Andrev Gueguen
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Billet de blog 7 janv. 2017

Guide des paris 2017 du turfiste émancipé...

Que vous soyez parieur ou que vous ne le soyez pas, une idée vous turlupine puisque vous voici sur cette page : – Peut-on gagner aux courses ? »... On ne le peut pas !... Si rien n’interdit d’essayer pour s’en convaincre, ni même de jouer pour le fun.., s’abstenir de jouer évite d’acquitter l’impôt hippique et de jeter son argent par la fenêtre. Question de se respecter et se faire respecter !...

Andrev Gueguen
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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Le système de jeu hippique est en pleine déconfiture. Les dirigeants du milieu et leurs ministres de tutelle prétendent que cette débandade des parieurs est due à la crise économique, au chômage et à l’attrait de la jeunesse pour les paris sportifs. Cette argumentation est erronée. Le ‘modèle français des courses hippiques’ est un exemple parfait des dérives du microcosme politique jacobin. Voilà la vérité. L’Etat est une ‘démocrature’, son microcosme singe la monarchie et la cour d’antan..., son président en son palais, son gouvernement et ses parlements sous les ors de la République..., ses ‘institutions’ hippiques, simples associations au folklore de Principautés à connotations aristocratiques des provinces de l’Ancien régime. Leurs pratiques du pouvoir contrarient la devise républicaine : la liberté privilégie les puissants, l’égalité favorise l’entre-soi, la fraternité s’accorde au Resto du cœur... Les jacobins centralistes maintiennent le pays sous partition : d’un côté plusieurs millions de petites mains protégées ad vitam-aeternam et de l’autre la masse des exploités du privé, les laissés pour solde de tout compte et les désespérés. Un Etat obsolète et irréformable. Une société bloquée.

Le milieu hippique est un petit monde à l’écart : la Principauté du Galop du baron de Rothschild, sa noblesse et ses bourgeois où l’on se coopte ; la Principauté du Trot du comte de Bellaigue et ses manants normands, bretons, mayennais et angevins ; leurs sièges très parisiens, le monopole du PMU et le Laboratoire des courses hippiques, la presse hippique et les sites dédiés aux paris du web..., l’intra muros des staffs et de ses sbires soumis et les tauliers et kapos et affidés et sous-fifres et demi-sels et va-nu-pieds qui s’agglutinent tout autour, l’attente de quelques miettes du festin, la sollicitation d’un signe de reconnaissance..., une médaille, une invitation, un entretien. La vie d’une cour des miracles d’un autre temps.

La ‘formidable machine à fabriquer des enjeux’ du PMU, l’extase du deus ex machina comte de Bellaigue, est cadenassée par la loi de 1891, qui impose les paris au mutuel, ce qui interdit de jouer sur les livres des bookmakers. La loi de 2010 d’ouverture des paris sur les réseaux en ligne a maintenu mine de rien le monopole du PMU et des Sociétés mères... les sept opérateurs hippiques privés ont perdu plus de cinquante millions d’euros en six ans.

Ce Guide explique pourquoi s’abstenir de parier aux courses vous serait bénéfique. Un acte de résistance qui affirmerait votre conscience citoyenne envers et contre les incitations du PMU et les manœuvres intéressées du milieu. Peut-être ne savez-vous pas précisément où vous vous apprêtez à mettre les pieds ?... Le sort des parieurs est détestable. Parier aux courses hippiques n’est pas aussi banal qu’il y paraît. Ni sans conséquences. Ce n’est pas sans raisons, si des dizaines de milliers de joueurs ont mis un terme à leur distraction favorite ces dernières années. Parfois après des décennies de paris assidus..., le comble d’une vie intoxiquée par le stress des jeux d’argent..., quelques imbéciles-vivants s’en targuent même, tout fiers d’annoncer qu’ils se sont fait posséder depuis tant... Une aventure risquée, sous accoutumance. Moins du fait des joueurs que de ceux qui les organisent. Je suis moi-même un repenti..., et c’est pourquoi je vous écris !... Autant la publicité du PMU vous y incite, autant la presse et les sites hippiques se gardent de vous informer objectivement et, au contraire, vous entretiennent dans l’illusion. Nous sommes ici pour en parler.

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Le ‘vol des centimes’.

Ce chapitre pourrait suffire : à lui seul, le ‘vol des centimes’ illustre la corruption du système. Le fait de l’évoquer provoque la colère, les insultes et les répressions de l’intra muros. Tout le système de jeu est bâti sur la tromperie. Et les ‘centimes’ symbolisent le traitement ahurissant réservé aux parieurs. La plupart des habitués n’en ignore rien... Quasiment tous le déplorent..., mais s’en accommodent en le minimisant... : seulement quelques ’centimes’ !... Qui font pourtant un somme totale en millions d’euros !!

Les ‘journalistes’ hippiques connaissent mieux que personne cette histoire de centimes, qui est aussi vieille que l’histoire des courses. Ils savent aussi le dépit et les attentes des joueurs lorsqu’ils l’évoquent et leurs rappellent les dessous de l’arnaque. Une enquête de Paris-Turf proposait de hiérarchiser ‘85 propositions pour les courses françaises’. Sur les 5 000 réponses où il y avait 88 % de parieurs et 12 % de professionnels 84 % d’entre-elles plaçaient au second rang et réclamaient de « Reverser aux parieurs la totalité des gains non réclamés, via une tirelire. » Cet avis bien tranché n’admet aucune demi-mesure..., même si la formulation de cette proposition est tendancieuse et soigneusement biseautée  l’œuvre des ‘journalistes’ de la triste ‘bible’, la Pravda-Turf, le quotidien officieux des Principautés ... Des précautions sémantiques, question de ne pas fâcher les profiteurs de l’intra muros et de cacher la vérité sous les mots trompeurs, comme de rigueur, et, par la même occasion, cacher la solution évidente qui serait très facile à mettre en œuvre.

Sous le terme générique ‘des gains non réclamés’, tout le monde comprend qu’ils s’agit des tickets gagnants ignorés ou perdus par les joueurs..., un cas assez courant à la loterie où les lots ‘non réclamées parfois considérables, le plus souvent modiques sont réaffectées au tirage suivant... C’est ce que sous-entend la solution proposée d’office, de les remettre en jeu ‘via une tirelire’... Sauf que ces tickets égarés se font d’autant plus rares aux courses, et même quasi inexistants, que les jeux transitent de plus en plus par des comptes en ligne où les gains sont automatiquement affectés au titulaire gagnant... 

Sous ce pot pourri maison ‘des gains non réclamés’, les ‘journalistes’ taisent surtout le magot des ‘centimes impayés’ sur les gains hippiques... Les ‘centimes’ abusivement retenus par l’arrondi des cotes (par exemple, les 0.08 de différence entre l’arrondi à 1.9/1, versé par le PMU sur les gains hippiques, contre les 1.98/1 versés au pari sportif)... Des ‘centimes’ pourtant payés sur les paris sportifs au PMU et même sur les paris hippiques par tout les sites des opérateurs privés : 

 http://www.geny.com/arrivee-et-rapports-pmu/2016-12-20-pmu-prix-d-embrun_c862810

Naguères, le ‘rendu de la petite monnaie’ posait problème aux caissiers et les arrondis s’expliquaient. Les technologies du numérique permettent de les éviter... Les règlements au centime près sont ‘réclamés’ par tous les turfistes. L’enquête de Paris-Turf en est la preuve. Les ‘impayés’ leurs sont dus et leurs  appartiennent d’autorité !... Mais bon an mal an le cumul des ‘centimes’ s’élève à une quarantaine de millions d’euros.  Pendant la décennie 80, un cacique des hippodromes de la famille Romanet, avait décidé de les affecter au personnel en règlement d’un conflit social. Ces arrangements aux dépends des parieurs sont emblématiques de leur spoliation jusqu’au dernier ‘centime’ !!... Un avantage acquis qu’ils clament et réclament impudemment !... : « Pendant plus de 40 ans bons nombres de salariés on pris leur vacances en dehors de l’été ou des vacances scolaires... Combien d’entreprise bénéficie d’avantage (billet de train, d’avion, d’EDF (ou encore pour les fonctionnaires la retraite PREFÔN) », proclame sans scrupule, le syndicaliste maison à la solde des patrons, moyennant une part de la corruption... Un personnel assimilé fonctionnaire d’une ‘institution’ de pacotilles, aux salaires exorbitants pour des contrats et des temps de travail fantaisistes, leurs primes et leurs avantages sociaux et leurs retraites à l’avenant. Alors, les profiteurs d’hier ont décidé de se les approprier à bon compte dès aujourd’hui, les ‘centimes’, et de s’assurer que le recel se poursuivra demain et après-demain..., grâce au blanc-seing de l’Etat !!

En politique française, les suffixes ‘isme’ et ‘iste’ servent à mystifier les gens...: ‘gaullisme’ et ‘gaulliste’ ou la ‘démocrature’ d’Etat ; ‘socialisme’ et ‘socialiste’, jusqu’à la trahison. L’enquête de Paris-Turf a été publiée le 3 janvier 2015 où les turfistes, il faut le rappeler, exigent expressément le paiement de leurs gains au centime près –... Un trimestre plus tard..., dès le 25 mars suivant, c’est le premier ministre socialiste M. Vals Manuel et ses ministres MM. Le Foll, Sapin, Cazeneuve qui entérinèrent par décret l’accord frauduleux entre les dirigeants du PMU et des Principautés et les représentants du personnel : « Le ministre chargé du budget fixe par arrêté la part du produit des gains non réclamés affectée au financement de l'allocation de retraite supplémentaire et des actions de prévoyance. »... Ce décret est une abjection qui légalise le ‘vol et le recel des centimes’..., par les retraités de la nébuleuse de l’intra muros !... 4 500 receleurs légaux déjà, où qui en bénéficieront à leur retraite ; plus 1 700 autres, totalisant moins de quinze ans d’ancienneté en mars 2015, qui préfèreront percevoir une indemnité compensatoire immédiatement à leur départ... La plupart sont parisiens..., quand les parieurs lésés, pillés rubis sur l’ongle, vivent majoritairement en zone rurale, c’est l’Arjel qui les a recensés !...

Je n’ai rien contre les assurances retraites supplémentaires, remarquez bien !... Mais alors, que l’on prélève une cotisation ad hoc sur leurs salaires déjà très confortables : il est quand même intolérable de leur verser à la retraite au minimum quatre cents euros par mois parfois même des milliers selon la classification et l’ancienneté , sans qu’ils n’aient jamais rien déboursé à ce titre de toute leur carrière !... Ce qu’ils touchent en retraite sur le dos des parieurs..., c’est autant de moins à cotiser tout au long de leurs années d’activité : un double avantage qui fait un scandale au carré !

Vous pourriez fort bien en rester là et abandonner à l’instant votre intention de jouer : en révélant ce que tout l’intra muros tient soigneusement caché..., non seulement, je suis bien le seul à représenter les intérêts des parieurs et à défendre leur volonté..., mais ma démarche désintéressée, que vous avez pu vérifier, vous assure aussi de la sincérité de mes propos. Certes, d’autres critiquent, posent des questions, émettent des propositions de menus aménagements qui émergent ici où là de temps en temps. Mais la dénonciation du ‘vol des centimes’ est un marqueur d’appartenance. N’en rien dire, c’est peu ou prou s’adonner à l’omerta et participer ipso facto aux magouilles de l’intra muros. C’est protéger les privilèges des profiteurs : un échange de silences entre intérêts croisés peu reluisants ; un service rendu aux accointances politiques, souvent entre gens de gauche jacobins, ou aux confraternités maçonniques indicibles ; une protection contre les risques de représailles sournoises du milieu où les menaces et le chantage sont monnaie courante

Moi, j’essaie tout simplement de vous alerter avec mes moyens. La suite de mes chapitres est dans le même esprit. A ce sujet d’ailleurs, quelqu’un a écrit quelque part : « Le gamin est précis »..., et plus loin : « mi-insultes, mi-diffamations »... C’est son avis. Mes écrits dérangent sans doute un peu ses intérêts. Le style pamphlétaire n’est pas là non plus pour lui plaire. Qu’importe. Quelques minutes de lecture encore vous éclaireront tout à fait : à mon idée, toutes mes informations et mes analyses, celles contenues dans ce Guide en particulier, sont toujours fiables, expliquées et vérifiables – notamment en accédant aux fenêtres des sites indiqués en guise de justifications –. Ces informations sont le plus souvent ignorées des joueurs du dimanche..., aussi sans doute d’un grand nombre de turfistes au quotidien. Tous sont plus affairés à satisfaire une ‘passion’ désuète et dérisoire, qu’à s’interroger sur les causes de leurs pertes... ; tous perdent leur argent, soyez-en convaincu, contrairement à ce qu’ils vous soutiendront avec fierté... Quelques uns, parmi les derniers réalistes encore, admettent leurs pertes mais décident de passer outre et persistent et signent à jouer..., afin de palier au désœuvrement..., et/ou parce qu’ils ne peuvent plus s’en défaire, des paris qui les possèdent au propre comme au figuré. Qu’un seul se sauve après la lecture de mes billets..., toute la peine, toutes les heures à m’escrimer à vous écrire seraient récompensées. Qu’il en soit remercié !...

Le numérique dévoile l’identité et les habitudes des parieurs.

La réputation des courses hippiques est désastreuse. Les stigmates des interdits religieux sont toujours en vigueur et la répugnance des bien-pensants pour l’argent persiste, aussi bien pour les revenus du capital que pour les gains au jeu sans travailler. Des générations de parieurs ont préservé leur anonymat sur leur ‘passion’. Cette époque est révolue, nous en sommes à la carte bancaire avec paiement sans contact !

Un tiers des parieurs hippiques des Bars-tabac-PMU paient encore leurs mises en espèces – 64 % selon le rapport de la Cour des comptes (note 78 p. 76) –. Sage précaution..., qui ne saurait durer.

http://www.ccomptes.fr/content/download/96024/2214271/version/2/file/20161019-regulation-jeux-argent-et-hasard.pdf

En ce début d’année, le 6 janvier, Sylvain Copier de Paris-Turf signale les difficultés croissantes au règlement des gains en espèces « un vrai problème lié aux mesures de restrictions visant l’argent liquidité »..., et expose la solution promue par le PMU : « Certes, les mouvements laissent des traces sur les comptes bancaires, néanmoins la carte PMU est, à l’heure actuelle, la solution la plus adaptée. » L’ouverture de comptes affectés aux transactions informatiques met fin à l’anonymat des joueurs. Cette situation est d’autant plus facilement admise de tous, notamment des plus jeunes, qu’elle s’apparente aux pratiques des échanges commerciaux désormais habituels. La perte de l’anonymat n’est cependant pas sans conséquences.

L’Etat, les Principautés et leur intra muros usent et abusent des parieurs avec mépris et désinvolture. Le rapport de la Cour des comptes préconise ‘Le développement de la carte joueur nominative : une démarche a étendre aux jeux et paris les plus propices à l’addiction, à la fraude et au blanchiment’ (p.77). A la suite une présentation de la Carte PMU jette un sérieux doute sur les mobiles de l’opérateur public : « Afin de réduire l’anonymat des parieurs, le PMU, avec l’appui de ses tutelles, a déployé depuis 2010 une carte privative gratuite... »..., « La Carte PMU est l’un des vecteurs majeurs du plan marketing 2016 avec une ambition très forte... » Un doute conforté par la faiblesse du nombre de cartes gratuites placées en six ans (73 000 actives en 2015). Dans un pays où un ministre du budget parjure, M. J. Cahuzac, chargé de la lutte contre les fraudes fiscales, était lui-même détenteur de comptes en Suisse, il serait stupide de croire que le PMU et ses tutelles soient à la pointe de la lutte contre les fraudes qui alimentent pour partie leur chiffre d’affaire ! Les réticences de l’intra muros sont vives face aux limitations de circulation de la monnaie fiduciaire, ou dès lors qu’un encadrement très strict des parieurs ‘initiés’ est évoqué, ou lorsqu’il s’agit de définir les populations de parieurs à risques – à ce propos, la propension du déni est telle au PMU, que le rapporteur de la Cour des comptes a jugé nécessaire d’adjoindre une notule à son ‘Graphique n°8 : part des joueurs problématiques...’ : « contrairement à ce qu’affirme le PMU dans sa réponse, ces données concernent l’ensemble des joueurs interrogés (joueurs jouant à plusieurs types de jeu + joueurs ‘exclusifs’) et non les seuls joueurs ‘exclusifs’ » (p.66) –.  

L’Etat, les Principautés et leur intra muros considèrent les joueurs comme de vulgaires consommateurs d’un plaisir malsain !...  Acculés au déclin irréversible des enjeux hippiques, les ‘institutionnels’ ont choisi la fuite en avant. Foin des addictions et des pathologies !! « La Carte PMU est l’un des vecteurs majeurs du plan marketing 2016 avec une ambition très forte..., » c’est le service ‘marketing et clients’ qui est en charge..., le service de promotion des produits et de la marque..., le service de gestion des segments de clientèle !...

Le 14 décembre dernier, la page d’accueil d’un questionnaire commercial du PMU, arrivé sur ma boite mail, m’invitait à contribuer à une« étude qui dure environ 15 minutes» La suite du paragraphe est sécurisante : « Nous vous remercions par avance pour votre participation. Nous vous garantissons que vos réponses seront traitées de manière globale et anonyme. Elles ne seront pas utilisées à des fins commerciales ni communiquées à des tiers. »... Or, ô surprise, lorsque j’entreprends de photocopier cette page d’accueil, cette fin de paragraphe prometteuse disparait !... Je me décide donc à compléter, par des données fantaisistes,  les informations personnelles, genre, âge et catégorie socioprofessionnelle : dès après le quatrième écran, le questionnaire se bloque sur la fenêtre : « Cette invitation a déjà été utilisée.  Nous sommes désolés, mais vous n'êtes pas autorisé à entrer dans ce questionnaire. Pour plus d'information, veuillez contacter Julie DAVID (EtudesPMU.PMU@ext.pmu.fr). » Pour me déconnecter,  le serveur PMU a vérifié la concordance entre les informations personnelles de mon compte joueur PMU.fr et celles fantaisistes que je viens d’indiquer sur le questionnaire. Mes réponses ne sont donc pas ‘anonymes’, comme la page d’accueil le promettait, et rien n’interdit de penser qu’elles pourraient être exploitées à des fins commercialesoucommuniquées à des tiers !... Par exemple, pour m’inciter à jouer en s’appuyant sur mon profil rapporté à une grille d’exploitation d’un segment marketing de référence !

L’absence d’anonymat peut aussi se traduire par des mesures bien plus préjudiciables. Aussi incroyable que puisse paraître cette information, la pratique de jeux sur les applications du PMU.fr pourrait vous interdire l’accès au crédit immobilier. Le billet de blog du lien à la suite, relate une audition devant une commission où le sénateur Hugues Portelli (Les Républicains) révèle que : « Toujours dans ma commune, nous avons construit des pavillons en accession à la propriété. Les dossiers des candidats sont examinés par les services compétents, mais également par les banques, qui accordent des prêts. Elles demandent aux candidats communication de leurs revenus, avec relevés bancaires à l'appui. Tous ceux dont les relevés comportaient des prélèvements, aussi minimes soient-ils, pour des jeux, se sont vus écartés, comme présentant un risque. »

https://blogs.mediapart.fr/andrev-gueguen/blog/090516/ermont-val-d-oise-les-joueurs-sont-interdits-dacces-la-propriete-immobiliere

Ce qu’il faut savoir..., si vous souhaitez encore parier !

Aux courses, il n’y a que deux façons de jouer : au jeu Simple où il faut trouver le cheval gagnant ou les trois premiers placés ; aux jeux composés où il s’agit de découvrir deux, trois, quatre ou cinq chevaux dans l’ordre ou en désordre à l’arrivée.

Les turfistes privilégient le jeu Simple au ‘course à course’, qui totalise près d’un tiers des enjeux. De trois à quatre cent mille personnes jouent ainsi presque quotidiennement. La légende hippique prétend que le ‘course à course’ serait un jeu intelligent sous prétexte qu’ils prépareraient le ‘papier’..., une analyse comparative des concurrents aux épreuves, l’étude de leurs performances passées et l’appréciation de leur forme du jour et l’interprétation des intentions de leur entourage. Les plus téméraires engagent aussi des jeux composés en ‘couverture’ de leurs jeux Simple. Le joueur néophyte admet un temps de découverte et de formation, débute par de petites mises et se justifie ainsi des pertes qui s’accumulent : après tout, pense-t-il, s’il était si facile de gagner tout le monde s’y mettrait. Selon son caractère et son obstination, l’affaire peut perdurer des années..., favoriser l’accoutumance et finalement le fixer sur un passe-temps qui ruine ses relations sociales et peut-être même ses finances et sa santé.

Le Quinté+ est la formule de jeu composé avec un tirage au sort d’une loterie, qui représente 20 % des enjeux  au PMU... La découverte des cinq premiers chevaux dans l’ordre ou le désordre ne permet aucun gain net, compte tenu des prélèvements sur les mises qui sont supérieures à 50 %..., et ceci quelques soit le nombre d’années de paris, même au quotidien. La seule possibilité de gains vient du montant de la tirelire. Ce qui suppose, en plus de donner l’ordre d’arrivée des cinq premiers, d’emporter le tirage à la loterie d’un Numéro Plus à quatre chiffres. Si la tirelire est assez substantielle, après déduction des mises qui peuvent être conséquentes après des années de jeu parfois, un gain net est possible  – depuis le 15 décembre 2015, deux tirelires quotidiennes sont proposées : la plus dotée sur le Quinté+ du réseau des Bars-tabac ; la e-tirelire sur PMU.fr., mais les lots sont d’un montant bien plus modeste, ce qui rend peu probable la réalisation d’un gain net –.

Contre deux petits euros de mises, des centaines de milliers de quintéistes s’adonnent au suspense des paris hippiques. Depuis les débuts de cette loterie en 2005, une quinzaine de tirelires ont été servies chaque année. C’est peu. Surtout le montant moyen des lots est moins élevé que celui des tirages au Loto de la Française des Jeux. Peu de chance de découvrir l’ordre d’arrivée, des lots intéressants mais parfois insignifiants après partage avec d’autres gagnants...,  tout au moins votre argent, puisque les mises sont assurément d’avance perdues pour vous, puisque la perspective de gains nets est aléatoire, au moins vos jeux contribueraient efficacement à l’entretien du cheptel des courses. Dès lors, si vous souhaitez vraiment privilégier les chevaux, c’est la formule à retenir pour se faire plaisir et peut-être gagner gros..., peut-être !...

Les paris ne rapportent rien et les joueurs perdent leurs mises !

Sans les palpitations de l’incertitude des paris, le tourniquet des chevaux lasse vite des hippodromes... ‘On parie que vous allez gagner !’, affichait un slogan du PMU..., une accroche trop incitative qui a été abandonnée..., une promesse équivoque de ‘gagner’ – tout joueur finira bien un jour ou l’autre par trouver un cheval gagnant – qui trompe les attentes d’une petite rente régulière des parieurs au ‘course à course’ et qui se garde de préciser le nombre infime de quintéistes qui remportent le pactole de la tirelire. Après quelques temps de désillusions successives, l’habitude aidant, les joueurs reviennent sur leurs illusions et se contenteraient volontiers de récupérer leurs mises, de ‘se refaire’, disent-ils.

La preuve formelle et incontestable de l’impossibilité de gagner après une série de jeux est donnée par l’Autorité de régulation des Jeux en ligne (ARJEL). Officiellement, le site Evalujeu.fr a été créé pour venir en aide aux associations qui traitent les joueurs problématiques, voire pathologiques, atteints d’une addiction aux jeux. Ce site reste confidentiel aux fins fonds du web, ne donne lieu à aucune publicité nulle part, sinon sur mes modestes billets de blog. S’il a été mis en ligne par l’ARJEL, c’est d’abord pour répondre aux exigences des autorités sanitaires européennes..., et de montrer qu’il y aurait une prise en charge individuelle des cas à risques et des cas pathologiques.

Ders balivernes évidemment ! Sur ce site, il faut feuilleter un peu pour découvrir la preuve incontestable et formelle que l’on ne gagne pas aux courses hippiques – pas plus d’ailleurs que l’on ne gagne aux paris sportifs ! –. Voici le cheminement ! Cliquez sur le lien http://www.evalujeu.fr/  puis ouvrez les fenêtres ‘Conseils aux joueurs / Accepter de perdre / Accepter ses pertes sur des paris sportifs ou hippiques’. L’aveu de la tromperie délibérée de millions de parieurs candides pendant des décennies est là, en quelques phrases explicites d’un texte confus: « Les paris sont construits de manière à ce que les joueurs perdent de l’argent sur le long terme, même s'ils ont de bonnes connaissances sportives ou hippiques ou des gains réguliers : des études indiquent que ces joueurs ne sont pas gagnants à long terme. Il est donc normal de perdre, c’est pourquoi il est préférable de considérer les paris comme une activité ludique qui renforce le plaisir que l’on a à suivre un match ou une course, et dont il ne faut pas attendre un bénéfice financier. »

Jouer revient à acquitter un impôt hippique, une ‘hippotaxe’ !

Sous monopoles d’Etat, les jeux sont avant tout un système de prélèvement fiscal : « La République n’a jamais autorisé les jeux qu’à la condition que les recettes servent à l’intérêt public et non à alimenter une demande de profit – à l’exception des casinos. Ce principe doit rester intangible. Cette ligne doit continuer d’inspirer le législateur. », affirme le sénateur socialiste, M. Gaëtan Gorce on s’interroge sur l’exceptionnalité des casinos, toujours soupçonnés de relations sulfureuses avec les milieux de la grande délinquance –. http://www.arjel.fr/IMG/pdf/2015colloque.pdf  (p.4)

Le PMU propose des paris sportifs, hippiques et des parties de poker qui lui rapportent près de deux milliards quatre cents millions d’euros environ chaque année (2 414 M€ en 2015) Cette somme considérable est amassée euro après euro sur les mises et totalise ces deux milliards quatre cents millions au fur et à mesure des règlements des paris ou en espèces ou par cartes bancaires ou par chèque. A titre de comparaison, la Caisse d’allocation familiale (CAF) dépense annuellement, en France hors DOM, près de deux milliards sept cents millions d’euros (2 681 M€ en 2013) au titre de l’Aide personnalisée  au logement (APL) ou encore un peu plus de deux milliards d’euros (2 066 M€ en 2013) pour le Revenu de solidarité active (RSA).

En 2015, l’Etat à prélevé pour son compte plus d’un milliard d’euros  (1 008 M€ dont 878 M€ sur les paris hippiques) ; les Sociétés mères ont perçu huit cent sept millions d’euros (807 M€), dont environ 500 M€ à la filière en allocations de courses payées aux propriétaires ; pour ses activités, le PMU dépense six cents millions (600 M€) – rapport de la Cour des comptes p. 43/44 –. Incontestablement, l’Etat est le principal bénéficiaire des courses hippiques. Les paris hippiques constituent ainsi une contribution indirecte à l’impôt et sont soumis à une ‘hippotaxe’ fiscale. Le ‘modèle hippique française’ est un système de prélèvement fiscal.

Cette finalité primordiale des courses est occultée à tel point que l’intra muros n’en a même pas conscience. Les chroniqueurs hippiques se plaignent de l’indifférence du microcosme jacobin qui se garde de se montrer sur les hippodromes. A titre personnel, les politiques invoquent des questions ‘d’image’..., ne pas apparaître au milieu de parieurs décriés. En fonction à des postes officiels, ils limitent leurs prestations à quelques visites discrètes. Associés aux activités du milieu – MM. Morin et Bayrou –, ils se présentent comme propriétaire-éleveur..., ce qui laisse songeur, tant il est invraisemblable qu’une vie d’homme politique puisse être incompatible avec les vicissitudes quotidiennes d’un éleveur exploitant !...

L’intra muros est obnubilé par le système de jeu au pari mutuel et intègre jusqu’à l’ignorer le rôle central de la fiscalité. Cette amnésie inconsciente est caractéristique d’un milieu fermé, fixé sur un objectif commun depuis des années. Ses membres interpellent leurs leaders, leurs reprochent le déclin de l’activité, exigent qu’ils mettent en œuvre des solutions à leur problème sans même imaginer l’obsolescence du système. Leurs raisonnements sont en effet biaisés par le poids de l’expérience.

L’intra muros des courses ne comprend pas le rôle pivot de l’Etat, qui rééquilibrera obligatoirement les équilibres financiers du système afin de le maintenir. Sur ce point, l’action de M. Bélinger s’est montrée très efficace : pendant ses mandats, les prélèvements fiscaux de l’Etat sont passés de 52 à 35 % en deux décennies !... Et lorsque M. le baron de Rothschild soutient la candidature de M. Fillon à la présidentielle, et donne rendez-vous à ses mandants après la consultation, c’est exactement parce qu’il sait que ce candidat sera le plus réceptif à ses attentes de régulations financières. Les dirigeants du turf savent que le point d’inflexion des concours de l’Etat se situe très exactement au moment où le dispositif actuel sera concurrencé par un mode de prélèvements plus favorable aux intérêts du Trésor Public..., faute d’imaginer d’autres règles susceptibles de relancer l’activité, le dispositif actuel sera laissé en jachère. Et c’est bien ce qui est en cours.

Les intra muros ne peuvent sortir de la logique du système actuel, bien qu’il soit obsolète : les parieurs, pensent-ils, ont subi des prélèvements spoliateurs depuis des décennies et continueront de s’y soumettre ; l’amélioration des conditions de courses, et donc de l’image des courses, finira bien par les convaincre à reprendre le chemin des hippodromes ; la ‘digitalisation’ numérique facilitera les transactions et attirera la jeunesse par sa modernité ; l’augmentation incessante de l’offre de jeu, 24 heures sur 24, quitte à passer par les courses virtuelles séduira la jeunesse et favorisera le recyclage. Toutes ces perspectives s’appuient sur l’existant et, alors qu’elles se mettent en place progressivement, force est de constater que la situation continue à se dégrader. Parce ce que leur analyse des causes du déclin est erronée : ce ne sont ni la crise économique et le chômage, ni la concurrence des paris sportifs qui l’expliquent..., mais l’érosion fatale de la pyramide des âges de la population et des clients hippiques qui accompagne l’évolution sociologique du rapport des humains aux chevaux – ce ne sont pas quelques coups de cravaches en moins sur les chevaux en course qui changeront quelque chose au désintérêt du public !... –. C'est sur ce point, du rapport humain au cheval,  qu'il faut raisonner : repenser et réformer les finalités fiscales du système de jeu et se concentrer sur l'objectif de garantir la survie de l'animal au sein de nos sociétés 'civilisées'.

En l’état actuel du système de jeu, tout joueur, qui sait que toutes ses mises sous promises à la perte, ne peut plus ignorer qu’il accepte de plein gré de se soumettre à une hippotaxe.

Le système de jeu est conçu pour faire perdre.

Comment s’y prend-t-on pour organiser un système de jeu où le joueur est certain de perdre ? La réponse suppose deux niveaux d’explications complémentaires. La première tient aux probabilités mathématiques d’occurrences de gains au pari mutuel. La seconde procède des règles de fonctionnement du système et notamment des procédés d’incitation à jouer puis à rejouer de telle sorte que le parieur y laisse toutes ses mises..., le ‘recyclage’ selon le jargon des intra muros.

La probabilité de gains relève d’équations mathématiques appliquées à une répartition mutuelle et paritaire des gains et des pertes entre les joueurs. De la même manière qu’il y a une chance sur deux de découvrir le coté pile ou le coté face d’une pièce de monnaie, la probabilité de gains au pari mutuel – où les gagnants se partagent après la course les mises de perdants – dépend étroitement de la somme à partager.

Si deux, dix, cent, mille joueurs misaient chacun un euro et si cet euro revenait intégralement aux gagnants – soit un taux de retour joueur de 100 pour 100 –, après un, deux, dix, cent, mille jeux, il y aurait toujours un groupe de gagnants et un groupe de perdants : cependant les joueurs gagnants, les plus informés et les plus performants constitueraient un groupe minoritaire de gagnants ; à l’inverse, les perdants, les moins éprouvés et les moins efficaces, seraient nécessairement plus nombreux..., c’est le niveau d’expérience et le mérite de quelques-uns qui l’emporteraient toujours sur les échecs répétés du plus grand nombre..., un invariant : les meilleurs l’emportent toujours sur les nuls !

Par contre, si l’euro est raboté à chaque tour de quelques centimes de prélèvements,  le groupe des gagnants sera d’autant moins nombreux et ses gains seront d’autant plus faibles que les prélèvements seront élevés. Mathématiquement, si les prélèvements dépassent 15 % des mises, il y aura de moins en moins de gagnants au fil des tours et, finalement, plus aucun à l’issue d’une série de plusieurs jeux. L’Observatoire des jeux a publié une représentation graphique à ce propos. Suivez le lien suivant :

http://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/observatoire-des-jeux/Note_1.pdf

Le ‘taux d’occurrence de gains’ se lit sur le schéma, en bas à droite de la première page : « Figure 1 : Taux de retour au joueur et fréquence d’occurrence des gains » ; pour commencer à gagner un peu sur la durée, le Taux de retour joueur (TRJ) doit-être supérieur à 85 %  – les prélèvements sont alors inférieurs à 15 % –. Au-delà de ces 15 %, plus le taux de prélèvement progresse et plus s’accélère le rythme des pertes inévitables – matérialisé, pour le joueur, par la répétitivité et l’accroissement du montant de ses réapprovisionnements –.

Qu’en est-il des taux de prélèvements du PMU sur les mises des joueurs ? La formule de jeu au Simple gagnant ou placé supporte l’essentiel des paris au ‘course à course’. Cette formule représente un tiers des enjeux totaux du PMU. Le taux des commissions et des prélèvements sociaux et fiscaux sont de 15.605 % des mises, auquel il faut encore ajouter une commission ‘commerciale’ de 1.695 %. Le taux global de 17,3 % – TRJ de 82.7 % – dépasse donc la fatidique barre théorique des 15 % – TRJ de 85 % – et ne laisse aucun espoir de gains nets après une série de jeux..., mais, tel un miroir aux alouettes, la proximité des 17,3 % avec les 15 % théorique fait durer le plaisir  et maintient l’illusion de pouvoir ‘se refaire’, à laquelle succombe facilement un très grand nombre de joueurs sûrs d’eux-mêmes. Compenser les 2.3 % d’écart est mathématiquement impossible. Une seule situation permet de contrarier la loi mathématique : miser uniquement lorsque le résultat est quasi certain, ou parce que l’un des concurrents dispose d’un avantage déterminant, ou parce que la course a été arrangée..., c’est la situation des ‘initiés’.

Juste encore quelques lignes sur les probabilités de gains des formules à la carte où plusieurs chevaux sont à découvrir : les taux de prélèvements vont de 20 à 50 % environ..., ce qui signifie qu’il est absolument impossible de gagner sur le long terme..., sauf à emporter la tirelire du Quinté !...

Le recyclageintensif est l’assurance toute perte garantie de toutes les mises d’un parieur. Le terme ‘recyclage’ appartient au jargon des opérateurs de jeux, mais vous ne l’entendrez jamais prononcer publiquement..., ni par les animateurs d’Equidia, ni par les ‘journalistes’ alignés de la presse hippique, ni sur les réseaux sociaux de l’intra muros.

La modicité des gains au jeu Simple incite à rejouer à plusieurs reprises, les joueurs espérant gagner quelque chose dans un premier temps, puis à ‘se refaire’..., donc à subir autant de prélèvements successifs sur les mises à chaque jeu, ce qui l’expose à les perdre d’autant plus fréquemment et d’autant plus rapidement. Dès le premier échec de son pronostic, la mise initiale est intégralement perdue ; si plusieurs gains et échecs se succèdent à répétition, sans parvenir à se ‘refaire’ par des jeux gagnants, le parieur doit réalimenter son compte pour poursuivre ses jeux. Ce tour de passe-passe du ‘recyclageau nez du parieur est la botte secrète du pari mutuel à la française. Absorbé par ses jeux, le parieur fixe son attention sur ses gains s’il est chanceux – des gains bruts, la mise majorée de la cote –, ou plus souvent sur ses pertes qui emportent alors toutes ses mises.

Rappelez-vous que la cote, affichée pour un euro de mise, est calculée à partir de la valeur totale des enjeux, déduite du montant des prélèvements. Les prélèvements ne transparaissent pas – le joueur ne voit que son ticket gagnant ou son ticket perdant –, l’escamotage est impeccable, discret, opaque et silencieux. Confiné dans sa bulle mentale, le joueur n’y prête même pas attention..., tout compte fait, il s’en fiche, l’émotion et la tension du feu des jeux l’accaparent : la réunion du jour terminée, gagnant ou perdant ‘demain sera un autre jour’, le dicton anesthésiant des turfistes tempère ses déceptions. Les soirs de gagne, l’enthousiasme balaie les préventions, la satisfaction gonfle les égos jusqu’à s’imaginer invincible ; les Principautés et le PMU le savent, organisent les programmes de réunions événements en conséquence, sélectionnent les chevaux engagés, font feu de tous les canaux publicitaires et rameutent les néophytes qui vont se faire piéger, juste le temps de les habituer aux paris.

Plus la cote servie est élevée, plus le joueur gagnant dispose de marge pour rejouer sans risquer immédiatement sa mise. A 2/1€ gagnant, il peut rejouer une fois 1 euro, sans perdre sa mise initiale. Mais en-dessous de ces 2/1, par exemple un jeu perdant à la cote de 1.6/1, il perd 40 centimes d’euros. Même Simplet – celui de Blanche-Neige et des Sept Nains –, le comprendrait mais le joueur lambda n’y prend garde : l’effet mouton de panurge l’incite à choisir le grand favori puisqu’il est joué par le plus grand nombre. A 3/1, il peut rejouer deux fois 1 € avec le même niveau de risque ; à 4/1, il peut rejouer 3 fois 1 € et ainsi de suite. L’opérateur de jeu (le PMU ou tout autre opérateur privé) insiste dans ses argumentaires sur sa neutralité, évidente, dans ce mécanisme : à chaque cycle, il perçoit son prélèvement  et il lui suffit d’attendre que le joueur alimente son compte en ‘argent frais’ pour qu’il fasse son beurre !...

Les Sociétés mères, notamment en charge de l’organisation des courses – d’autant plus solidaires du PMU qu’elles constituent ensemble un monopole d’Etat – aménagent le programme des réunions de telle sorte que les occasions de gains et de pertes alternent et de telle sorte que les mises lui offrent autant d’occasions d’encaisser les prélèvements sur les jeux des joueurs : au Galop, courses à conditions, à réclamer, handicap de catégorie, divisé ; au Trot, courses pour apprentis-lads jockeys, amateurs, départs à l’autostart, engagement selon le niveau des gains cumulés des concurrents.

La qualité des compétitions, le nombre de chevaux engagés, le nombre de courses mais aussi le nombre de réunions en une journée sont autant d’incitations à jouer et à rejouer. Ces dernières années, le nombre de courses a été en croissance exponentielle et, comme le nombre de joueurs est globalement en baisse, la masse de leurs enjeux s’est éparpillée en conséquence, aux dépends des cotes servies qui n’ont cessées de baisser proportionnellement...

Et cette dispersion croissante des enjeux s’est encore accrue par l’extension du nombre de différentes formules de paris, presque toutes progressivement étendues à la plupart des courses. Bref, la dilution des masses d’euros en jeux, sur plusieurs courses et sur différentes formules de paris, s’est traduite par une baisse importante de la cote moyenne des chevaux favoris  – par définition les plus joués, les favoris  –. Comme la capacité d’un joueur à ‘recycler’ ses gains décroit d’autant plus vite que ces gains sont de plus en plus faibles ; comme parallèlement, les occasions de perte se sont également accrues – les courses ajoutées au programme des courses françaises sont de plus en plus médiocres et pis encore celles à l’international –..., les perspectives de devoir remettre la main à la poche pour abonder son compte se font de plus en plus pressantes. De nombreux joueurs préfèrent en rester là : j’en fais partie !

L’incitation au ‘recyclageexplique partiellement le désintérêt croissant des joueurs pour les paris hippiques. La croissance exponentielle du nombre de réunions Premium du pari mutuel urbain (PMU), qui a plus que doublé en cinq ans (7 714 en 2009, 18 475 en 2015), s’est faite par la mutation en réunions premiums PMU de réunions de courses de kermesses du pari mutuel hippodrome (PMH)..., des réunions de moindre qualité qui, bien sûr, augmentent fortement la probabilité d’échecs des parieurs ; les probabilités d’échecs sont encore bien plus nombreuses sur les 2 793 courses étrangères retransmises en France (en 2014), courues en Europe mais aussi aux antipodes par des écuries aux chevaux et jockeys/drivers inconnus..., de véritables loteries, acquises au moindre coût par le PMU, où le parieur est invité à engager ses mises les yeux bandés !...

Les parieurs étrangers gagnent sur le dos des joueurs français.

La Cour des comptes a publié un rapport, le 19 octobre, où elle dénonce l’existence de ‘parieurs professionnels’ opérant depuis les paradis fiscaux au vu et au su du PMU et des ministères de tutelle : « les paris pris par des parieurs professionnels à l’étranger, qui parient, grâce à des outils informatiques, sur la masse commune du PMU via des partenaires de cet opérateur, contrevient au principe d’équité entre les joueurs dans la mesure où leurs taux de gain élevés réduit mécaniquement le montant des gains perçus par les joueurs non professionnels. (p. 107) »

http://www.ccomptes.fr/content/download/96024/2214271/version/2/file/20161019-regulation-jeux-argent-et-hasard.pdf

En 2015, le PMU a accepté sans sourciller le traitement de 422 millions d’euros d’enjeux annuels de ces ‘parieurs’ étrangers sur la masse commune des petits parieurs français !... Or ces ‘parieurs’ bénéficient d’un prélèvement sur leurs mises de 5 % (TRJ 95 %) quand les parieurs locaux sont soumis à 26.4 % de commissions, prélèvements sociaux et taxes fiscales (TRJ 73.6 %). Nous l’avons vu plus haut, le taux pivot de retour joueur de 85 fixe la limite entre les pertes et les gains nets au pari mutuel : c'est-à-dire qu’avec un TRJ de 95 %, les ‘parieurs’ étrangers gagnent à tous les coups..., cependant qu’avec un TRJ de 73.6 % les petits parieurs français perdent systématiquement après une série de jeux et de ‘recyclages’.

Le principe des paris mutuels est basé sur la récupération des mises perdantes par les Gagnants, aussi les mises perdantes des parieurs français sont gaillardement captées par les ‘parieurs’ étrangers.  https://blogs.mediapart.fr/andrev-gueguen/blog/291016/les-dirigeants-du-pmu-acceptent-l-argent-sale-de-mafias-etrangeres

Toujours et encore avec des joueurs venus d'ailleurs, le PMU passe des accords de paris en masse commune avec des opérateurs étrangers, notamment européens, qui bénéficient également de taux de prélèvements plus favorables que ceux appliqués sur les mises des joueurs français : « La déduction proportionnelle aux enjeux est composée, d’une part, d’une déduction sur les sommes encaissées pouvant être distincte selon que les enjeux sont enregistrés en France ou depuis l’étranger et, d’autre part, d’une déduction pour retour commercial affectée à l’attribution des lots en numéraires ou en nature visés à l’article 2.) » (Art. 14, Règlement du PMU, 26/02/2016). Ce qui donne, au jeu simple, des prélèvements minorés à 14.046 % à l’étranger contre 15.605 % en France encore sur-majorés encore de 1.68 % de CSG et de CRDS, soit 17.285 %...

Les parieurs étrangers en masse commune bénéficient d’un avantage de plus de 3 points de prélèvements en moins afin d’attirer le chaland par delà les frontières !... Observons surtout que le taux de retour à l’étranger de 86 % permet à quelques joueurs d’espérer des gains nets sur la durée puisque le montant des prélèvements sur leurs mises (14.046 %) est inférieur au 15 % fatidiques et au TRJ pivot de 85 %.

Les parieurs hippiques sont traités en ‘idiots de l’hippodrome’.

Le système des courses hippiques spolie délibérément les parieurs ; le fameux ‘modèle français’ de toutes les vantardises, hier..., la ‘formidable machine à bâtir des enjeux’ sur le déclin aujourd’hui, n’est pas un sport moderne et, s’il n’y avait ‘l’ivresse’ des paris, ne présente pas d’intérêt spectaculaire. C’est l’appât du gain puis la pratique assidue des paris qui provoque l’accoutumance des joueurs au ‘course à course’ et, elle est si subtilement ancrée, si fortement entretenue, le milieu hippique n’hésite pas à leur mettre directement la main à la poche pour ajuster les résultats financiers à vau-l’eau du PMU depuis trois ans.

En février 2016, la presse hippique a annoncé qu’une augmentation de 0.6 % des prélèvements sur les mises était discrètement appliquée depuis..., le 1er janvier !..., le gaz et l'électricité, la SNCF et la RATP, et maintenant le PMU..., les augmentations au 1er janvier !!... Cet ajustement financier forcé est scandaleux et si grossier qu’il aurait dû susciter le rejet des parieurs. Mais fin septembre, si les enjeux hippiques enregistraient une chute impressionnante de  5 % depuis le début de l’exercice..., les Produits Brut (PBJ) du PMU étaient malgré tout en hausse de + 0.5 %... Incapable de réduire son train de vie fastueux, le PMU enregistrera un bénéfice net en baisse de 15 millions d’euros et devra réduire son financement 2017 aux Principautés à 792 millions d’euros (807 M€ en 2016)... ; mais celles-ci ont décidé de puiser dans leurs réserves pour maintenir les allocations des courses au même niveau qu’en 2016 !... Des réserves qui seront à sec en 2018 !!... Qu’importe si le montant des enjeux 2016 (8 550 M€) est dans la fourchette des enjeux 2006/2007 (8 106 M€ / 8 842 M€) où les allocations distribuées avaient été de 653/727 M€... En une décennie, les Principautés prélèvent chaque année cent millions d’euros de plus alors que les paris désertent les hippodromes et les Bars-tabac-PMU, alors que PMU.fr et les sites privés sur internet sont déficitaires, alors que les réseaux sociaux ne sont à l’évidence pas favorables au ‘recyclage’ effréné des jeux mais au contraire à leur abandon rapide après avoir constaté qu’ils ne rapportent rien !!

Pour les parieurs, l’affaire est entendue : il est impossible de tirer une ressource régulière avec 27 % de prélèvement sur leurs mises – soit un taux de retour joueur de 73% (TRJ) qui ne cesse de baisser, en parallèle des prélèvements en croissance constante depuis quatre ans –.

Voici peu pourtant, des ‘journalistes’ de propagande laissaient croire que certains joueurs étaient capables de se constituer une rente de ‘mille à deux mille euros’ mensuels. Une contre-vérité. Personne ne gagne aux courses, sinon quelques rares ‘initiés’. Après une série de jeux sur une longue période, n’importe quel joueur perd systématiquement toutes ses mises : aucune martingale qui tienne, aucune méthode, aucune logique statistique, aucune recette miracle..., tout le monde perd. Certes les ‘Quintéistes’ touchent par hasard le gros lot du N° Plus, comme à la loterie mais mieux vaut l’original que la copie : les lots sont bien plus attrayants au loto  ; les ‘initiés’, propriétaires ou professionnels ou autres, qui joueront de grosses sommes en quelques rares paris opportunistes sur des ‘tuyaux’ bien renseignés où ils ne risquent que de gagner au décompte de leurs enjeux..., des gains prélevés sur la masse commune des paris qu’ils pillent en toute impunité aux dépends de milliers de parieurs confiants et de bonne foi qui jouent ‘comme ils aiment’.

La Cour des comptes signale le cadre restreint des interdictions de parier (p. 86) aux administrateurs et aux collaborateurs du PMU sur l’ensemble des jeux et des paris, tant sur le web que dans les Bars-Tabacs-PMU, mais seuls les paris en ligne sont contrôlables. Les personnels et dirigeants de France Galop et de Le Trot peuvent miser comme ils veulent..., les commissaires de courses peuvent miser sur les réunions où ils n’opèrent pas..., les entraîneurs et jockeys sur les épreuves où ils ne courent pas..., les propriétaires peuvent jouer sur toutes les courses et même sur celles où leurs chevaux sont engagés ! Bien évidemment aucun contrôle ne permet de vérifier le respect ou non de ces rares interdictions !!

Tout l’intra muros s’est offusqué de cette atteinte aux privilèges des initiés. M. David Powell, dans une Tribune Libre sur le site Jour de Galop, les compare aux turfistes : « le joueur chevronné qui fait le papier, lui aussi ‘initié’ par rapport au zozo qui joue un numéro au hasard, comme on ferait un grattage. »..., « En tant qu’’initié’, je peux vous certifier que dans presque tous les cas nous n’en savons guère plus qu’un turfiste qui fait le papier, ou un bon pronostiqueur... »

Certes, la précision vaut son pesant d’or « d’en presque tous les cas »..., le joueur non initié, lui..., le parieur lambda, c'est jamais!... Le 4 juin 2015, M. Charles Coppolani, président de l’ARJEL, indiquait : « Récemment encore, à la réquisition émanant d’un inspecteur des finances publiques qui souhaitait obtenir une liste de personnes, ayant, dans une région, réalisé des gains supérieurs à un certain montant, j’ai opposé, au motif qu’elle n’était pas individuelle, un refus. » ('Rapport n° 126. Tome II Auditions.' Sénat session ordinaire 2015/2016 / p.28). Dans tous les cas l’’initié’ est protégé..., même lorsqu’il gagne net avec un TRJ de 73.6 %, qui ne lui permet pas mathématiquement de gagner !!

Malgré toutes ces spoliations, des centaines de milliers de joueurs persistent et signent..., c’est l’idiot de l’hippodrome’, le p’tit doigt enquillé à s’gratter une crot’ de nez !... Beaucoup d’entre eux ignorent l’issue fatale programmée à la perte de leurs mises et leur ignorance est à la hauteur des efforts du PMU et de l’intra muros à taire cette réalité inavouable. Et même si de très nombreux joueurs constatent qu’ils ne gagnent pas, leur accoutumance tue l’ennui du quotidien et du désœuvrement, ils n’en disent rien, se taisent, parfois même prétendent gagner quelque chose..., et concourent implicitement à laisser planer un espoir de gains autour d’eux. L’aveu de leurs échecs répétés les pénaliserait..., leur addiction passerait pour une stupidité, alors qu’elle n’est que la conséquence logique d’une pratique assidue subtilement encouragée et entretenue par le PMU pour les faire perdre.

Les conditions de courses ne sont ni fiables ni vérifiables.

Mme Caroline Bennarosh a réalisé un documentaire, 'Scandales à l’hippodrome', diffusé en seconde partie de soirée sur Canal+, le 8 juin 2015. Cette enquête est sérieuse, très sérieuse. En cinquante deux minutes, les ‘magouilles’ habituelles du ‘tour’ et des chevaux ‘tirés’ sont illustrées d’anecdotes et de témoignages incontestables signalées assidûment par les défenseurs d’une vision sportive des courses, par l’Association nationale des turfistes (ANT), présente sur les pistes depuis vingt ans, et par le Mouvement des parieurs, qui propose le visionnage d’une vidéo depuis son compte facebook :

https://www.facebook.com/MDParieurs/videos/1676544799259238/

L’intérêt de ce documentaire va plus loin et lui confère une gravité exceptionnelle. Des hommes et des chevaux, le thème central touche à notre sensibilité et traite du respect !... Le courage des jockeys, MM. Marc Antoine Billard  et Nicolas Lajoux témoignent à visage découvert, ne peut laisser indifférent : vingt quatre cavaliers décédés en piste depuis quarante ans, des milliers de blessés, des souffrances au quotidien..., des centaines de chevaux tombés ‘au champ d’honneur’..., autant de malheurs afin de satisfaire les égos et les intérêts financiers, les statuts spéciaux et les privilèges !... Sur ce coup là, M. Gallorini à raison. Autant d’infamies méritent bien de s’attarder. La fight ?..., c’est bon pour la conscience, la fight : on va continuer !!!

L’accueil fait à l’équipe du reportage par les dirigeants de l’intra muros est indigne de responsables..., un défilé d’incapables et d’incompétents, oui !..., pleutres et profiteurs qui fuient la caméra et leur responsabilité. L’omerta règne sur l’intra muros. C’est la bêtise et le manque de courtoisie et l’incroyable vulgarité de ces gens, qui sautent aux yeux. Un spectacle burlesque et pathétique, du tragi-comique de caniveau..., c’est dingue !... On se questionne : comment de tels personnages peuvent être missionnés sur ces fonctions ?... Le comte de Bellaigue, deus ex machina du Trot : « On fera tout pour avoir les yeux ouvert, ça je suis prêt à vous l’accorder »..., yeux ouverts pour voir, et après ?..., ‘vous l’accorder’, ma bonne manante... ; ouvrez-les tout grand, vos yeux, le temps n’est plus si loin où il vous faudra bien vous expliquer... Monsieur le sénateur Myard, premier garçon du Groupe cheval : « Merci pour votre contribution à la richesse et à la fiscalité nationale... », une flatterie à câliner M. Xavier Hürstel, l’Archange pure player..., l’inspecteur des impôts affecté au PMU ! Avec M. Benoît Cornu, le dir.-Com. à son coté : « Xavier, tu as des engagements après surtout »..., l’Archange se lève et s’enfuit tout soulagé de s’en aller..., l’autre, le dir.-com., de répondre n’importe quoi à la question posée. Tous persuadés, comme ce misérable commissaire des courses de Mons, l’imbécile : « j’ai compris que vous vouliez faire supprimer les courses. »... Un sentiment d’impuissance s’impose : aucune réforme n’est envisageable en pareil équipage.

Mme Bennarosh s’est attaquée au dopage des chevaux de l’écurie Godolphin et s’est rendue à Newmarket en Grande-Bretagne. Peine perdue. M. Jean Marie Pitavy, le vétérinaire en retraite de la Fédération des sports équestres, donne l’historique des produits dopants, les polypeptides en vogue actuellement, le TB 500. Au Laboratoire des courses hippiques (LVH), M. Yves Bonnaire, le docteur directeur, précise qu’il « faut trouver le bon moment pour faire les prélèvements ». M. Pierre Durand, lui, se défile, le cavalier de Jappeloup, l’ancien président de la Fédération française d’équitation (FFE), préfère se taire et refuse de porter plus longtemps la batterie de son micro : « ils sont dangereux ces gens-là »... Les menaces sont coutumières : celles à l’adresse du vétérinaire ‘flouté’ : « fais gaffe à ta famille », ou à la journaliste par SMS «  je vais pourrir ta réputation. » La chienlit... Pour conclure, citons encore Mme Martine Chapelot : « Celui qui dénonce est exclu du système »..., « Al Maktoum, Agha-Khan et compagnie, c’est politique... »... La police des courses, ça sert à rien sinon « ... à rassurer les parieurs qui se disent que s’il y a un problème, la police est là et va intervenir. »

Voici bientôt deux ans que l’enquête de Cash Investigation a été diffusée. Non seulement rien n’a changé..., les turpitudes vont de mal en pis !...  L’affaire du dopage au cobalt des trotteurs de M. Fabrice Souloy en est le dernier avatar. Avec les mêmes recettes indigestes !

Le 9 septembre dernier des officiels scandinaves ont annoncé l’affaire en conférence de presse à Stockholm. Quatre de chevaux de M. Souloy avaient été détectés positifs à l’issue du Grand prix d’Oslo le 12 juin en Norvège et de l’Elitlopet le 29 mai en Suède. Cette affaire est toujours en suspend. M. Souloy use de procédés dilatoires afin de retarder toute prise de décision. Car, entre temps, un autre de ses chevaux a été contrôlé positif au cobalt, le 22 juillet en France. Et dans la foulée, quatre autres entraîneurs ont été pris cet été – trois très petites écuries corses et une à peine plus important sur le continent –.La Principauté du Trot vient tout juste de les sanctionner, le 26 décembre, au lendemain de Noël, un lot de cinq entraîneurs où se dissimule le premier dopeur au cobalt en Europe.

Pour le moment, l’affaire est restée confidentielle. Ce 2 janvier 2017, le Cercle Tourbillon publie un abécédaire, ô combien exemplaire de la langue de bois intra muros : « C –  COBALT : C’est de Scandinavie qu’est descendu le scandale du Cobalt, élément dopant aux caractéristiques proches de celles de l’EPO. Le Trot dès le 7 juillet encadrait strictement l’utilisation de ce produit pour ensuite sanctionner durement les professionnels en ayant abusé. Salvatore CAMPOLO, Fabrice SOULOY, Xavier FONTAINE, Dominique RAFFINI, Philippe BENGALA se voyant retirer le 26 décembre leur autorisation d’entrainer pour une durée de 12 mois. Les mystères des courses veulent qu’aucun entraîneur de Galop n’ait été inquiété aussi lourdement à ce jour ! » Bien au chaud, M. Souloy trône parmi ses coreligionnaires dopeurs, le rédacteur oublie de citer le dopeur ‘descendu de Scandinavie ..., du scandale du Cobalt...,’ M. Fabrice Souloy, l’entraineur bien français, le premier d’une écurie de premier plan européenne à introduire ce produit dopant en Europe !... Et, tant qu'à faire, cinq chevaux dopés en trois pays différents dépistés en deux mois d’été !... Ca va se savoir !!!

Parce que le 7 juillet, Le Trot ne s’est pas contenté d’ajouter le dépistage du cobalt parmi les produits dopants (une mesure adoptée depuis 2013 aux Etats-Unis et en Australie), mais a aussi supprimé les dispositions, adoptées deux ans plus tôt, ordonnant la congélation des échantillons sanguins en vue de dépistages ultérieurs... Une mesure à contre-courant de la lutte anti-dopage internationale, une mesure qui encourage les dopeurs puisqu’elle leur garanti l’impunité ! Cette décision entache gravement la fiabilité du contrôle antidopage français et conforte tout ceux qui contestent l’indépendance du Laboratoire de courses hippiques de Verrière les Buissons.

De plus, M. Souloy, comme de nombreux entraîneurs sanctionnés pour dopage – MM. Pierre Levesque, Jean-Philippe Dubois, Guy Cherel, etc... – a confié son écurie de Trémont à son beau-frère, M. Philippe Billard. Un prête-nom qui permet de contourner sa sanction de suspension d’un an. « La question des ‘prête-noms’ est très importante », titrait un article de questions à M. Maupas, le 27 décembre, au lendemain de la décision de sanction des cinq entraîneurs dopeurs. Une déclaration qui botte l’essentiel en touche : les dopeurs dissimulés derrière leurs prête-noms !... C’est l’arbre qui cache la forêt !!

https://blogs.mediapart.fr/andrev-gueguen/blog/071216/jeudi-8-decembre-sanctions-attendues-pour-six-trotteurs-dopes-au-cobalt-action-epo

Vous savez tout..., et pourtant vous souhaitez encore jouer !

Les journaux hippiques donnent de très nombreuses informations sur les engagements et sur les courses. Leurs pronostics ne sont pas d’une fiabilité à toute épreuve, loin s’en faut. De très nombreux sites en proposent également sur internet, gratuitement ou moyennant des abonnements (Turfomania.fr), sans aucune fiabilité avérée non plus.

Qu’en est-il et des pronostiques payants sur Audiotel, où l’on trouve de tout, des charlatans comme des professionnels ?

Le turfiste doit aussi être conscient que le coût de l’Audiotel doit-être ajouté aux prélèvements qui affectent la ‘rentabilité’ de ses gains éventuels. L’achat d’un quotidien et la consultation d’une aide Audiotel ne sont ‘intéressants’ que pour des mises quotidiennes minimales de 150 €, prélèvements et charges à 20 % environ et le TRIQ flirtant autour de 80 %, soit à portée du taux de retour joueur (TRJ) de 82.7 % calculé pour l’e-Simple. Des informations détaillées sont accessibles par le lien suivant sur mon blog Médiapart :

https://blogs.mediapart.fr/andrev-gueguen/blog/290316/l-enigmatique-taux-de-retour-trj-le-verrou-du-systeme-de-paris-mutuels-francais

Si malgré tout votre envie de jouer, d’essayer, l’emportait, il existe bien une solution en jouant au ‘course à course’ tout en faisant appel à un professionnel. Pourquoi pas ?.... Elle est recommandable, même s’il faut rester prudent et ne surtout pas croire qu’il serait possible d’obtenir des gains nets réguliers. Les Audiotelistes sont des devins certes, mais contraints aux règles de la logique mathématique d’un bout à l’autre de l’année. A mon sens, tout débutant conséquent, qui persiste à vouloir jouer, se devrait de se faire accompagner, assurément s’il ne connaît rien des chevaux de courses. Ce conseil étonnera sans doute. Après la lecture de mes billets de blog, chacun constatera combien je les étrille copieusement..., si je leur reproche de ne pas publier les résultats chiffrés de leurs pronostics, ce qui aurait au moins le mérite de trier entre le bon grain et l’ivraie – l’ambiance est si délétère intra muros ! – pourquoi cependant ne pas tester leurs performances ?...

Nous devons toujours laisser une place au travail. Lecture et relecture des ouvrages de M. Léon Zitrone m’ont convaincu. Ses écritures d’une élégance naturelle font les lettres de noblesse de la littérature hippique, les seules à vrai dire. M. Zitrone a longuement décrit les contraintes du ‘papier’, la tâche ingrate et l’abnégation des parieurs qui s’y soumettaient à son époque. Dans cet esprit, je me dois donc de  laisser M. Patrick Lanabère présenter son point de vue à ce sujet : « Je sais que je consacre des heures, chaque jour, à l'étude des courses ; c'est mon métier, plus vraiment un loisir même si ce le fut par le passé. J'en tire des conclusions et des jeux à effectuer que je fais moi-même et que je partage avec qui le veut bien moyennant rémunération via Audiotel. Je n'oblige personne. Vous me parlez de bilans, résultats, mais mon bilan c'est mon état financier qui me le décrit en tant que premier joueur de mes conseils. Point besoin de perdre une heure supplémentaire chaque jour à faire des bilans détaillés, mon temps est compté et je préfère garder cette heure parmi celles que je consacre à analyser et visionner des courses. J'ai trop manqué de temps surtout au rythme des courses désormais pour faire mon travail à fond, pour me disperser.

Enfin je me permets de rappeler l'évidence : qui fournit un conseil gratuit n'a aucun devoir de résultat. Je parle d'Equidia ou des dizaines de "conseilleurs" nés ces dernières années alors que certains n'ont aucun expérience du prono ; cela est un exercice particulier qui ni ne s'invente ni ne se décrète. Concernant mes "bilans" s'ils sont négatifs, je serai le premier à m'en rendre compte (c'est déjà arrivé) avec mon banquier. Et puis j'ai participé à des championnats de pronos par le passé, où des statistiques très détaillées ont été faites par des personnes qui y consacraient des heures = j'étais parmi les meilleurs et l'un des rares bénéficiaires à long terme. Vous avez raison, je me mets en avant mais je ne vais pas repartir à zéro à 57 balais...

... Moi, si je suis mauvais, les "clients" n'appellent plus. C'est aussi simple que cela... Et au passage, plus de la moitié du coût de connexion revient au fournisseur de ligne et 1/4 de la moitié restante au serveur. Je contribue donc, même modestement, à créer de l'emploi chez ces deux prestataires. Alors que les autres sont uniquement du côté bénéficiaires. » 

Si vous retenez la solution de faire appel à un professionnel, voici le site de M. Patrick Lanabère :

http://www.veritecourses.com/Accueil.A.htm 

Mes souvenirs vont souvent à M. Maurice Dahdi, le pronostiqueur vedette de l’Humanité puis de Paris-Turf. Je me souviens aussi, voici quelques années, – sans pouvoir donner une référence précise faute d’en avoir archivé un exemplaire, de mémoire donc –, qu’il avait consenti avec ‘une certaine réticence’ à participer à la rédaction du dernier ‘Guide du parieur’ de Paris-Turf. Cette hésitation l’honorait. Dans la même veine, vous pourriez vous abonner au service de pronostics de M. Pierre-Joseph Goetz. En retrait des micros désormais, le bonimenteur populaire des courses de trot sur Equidia honorerait ma recommandation s’il acceptait sine qua non de soumettre ses prévisions à une clause suspensive de remboursement de tous vos débours, dès lors qu’il ne vous servirait pas mieux que le rendement..., de son ‘livret A des Caisses d’Epargne’ fétiche, qu’il ne manquera pas d’évoquer afin de vous convaincre de travestir vos mises en ‘investissements’ : http://www.pjgoetz.com/index.php?p=acc

Quelque que soit le pronostiqueur que vous choisirez – oublieux de mes conseil de s’abstenir de jouer ! –, aucun n’aura le temps de dresser un bilan de ses performances financières : le moins que je puisse vous demander est de le réaliser à leur place... et de les remercier si leurs projections n’étaient pas à la hauteur de vos espérances !...

A vous de décider !... Bonne chance !...

Rien ne me prédisposait à m’aventurer dans l’univers singulier des courses hippiques. Mon épouse, mes enfants, mes amis se sont étonnés de cette incartade saugrenue terra incognita. Je crains les avoir déçu..., trop avoir insisté sur la chose..., trop nous avoir tenu sous la pression d’une ambiance délétère de joueur..., trop souvent les avoir délaissé pour satisfaire une lubie bien inutile et si fastidieuse. Cette longue série de billets me soumet tant bien que mal aux rigueurs du raisonnement et de l’écriture. Je m’y plie pour eux. Pour vous aussi.

Serait-ce à refaire ?..., je m’abstiendrai sans hésiter !

A. Gw

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