Ferrand: "tout est bien qui finit bien...!"

Son jour de chance! C'est un vendredi 13 la date choisie par le Procureur de Brest pour annoncer que l'affaire Ferrand était classée sans suite. Autrement dit, l'élu Richard Ferrand, directeur Général des Mutuelles du Mans qui a fait louer par l'assureur, un immeuble acquis par sa compagne, à cette usage, a respecté le cadre légal des transactions immobilières. Tout est bien qui finit bien!

En effet «tout est bien qui finit bien» et Monsieur l’Élu a su faire profiter sa famille de sa zone d'influence et de ses attributs. Bien organisée, bien planifiée, les signatures rassemblées, les autorisations octroyées, les accords actés et tout était légal dans cette transaction.

Rien à se reprocher, tout à été fait dans l'intérêt des Mutuelles du Mans et notre astucieux Élu était blanc comme neige. La preuve, le Parquet de Brest l'a blanchi comme si les petits (dans ce cas plutôt gros) profits privés, dans l'exercice de ses fonctions, d'un personnage public devaient rester dans la sphère privée!

Bien sûr ce n'était pas une opération blanche mais une bonne affaire que seule «l'investigation par SMS» comme dit M Ferrand a voulu y voir malice. Le 'palmipède' appréciera... Certes il a raté de ce fait le perchoir auquel il était promis, mais le retour au gouvernement n'est pas exclu car comme chef des marcheurs, cela ne marche pas très bien.

Le chef d'abus de confiance n'a pas été retenu, mais celui de l'intégrité et de la probité saute tout de même aux yeux. Que le principal Élu de la majorité présidentielle se comporte de la sorte, montre bien les limites d'une loi de «moralisation» qui était pourtant un des points forts du candidat.

On peut objecter qu'à l'époque il n'était pas En Marche (qui n'existait pas). Sans doute car il faisait alors partie de l'écurie des Cambadélis, Guerini, Cahuzac... depuis il s'est amendé ou plutôt fait une virginité !

La lutte contre la «corruption des valeurs de la démocratie» reste un engagement indispensable contre les inégalités et pour le bien commun.

*  *  *

L'Association anti-corruption, FRICC (Front Républicain d'Intervention contre la Corruption) envisage de porter plainte avec constitution de partie civile.

* Voir Un Ferrand dans la chaussure...

* * Vois CONTINUITÉ AFFAIRE FERRAND * dans l'édition de Loïc Escourrou.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.