Macron nous entraîne vers le chaos

Ses mesures anti-sociales, sa gestion autoritaire, sa mise en cause des organisations syndicales et ses propos méprisants sont à l'origine de la situation actuelle de crise.

Il ouvre la voie à de nombreuses tentatives de récupération, notamment de l'extrême-droite. 

Ses décisions et mesures fiscales ont systématiquement favorisé les plus riches:  suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune, suppression de l'exit tax etc ...et frappé les plus pauvres: baisse des APL, augmentation de la CSG ... Son langage méprisant et provoquant, dont les exemples abondent, symbolisent cette orientation qui offre des atouts à Marine Le Pen. 

Les taxes sur la consommation de carburants frappent avant tout les pauvres comme toute taxe sur la consommation, non progressive,  à la différence des impôts.

De plus le président poursuit l'entreprise de destruction du droit du travail outil de protection protecteur des salariés, ce qui se traduit déjà par une chute importante du recours de ces derniers aux prud'hommes et frappé durement la SNCF et ses salariés.

Enfin, il maintient le cap sur le nucléaire et repousse la date de sortie de cette énergie, alors même que les alertes se multiplient sur la catastrophe à venir pour la gestion des déchets de cette filière. La démission récente de Nicolas Hulot de son poste ministériel a montré que le souci écologiste était étranger au pouvoir en place.

Cette politique réellement anti-sociale doit être combattue par un grand front unitaire du mouvement syndical et de la gauche. Ils doivent se saisir de la mobilisation en cours autour des gilets jaunes, ce qui permettra de combattre également efficacement les infiltrations de l'extrême-droite dans ce mouvement. La condamnation des manoeuvres des fachos est importante mais ne doit pas conduire à rejeter l'expression d'une protestation sociale légitime contre la vie chère et la faiblesse des salaires.

Le pouvoir est en crise profonde, notamment depuis l'affaire Benalla ; on a pu à cette occasion diagnostiquer la "mort du macronisme" et de son positionnement illusionniste. Une course de vitesse est donc engagée. C'est en s'appuyant sur les mouvements sociaux qu'elle peut être dénouée pour la justice sociale, contre l'alternative d'extrême-droite.

Maintenant, des mesures sociales d'envergure doivent s'imposer, notamment par l'augmentation immédiate du SMIC, des bas salaires et des retraites.

Le financement de ces mesures passe par la justice fiscale et sociale: il faut notamment revenir sur la suppression de l'ISF et des cadeaux aux entreprises, c'est à dire au patronat.

La théorie du "ruissellement" est un leurre absolu.

La seule solution: justice sociale!

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