La situation est plutôt pire qu’il y a un, et pour le monde et pour la France

Éric Coquerel : « La situation est plutôt pire qu’il y a un an pour le monde et pour la France. » Il est présenté par le magazine Capital comme le deuxième député le plus bosseur de l’assemblée nationale. Éric Coquerel, député France Insoumise de la Seine-Saint-Denis, était l’invité de #LaMidinale. L’occasion de revenir sur le climat politique et social de ce début d’année.

Éric Coquerel : " La situation est plutôt pire qu'il y a un an pour le monde et pour la France. " © Regards

Éric Coquerel fait une brillante synthèse de l'année 2017, il expose son point de vue sur le climat politique et social de ce début d'année en 6 points :

  • Charlie Hebdo -Trois ans déjà, Charlie hebdo - « Etre Charlie, ça doit rester la défense intangible de la liberté d’opinion et d’expression. »
    « J’ai été gêné par les espèces de célébration autour de Manuel Valls, par la récupération par des gens qui n’étaient pas du tout proches de Charb. »

 

 

  • La croissance : « Les crises spéculatives sont devant nous. La seule question c'est quand ? »« C’est juste une accalmie dans un système qui dérégule tout et qui met la Terre profondément en danger d'un point de vue écologique et sociale. »

 

  • Notre-Dame-des-Landes : « Ce que je souhaite, c’est que l’aéroport soit bien arrêté. »« L’idée d’envoyer les forces de police pour montrer ses gros bras ....... ce n’est pas la bonne méthode. La bonne méthode si on abandonne le projet, c’est la discussion. »

 

  • accueil des migrants : «  non seulement les migrants sont traités de manière hors Etat de droit mais on ne peut même pas déposer de demande d’asile sur le département, les mineurs sont renvoyés sans aucune vérification en dehors de tout droit international… »

 

  • les relations communistes et insoumis : « Il y a des communistes chez France insoumise. »« Avec la direction du Parti communiste, ça va être difficile. ...La confiance est rompue »« Ce qui n’a pas marché, c’est le cartel de partis. La reconstitution d’une espèce de gauche plurielle, ça ne fonctionnera pas. »  « qu’on arrive à s’unir avec ceux qui sont encore capables aujourd'hui de mobilisation dans le pays, je pense aux syndicats, aux associations… C’est plutôt ça qui me préoccupe en priorité que de recommencer une petite reconstruction et d’alliance partidaire qui ont montré leurs limites. »

" Des centaines de militants ont protesté lundi à Paris contre «la répression syndicale» visant, selon eux, un cadre de la CGT-Construction, jugé en appel pour avoir projeté de la peinture sur le siège de la fédération du bâtiment. Philippe Martinez (CGT), Gérard Filoche (ex-PS) et Éric Coquerel (LFI) notamment ont pris la parole pour dénoncer à l’unisson une «répression syndicale et sociale» grandissante, sous les applaudissements des militants munis de drapeaux, sifflets, pétards et confettis."

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