La réforme des retraites révélée par les scandales de Delevoye

Jean-Paul Delevoye au centre d'un nouveau scandale de conflit d'intérêts, après celui de son cumul extravagant de salaire de ministre et de retraites

 

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Jean-Paul Delevoye au centre d'un nouveau scandale de conflit d'intérêts, après celui de son cumul extravagant de salaire de ministre et de retraites .  En effet, comme la loi le permet,  Delevoye cumule son salaire et ses pensions de retraite depuis qu’il est entré au gouvernement le 3 septembre dernier. Il perçoit à ce titre une rémunération brute mensuelle de 10.135 euros. En plus de ce salaire, le ministre délégué touchera les montants versés par le régime général de l’assurance-retraite et par la caisse de retraite des anciens élus locaux.

Ce membre du gouvernement, chargé des retraites, a donc "oublié" de signaler sur sa déclaration d’intérêts, rendue publique samedi par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, qu’il est l’un des administrateurs de l’Institut de formation de la profession de l’assurance (Ifpass) depuis 2016. Sur la photo ci-dessus il participe à l'inauguration des locaux de cet institut.

L'Ifpass, présidé par Roger Belot, président d'honneur de la Maif, « est étroitement lié à la Fédération française de l'assurance (FFA). Tous les assureurs y forment leurs salariés actuels et futurs », selon un ancien dirigeant de l'institut, qui ajoute que « les liens avec Jean-Paul Delevoye sont précieux, notamment parce que l'ensemble du secteur est très intéressé par la réforme » des retraites. Il aurait donc dû le notifier dans la déclaration au rang des « fonctions bénévoles susceptibles de faire naître un conflit d’intérêts ».

 De ce fait, il est considéré comme « étroitement lié avec le monde de l’assurance ». « Les liens [de cet institut] avec Jean-Paul Delevoye sont précieux, notamment parce que l’ensemble du secteur est intéressé par la réforme » de la retraite, confirme une source interne auprès du quotidien Le Parisien, qui a révélé l'affaire. Il aurait donc dû le notifier dans la déclaration au rang des « fonctions bénévoles susceptibles de faire naître un conflit d’intérêts ».
Delevoye, s’est défendu auprès du Parisien, regrettant « une omission par oubli ». « Je reconnais que ce n’est pas responsable », admet le haut-commissaire qui avait pourtant pensé à déclarer qu’il est le président de la Chartreuse de Neuville, une association des orchestres nationaux. 

Cette dernière fonction apparaît bien au point 6 de sa déclaration, à la ligne des « fonctions bénévoles susceptibles de faire naître un conflit d'intérêts ». Celle-là même où aurait dû apparaître son rôle d'administrateur à l'Ifpass.

 Du coup il a démissionné, non pas du gouvernement comme on aurait pu le penser,  mais cet Institut alors que commencent à paraître les photos de sa participation aux activités du lobby des assureurs (ci-dessus). Cette affaire illustre à nouveau l'hypocrisie de ceux qui disent agir afin de "sauver le régimes des retraites" mais qui en fait le détruisent.

 Le gouvernement prétend ainsi qu'il va « sauver nos retraites et celles de nos enfants ». Pourtant, ces retraites ont déjà été "sauvées" par Balladur en 1993, par Fillon en 2003, par Woerth en 2010.

Les projections du COR (Conseil d'orientation des retraites) montrent que le système actuel peut fonctionner en quasi-équilibre jusqu’en 2070.

C'est toujours notre solidarité qui constitue le meilleur barrage face à la régression sociale

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