expriment sans vergogne, sans qu'aucune levée de bouclier, en face, ne vienne contester les faux arguments et cette atteinte délibérée à une véritable politique de santé pour tous.

Appel à la fraternité, 20 janvier 2015 (billet n°170)

Le fanatisme prolifère-t-il sur le terreau de la misère ? L'union des citoyens massivement descendus dans la rue, sans slogans d'exclusion, exprime-t-elle un désir réel de fraternité ? Fraternité avec les caricaturistes exécutés, avec les juifs massacrés, avec les musulmans victimes collatérales. Fraternité entre tous, toutes croyances, toutes opinions, toutes catégories sociales confondues. Et si cette France fraternelle, sur sa lancée, décidait d'affirmer une solidarité sans faille envers les plus déshérités ?  

La pauvreté à Saint-Etienne, 2 janvier 2015 (billet n°167)

Un article du Monde sur la pauvreté à Saint-Etienne a provoqué un tollé dans le chef-lieu de la Loire au point que le quotidien du soir a dû envoyer un deuxième reporter pour calmer les esprits échauffés. Etrange phénomène social, que ce soit l'article lui-même, ou les réactions enflammées qu'il a suscitées.

"Le Monde" : pauvreté et insalubrité riment avec Sainté, 24 décembre 2014 (billet n°166)

Suite à la parution des études très élaborées de l'Insee en novembre (France, portrait social), Le Monde a voulu faire concret en publiant un article sévère sur l'état du centre-ville de Saint-Étienne. Du fait d'une description quelque peu misérabiliste, la journaliste se récupère une volée de bois vert.

Violence contre les chômeurs et charité (Social en vrac n°34), 3 décembre 2014 (billet n°162)

Le discours et les pratiques, face aux chômeurs ou contre les "fraudeurs", constituent le plus souvent une violence plus que symbolique. Cela a pour effet efficace de détourner des aides sociales ceux qui y ont droit. C'est la double peine, l'humiliation se cumulant avec l'injustice. Les plus fortunés ont, eux, le moyen de se montrer généreux, philanthropes, pour légitimer leur opulence.  

Le choix de l’inégalité, 19 novembre 2014 (billet n°160)

L’Insee publie son Portrait social de la France : il se fait largement l’écho de l’impact de la crise sur la vie difficile de beaucoup de nos concitoyens. Ce genre de rapport public devrait être au cœur des débats et provoquer une réaction vive de l’Etat. Encore faudrait-il que l’opinion publique s’en saisisse. Or la solidarité est une notion qui recule dangereusement, en partie à cause du discours dominant néo-libéral (rapport du Credoc).

Référendum sur les aides sociales : programme infâme, 17 octobre 2014 (billet n°153)

A la veille de la journée mondiale de la misère, Nicolas Sarkozy s’est une nouvelle fois fait applaudir en annonçant son projet de référendum sur l’attribution des aides sociales. Cette annonce est passée quelque peu inaperçue, tout au plus s’est-on étonné de cette kyrielle de référendums qu’il envisage. Sans s’interroger sur le caractère populiste et franchement anti-démocratique d’une telle consultation.

Faut-il contrôler chômeurs et assistés ?, 5 septembre 2014 (billet n°142)

Le ministre du travail en appelle au contrôle des chômeurs qui ne chercheraient pas un emploi. Des médecins sont sanctionnés actuellement pour avoir délivrés trop d’arrêts maladie. Tout un discours dit « libéral » stigmatise sans cesse les assistés, les accusant de se complaire dans l’assistanat. Faut-il s’en plaindre ? Suspecter le voisin qui galère plutôt que le fortuné inconnu.

Méconnaissance du principe d’égalité !, 13 août 2014 (billet n°140)

Le Conseil constitutionnel a recalé le projet de pacte de responsabilité dans sa partie qui prévoyait un allègement des cotisations sociales versées par les salariés au Smic ou à peine au-dessus, leur permettant de gagner un peu plus. Raison invoquée : atteinte au principe d’égalité ! Du coup ce serpent de mer est renvoyé aux calendes grecques. Les inégalités dans notre pays sont criantes, elles s’accroissent considérablement avec la crise, mais aucune instance juridique ne daigne les dénoncer. Mais qu’un Smicard puisse gagner un peu plus, erreur juridique.

Les Droites fortement anti-sociales, 6 juillet 2014 (billet n°129)

Lors de sa Fête de la Violette, dans le Loir-et-Cher, la Droite forte a réuni ce samedi ses militants qui étaient plus enclins à ovationner Nicolas qu’à applaudir « Boule et Bill » (Guillaume Peltier et Geoffroy Didier, selon le propos d’un ténor de l’UMP présent, cité par Mediapart). Ainsi, sans vraiment déclarer l’ancien chef d’Etat innocent, ils en appellent à son retour, envers et contre tout, malgré toutes les casseroles qui font un fracas dans son sillage. Si, bons princes, ils lui pardonnent ses dérapages frauduleux, ils ne supportent pas les assistés sociaux, selon eux, tous plus ou moins fraudeurs.

Wauquiez et Proglio aggravent leur cas, 26 juin 2014 (billet n°128)

Laurent Wauquiez est reparti en guerre contre l’assistanat et a accusé le gouvernement de laisser exploser l’Aide médicale d’Etat, alors que, s’il est vrai que celle-ci augmente, la fameuse « explosion » est due à un prévisionnel budgétaire trop bas. De son côté, Henri Proglio n’a pas seulement financé son épouse grâce à une Fondation EDF, qui promouvait l'insertion, mais il aurait déjà pratiqué de la sorte à l’époque où il dirigeait Veolia.

Nicolas savait, pas Carla, 22 juin 2014 (billet n°126)

Direct 8 a diffusé le 5 novembre 2013 un documentaire de Farida Khelfa intitulé Campagne intime, sur la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, qui montre que ce dernier était contre des « limites » imposées à « la fuite en avant des dépenses » (publiques). Carla était pour…

Laurent Wauquiez : sa Droite dite sociale en panne, 20 juin 2014 (billet n°125)

Laurent Wauquiez, qui passe pour anti-social à gauche et qui est particulièrement décrié par ses petits camarades à droite, fait cavalier seul. Depuis janvier, il a parcouru les médias, suite à la parution de son livre sur l’Europe, qui lui a valu les foudres de son père (spirituel) Jacques Barrot. Le site de la Droite sociale est inactif depuis plusieurs mois : le chantre de la lutte contre l’assistanat aurait-il décidé de mettre en sourdine cette propagande chère à Patrick Buisson ? Analyse de l’idéologie wauquiézienne et petite visite au Puy-en-Velay.

Quand philanthropie rime avec supercherie, 17 juin 2014 (billet n°123)

Un vice-président du Medef joue les philanthropes tout en taxant de « supercherie » la fiscalité des entreprises. Un patron d’une agence de notation, ultra-libéral par excellence, joue un « rôle social » en banlieue. Et un Américain millionnaire cache des billets dans la rue. La philanthropie serait-elle une supercherie, sachant allier la pitié (et donc le mépris), le narcissisme du philanthrope et, surtout, le silence absolue sur les raisons de sa fortune.

Que faire des corrompus ?, 14 juin 2014 (billet n°122)

Les corrompus se ramassent à la pelle, mais certains s’en tirent bien. Affaire Bygmalion, Fondation EDF, subventions à des associations fictives à Marseille : souvent, en toile de fond, une exploitation du thème de la « solidarité ». [L'avocat d'Alexandre Djouhri me reprochant un délit d'injures, réprimé par la loi sur la presse, je me suis résigné à "censurer" deux éléments de phrases de mon texte portant sur la Fondation EDF et Henri Proglio].

Larmes fatales, 28 mai 2014 (billet n°118)

Les larmes sont de plus en plus prisées dans le débat politique. Affaire Bygmalion et victoire du FN, que de larmes versées, en public. Aveu... de sincérité ?

Petite lueur dans le séisme, 26 mai 2014 (billet n°117)

Certes, le Front national fait un score inégalé aux européennes et bien au dessus des autres partis (ce qui en dit long sur la chute des partis de gouvernement, car le FN ne fait « que » 10 % de l’électorat, si l’on tient compte de l’abstention). Mais un mouvement balbutiant, franchement xénophobe, se plante totalement : le « Grand Remplacement » de Renaud Camus.

Classes moyennes, déficit, la grande manip (Social en vrac n°27), 10 mai 2014 (billet n°115)

Les classes moyennes continuent à être caresser dans le sens du poil par des politiciens démagogues, tel Laurent Wauquiez qui vient une nouvelle fois de prendre leur défense : sans les définir, en en faisant un fourre-tout dans lequel chacun peut se reconnaître. Par ailleurs, le Programme de stabilité prévoit 50 milliards d’euros d’économie : énorme, sans précédent, mais certains exigent plus… pour mettre à genoux le secteur public. Enfin, scandale : les pauvres ont des frigos…

Petits marquis de province, et minima sociaux, 23 avril 2014 (billet n°109)

Les petits marquis ne sévissent pas seulement à l’Elysée et à Paris. Il en existe aussi en province, et, là, personne pour dénoncer leurs rémunérations exorbitantes, sans aucun rapport avec leur compétence. Par ailleurs, le Président de la République aurait confié à ses ministres qu’il fallait faire un peu de justice sociale dans le cadre du « pacte de solidarité », même si ce n’est pas payant électoralement.

Manuel Valls généreux pour les minima sociaux ?, 17 avril 2014 (billet n°107)

La dette n’est sûrement pas une bonne chose, mais le drame est qu’elle est instrumentalisée pour faire passer des restrictions sur les droits sociaux au profit d’une caste dont tous les indicateurs nous montrent qu’elle s’en tire très bien dans ce contexte de crise qu’elle a elle-même provoquée.

Manuel Valls : un pacte de solidarité a minima, 9 avril 2014 (billet n°105)

Alors que les alertes se multiplient sur la progression incessante de la courbe de la grande pauvreté, Manuel Valls, premier ministre, lors de son discours d’investiture le 8 avril, n’en a pas parlé. Et les "experts" continuent à insulter les plus démunis en affirmant, irresponsables, que le RSA est "une trappe qui freine la reprise". Devront-ils un jour rendre des comptes ?

Petits boulots mal payés ou comment accroître les inégalités, 8 avril 2014 (billet n°104)

Pascal Lamy, ancien directeur de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), que l’on présente comme proche de François Hollande, a défendu l’idée sur LCP qu’il faudrait instaurer des « boulots qui ne sont pas forcément payés au smic ». Et d’ajouter : « un petit boulot, c’est mieux que pas de boulot ». Lui qui publia jadis un rapport sur la protection de l'enfance, sous titré : Contribution à une politique de réduction des inégalités 

Comment opposer classes moyennes et populaires aux plus pauvres, 5 avril 2014 (billet n°103)

Plusieurs organes de presse ont évoqué la mise en place de la réforme des prestations familiales votée en juin dernier, qui entre en vigueur le 1er avril : dans leur souci assez partagé de prendre la défense des classes moyennes, bien souvent confondues avec les classes populaires, ils n’ont pas manqué de plonger dans les approximations ou carrément dans les erreurs grossières. Tout en opposant pauvres et classes populaires ou moyennes.

Corruptions, lobby, homo et bobo, 10 février 2014 (billet n°86)

Corruptions en tout genre, Edgar, les lobbys et le Comté, Protection de l’enfance et répression contre l’homosexualité, Enseignant : flic et assistant social, le travailleur social est-il un bobo ?

NKM et les SDF, ou comment souffler le chaud et le froid sur la misère, 28 janvier 2014 (billet n°80)

Nathalie Kosciusko-Morizet a fait le buzz en se faisant photographier le 24 décembre, blouson de cuir, cheveux au vent, fumant une cigarette avec des SDF dans le 14ème arrondissement à Paris.

Après le Pacte de responsabilité : pour un Pacte de solidarité, 17 janvier 2014 (billet n°76)

Le Président de la République a tenté de minimiser la portée de ses propos sur la fraude. Hausse de la pauvreté : "ça va péter". Appel à un Pacte de solidarité, en prolongement du Pacte de responsabilité.

Principe de précaution abusif et expérimentations médicamenteuses criminelles, selon le professeur Kourilsky, biologiste, 13 janvier 2014 (billet n°74)

Le professeur honoraire du Collège de France, Philippe Kourilsky, ancien directeur à l’Institut Pasteur, a prononcé devant cette vénérable institution le 4 avril 2013 une conférence sur l’éthique de la pauvreté.

« Abus » à la sécurité sociale : un nouveau langage ?, 4 janvier 2014 (billet n°71)

Le Président de la République, lors de ses vœux aux Français le 31 décembre, a déclaré qu’il fallait réduire la dépense publique : l’État en se concentrant sur ses missions essentielles, les collectivités locales en clarifiant leurs compétences. Quant à la sécurité sociale, « notre bien le plus précieux », elle « doit en terminer avec les excès – que nous connaissons – et les abus. Parce qu’ils mettent en cause l’idée même de solidarité ».

Malade à son poste et retraites, chapeau ! (Social en vrac n°16), 3 janvier 2014 (billet n°70)

Retraites : chapeau !, ministre malade et assidue à son poste, dealer de mes deux

Cécilia, Mandela, Martin Hirsch et Terre d’asile (Social en vrac n°15), 14 décembre 2013 (billet n°67)

Cécilia Sarkozy profite de ses Mémoires pour partir en guerre elle aussi contre l'assistanat et en confiant sa peine lorsqu'elle a effectué des maraudes avec la Croix-Rouge d'avoir vu toute cette misère. Martin Hirsch à l'Assistance Publique. Le luxe se porte bien.

Discrimination pour précarité sociale, abus de faiblesse, des paroles et des actes (Vrac Social n°12), 23 octobre 2013 (billet n°55)

Lutte contre la discrimination pour précarité sociale (ATD), Isabelle Maurer interpelle Jean-François Copé, abus de faiblesse (affaire Woerth-Sarkozy-Bettencourt).

 Rififi au RSA, 22 octobre 2013 (billet n°54)

Martin Hirsch, ancien haut-commissaire aux solidarités actives, publie Cela devient cher d’être pauvre (1). Occasion pour l’actuel président de l’Agence du service civique d'avouer que la réforme était surtout destinée à donner un peu de pouvoir d'achat aux bas salaires et de révéler que Laurent Wauquiez militait alors pour que les gens au RSA ne soient surtout pas inscrits à l'ANPE (pour ne pas faire monter les chiffres du chômage).

Pour une transparence absolue de la vie publique, 19 septembre 2013 (billet n°48)

Après l'affaire Cahuzac, la transparence ne devrait pas concerner que les élus et quelques hauts fonctionnaires, mais aussi tous les conseillers, chefs ou directeurs de cabinet, dans les ministères et les collectivités locales.

François Hollande va gagner son pari de la reprise : à quel prix ?, 30 août 2013 (billet n°45)

Plusieurs indices pourraient lisser penser à une sortie de crise. Oui, mais quelle reprise, au profit de qui ?

Retraites: ne pas augmenter la durée de cotisation, 27 août 2013 (billet n°44)

Argumentaire contre l'augmentation de la durée de cotisation (solution qui sera finalement retenue par le gouvernement Ayrault).

Projet de loi sur le logement : ALUR et GUL peuvent mieux faire !, 26 juillet 2013 (billet n°42)

Le projet de loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (« ALUR ») vient d’être voté par la commission affaires économiques de l’Assemblée nationale. Seul l’UMP a voté contre, considérant qu’il est trop contraignant pour les propriétaires. Analyse de ce texte.

Réforme des retraites : la gué-guerre public-privé, 9 juillet 2013 (billet n°40)

Cet article évoque l'ostracisme dont sont l'objet les fonctionnaires, les lieux communs, les a priori à leur sujet, et les critiques que les "libéraux" leur adressent, en particulier sur la question des retraites. Tentative pour décortiquer la question.

Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, IFRAP et philanthropie, Mali et Niger, suite (Social en vrac n°9), 7 juin 2013 (billet n°36)

Philanthropie, que de crimes : l'exemple de Geoffroy Roux de Bézieux ; IFRAP ; Mali et Niger

Quotient familial, bienheureux les pauvres, auto-entrepreneurs, heures défiscalisées (Social en vrac n°8), 7 juin 2013 (billet n°35)

Baisse du quotient familial, auto-entrepreneurs, heures supplémentaires refiscalisées, "bienheureux les pauvres"

Social en vrac 5, 5 avril 2013 (billet n°27)

Retour de Martin Hirsch ; Qatar contre Unicef ; extinction de la pauvreté programmée par la Banque mondiale ; le succès des SDF

En finir avec le discours contre les pauvres, 13 décembre 2012 (billet n°17)

Echo des propos officiels contre "l'exploitation de la rhétorique à n'en plus finir sur 'l'assistanat'" et critique des projets d'augmentation du RSA nettement insuffisante.

Contribution à la Conférence nationale de lutte contre la pauvreté, 7 décembre 2012 (billet n°16)

 La Conférence nationale de lutte contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale se tient à Paris les 10 et 11 décembre 2012. Cette contribution, transmise au ministère,  porte plus précisément sur le groupe de travail intitulé « Accès aux droits et aux biens essentiels, minima sociaux ».

La Grande Pauvreté : que font les responsables politiques ?, 29 novembre 2012 (billet n°15)

Alors que des « hommes d’Etat » s’étripent en public dans une lutte des places sans précédent, la pauvreté, dans notre beau pays démocratique, progresse. Non seulement de nombreux organismes officiels en attestent par des statistiques froides (INSEE , CNLE, ONPES), mais encore des associations caritatives tiennent le haut du pavé en cet automne tristounet : elles décrivent des situations sociales terribles, font état de leurs collectes et de leurs actions. Des reportages télévisés interviewent  des personnes déclarant, tout de go, qu’elles ne mangent pas tous les jours.

Collectivités territoriales : le social menacé par le tournant de la rigueur ?, 21 novembre 2012 (billet n°14)

Le Président de la République, lors de sa conférence de presse du 13 novembre, en annonçant une économie de 60 milliards d’euros sur les dépenses publiques sur la durée du quinquennat, a précisé que les collectivités territoriales devaient prendre leur part dans cet effort.

En marge du débat Fillon-Copé : générosité ou solidarité, la mauvaise foi de l’UMP, 30 octobre 2012 (billet n°12)

Lors du débat qui était sensé opposer François Fillon et Jean-François Copé, les deux protagonistes ont su surfer sur la vulgate sarkozyste : la lutte contre l’assistanat. L'UMP lance le thème de la "générosité" comme antidote à la solidarité.

La Solidarité, simple valeur morale ou exigence de la République ?, 26 juin 2012 (billet n°8)

Histoire et actualité de cette notion. Texte de synthèse sur le sujet.

Martin Hirsch : achever le RSA ?, 8 juin 2012 (billet n°7)

Martin Hirsch vient de se rappeler au bon souvenir de la gauche, victorieuse le 6 mai, en proposant, dans un texte publié dans Les Echos du 5 juin, de ne pas toucher au SMIC mais de « donner un coup de pouce au RSA ».

Assistanat : le discours indigne de Nicolas Sarkozy, 27 avril 2012 (billet n°6)

Le candidat de l’UMP continue, sans vergogne, à mener son combat indigne contre l’assistanat. Son appel à un grand rassemblement le 1er mai au nom du « vrai travail », pour fêter « ceux qui travaillent dur »,  « qui ne veulent plus que quand on ne travaille pas on puisse gagner plus que quand on travaille », est ignoble: non seulement parce que cette suspicion est infondée mais parce qu’il cherche ouvertement à monter les Français les uns contre les autres. Et ceux qui ont du travail (si peu payé soit-il) contre ceux qui n’en ont pas.

Revaloriser les minima sociaux, 6 avril 2012 (billet n°5)

Alors que la campagne pour l’élection présidentielle bat son plein, que l’on cause économie, budget, déficit, dette souveraine, que la plupart des « experts » défilent dans les médias pour convaincre les citoyens qu’ils devront se serrer la ceinture, le rapport 2011-2012 de l’Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale (ONPES) a été rendu public le 29 mars dans une quasi indifférence.

Sous-seuil de pauvreté: définir un "reste à vivre", 7 février 2012 (billet n°4)

Effet du discours alarmiste sur la crise financière : les projets pour l’élection présidentielle font l’impasse sur la grande précarité.

Erreur de Nicolas Sarkozy sur les cotisations familiales, 29 janvier 2012 (billet n°3)

Nicolas Sarkozy, interrogé le 29 janvier, par le journaliste Jean-Marc Sylvestre sur la raison pour laquelle il a décidé de baisser les cotisations sociales patronales sur la famille, mais pas les cotisations  salariales, laissant entendre, à tort, que ces cotisations existent.

Le Président anti-social, 13 décembre 2011 (billet n°1)

Lors de son discours de Bordeaux sur les fraudeurs, le 16 novembre, il s’est employé à mettre dans le même sac tous les types de fraudes (les particuliers qui perçoivent, souvent par erreur, des indus, ceux qui s’arrangent avec la législation, les employeurs tricheurs ou voleurs, et les trafiquants), méthode classique pour accabler les uns et finalement atténuer la faute des autres.

Code du travail, professions réglementées

Code du travail : Bayrou démagogue, 20 septembre 2014 (billet n°147)

Après la conférence de François Hollande mercredi, France 2 organisait un débat au cours duquel François Bayrou a tenté, avec succès, de déclencher les rires et l’approbation d’une salle ignorante grâce à un gros mensonge sur le Code du travail. Indigne.

Professions réglementées : la droite divisée, 15 septemebre 2014 (billet n°145)

Dans un accès de néo-libéralisme exacerbé, Arnaud Montebourg a prétendu que si les (37) professions dites réglementées, qualifiées de « rentiers », étaient livrées à la concurrence cela produirait 6 milliards d’euros de pouvoir d’achat aux populations contraintes à faire des économies sur tous les postes de dépenses. Les dites professions se rebiffent : elles démentent gagner autant d’argent, et, bien que minoritaires dans le pays, menacent de faire entendre leur voix et ont les moyens de faire reculer le gouvernement.

Notables en colère et misère photogénique (Social en vrac n°23), 21 mars 2014 (billet n°97)

La fronde des notaires. La révolte des avocats. Jean-Pierre Mocky et les SDF. Marthe Mercadier menacée d'expulsion. La pauvreté a belle gueule (sur le livre d'Edgar Louis).

Aide juridictionnelle : les « pauvres » avocats, 4 octobre 2013 (billet n°50)

Les avocats sont vent debout : ils protestent contre une réduction du budget en faveur de l’aide juridictionnelle et réclament de meilleures indemnisations. Et ils obtiennent aussitôt gain de cause de Christiane Taubira, qui ne peut se permettre d’avoir une partie du monde judiciaire remontée contre elle.

Les "experts"

Lenglet (and) Co (Social en vrac n°35), 11 décembre 2014 (billet n°164)

Le 8 décembre, François Lenglet a présenté le deuxième numéro de son émission sur France 2, modestement dénommée "l'angle éco". Il nous livre ses choix (ultra)libéraux. Il s'en prend au Code du Travail, comme Yves Thréard du Figaro sur France 5. Et le bras-droit de Pierre Gattaz fait larmoyer dans les chaumières à propos du suicide des patrons, tandis que la bourse baisse à cause du pétrole... à bon marché.

« Valeurs actuelles », IFRAP, dangers publics, 8 mai 2014 (billet n°113)

Valeurs actuelles a publié le 1er mai un dossier sur « Ces assistés qui ruinent la France », dans la veine de ce que cet hebdo de la droite extrême a déjà écrit, à la suite du Point, et du Figaro. Tout le propos consiste à accréditer l’idée que si les comptes de la France sont déficitaires c’est à cause des citoyens qui perçoivent des revenus de l’assistance. L'IFRAP défend à peu près les mêmes idées.

Manipulateurs en tout genre (Social en vrac n°18), 8 février 2014 (billet n°85)

Valeurs actuelles et les invisibles, Valeurs actuelles et Dieudonné, Tomboy ou comment un « garçon manqué » obsède les intégristes, Le cynisme de Crésus, Au RSA, il veut racheter Pétroplus

Pour une transparence des revenus des « experts » qui prônent l’austérité, 6 mars 2014 (billet n°94)

Jean-François Copé, piqué au vif par les révélations du Point sur ses petites magouilles financières à la tête de l’UMP, a réclamé que les médias se soumettent « aux mêmes règles des déclarations d’intérêt que les parlementaires ». Chiche ! Il faudrait pousser plus loin la transparence : en particulier, contraindre les « experts » grassement payés, qui incitent les Français à se serrer la ceinture, à révéler leurs rémunérations.

Bidonnages du Point, concurrence des misères et vive les inégalités ! (Social en vrac n°13), 13 novembre 2013 (billet n°59)

Les bidonnages du Point, concurrence des misères, la violence des riches, vive les inégalités, retraites : faire travailler les femmes plus longtemps (!)

Le Point : fausse enquête sur les assistés, 31 octobre 2013 (billet n°57)

C’était prévisible : il fallait bien que l’hebdomadaire dirigé par Franz-Olivier Giesbert tente de concurrencer le mensuel de la droite extrême Valeurs actuelles. Le Point a publié le 24 octobre un dossier intitulé « Comment la France fabrique des assistés ». Dossier qui aurait pu tout aussi bien être titré : « Comment Le Point fabrique une fausse enquête ».

Les « experts » : haro sur le social, 6 mars 2013 (billet n°21)

Depuis que nous sommes plongés dans une crise financière, les experts économiques et politiques se bousculent sur les plateaux de télévision pour asséner leurs certitudes sur la situation économique de la France. Certains se sont faits une spécialité, cultivant le catastrophisme, dramatisant à l’excès, annonçant quasiment la fin des temps, eux qui n’avaient rien vu, rien dit, rien fait, malgré quelques signes avant-coureurs.

Economie, international

Faire condamner la Troïka pour la tragédie grecque, 3 mars 2015 (billet n°181)

Tous les reportages et les témoignages attestent que les exigences de la Troïka ont provoqué une catastrophe humanitaire en Grèce. Les diktats de cette Troïka ont été imposés par des technocrates sans légitimité démocratique, et souvent en violation avec la législation internationale en vigueur. Le soutien au peuple grec justifie que l'on se batte pour que ces fauteurs de misères soient poursuivis et jugés. 

Le Prix à payer, 1er février 2015 (billet n°174)

Le film Le Prix à payer, de Harold Crooks, qui sort en salle le 4 février, s'attaque à l'évasion fiscale. Et aux paradis fiscaux. Lors d'une audience du Congrès américain, la présidente du Comité des comptes publics, s'adressant aux dirigeants de Google, Amazone, Apple et des grandes banques internationales, qui en rabattent de leur superbe, lâche : "Nous ne vous accusons pas d'être illégaux, mais d'être immoraux".

Prix Nobel : Économie de bouts de chandelle, 14 octobre 2014 (billet n°152)

Jean Tirole s’est fait une spécialité d’étudier les « non-dits » dans les prises de décision économique : dès l’attribution du Prix Nobel d’économie, il a été aussitôt interrogé par les médias sur les politiques de l’emploi. Et il est vrai qu’en matière d’allocations chômage il est bien dans l’air délétère du temps actuel néo-libéral, et a bien mérité l’hommage que lui rend la Banque de Suède chargée de décerner le prix en « sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel ».

Turquie : pauvreté, prison et tourisme, 11 août 2014 (billet n°139)

Le premier ministre turc, Recep Erdogan, a été élu président de la République dès le premier tour. Alors qu’il avait fait l’objet de manifestations d’opposition sévères en juin 2013, dénonçant son pouvoir de plus en plus autoritaire et islamiste, et que des scandales de corruption ont éclaté, il reste très populaire et l’AFP a rapporté ce propos d’un électeur : « Il a nourri les pauvres et s’est occupé de nombreux laissés-pour-compte de notre société ». Voir.

Israël et Gaza : entre terreur et pauvreté, 5 août 2014 (billet n°136)

Israël a pilonné Gaza tuant de nombreux civils. Terreur en réaction aux « tunnels de la terreur » et aux tirs de roquettes du Hamas et du Djihad palestiniens, qui, pour tenter d’obtenir la levée du blocus, harcèlent Israël, comptant manifestement sur sa riposte indiscriminée pour resserrer les rangs. Tout cela sur fond de misère à Gaza mais aussi de pauvreté en Israël.

Chiffonniers du Brésil et sans-abri de Paris (Social en vrac n°30), 24 juin 2014 (billet n°127)

Les chiffonniers du Brésil, les sans-abri de Paris, le Droit au logement dans les HLM, du Modem au Secours catholique, l’économie sociale et solidaire honorée l’espace d’un instant, les mensonges des « experts » sur la dette publique, et retour sur Laurent Wauquiez et sa Droite dite sociale.

Pékin : la dette de sang, 4 juin 2014 (billet n°119)

Il y a 25 ans, la révolte étudiante sur la place Tiananmen, à Pékin, était violemment réprimée : un millier de morts, et de très nombreuses arrestations. Liu Xiabo, prix Nobel de la Paix, évoquant « le plus grand pays despotique du monde », considérait en 2006 qu’on ne pouvait laisser le Parti communiste chinois « qui a pris plus d’un milliard de personnes en otages continuer à corrompre la civilisation humaine ». Liu Xiabo est en prison, dans une indifférence quasi générale.

Grand Marché Transatlantique : danger sur le secteur social, 22 mai 2014 (billet n°116)

Les dangers du Grand Marché Transatlantique USA-Europe, malgré la semi-clandestinité des négociations, commencent à apparaître au grand jour, et l’Assemblée nationale, ce jeudi 22 mai, sans s’opposer à la négociation, a réclamé plus de transparence. On a évoqué le commerce, l’industrie, l’agriculture, et les méthodes judiciaires que les États-Unis prévoient d’imposer aux gouvernements européens pour obtenir qu’ils reculent sur leurs réglementations sociales et environnementales. On l’a moins dit mais non seulement le secteur de la protection sociale pourrait être impacté, mais aussi tout le secteur social non lucratif.

Rwanda : le génocide social des avoisinants, 27 avril 2014 (billet n°112)

C’est un seul peuple : Hutus et Tutsis ne se sont opposés ni sur la religion, ni sur la langue, ni sur la culture, ni sur la possession d’un territoire. Génocide de proximité, de village, entre voisins, entre parents. Alors, pourquoi les uns sont devenus bourreaux, les autres victimes ? Qu’est-ce qui peut conduire à un tel massacre : une revanche sociale, ou, comme le dit une Tutsie rescapée, « l’envie et la peur de la pauvreté » ?

Mali : aide urgente aux populations de la région de Gao, 18 avril 2014 (billet n°108)

Une association de tourisme solidaire appelle au soutien aux populations du nord du Mali, victimes de la sécheresse et des conséquences des exactions des djihadistes. Il faudrait 2750 euros pour acheter dix tonnes de mil de toute urgence.

Pourquoi la Bourse monte et le chômage aussi, 18 février 2014 (billet n°88)

On nous annonce depuis quelques jours un « frémissement » : la croissance pourrait être légèrement plus élevée que prévu, les start-up ont le vent en poupe (le patron des Pigeons fait même la bise à François Hollande), l’investissement repart, le commerce extérieur s’améliore, la consommation des ménages ne faiblit pas. Pourtant, le chômage pointe à 3,3 millions de personnes, 5 millions en réalité si l’on compte toutes les catégories. La pauvreté est à un niveau très élevé, les minima sociaux sont versés à toujours plus de foyers.

Tout est unique en Chine : l’enfant, le parti…, 9 décembre 2013 (billet n°65)

La Chine aujourd'hui : la pollution, l'enfant unique (et les contournements), la corruption, la pauvreté et la mendicité, et un capitalisme effréné. Et l'Occident qui observe silencieux, redoutant le jour où la Chine bougera...

Otages, ni journalistes, ni humanitaires, 30 octobre 2013 (billet n°56)

Les otages du Niger, libérés, rentrent en France. Sans versement de rançon, affirme l’Etat français. Les prises d’otages en vue de rançon continueront : ce sont ceux qui sont sans défense qui seront la cible principale. Il faut des innocents pour que ces opérations inhumaines réussissent. La cruauté a de beaux jours devant elle, tant elle sait exploiter la compassion.

Shutdown : virer les fonctionnaires, une idée «séduisante», 15 octobre 2013 (billet n°52)

Les parlementaires américains ne parvenant pas à se mettre d’accord sur l’accroissement du déficit et de la dette (les 16 700 milliards de dollars seront atteints le 17 octobre, date retenue pour la journée international de … l’élimination de la pauvreté, mais cela n’a rien à voir), 800 000 fonctionnaires (sur 4 millions) ont été renvoyés dans leurs foyers. Ils ignorent quand ils pourront reprendre le travail. Les services comme la poste, l’armée, l’école, la santé sont cependant maintenus. C’est le « shutdown », la fermeture à l’américaine !

Crise de la finance : qui va payer ?18 janvier 2012  (billet n°2)

La crise est donc là, puisqu’une agence de notation nous le dit. Comble d’ironie : si ce n’était le nom de son fondateur, il faudrait la traduire par Standard & Pauvres.

 Protection de l'enfance

Enfance maltraitée

Bébés donnés ou abandonnés, 9 décembre 2014 (billet n°163)

A l'heure où l'on débat à n'en plus finir sur PMA, GPA, et adoptions, la question de l'abandon d'enfants n'a pas été remisée au magasin des accessoires : Bébé à donner, documentaire suisse de Rouven Gueissaz, vient de remporter la deuxième place du Prix du journalisme des Radios Francophones Publiques. Il évoque les "fenêtres" ou "boîtes à bébé", méthode ancienne que la Suisse a remis au goût du jour pour faciliter l'abandon d'un nouveau-né de façon anonyme. Questions.

Quand Marx « inventait » le droit des enfants, 27 octobre 2014 (billet n°157)

Arte diffuse une série intitulée Capitalisme qui rappelle les conditions de travail inhumaines que la Révolution industrielle a imposées aux ouvriers, y compris à des enfants en bas âge. Les lois réglementant le travail des enfants sont emblématiques de la nécessité, pour l'Etat, d’aller à l’encontre des intérêts du patronat et de faire intrusion au sein des familles. En cherchant ce que Marx en avait dit dans Le Capital, j’ai constaté qu’il avait peut-être été le premier à considérer que cette remise en cause de la toute puissance paternelle avait fondé, selon sa propre formule, « le droit des enfants ».

Exigeons des allocs dès le premier enfant, 9 octobre 2014 (billet n°151)

Parce que le déficit de la branche famille atteint 700 M€ (pas même le double du cadeau fait à Bernard Tapie), on parle de réduire ou de supprimer les allocations familiales aux couples les moins démunis. Alors que la véritable injustice est l’avantage dont bénéficient les familles fortunées grâce au quotient familial, et le fait que les familles qui n’ont qu’un enfant ne perçoivent rien !

Mort de Marina : l’exploitation de la tragédie, 4 octobre 2014 (billet n°150)

Un rapport demandé par la Défenseure des enfants, établi par Alain Grevot, publié récemment, décrit avec précision le déroulement de l’affaire de la petite Marina, tuée en 2009 par ses parents dans la Sarthe. Cette enquête, si elle relève des dysfonctionnements, contredit un certain nombre d’affirmations approximatives, tente de repérer qui a manqué de vigilance, et se démarque poliment des vautours qui, comme à chaque drame, cherchent à surfer sur le martyre d’un enfant.

Les non-dits d’Anne Sinclair et le silence des médias sur l’Enfance en bateau (Social en vrac n°26), 25 avril 2014 (billet n°111)

Ecole en bateau : l'enfance sabordée et les médias. Les non-dits d'Anne Sinclair. Berlusconi : le métier d'aide-soignant se dévalue.

Enfants exilés de la Réunion: où étaient les intellectuels ?, 4 mars 2014 (billet n°93)

L’Assemblée nationale a voté, à l’initiative de la députée réunionnaise Ericka Bareigts, une résolution le 18 février « relative aux enfants réunionnais placés en métropole dans les années 1960 et 1970 ». C’est une résolution courte en trois points qui émet le vœu que « la connaissance historique de cette affaire soit approfondie et diffusée ». Elle constate que « l’Etat a manqué à sa responsabilité morale envers ces pupilles » et souhaite que « tout soit mis en œuvre pour permettre aux ex-pupilles de reconstituer leur histoire personnelle ». Pourquoi ce drame a-t-il été à ce point occulté tant par les médias que par les responsables politiques ?

La Manif Pour Tous prétend protéger la famille, 7 février 2014 (billet n°84)

La manifestation du 2 février a donc obtenu du gouvernement le retrait de la loi sur la famille. Parce que le pouvoir redoute un feuilleton de la rue qui compliquerait la mise en place de ses réformes libérales dans le domaine économique, il décide de reculer (après une manifestation contre l’IVG, une autre ouvertement raciste et antisémite, comme on ne l’avait pas vu en France depuis des décennies, et une troisième enfin contre le projet de loi sur la famille et contre une loi votée, et approuvée par le Conseil constitutionnel, sur le mariage homosexuel).

Enfants handicapés maltraités : les révélations de M6 en caméra cachée, 31 janvier 2014 (Billet n°82)

La chaîne de télévision M6, dimanche 16 janvier, après un grand tapage, diffusait un dossier intitulé Enfants handicapés, révélations sur les établissements qui les maltraitent. Il est évident que le thème du handicap au quotidien n’est pas très vendeur, mais avec le handicapé maltraité, il y a de quoi boosté « Zone interdite ».

Première dame exit : mais qui va s’occuper du caritatif ?, 29 janvier 2014 (billet n°81)

Sitôt la séparation annoncée, l'ex-compagne du président de la République se rend en Inde pour un voyage caritatif.

Panique à Davos et émoticônes effrayantes (Social en vrac n°17), 22 janvier 2014 (billet n°78)

Panique à Davos, Les enfants et Internet, Laurent Wauquiez et YouPorn, Fusion des départements et assistantes sociales.

La question de l’enfance mal traitée par les médias, 14 janvier 2014 (billet n°75)

France Inter consacrait « le téléphone sonne » du 7 janvier à l’enfance maltraitée. Une nouvelle fois, une émission sur cette question est abordée de façon orientée, avec deux invitées sur le plateau qui ne représentent qu’un aspect du problème.

L’enfance manipulée, 18 décembre 2013 (billet n°69)

Enfance maltraitée grande cause nationale 2014 ?, la pédophilie "littéraire"

Racisme : enfants en danger, 8 novembre 2013 (billet n°58)

Lors de la manifestation contre Christiane Taubira en déplacement à Angers, des enfants proclament « la banane à la guenon », auprès d’adultes, leurs parents sans doute, hurlant « Taubira casse-toi ». Des adultes ont repris le slogan raciste. Sous le regard de policiers qui ne semblaient pas se rendre compte de la gravité de la situation.Un procureur devrait saisir un juge des enfants afin qu’une procédure d’assistance éducative soit ouverte, car ces enfants sont manifestement en danger. Une mesure de protection s’impose.

Olivier Poivre d’Arvor a choisi d'être papa tout seul : le Figaro approuve !, 7 septembre 2013 (billet n°46)

 Olivier Poivre d’Arvor publie Le Jour où j’ai rencontré ma fille (Grasset). Il parcourt les plateaux de télévision pour parler de cette adoption en marge des règles habituelles et accorde interview sur interview à la presse écrite : la confrérie médiatique complaisante lui a fait un très bon accueil.

Le travail des enfants, la grâce du violeur, les enfants exilés de La Réunion (Social en vrac 11), 8 août 2013 (billet n°43)

Un graffiti très cher de Banksy sur le travail des enfants, l'exil forcé des enfants de la Réunion

Enfance maltraitée : le combat démagogique de la Première Dame, 21 juin 2013 (billet n°37)

Premières dames patronnesses.

Les anti-mariage gay et l’intérêt de l’enfant, 30 mai 2013 (billet n°32)

Suite à l'adoption de la loi sur le mariage homosexuel, cet article décrit les "calculateurs", les "réactionnaires", et les "extrémistes", avec un développement sur la notion d'intérêt de l'enfant.

Videla et les bébés volés, penser l’assistance, trolls, Mali et Niger (Social en Vrac 7), 28 mai 2013 (billet n°32)

Les trolls, les bébés volés d'Argentine, rapport de l'ONPES sur "Penser l'assistance", misère au Mlai et Niger

La mort de la petite Marina : la culpabilité des parents ne suffit pas, 12 avril 2013 (billet n°28)

Deux associations (Enfance et partage et Innocence en danger) poursuivent l'Etat dans l'affaire de la petite Marina, tuée par ses parents.

Enfants abusés, enfants maltraités, enfants volés, 28 mars 2013 (billet n°25)

Leonide Kameneff, le gourou sexuel médiatique ; Enfants abandonnés de force (Australie, Amérique latine, Suisse, Canada, France).

Mariage gay : l’Eglise entre le père et la mère, 12 novembre 2012 (billet n°13)

Sans entrer dans toute la complexité du débat sur le projet de loi sur le mariage pour tous, ce texte relève deux bizarreries dans les arguments invoqués par les opposants.

Jeunesse délinquante

"La Tête haute", ou le carrefour des enfants perdus, 17 mai 2015 (billet n°198)

Emmanuelle Bercot, au lieu de sombrer dans la critique simpliste à l'encontre de la protection de la jeunesse, nous propose, avec La Tête haute, un film honnête, rendant compte assez justement d'une réalité complexe et douloureuse. Les acteurs sont si convaincants et le scénario si plausible, que par moment on se croirait dans un documentaire.

Jeunesse délinquante aux oubliettes, 22 février 2015 (billet n°179)

L'ordonnance de 1945 sur la jeunesse délinquante vient de fêter ses 70 ans. Décriée par la droite à cause de ses intentions trop éducatives à son goût, ce texte devait être revu par le gouvernement actuel dans le cadre d'un Code de la justice pénale des enfants et des adolescents, avec suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs créés sous Nicolas Sarkozy. L'étude de ce projet de loi est reportée sine die. Retour sur l'Histoire, et dernières déclarations de Christiane Taubira.

Handicap, dépendance

Tutelles : enquêteurs ou charognards, 1er novembre 2014 (billet n°158)

Un livre signé Valérie Labrousse, intitulé Les dépossédés, vient de paraître. Il prétend mener enquête « sur la mafia des tutelles ». En réalité, il est une collecte de quelques faits divers, certains pénalement répréhensibles et un ramassis d’agressions gratuites à l’encontre des mandataires judiciaires à la protection des majeurs et autres professionnels médicaux et sociaux. N'est pas journaliste d'investigation qui veut.

Sarkozy, Alzheimer, milliardaires, philanthropes et gens du peuple (Social en vrac n°22), 11 mars 2014 (billet n°95)

Nicolas Sarkozy et Alzheimer. Chaîne thermale du Soleil. Germaine Chaumel et les gens du peuple. Parité : de plus en plus de femmes milliardaires.

Pouvoir abréger ses souffrances : un droit fondamental, 17 décembre 2013 (billet n°68)

Un des engagements de François Hollande, candidat à la présidentielle, était que « toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité. » Réflexion sur le sujet et extraits d'un texte de Sandrine Rousseau après le suicide de sa mère qui savait qu'on abrègerait pas ses souffrances.

Parité hommes-femmes

Femmes : un tabou de la parité, 8 mars 2015 (billet n°183)

Le débat sur la parité hommes-femmes ne cesse d'évoquer le nécessaire accès des femmes aux postes jusqu'alors dévolus aux hommes, et la question de l'égalité des salaires. Certes. Mais l'égalité ne sera totale que lorsque les hommes n'hésiteront plus à occuper des postes dans lesquelles les femmes sont confinées, sans considérer avec mépris ces emplois, parce que "féminins".

Service civique pour jeunes filles (Social en vrac n°40), 25 février 2015 (billet n°180)

Parce que les principes républicains se perdent, que l'école n'assumerait plus son rôle en la matière, alors on promeut le service civique. François Hollande et le PS ont même envisagé de le rendre obligatoire. En période de fort chômage, des milliers de jeunes gens rendant des services d'intérêt général à 573 € par mois. Rappel du temps où les gens de gauche combattaient un service civique à caractère social et culturel... pour les jeunes filles. Et veille sociale.

Les ministères sociaux restent féminins, 28 août 2014 (billet n°141)

On commente à satiété le fait que le ministère de l’Education nationale est pour la première fois dirigée par une femme. A la tête de tous les ministères sociaux, les titulaires du poste sont des femmes. Vieille tradition, non commentée.

Garde à vue pour votes achetés, franc succès pour un « garçon manqué » (Social en vrac n°21), 3 mars 2014 (billet n°92)

Achats de voix (Dassault). Film Tomboy et la guerre sur le genre

Pour que les hommes accèdent aux «métiers de femmes», 6 février 2014 (billet n°83)

La lutte pour la parité a encore beaucoup de pain sur la planche : en particulier pour faire converger vers des métiers perçus comme féminins des hommes qui y rechignent. Car la parité n’est pas qu’une question de justice mais aussi une nécessité d’équilibre. La société est faite d’hommes et de femmes. Chacun doit prendre sa part : c’est bien ce que tous les intégrismes ne supportent pas. 

Agriculture, environnement

Guerre civile à Sivens, 6 mars 2015 (billet n°182)

Parce qu'un barrage est prévu sur le Tescou (ruisseau), dans l'immense forêt de Sivens, dans le Tarn, des militants venus d'ailleurs pour la plupart s'y opposent, tandis que des agriculteurs, outrés de cette invasion, lancent une étrange jacquerie avec soutien des forces de l'ordre.  Il est rare qu'un conflit social mette ainsi face à face deux catégories de la population, qui se font la guerre. En passant par Sivens...

La FDSEA « tire » sur la préfecture, 21 novembre 2014 (billet n°161)

Jeudi après-midi, dans le Gers, à Auch, en haute ville, un tintamarre de tous les diables. Il est vrai que les agriculteurs de la FDSEA et du CDJA manifestent mais on entend des explosions régulières : seraient-ils victimes, de la part de la police, de tirs de grenades offensives ?

Les paysans honnêtes et les autres, ou les magouilles de la PAC, 17 février 2014 (billet n°87)

Suite aux réactions à mon article sur les "paysans qui protestent contre le mille-feuille". Film du canadien Sébastien Pilote sur le drame que connaissent nombreux paysans : le Démantèlement.

Les paysans protestent contre le «mille-feuille», 11 décembre 2013 (billet n°66)

Des paysans sont entrés dans la ville, et ont bloqué tous ses accès. Auch, chef-lieu du Gers, est encerclé, ce mardi 10 décembre, par 200 agriculteurs, nombre suffisant pour réaliser une manifestation monstre, s’ils possèdent, comme c’est le cas, des tracteurs, tout aussi monstrueux.

Histoire

Les négriers à la lanterne !, 12 mai 2015 (billet n°197)

L'Europe, qui fut négrière, commémorant le souvenir de la traite des noirs et de l'esclavage, ne rappelle que son propre commerce transatlantique mortel. Pourtant elle n'a pas l'exclusivité de ce crime contre l'humanité.

8 mai 44, Remember !, 7 mai 2015 (billet n°196)

Alors que l'on célèbre la victoire sur l'Allemagne nazie, une pensée pour 75 000 Français tués lors des bombardements alliés. Pourquoi évoquer le 8 mai... 44 ? Parce que c'est la date d'un raid meurtrier détruisant la ville de Bruz près de Rennes. Et ensuite Saint-Etienne, Le Havre, Nantes, Royan... Dommages collatéraux qui font l'objet d'une grande discrétion dans la mémoire officielle. Ce qu'en disait Howard Zinn, le grand historien américain.

Pardonnez-nous notre silence, 27 janvier 2015 (billet n°172)

Ils sont venus vous chercher à l'aube blafarde des journées honteuses ou un soir d'hiver, à l'abri des regards. Vous étiez dans la force de l'âge. Vous étiez vieillards ou enfants, valides, impotents, ouvriers ou marchands. Les uns croyaient au Dieu d'Israël, les autres n'y croyaient guère. Français de souche ou récemment émigrés de Pologne, de Hongrie ou d'ailleurs. Anciens combattants de la grande guerre ou rescapés des pogroms de Varsovie, de Bucarest, des nuits de Cristal de Berlin.

La presse bâillonnée : un dessin de Cabu, 8 janvier 2015 (billet n°169)

Fin 1979, alors qu'une petite revue de Franche-Comté était poursuivie par un hebdo ancien collabo, Cabu avait réalisé un dessin contre ceux qui cherchent à bâillonner la presse.

Première Dame et justice sociale, 12 septembre 2014 (billet n°144)

Elle a pris conscience des réalités sociales bien avant d’évoluer sous les lambris dorés de la Présidence. C’est pourquoi elle a su sensibiliser le Président à la misère sociale : « il ne pouvait pas croire que des êtres humains puissent vivre ainsi », écrit-elle. Engagée dans la lutte pour les droits des enfants, son franc-parler et son courage resteront sa marque de fabrique. Eleanor Roosevelt.

Armée en terre cuite : le tyran se cache dans les détails, 10 juin 2014 (billet n°121)

Arte diffusait le 7 juin un documentaire sur Les Derniers Secrets de l’armée en terre cuite, ces milliers de statues de soldats enterrés dans la région de Xi’an, en Chine, il y a plus de 2000 ans. L’Empereur Qin, qui voulait ainsi protéger son tombeau, est considéré comme le fondateur de l’Empire du Milieu. Chaque soldat a une physionomie particulière, comme si, pour faire plus vrai, le tyran avait tenu à « humaniser » son armée.

Résistantes et militantes sociales au Panthéon, 26 février 2014 (billet n°90)

Germaine Tillion et Geneviève Anthonioz-De Gaulle devraient entrer l'an prochain au Panthéon. Berthie Albrecht autre femme remarquable de la Résistance : assistante sociale, non retenue pour le Panthéon pour des raisons politiques (proche d'Henri Fresnay, réseau Combat, adversaire de Jean Moulin).

8 mai 1945 : les massacres de Sétif et le témoignage que m’avait livré Charles Tillon, 12 mais 2013 (billet n°30)

Il fallut attendre plusieurs dizaines d’années avant que les médias ne consacrent des articles sur les massacres qui se déroulèrent dans le Constantinois, en Algérie, le 8 mai 1945, le jour-même où l’on fêtait la fin de la Seconde Guerre Mondiale. En 1982, j'ai interviewé Charles Tillon, ministre de l'Air du Général De Gaulle à la Libération : il donnait sa version de ces tragiques événements, qui furent lourds de conséquences (déclenchement de la guerre d'Algérie 9 ans plus tard).

Jeux Olympiques : à la gloire d'une Révolution industrielle meurtrière, 1er août 2012 (billet n°10)

La cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques à Londres, le 27 juillet, a, selon la tradition, rendu hommage à l’histoire du pays accueillant. Et de glorifier non seulement la campagne verdoyante de jadis, mais aussi son passé industriel merveilleux. Sans évoquer la "barbarie" que fut la Révolution industrielle.

Faits divers

Crash d'un serial killer, 4 avril 2015 (billet n°191)

On se perd en conjectures à propos du crash de l'A320 sur les  Alpes  : dépression nerveuse, maladie mentale d'un pilote, non connue des dirigeants de la compagnie. Secret médical. En fait, on tourne en rond au dessus du drame, on parle de suicide, sans oser dire que l'on a tout simplement à faire à un serial-killer. [ou plutôt un "mass-murder", un tueur de masse]

Crash au Mali, pourquoi l’avion n’a pas évité l'orage, 7 août 2014 (billet n°138)

Il est vraisemblable que l’avion d’Air Algérie qui s’est écrasé dans le désert du Mali a été victime d’un orage terrible qui aurait provoqué sa chute. Pourtant de nombreux avions traversent des orages et poursuivent leur route. Que s’est-il passé ? Radar non performant, expérience des pilotes insuffisante, consigne de la compagnie à ne pas se dérouter pour économiser le carburant ?

 Livres, films

Agnès Verdier-Molinié, une ultra-libérale de choc, 16 avril 2015 (billet n°194)

La directrice du think tank iFrap, Agnès Verdier-Molinié, habituée des plateaux de radios et de télévision, cajolée par des journalistes friands de ses saillies contre les fonctionnaires et les impôts, publie un livre : On va dans le mur... On a droit à la panoplie habituelle de la propagande des ultra-libéraux : pas de réelle analyse de fond, mais thérapie de choc par une approche comptable, parsemée d'erreurs de calcul calculées.

Françoise Hardy, droite décomplexée, 26 mars 2015 (billet n°189)

Françoise Hardy, dans son livre Avis non autorisés, publie un véritable réquisitoire contre une certaine gauche accusée de vouloir "dresser les classes populaires contre les classes plus favorisées". Les plus démunis sont pourtant autant "profiteurs, spéculateurs, malhonnêtes, amoraux" que les nantis. Et, de part et d'autre, il y a autant d'"ordures". Petite virée dans le discours cynique et décomplexé de l'ex-chanteuse, bien éloigné de "mon amie la rose".

« 300 hommes » : vies de galère, 20 mars 2015 (billet n°187)

Ces hommes aux gueules cassées, fatiguées, abîmées, hantent chaque soir le foyer Forbin (Saint-Jean-de-Dieu) à Marseille. Deux cinéastes ont laissé leur caméra tout capter, de ces vies brisées, vies de galère, qui échouent ainsi en cet étrange refuge, où il faut être en permanence sur ses gardes. Paroles à la fois naïves et lucides de ces hommes. Sortie du film 300 hommes en salle le 25 mars.

Marie Didier, une belle personne, 10 mars 2015 (billet n°184)

Marie Didier, auteur de Contre-visite, qui fut gynécologue à Toulouse, raconte son passé militant, dans une autobiographie légère, Ils ne l'ont jamais su, avec une sorte de détachement pour aborder les durs combats, ou les escapades poétiques. Et retour sur la Grèce avec Ersi Sotiropoulos... 

Spartacus et Cassandra, 5 février 2015 (billet n°175)

Spartacus et Cassandra, ce sont les prénoms de deux enfants Rroms et le titre d'un film qui les met en scène et qui sort en salle le 11 février. Documentaire dur et sincère sur le destin de deux enfants condamnés à la rue, tiraillés entre leurs parents déficients et leurs propres attentes. Terriblement humain.

Le Scandale Paradjanov, 17 décembre 2014 (billet n°165)

Le 7 janvier, sort en salle le film de Serge Avédikian : Le Scandale Paradjanov ou La vie tumultueuse d'un artiste soviétique. Je rends compte ici de ce film lumineux sur un créateur facétieux et inclassable. J'évoque également ma rencontre à Erevan (Arménie), quatre ans avant sa mort, avec ce cinéaste censuré et réprimé par le pouvoir soviétique.

Fils d’ouvrier, ethnologue, 25 juillet 2014 (billet n°134)

Il est de bon ton aujourd’hui pour certains de rappeler leurs éventuelles origines ouvrières, soit pour susciter la compassion et se procurer à bon compte une crédibilité parfois bien factice, soit pour démontrer que, si on s’en est sorti, c’est qu’on avait de la volonté, et que ceux qui galèrent c’est qu’ils le veulent bien. C’est ce que nous assène Franck, patron du pétrole, dans Grand patron, fils d’ouvrier, du sociologue Jules Naudet. Et c’est ce que ne dit pas un autre Franck, celui des Promesses du monde : l’auteur, Pascal Le Rest, nous raconte une enfance compliquée, parfois douloureuse, mais il refuse d’être manichéen : cet ethnologue inscrit avec bonheur son « jeu de vivre » dans une réalité plus complexe.

Fils d’ouvrier grand patron, 16 juillet 2014 (billet n°132)

Jérôme Lavrilleux, le repenti de l’UMP, se complaît à rappeler qu’il est fils de garagiste. On nous glisse que Jean-Claude Juncker, le nouveau président de la Commission européenne, représentant d’un paradis fiscal (le Luxembourg), serait fils de mineur. Occasion de présenter deux ouvrages : dans ce billet, l’histoire de Franck, grand patron du pétrole, oligarque qui exploite ses origines populaires, et, dans un prochain billet, celle d’un autre Franck, ethnologue, également fils d’ouvrier, qui sait décrire un parcours de vie fait de chair et de sentiments, inscrit dans une réalité sociologique. Deux façons totalement opposées de tirer les leçons du passé.

Le « social » envahit les écrans, 10 mai 2014 (billet n°114)

Les questions sociales ont pris une place essentielle dans le débat public et dans les politiques publiques depuis une vingtaine d’années. Notre actualité quotidienne est désormais marquée du sceau du social, la presse traite essentiellement de ce qui n’intéressait ni le politique ni le médiatique (protection de l’enfance, lutte contre les violences conjugales, contre la précarité, insertion, maintien à domicile). On retrouve cet effet dans le cinéma.

Mères en prison : un documentaire digne, rare à la télévision, 18 mars 2014 (billet n°96)

M6 a diffusé le 16 mars un documentaire de Hélène Lam Trong sur les mères en prison Maman est en prison, l’absente (produit par Mélissa Theuriau). Le sujet est traité tout en pudeur et respect : c’est de la grande télévision.

Le film « Se battre » sort en salle, 27 janvier 2014 (billet n°79)

Rappel sur ce film déjà présenté sur la misère liée à la crise. Sortie le 5 mars en salle.

Les riches gagnent et les invisibles écrivent, 21 janvier 2014 (billet n°77)

Pourquoi les riches ont gagné, selon Jean-Louis Servan-Schreiber. La Parlement des invisibles, avec Pierre Rosanvallon.

«Se battre», un film qui rend hommage à ceux qui luttent pour survivre, 4 décembre 2013 (billet n°64)

Présentation du documentaire de Jean-Pierre Duret et Andrea Santana Se battre, tourné à Givors en lien avec le Secours Populaire. Les personnages du film ont une énergie de vie extraordinaire et ne s'apitoient pas sur leur sort : "Plus tu pleures, plus tu ramasses la misère".

Ne m’oublie pas, sur le chemin de l’école…, 26 novembre 2013 (billet n°63)

Présentation de deux films : Ne m'oublie pas, de David Sieveking, traitant de la maladie d'Alzheimer (maladie dont souffre sa mère qu'il filme) et Sur le chemine de l'école, de Pascal Plisson sur les difficultés rencontrées par des enfants pour rejoindre leur école éloignée : au Kénya, au Maroc, en Argentine, dans le Golfe du Bengale.

La promesse de l’autre ou le nouvel horizon de la Fraternité, 26 novembre 2013 (billet n°62)

Jean-Louis Sanchez, directeur de l’Observatoire de l’action sociale (ODAS), vient de publier La promesse de l’autre, qui a pour sous-titre : Parce qu’une société désunie est une société désarmée. Ce beau tire, c’est tout autant l’engagement de chacun d’agir pour les autres, que la nécessité pour chacun de faire appel aux autres. Seuls, nous sommes vulnérables. C’est un traité du vivre-ensemble qu’il nous livre là. Comment lutter contre la peur de l’autre, comment fonder notre engagement sur l’altérité.

Le Dernier des injustes : Claude Lanzmann veut aujourd’hui en faire un Juste. Contre Hannah Arendt, 21 novembre (Billet n°61)

Présentation du film de l'auteur de Shoah sur l'ancien doyen juif du camp tchèque de Theresienstadt. Beaucoup d'interrogations sur cet homme. Lanzmann en a profité, dans la presse, pour régler ses comptes avec Hannah Arendt.

François Furet, chantre de l’inégalité ?, 4 juin 2013 (billet n°33)

Suite à la parution d'une biographie de l'historien par Christophe Prochasson, je rappelle des positions discutables du collaborateur du Nouvel Obs et invoque une lettre que m'avait adressé à ce sujet Claude Julien, l'ancien directeur du Monde diplomatique.

Médias

« Les gens du Monde » sont sympa, 18 septembre 2014 (billet n°146)

Alors que sont célébrés les 70 ans du journal le Monde, sort en salle un film intitulé Les gens du Monde. Le réalisateur Yves Jeuland a suivi pendant cinq mois les journalistes politiques du quotidien, la « newsroom » pour faire pro et parler comme eux. Plongée dans une des équipes du grand quotidien qui se qualifie du « centre gauche ».

 

Divers

Quand Nicolas finançait Bernadette et la Corrèze, 12 juillet 2014 (billet n°130)

On sait que les notables UMP bénéficiaient des largesses de Nicolas Sarkozy président de la République, leur attribuant généreusement des aides financières pour des réalisations publiques sur leurs territoires. Bernadette Chirac, comme les autres : elle aurait obtenu une subvention pour une commune de Corrèze. Pour quelle dépense ? Petite visite à ce village, à proximité de Sarran où est situé le Musée Jacques Chirac.

Réponse à un quarteron de dieudonnistes sur Mediapart, 10 janvier 2014 (billet n°73)

Réaction aux réactions provoquées par le billet précédent sur "L'anti-sémitisme par allusion" : insulte à Desproges, atteinte à la dignité humaine.

L’anti-sémitisme par allusion, 7 janvier 2014 (billet n°72)

Plutôt que d’interdire les spectacles de Dieudonné, qui va se complaire dans un rôle de victime, il serait plus judicieux de poursuivre pénalement et précisément ses infractions, donc ses propos antisémites. Sauf que le bougre, à l’instar de ses amis qui mènent propagande à l’encontre des Juifs, procède par allusion, par ellipse, par sous-entendus.

Philippe Martin, suite, 11 juillet 2013 (billet n°41)

Quelques précisions sur les conditions d'accès au poste de ministre de Philippe Martin et sur sa gouvernance dans le Gers.

Philippe Martin, la «social-écologie»?, 4 juillet 2013 (billet n°39)

Le nouveau ministre de l’écologie, Philippe Martin, a bénéficié d’un accueil dans la presse très favorable, presque dithyrambique. Alors qu’était reprise cette expression de « social-écologie » pour qualifier son action, personne n’a évoqué sa gouvernance et ses choix politiques comme président du Conseil Général du Gers dans ses missions essentielles, et en particulier sa mission sociale.

Social en vrac 6, 8 mai 2013 (billet n°29)

L'UDI pour la "redéfiscalisation" des heures supplémentaires ; Class actions ; enfance maltraitée ; réponse de Martin Hirsch.

 « Tous pourris » ou l’expression d’un système ?, 5 avril 2013 (billet n°26)

Affaire Cahuzac, corruption, évasion fiscale et pauvreté qui s'accroît.

Jean Raguénès, le combat permanent pour la justice, 28 mars 2013 (billet n°24)

Mort à Sao Paulo de ce dominicain qui avait participé activement à la lutte des Lip à Besançon. Souvenirs.

Social en vrac 4, 15 mars 2013 (billet n°23)

Pape François, Chavez Hugo, Castel Robert ; la pauvreté et le non-recours ;

Social en vrac 3, 12 mars 2013 (billet n°22)

Les "experts" ; la réduction des prestations sociales ; le grand fourre-tout des classes moyennes ; la patronne du Medef voit la misère dans le pays ; Mississipi burning.

Social en vrac 2, 15 février 2013 (billet n°20)

ATD et le musée ; les milliardaires philanthropes ; Carlos Ghosn cynique ; désobéissance civile ; Johnny et les assistés

Social en vrac 1, 5 février 2013 (billet n°19)

Le terme "race" dans la Constitution ; Beckham caritatif ; actionnaires et enfance maltraitée ; polygamie et inceste ; famille pauvre expulsée d'un musée ; suicides : que font les services sociaux ; mort d'hypothermie après coupure de courant.

Travail social

Les diplômes des travailleurs sociaux au niveau licence, 6 juin 2013 (billet n°34)

Les diplômes d’éducateur spécialisé, d’assistant de service social, d’éducateur de jeunes enfants et  de conseiller en économie sociale et familiale s’acquièrent après trois années d’études, selon un programme arrêté par l’Etat (cours et stages) et un financement par les Régions. Cependant, alors qu’Etat et Régions exigent trois ans d’études, ces diplômes ne sont toujours pas reconnus au niveau d’une licence mais seulement à Bac + 2 (niveau III du classement des diplômes). Pourquoi ?

Lutte contre la pauvreté et refondation du travail social : pour une mobilisation de TOUS les acteurs, 28 janvier 2013 (billet n°18)

Présentation du Plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et de lutte pour l'inclusion sociale. Ses limites.

Refonder l’action sociale : pour une mobilisation générale !, 3 juillet 2012 (billet n°9)

Rappel de ce que furent les orientations progressistes de Nicole Questiaux pour le travail social et proposition de lancer une dynamique en faveur d'"une action sociale réellement libératrice". 

 

Jaume_Plensa_Lame_des_mots.jpgJaume Plensa, L'âme des mots

Billet n°200

Contact : yves.faucoup.mediapart@sfr.fr

@YvesFaucoup

  [Le blog Social en question est consacré aux questions sociales et à leur traitement politique et médiatique. Voir présentation dans billet n°100. L’ensemble des billets est consultable en cliquant sur le nom du blog, en titre ou ici : Social en question]

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.