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Libertés universitaires : le scandale de la CP-CNU

La défense des libertés universitaires par la Coordination Nationale des Universités en 2009 se déplace, comme on pouvait l’anticiper[1], au Conseil National des Universités : sa Commission Permanente (CP-CNU), instituée par le gouvernement Sarkozy, vient de commettre ce mercredi 21 mars 2012 une trahison (de plus) en avançant vers la mise en œuvre du décret du 23 avril 2009 combattu par l’immense majorité des enseignants-chercheurs. C’est le processus alambiqué de composition de cette CP-CNU qui  lui enlève toute représentativité dans la communauté universitaire. Cette instance menace l’autonomie des sections disciplinaires du CNU dont il faut maintenant défendre les prérogatives de fonctionnement contre la CP-CNU elle-même ; sa suppression est devenue aussi urgente que celle de l’AERES.

Faut-il sauver les agrégations du supérieur ? (non)

C’est pourtant ce que le gouvernement tente en urgence, avant les élections présidentielles, sous l’égide de Laurent Wauquiez, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, de son conseiller Thierry Rambaud, Professeur agrégé de droit public, Conseiller « enseignement supérieur, sciences humaines et sociales », et de Frédéric Sudre, Professeur agrégé de droit public, Président de la Section n°2 - Droit public du Conseil National des Universités (CNU)

Qu'ils reposent en révolte... un film sur la barbarie démocratique

Sorti en salles le 16 novembre 2011, le film de Sylvain George «Qu'ils reposent en révolte (Des figures de guerre I)», déjà applaudi et primé dans les festivals depuis un an, connaît aujourd'hui un véritable succès médiatique, salué par Mediapart, Libération, L'Humanité, L'Express, Le Monde, Les Inrockuptibles... comme un documentaire exceptionnel sur les migrants, les migrations ou les politiques migratoires.

Xénophobie d'État à l'AERES

L'agence nationale d'évaluation de l'enseignement supérieur et de la recherche (AERES), organisme technocratique sous contrôle politique du gouvernement et en charge d'évaluer l'activité scientifique des universités et des laboratoires français, vient de rendre public dans une notice explicative des notes attribuées aux unités de recherche l'utilisation d'un critère différenciant les chercheurs invités selon leurs origines géographiques et socio-économiques

2009-2012 : défendre les libertés universitaires

En 2009 eu lieu un mouvement universitaire qui fut aussi spectaculairement massif, que spectaculairement ignoré par le gouvernement. Aujourd'hui les problèmes restent entiers. Le décret du 23 avril 2009, notamment, fait toujours peser le même risque de laminage intellectuel de l'enseignement et de la recherche, notamment en sciences humaines, et par suite de régression de la culture politique du pays au bénéfice des seules pensées dominantes de l'époque. La défense des libertés universitaires reprend donc sur la mise en œuvre dudit décret dans un autre cadre : il s'agit d'investir électoralement le conseil national des universités (CNU). La conjoncture est plus favorable aux enseignants-chercheurs puisque le nouveau CNU prendra ses fonctions au début de la campagne électorale des présidentielles & législatives de 2012 au cours de laquelle un nouveau mouvement universitaire, si il venait à être déclenché, aurait une audience et un impact très supérieurs à ceux de 2009.

Victoire des chercheurs dans l'Opinion Gate

 

Dans un jugement du 16 février 2011 qui fera date pour la liberté de la recherche et de la presse, le Tribunal de Grande Instance de Paris vient de débouter Patrick Buisson, conseiller de Nicolas Sarkozy, de son action en diffamation contre Alain Garrigou, Professeur de science politique à l'Université Paris Ouest - La Défense (Paris X) qui avait déclaré dans un entretien à Libération, à propos du conseiller (et des finances) de l'Élysée : « Soit c'est un escroc, soit c'est un petit soldat qui constitue un trésor de guerre... ».

Défense des exilés : après l’indignation, que faire ?

 

Depuis la création du premier ministère de l’identité nationale en France en 2007, mais aussi le lancement du « grand débat » sur l’identité nationale, avec enrôlement des Préfets, en 2009 puis le retour dans l’histoire de France de la déchéance de nationalité comme projet politique ainsi que de la persécution des Roms en 2010, le diagnostic de xénophobie d’Etat est entendu. Mais la solution au problème est moins évidente.

Politique migratoire : pour une alternative

Le 15 novembre 2010, dans le cadre des « Lundis de Mediapart » fut organisé un débat autour de la question : Quelles alternatives à l'indignation pour contester la politique migratoire ?. Coïncidence d'agendas ? Quelques jours plus tard, le 20 novembre 2010, se tenait à Amiens une conférence régionale sur le thème « Picardie, Terre d'Accueil et de Solidarité Internationale » qui, rétrospectivement, semble apporter des éléments de réponse à la question posée sur le type de contestation tout en l'élargissant à la question des alternatives à la politique migratoire elle-même.

Le ministère de l’identité nationale et de l’immigration: supprimé?

Il y a de bonnes raisons d'en douter : d'abord parce que cette création ministérielle de Sarkozy et Hortefeux puise ses racines dans une histoire politique antérieure de plusieurs décennies à son officialisation dans l'organigramme gouvernemental ; c'est, depuis la colonisation, l'histoire de la xénophobie d'Etat puis celle des guerres de libération et du retour du nationalisme dans la vie politique française et européenne.

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