Sam.
20
Déc

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Les vendredis de Sokolo "D comme... Débâcle"

© Sokolo
On ne peut pas décamper d’une soirée comme ça, se disait Sylvaine, vidant un verre qu’elle pensait être le dernier. Un couple, le deuxième à fausser compagnie avec discrétion, s’excusa pour atteindre les vêtements en vrac sur le lit, dans une chambre au bout de l’appartement et dont Léo détenait la clé. D’ici une heure, les lumières éteintes, la sono coupée, l’immeuble retrouverait sa quiétude. À peine cinq heures...

Les vendredis de Sokolo "C comme... Casse-pipe"

© Sokolo

© Sokolo
Ayant toujours refusé d’emprunter l’ascenseur, Valentine gravissait chaque matin les 112 marches de la station Caulaincourt, se rapprochant de la rampe peu à peu au fil des ans et, ces dernières temps, elle trouvait qu’elle soufflait drôlement avant d’atteindre la lumière du jour.

Les vendredis de Sokolo "B comme...Babil"

© Sokolo

Qui se souvient du petit bois près de l’antique château d’eau ? Envahi de broussailles, guère accueillant, peu osaient le pénétrer, et lorsqu’un gamin s’en approchait, c’était pour y cueillir trois mûres dans des odeurs d’ammoniaque. Parfois, du pied de la colline on détectait un campement de bohémiens, à une fumée comme attachée aux nuages.

Les vendredis de Sokolo "A comme... Abrégé"

© Sokolo

Débutant l’alphabet et pour faire court, c’est tout ce que j’ai appris d’elle. Ruminer, pester, persifler avant de vitupérer. Peu de choses en somme, mais bien ancrées. On ne mesure pas tout à trac son héritage, mais il est temps de l’admettre, la supporter a porté ses fruits, au point d’en être une réplique trait pour trait, et dans les grandes largeurs.

Les vendredis de Sokolo " Horatio Street..."

© Sokolo

Peu de contes de Noël se dégonflent à Horatio Street, à un jet de pierre de Jackson Square, et la responsabilité en revient à Jean-Sébastien Protin qui n’avait jamais donné un coup de balayette pour expulser ce quartier de Manhattan d’un racoin de son cerveau. Une vieille histoire, poussiéreuse à souhait, au point qu’il lui arrivait certains jours d’en oublier l’essentiel, le visage de Bérénice.

Les vendredis de Sokolo " Une grenouille en hiver..."

© Sokolo

Comme chaque matin quand elle travaillait, Mélanie s’avança vers la croisée avec la venue de l’aube. La montée de la luminosité la fascinait, et elle n’avait pu chasser de son esprit ces flocons qui envahissaient le parc toutes les fois qu’elle levait les yeux dans la nuit et brouillaient le paysage. Non pas que monsieur Edmond Dumonceau se soit manifesté, il reposait à présent, mais elle avait tenu à veiller à ses côtés dans ses derniers moments.

Les vendredis de Sokolo " Mal aux ovaires..."

© Sokolo

Dans la voiture le conduisant chez le vétérinaire, Arthur Veinhard a  en tête ce geste de la patte portée vers le bas-ventre qu’avait eu Pépito, son chat alors qu’il le prenait en photo... C’était devenu un jeu en fin de soirée, surprendre l’animal dans des positions invraisemblables, le plus dur étant qu’il se tienne tranquille un instant.

Les vendredis de Sokolo " De la difficulté d'écrire en cette période..."

Quand, en recherche de personnages dans le journal local, vous tombez sur les finalistes d’un concours de pétanque nommés respectivement Boiteux et Membré, vous devinez combien ils vous feront tourner en bourrique !

Les vendredis de Sokolo " GREVE GERAL 14 novembre..."

© Sokolo

Chaque fois qu’il remontait la Rua Rodriguez Sampaio, Rodolphe sursautait au cri du perroquet. Quelle que soit l’heure, l’animal attaché par une chaîne à l’appui de fenêtre du rez-de-chaussée semblait l’attendre. Un cri strident stoppait le jeune homme dans son avancée, lui tirait le bras vers l'hôtel avec des injures

Les vendredis de Sokolo " Savoir s'y prendre..."

Comme par un fait exprès, Deville habite la campagne, et changer son nom dans ce texte aurait été comme une trahison. Je l’ai connu alors que j’étais encore instituteur dans le village où il a vu le jour. J’ai toujours nommé mes élèves par leur prénom, en fonction de leur âge qui n’impose pas encore une distance, de respecter ce désir chez certains de jouer les grandes personnes, alors qu’ils ne sont au fond d’eux-mêmes que des gamins. Je les connaissais trop....

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