Yves GUILLERAULT
Paysan et journaliste, tous les deux en retraite active
Abonné·e de Mediapart

86 Billets

1 Éditions

Billet de blog 24 juin 2022

Nous sommes en guerre et nous regardons ailleurs

Alors que le système républicain vire au cirque, il est peu probable que des représentants, mal élus, absorbés par leur course aux strapontins, se liguent pour éteindre l’incendie qui ronge notre maison. Se pose donc la question de l’entrée en résistance et de sa forme, dans ce qui ressemble bien à une guerre mondiale menée par une minorité dominante contre l’humanité plébéienne.

Yves GUILLERAULT
Paysan et journaliste, tous les deux en retraite active
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Dans ce beau pays de France écrasé de chaleur, les urnes ont parlé pour ne rien dire1. À bout de souffle, les institutions étatiques de la Ve République nous livrent une présidence monarchique et solitaire et un parlement circassien. Nombre de barons (et quelques baronnes) sont toujours en place et les hommes et femmes du peuple qui ont réussi à se glisser dans les arcanes de la politique ont peu de chance d’avoir la possibilité d’y faire le lit de la révolution. Pendant que la course aux strapontins fait le spectacle des chaînes d’info en continu, notre maison brûle, victime d’une guerre mondiale avec son lot de feu, de déluge, de misère et de mort. Nous sommes en guerre et nous regardons le bout de nos semelles.

Les bouleversements climatiques, écologiques, l’accaparement des ressources naturelles et des terres virent au jeu de massacre avec des milliers de morts, des exodes massifs de populations, des chutes vertigineuses dans la précarité et la pauvreté, des germes de guerres. Et tous les scientifiques du Giec (mais pas seulement) s’accordent à dire que ce n’est que le début d’un long tunnel de cataclysmes, une liste prévisible de fléaux plus longue que celle des Dix plaies d’Égypte du bien nommé Livre de l’Exode. Sauf que le châtiment n’est pas divin mais bien humain. Car il est établi que la catastrophe est d’origine humaine. Mais on constate aussi que l’immense majorité des victimes, représentant plus des deux tiers de la population mondiale, est d’origine modeste, dépendante de milieux spécifiques, sous domination d’intérêts et de pouvoirs qui les dépassent, qu’ils se situent dans des régimes autoritaires ou des démocraties représentatives dont on voit désormais les limites, des États-Unis à la Hongrie en passant par le Brésil, les Philippines, l’Algérie etc.

La situation particulière et inédite post-élections de la France n’est qu’une illustration de la lente dérive affairiste et patriarcale de son élite politique, ignorant délibérément la vague scélérate qui va tout balayer. La preuve ? La trentaine de scientifiques plantés ces jours-ci près du Palais Bourbon pour rencontrer, informer et former les députés nouvellement élus ou réélus a fait chou blanc : seuls quelques dizaines de convaincus ont voulu montrer qu’ils étaient bons élèves. Ceux qui précédemment ont voté des lois climaticides (majoritairement à droite) ont passé leur chemin. L’initiative de ces scientifiques, qui ont eu confirmation que leurs rapports n’étaient pas lus, est bien légère (désespérée?) face au rouleau compresseur des lobbies industriels et financiers. Lire un angoissant rapport du Giec attire moins le chaland qu’un déjeuner de « travail » dans un resto étoilé ou un colloque sponsorisé sous les tropiques. Pire, le climato-scepticisme semble encore vivace. Une récente étude de l’Ademe2 montre que 21 % des parlementaires (38 % à droite) de la précédente assemblée estimaient que le changement climatique était « une hypothèse sur laquelle tous les scientifiques ne sont pas d’accord ». On n’est pas sortis de la panade.

L’économie capitaliste et libérale, de la finance hors-sol aux prélèvements sauvages de ressources, en passant par la production stakhanoviste de tout et surtout n’importe quoi du moment que ça rapporte, bien loin des besoins vitaux des populations, est à l’origine du désastre mortifère en cours. La consommation convulsive de masse n’est que le résultat d’un conditionnement, d’une propagande publicitaire, d’un marketing manipulateur. Rappelons que le CAC40 a dégagé des profits record de près de 160 milliards d'euros en 2021, 60 % de plus que son record de 2007, absorbés en grande partie par les actionnaires3. À qui ont profité les dernières crises ? Dès lors, qui est en guerre contre l’immense majorité des populations ? Qui a le pouvoir de faire main basse sur les ressources, jusqu’à rendre mortel l’air que nous respirons ? Qui tire les plus grands profits de cette production dévorante ?

Faire vivre l’insurrection

Quand une élite minoritaire utilise sans compter jets et hélicos privés, yachts luxueux, véhicules surmotorisés, habite de véritables palais climatisés et donc émet en masse des gaz à effet de serre ; lorsqu’elle bétonne dans les zones encore préservées pour son plaisir et son confort exclusifs ; lorsqu’elle préempte des milieux et ressources naturelles essentiels à des populations locales ; lorsqu’elle joue en bourse comme au casino (mais en ayant des cartes dans la manche) avec pour victimes des milliers de postes de salariés, de petites entreprises, de petits paysans ; lorsqu’elle investit dans les secteurs les plus polluants et néfastes pour la santé des populations mais rémunérateurs pour grossir son pactole ; lorsqu’elle s’affranchit des règles fiscales de partage et de solidarité ; lorsqu’elle soudoie, fait pression sur des représentations élues, les transforme parfois en faux nez de ses intérêts privés, quand elle ne finance pas des régimes autoritaires favorables à ses affaires ; quand ce groupe élitiste s’arroge ces pouvoirs exorbitants sur les peuples, alors ces peuples sont légitimes à se défendre, à préserver leurs vies et peuvent se considérer en guerre contre cette élite. « Toutes les explications sur la révolte des pauvres se trouvent dans l'opulence insultante des riches crachant sur leurs nécessités », a écrit l’écrivain et scénariste Souleymane Boel.

Le monde est devenu un champ de bataille pour la survie, la France n’y échappe pas.

Mais comment faire vivre cette insurrection ? Comment réagir face à cette violence extrême des dominants, face aux moyens qu’ils déploient, plus puissants même que des états, qui sont des armes de destruction massive des hommes et des milieux vitaux ?

La violence est-elle légitime ? Selon une définition qui fait consensus, seuls les états constitués ont le monopole de la violence à travers forces de l’ordre et armées. Un manifestant français perdant un œil, des opposants embastillés en Russie, les détentions de Guantanamo hors de tout cadre juridique, le dépeçage d’un journaliste saoudien etc, seraient donc de la violence légitime ?

Responsables politiques, patrons, économistes orthodoxes, justifient la violence capitaliste par l’impérieuse nécessité de la croissance, des emplois, du dérisoire pouvoir d’achat tandis que les instruments de solidarité sont sapés, anéantis ou vampirisés par les intérêts privés. La violence du capitalisme sauvage est institutionnalisée.

Alors comment se défendre ? La Déclaration des droits de l’Homme de 1793 sanctuarise le droit de « résistance à l’oppression ». Dans son article 33 : « La résistance à l’oppression est la conséquence des autres Droits de l'homme », 34 : « Il y a oppression contre le corps social lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé » et 35, le plus important : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. » Comme le rappelle le sociologue Alain Joxe4, dès 1936, la Ligue des droits de l’Homme a rédigé un complément à ce texte, rédigé après la Commune, en désignant une autre source de violence contre le peuple : « La propriété individuelle n’est un droit que lorsqu’elle ne porte aucun préjudice à l'intérêt commun. L’indépendance des citoyens et de l'État, étant particulièrement menacée par la propriété qui prend forme de groupements d'intérêts, égoïstes et dominateurs (cartels, trusts, consortiums bancaires), les fonctions que cette propriété a usurpées doivent faire retour à la nation ». Ce sera la base du programme du Conseil national de la résistance de 1945.

Légitime défense

Dès lors, la violence de légitime défense contre les intérêts privés spoliateurs est-elle envisageable ?

De nombreux mouvements de protestation pour le climat, contre l’accaparement des terres, contre la pollution… très organisés, transnationaux, réunissant de nombreux jeunes, surtout urbains et diplômés, prônent la résistance non-violente et/ou la désobéissance civile. Leurs actions sont souvent spectaculaires, donnant lieu à quelques courtes séquences médiatiques, parvenant même à des condamnations en justice d’états.

« La non-violence exige de s’exposer à la violence pour générer les conflits nécessaires à la réparation des injustices, parfois en s’interposant avec nos corps jusqu’à la désobéissance civile », argumente Pauline Boyer5, activiste pour le climat et coautrice du Manifeste pour la non-violence6. C’est beau comme la méthode chrétienne de tendre l’autre joue. Est-ce que cela peut stopper la course folle du capitalisme et sera assez puissant pour enrayer le dérèglement climatique et l’effondrement du vivant ? Force est de constater que les effets sont pour l’instant homéopathiques.

Le gouvernement français et son président ont été condamnés pour inaction climatique reniant les accords de Paris, ce même président condamné vient d’être reconduit.

S’en prendre aux classes dominantes

Il n’est pas question ici d’appeler à la violence physique contre les personnes qui abusent de leur pouvoir. Si nous n’agissons pas, cette violence-là s’imposera d’elle-même quand les éléments se déchaîneront bien plus violemment encore, poussant au désespoir, à l’exode, des centaines de millions d’individus sans protection, de familles sans terres. Par contre, une violence légitime peut et doit s’exercer contre la propriété spoliatrice, contre le capitalisme débridé et décomplexé, moteur de la catastrophe en cours. Le Suédois Andréas Malm, maître de conférences en géographie humaine et activiste pour le climat, préfère, avec justesse, parler de Capitalocène plutôt que d’Anthropocène pour qualifier l’époque cataclysmique que nous vivons. Les coupables ne sont pas l’infirmière qui fait sa tournée avec son vieux diesel ou l’ouvrier chinois sous-payé pour produire des iphone ou le paysan brésilien exilé parce qu’on lui a volé sa terre. Les responsables sont ceux qui détiennent les pouvoirs financiers, politiques et industriels, plus que les esclaves d’un système économique vampirisateur, conditionnés pour n’être que les engrenages de la machine, manipulés pour être les idiots utiles d’un dîner de cons organisé par l’élite. Les gens doivent s’insurger contre l’idéologie capitaliste qui veut que tout, y compris les êtres humains, soit transformé en marchandise dont une puissante minorité peut tirer bénéfices. « Notre mission stratégique doit être de transformer ces moments de crise des symptômes en crise pour les moteurs, […] Tant que nous ne nous attaquerons pas aux moteurs de crise, nous en subirons sans fin les symptômes. […] Il faut s’en prendre aux classes dominantes, qui ont intérêt à ce que la catastrophe se poursuive »7, poursuit Andréas Malm. S’en prendre aux classes dominantes, c’est viser avant tout leur arsenal que sont leurs infrastructures destructrices de milieux naturels et de sociétés locales. C’est saboter les rouages de leurs machines de guerre que sont leurs réseaux de lobbying, de corruption, de blanchiment de fraude fiscale. C’est assécher leurs pompes à finances publiques, véritable pillage du principe de solidarité.

Sabotages et démarchandisation

Enrayer le fonctionnement de raffineries, d’élevages industriels (négation du vivant), de cimenteries, de banques, d’aéroports, du réseau publicitaire, de sites de production de chimie, de plastique, d’armes etc, devient une nécessité vitale pour éviter les morts que ces activités provoquent par leur impact social et environnemental. Le sabotage de cette mécanique mortifère est un acte de résistance légitime.

Nous devons aussi imposer la démarchandisation des secteurs vitaux comme la santé, l’énergie, l’eau, les terres arables et espaces naturels, les transports quotidiens. Libéraux et capitalistes rappelleront les fantômes des nationalisations désastreuses du passé. Elles seront efficaces quand elles ne seront plus gérées par quelques hauts fonctionnaires hors sol et des élites politiques et affairistes mais par des assemblées populaires et fédérales et avec une gestion sur le modèle de coopératives, hors logique vénale, hors de portée des marchés qui, eux non plus, n’ont jamais fait preuve de leur efficience pour couvrir les besoins vitaux des populations.

Nous sommes en guerre, en situation d’urgence vitale, avec une désagrégation profonde de notre biotope dont la machinerie est d’une grande inertie mais dont les catastrophes sont déjà prégnantes. Les petites réformes édulcorées, quand ce n’est pas carrément du ripolinage vert pomme, ne sont plus de mise. « L’urgence climatique rend caduc le réformisme », exlique Andréas Malm8, l’auteur de Comment saboter un pipeline9.

Se recroqueviller sur de petites communautés autonomes est également vain dans un espace aussi petit que notre planète. On le sait maintenant, pas une seule parcelle de notre bonne vieille Terre n’est épargnée. Nous mangeons, nous buvons et nous respirons du plastique, nos corps, parfois ceux de nos enfants avant de naître, sont souillés d’innombrables molécules chimiques nocives. Les cataclysmes climatiques n’ont pas de frontières, n’ont pas de petits paradis à épargner. Le survivalisme n’est pas une option viable, plutôt une démission, un choix contre-nature pour un être sociable.

Le capitalisme, qui a instillé dans toutes les sociétés, est une forme suprême de violence, de destruction, de prédation et de domination, une colonisation des esprits, des cultures, et de tout pays possédant des ressources et de potentiels consommateurs captifs. Aucun sitting, aucune protestation non-violente, ne pourra l’arrêter miraculeusement. Les actions annoncées non-violentes n’évitent d’ailleurs pas la violence, par les provocations policières ou par les débordements. Et les rapports entre colonisateurs (les riches élites) et colonisés (la plus grande partie de l’humanité asservie à la consommation) ne peuvent être apaisés, fraternels et égalitaires. « Il existe […] une complicité objective du capitalisme avec les forces violentes qui éclatent dans le territoire colonial », constatait l'anticolonialiste Frantz Fanon dans Les damnés de la terre10. Les Ukrainiens ne se contentent pas de faire barrage de leurs corps à la folie destructrice des armées de Poutine et la résistance à coups d’attentats s’organise dans les territoires occupés11. Nous sommes en guerre et nous regardons le bout de nos semelles. Dans la comédie démocratique des dernières élections françaises, s’abstenir ou voter disruptif, s’apparente plus à une apathie ou à une naïve croyance en un homme ou une femme providentielle, une sorte de messie à qui on déléguerait ses responsabilités avant d’aller prendre l’avion pour un week-end à Ibiza. Et voter pour le fascisme, même encravaté, est une forme de suicide.

Je suis humaniste et pacifique mais pas naïf. Je ne peux être pacifiste face aux violences faites aux pauvres, aux femmes, aux enfants, aux peuples autochtones, et d’une manière générale à l’humanité dominée, par un système économique hors de contrôle. La dictature du capitalisme doit être abattue.

« Sous quelque gouvernement que ce soit, la nature a posé des limites au malheur des peuples. Au delà de ces limites, c’est ou la mort, ou la fuite, ou la révolte ». Denis Diderot (1713-1784).

1 : Certains élus ont gagné leur strapontin avec moins de 10% des inscrits : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2022/06/20/legislatives-2022-en-raison-de-la-forte-abstention-des-deputes-parfois-elus-par-moins-de-10-des-inscrits_6131265_4355770.html.

2 : p8 du rapport à télécharger sur https://librairie.ademe.fr/changement-climatique-et-energie/4057-representations-sociales-du-changement-climatique-21-eme-vague.html.

3 : https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/les-geants-du-cac-40-ont-degage-des-profits-record-de-160-milliards-deuros-en-2021-1394677.

4 : https://blogs.mediapart.fr/alain-joxe-debat-strategique/blog/180222/le-droit-l-insurrection-lettre-ouverte-la-ligue-des-droits-de-l-homme.

5 : https://reporterre.net/Bac-de-philo-la-copie-d-une-activiste-non-violente.

6 : https://www.eclm.fr/livre/manifeste-pour-la-non-violence/.

7 : https://reporterre.net/Andreas-Malm-Pour-mettre-fin-a-la-catastrophe-il-faut-s-en-prendre-aux-classes-dominantes

8 : https://www.revue-ballast.fr/andreas-malm-lurgence-climatique-rend-caduc-le-reformisme/

9 : aux éditions La fabrique

10 : Cette violence entre colonisateurs et colonisés a été analysée par le psychiatre et écrivain Frantz Fanon, notamment dans son dernier ouvrage Les damnés de la terre aux éditions La découverte.

11 : voir ces articles recensés par lemonde.fr sur Foreign Policy, le New York Times, le Guardian ou Radio Svoboda (filiale russe du média américain Radio Free Europe-Radio Liberty).

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Afrique
La crise climatique attise les tensions au Kenya
Les questions d’écologie sont absentes des discours des candidats aux élections générales du mardi 9 août. Pourtant, avec un régime de pluies devenu « imprévisible », le pays subit fortement les conséquences du dérèglement climatique, qui aggrave des tensions existantes.
par Gwenaelle Lenoir
Journal — Afrique
Le pays suspendu à un scrutin à haut risque
Mardi 9 août se déroulent au Kenya des élections générales. Alors que la population fait face à une crise économique et à une forte hausse des prix, ce scrutin risque de déstabiliser ce pays clé de l’Afrique de l’Est. 
par Gwenaelle Lenoir
Journal — Écologie
Petits canaux contre « idéologie du tuyau », une guerre de l’irrigation
Très ancrés dans les territoires montagneux du sud de la France, prisés par les habitants, les béals sont encore vitaux pour de nombreux agriculteurs. Mais cette gestion collective et traditionnelle de l’eau se heurte à la logique de rationalisation de la ressource des services de l’État.
par Mathieu Périsse (We Report)
Journal
Climat : un été aux airs d’apocalypse
Record de sécheresse sur toute la France, feux gigantesques en Gironde, dans le sud de l’Europe et en Californie, mercure dépassant la normale partout sur le globe… Mediapart raconte en images le désastre climatique qui frappe le monde de plein fouet. Ce portfolio sera mis à jour tout au long de l’été.
par La rédaction de Mediapart

La sélection du Club

Billet de blog
Loi pouvoir d'achat : Macron & Borne veulent prolonger notre ébriété énergétique
[REDIFFUSION] 42°C en Gironde. 40°C en Bretagne. 20 000 hectares partis en fumée. Lacs, rivières et sols s'assèchent. Les glaciers fondent. Que fait-on à l'Elysée ? On reçoit le président des Emirats Arabes Unis pour importer plus de gazole. A Matignon ? On défend un projet de loi « Pouvoir d'achat » qui vise à importer plus de gaz du Qatar et des Etats-Unis. Où est la sobriété ?
par Maxime Combes
Billet de blog
Le pouvoir d'achat des fonctionnaires vampirisé par quarante ans de néolibéralisme
Lorsque la spoliation du pouvoir d'achat des fonctionnaires devient une institution sous la Cinquième République...
par Yves Besançon
Billet de blog
La grosse entourloupe de l'AAH
Alors qu'on parle de la victoire de la déconjugalisation de l'AAH, alors qu'on cite les augmentations de ce minima social comme une exception du macronisme, personne ne parle d'une des plus grandes entourloupes des dernières années : la suppression du complément de ressources de 180 euros pour les nouveaux admis dans le système.
par Béatrice Turpin
Billet de blog
Pour la rentrée, préparons la riposte !
Bientôt, les vacances seront terminées. Et beaucoup se demandent maintenant de quoi sera fait leur avenir avec un gouvernement qui n’a concédé presque rien aux salariés, aux retraités et aux chômeurs en termes de pouvoir d’achat.
par Philippe Soulié