Rébarbatif

Depuis 2014, l'USDMHD offre son expertise scientifique au journal Médiapart sans contrepartie. Ce mécénat formatif a (1) sauvé le journal en ligne en faisant exploser son audience et (2) permis à un lectorat classique (arrogant, borné, inapte à l'autocritique) d'acquérir les bases de l'analyse Dauphinoise. Après ce premier cycle fastidieux indispensable, le temps est venu de passer aux choses séri

Accéder à l'universel © A.C. Accéder à l'universel © A.C.

 

[Avertissement: texte conçu pour tester la publication sur l'espace MDP. Rédigé par stagiaire pistonnée. Non relu par le responsable du pôle. Lecture non autorisée. Merci.]

 

Préambule

Le chapô ci-dessus est limité à 400 caractères. Cette restriction stupide affadit, édulcore et probablement anéantit notre projet initial qui n'était rien moins qu'un billet synthétique, lumineux, emblématique, édifiant dont l’effet aurait été pire qu’un tremblement de terre. Cet article aurait bouleversé les hiérarchies médiapartiennes à tous niveaux : rédaction, club, lectorat (toutes obédiences confondues) et j’en passe.

L’objectif légitime de notre Chapô était, quoique d’inspiration classique, d’ambition considérable. Il s’agissait d’expliciter et contextualiser un article d'une pertinence unique sur lequel nous planchons depuis des années en terrain pentu. Le Chapô aurait permis au lecteur d’aborder dans les meilleures conditions mentales et physiques l'analyse magistrale et nécessairement exigeante que nous lui avons concocté. Ce travail a mobilisé les forces vives de nos unités de vulgarisation scientifique, dont la sueur cérébrale a produit une analyse subtile, extrêmement complexe, mais présentée pourtant sous une forme accessible.

Oui, accessible! Au risque de choquer notre lecteur sélectionné pour son QI himalayen, je répète et insiste : analyse exigeante sous forme accessible. Autant dire compréhensible. Texte faisant sens. Exploit rarissime: théorie cohérente avec la pratique. Bref, propos vivants, actualisés, opérants, vérifiables, certifiés. Propos applicables tant en situation sub-alpine qu'à l'étage nival.

Il faut préciser à l’intention des étudiants arrivés en cours d’année, que notre stratégie pédagogique, mûrement réfléchie en séminaires introspectifs intensifs, nous permet de former non seulement l’élite culturelle mais également les analphabètes dont le taux reste élevé en Dauphiné au-dessus de 2500 mètres d’altitude et dans les stations de skis. (Stations où l’on rencontre fréquemment des méta-médiapartiens en chaussures plastiques disposant d'un porte-feuille garni et justifiant leur présence par une inscription dans un colloque de perfectionnement).

Donc, après des mois de préparation silencieuse en espace confiné et silence sépulcral, conditions sine qua non pour produire une de ces œuvres capables de changer la face du monde par le miracle d’un simple ordonnancement de mots, nous nous sommes heurtés à l'obstacle infranchissable de la Limitation Arbitraire et Destructrice du Chapô : conséquences désastreuses autant qu’imprévisibles, imputable à une clique de vauriens maléfiquez, gangsters ou pervers polymorphes. Clique liée de manière indéniable aux êtres puissants croupis dans l'ombre de la délinquance en col blanc qui sont introduits auprès des proches d'individus côtoyant les responsables de... de... (Je n'en dis pas plus).

Rappelons avant de poursuivre ce développement logique qui finira par atteindre, sinon sa conclusion, du moins son point terminal temporaire, que le Chapô qui garantit le référencement à la Bibliothèque Nationale de France et l'accès aux revues internationales des articles de blogs médiapartiens, (donc leur donne visibilité quand bien même ils auraient été rédigés sans réfléchir une seconde par des abonnés dont je tiens la liste à disposition des contacts autorisés), donc, dis-je, ce Chapô interdit, comme on l’aura compris dès notre premier paragraphe, de présenter un travail aussi complexe, conséquent et utile, que l’Article Majeur pressenti pour cette publication présente, article fondamental, exhaustif, et véritablement décisif. Article dont il faut ajouter qu'il aurait pu, sans ce maudit Chapô étriqué, trouver place sur ce site dès aujourd'hui, évitant ainsi le risque d'être divulgué entre temps sur quelque officine stalino-néo-libéralo-islamiste dont il pourrait bien assurer le succès définitif et quasi-éternel. Situation limite, donc, à l'égal de l'escalade d'un de ces pierriers verticaux qui fleurissent dans nos montagnes judéo-chrétiennes.

A propos des articles ineptes et vides, bénéficiant sans efforts ni qualités du référencement évoqué ci-dessus, je précise que le Texte initialement prévu ici (qui probablement sera reporté, vu l’heure qui tourne malgré notre vélocité rédactionnelle) n’appartient pas à cette catégorie exécrable, pour la bonne raison que nos rédacteurs répondent à des critères éliminant sans remords (pas notre genre) les incompétents, inexpérimentés, sans qualificatio et aussi les geignards et plaintifs, etc…

Un instant, je dois aller vérifier quelque chose à la cuisine.

 

Zone d'Hébergement de nos Séméiologues(période de rédaction d'articles majeurs) © A.C. Zone d'Hébergement de nos Séméiologues(période de rédaction d'articles majeurs) © A.C.

 

Chapitre 1

Ce chapitre aurait dû permettre d'exposer les bases théoriques d'une thèse argumentée et richement illustrée dont le préambule précédent a expliqué qu'elle aurait du être dès aujourd'hui fièrement exposée. Malheureusement, chacun aura compris maintenant que ce projet ambitieux, révolutionnaire, est reporté à une date ultérieure qu'il m'est interdit de communiquer. La raison de ce report découle des règles de l’écriture scientifique: celles-ci respectent la ligne naturelle assez directe quoique bondissante, qui s'impose au torrent déboulant sur la barre rocheuse encore verglacée au sortir de l'hiver: elles obéissent aux lois de physique conceptuelle qui ne permettent pas d’exposer sans rougir la thèse avant l’hypothèse. Et ne permettent pas non plus de conclure à la réussite d'une démonstration avant même d'en avoir abordé la présentation préliminaire. Or, on l'a vu, notre Chapô naniforme a interrompu notre programme enthousiasmant avant même d'en avoir fini l'annonce. Un peu comme l'alpiniste rêvant d'une escalade fantastique et réalisant soudain qu'il en a oublié le nom et la situation géographique, amnésie radicale dont il sait qu'elle l'obligera à passer le reste de sa vie à tourner en rond dans sa chambre.

A propos de Chapô, un dernier mot:  ce terme équivoque fait craindre une erreur orthographique. Point qui relance la question de la tolérance à l’orthographe dans l’écriture laïque. Une écriture qui s'apprend en blouse nylon dans les salles surchauffées de l'institution éducative nationale où l'on apprend au filles et fils de guides comment faire fructifier le patrimoine (et devenir guides-chefs), tandis qu'on prépare les enfants de porteurs de refuges à devenir perchmens alcooliques avec hernie discale mais parlant les rudiments d'anglais nécessaires. Or, cette question d’orthographe n’est pas une simple question de forme si l’on considère qu’elle questionne au fond la nature du Chapô lui-même (donc sa fonction également) ! Cette question d'orthographe située en haut de la page, dans cette structure supérieure introductive que constitue le Chapô, surplombe l’ensemble des questions posées par l'article que le Chapô chapote. De ceci, on déduit que, plutôt que disserter sur les raisons qui font différer une publication aussi importante que celle que je dois mettre en suspension, mieux vaudrait approfondir le mystère essentiel du Chapô, dont chacun aura noté avec étonnement à quel point, il a été évacué, omis, négligé (et ceci n'étonnera personne) par les concepteurs de la nouvelle (déjà vieillissante) mouture du club mais aussi, et ceci est nettement plus suprenant,  par les blogueurs, perdus dans des approches répétitives de sujets répétitifs dont je ne ferai pas l'inventaire ici...

Notre chapitre 1 se voit ainsi obligé de céder la place à une réflexion dilatoire, dont la rapidité évoque le raccourci   à ne pas prendre, puisqu'inévitablement, il se révélera être une impasse après des heures de marche éreintante. En tout cas, chacun notera qu'il n'est pas évident de remplacer au pied levé un texte construit, architecturé, dense et convaincant, par une prose spontanée, limpide et inspirée, laquelle devra au minimum expliquer les raisons sous-jacentes à son rôle substitutionnel.

Je bois un petit verre et je poursuis.

 

Effets sur la santé de la lecture intensive sur MDP © A.C. Effets sur la santé de la lecture intensive sur MDP © A.C.

 

Chapitre 2 et conclusion.

Par souci d’économie, nous avons décidé de compacter les deux dernières parties qui auraient été, si Dieu avait aboli la frontière quantitative du Chapô, l'apothéose cathartique de l'oeuvre que j'ai sous les yeux. Oeuvre que par fatalité, je retiens, tel le prostatique en extase devant le ruissellement de la source. Sans rien révéler de compromettant, il s'agissait dans cette partie compactée, de regrouper les principaux axes, la lumière éclatante de la synthèse de l'argumentation et beaucoup d'autres choses. Mais assez de nostalgie: le texte envisagé a été jeté dans le dossier en attente, hors de cet espace d'écriture, partageant le sort des disparus dont nous attendons les nouvelles depuis notre appel au secours (josif). Oui, jeté dans ce sac à dos grande taille dont la poche centrale permet de stocker mille projets fantastiques en même temps que les affaires de camping enfournées en catastrophe à l'arrivée surprise de l'orage.

Autre raison à cette rationalité économique qui permettra (enfin) de clore ce billet, il y a ce temps de cuisson de la quiche lorraine actuellement au four (variante dauphinoise). Temps inférieur à nos prévisions, ce qui implique à court terme l'abandon (temporaire) du poste. Mais rapidité n’exclue pas respect et excellence, qualités requises dans cet espace réservé aux esprits supérieurs qui nous visitent régulièrement, éminences pures venues en urgence depuis chamonix-plage). Bref, nous aimerions dire plus, mais ça sent le cramé, il faut conclure dans la foulée, cette foulée rapide qui fait l’admiration de ruminants déséquilibrés par la pente ressemblant étrangement à nos camarades de cordée mastiquant leurs snickers.

Bonne nuit.

Aline Souchall

Stagiaire membre du Team Communication de l'Université

Article non encore validé par Alain Chellous

 

Nébulosité © A.C. Nébulosité © A.C.

 

L'USDMHD a repris ses travaux.

 

Compte-rendu audio de la dernière expédition (6'25")

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