Mélenchon - poutine

Voici une liste d'extraits et de liens vers des critiques claires de Mélenchon et du pg envers Poutine , ses actions antidémocratiques , contre les pussy riot par exemple , ou ses actions anti écologiques et anti homosexuels . (c'est moi qui mets en gras ou qui souligne ) (petit rajout pg contre bachar à la suite )(et un fil avec costet )

 

Juges à l’intégrité douteuse, tribunaux lents, alliance avec des oligarques… Malgré quelques avancées, le bilan du Président, élu en 2014 pour faire le ménage dans le pays et à nouveau candidat le 31 mars, ne convainc pas. (dédicace à costet)

https://www.liberation.fr/planete/2019/03/18/corruption-avec-porochenko-l-ukraine-condamnee-a-l-impunite_1715971

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(rajout 08 05 2018 https://www.facebook.com/JLMelenchon/photos/pcb.10156445168288750/10156445167838750/?type=3  :

À #Moscou, rencontre avec Sergueï Oudaltsov, leader du Front de gauche de #Russie, emprisonné durant 4 ans et demi à la suite des manifestations de 2012 pour des élections honnêtes.

 

 

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Je viens de m'en apercevoir du fait que je ne lis pas régulièrement ma boite mail.

Ceci dit je ne vois pas en quoi j'aurais contrevenu à la charte de Médiapart, donc en voici une copie :

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Votre commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

http://russiepolitics.blogspot.com/2019/10/quand-sentsov-soutient-les-neonazis.html

Extrait:

"

Or, l'un des protégés vedettes, le réalisateur Sentsov, rappelez-vous, "prometteur", mis dans les geôles poutiniennes suite à un "procès stalinien" (ce qui veut dire "monté de toutes pièces"), vient justement de contredire ses défenseurs aveugles et de rendre raison à ses juges (manifestement pas staliniens) :

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Ainsi, après avoir visionné la vidéo de Zelensky demandant aux groupes armés de déposer les armes, il déclare avoir honte de ce Président et être fier des bataillons (néonazis). Il veut simplement les remercier, grâce à eux les Ukrainiens ont encore leur pays. "

Voila votre Sentsov, un soutien des néo-nazis du bataillon Azov !

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L'Anastasie médiapartienne va surement ressortir ses ciseaux, sans bien sur vouloir expliquer en quoi cet extrait d'un blog contrevient aux règles d'usage des commentaires. A moins que douter de Sentsov serait un crime de lèse-majesté ?

A moins que de rappeler que les bataillons dont parle Sentsov dont Azov, sont clairement néo-nazis, dérange Médiapart ?

 

 

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chapô augmenté   ( pour copiercoller ):

Voici un bon résumé fait par un journaliste : https://www.marianne.net/politique/jean-luc-melenchon-ce-qu-il-vraiment-dit-sur-la-russie-poutine-et-la-syrie/

 critiques claires de Mélenchon et du pg en vers Poutine , ses actions antidémocratiques , contre les pussy riot par exemple , ou ses actions anti écologiques et anti homosexuels .  

" Je n’ai jamais soutenu le parti de monsieur Poutine, ni sa personne... parce que je suis républicain au sens que les « Lumières victorieuses de 1789 » ont donné à ce mot et pas lui. ... "  //   " répression de militants écologistes, écrasés par l'oligarchie et son bras armé le pouvoir, est un déni du respect des libertés fondamentales "  //   ... // " Condamnation aberrante des PussyRiot : Néocapitalisme et Église orthodoxe : deux faces d'un même obscurantisme funeste à la démocratie." //  ...   // "Ces lois homophobes renvoient au contexte général des atteintes aux droits humains en Russie qui se sont amplifiés dernièrement avec des lois de criminalisation des ONG et une répression systématique contre des opposants " // ... // " Ces Jeux servent aussi à redistribuer l’argent public russe à une clique de barons devenus milliardaires, au détriment de la population caucasienne ou de l’environnement. Plus inquiétant, Evegueni Vitichko, géologue et militant dans une association du Caucase du Nord, a été condamné à trois ans de prison dans un camp // ... bafouer les droits sociaux et humains les plus élémentaires " ///

 (rajout le 26 01 2017 ) : Sur poutine mélenchon a encore dernièrement réaffirmé ses positions : dans son interview à Marianne par exemple : "Qu'est-ce qu'est Vladimir Poutine ? Le dirigeant de la Russie ? Un partenaire, point. Donc, je suis absolument contre tous les alignements militaires qui menacent la sécurité de ce pays. [...] Après, est-ce que M. Poutine est le président que je préfère pour la Russie ? La réponse est clairement non. Je préférerais que la Russie soit gouverné par le président du Front de gauche russe, qui est en prison." qui est une critique forte de cet emprisonnement , et du du caractère "peu démocratique" du régime qui l'a ordonné .

 

 

Et voici les extraits :

 

Je n’ai jamais soutenu le parti de monsieur Poutine, ni sa personne. Non parce qu’il serait autiste ou qu’il battrait sa femme comme l’a répété en boucle la propagande médiatique la semaine dernière pour enfoncer le clou de sa diabolisation et faire désirer la guerre pour en finir avec ce fou. Non pour ceci ou pour cela. Mais parce que je suis écosocialiste et pas lui, parce que je suis de gauche et pas lui, parce que je suis républicain au sens que les « Lumières victorieuses de 1789 » ont donné à ce mot et pas lui.

 Pour autant je crois utile de rappeler comment, quand j’ai été sollicité, j’ai agis en défense des libertés en Russie. Puis je signaler dans ce registre ma tribune signée en 2013 avec Noël Mamère pour défendre les militants de Greenpeace emprisonnés en Russie ? Et mon blog sur le sujet  ? Peut-on étudier la liste des signataires de l’époque pour vérifier si mes contempteurs d’aujourd’hui dans l’arène politique étaient assez ardents à l’époque au point de signer une simple pétition ? […] (mis en entier tout en bas)

https://blogs.mediapart.fr/netmamou/blog/120315/propos-de-mediapart-par-jean-luc-melenchon

 

 

Cette répression de militants écologistes, écrasés par l'oligarchie et son bras armé le pouvoir, est un déni du respect des libertés fondamentales. En février 2014, la Russie accueillera les Jeux Olympiques d’Hiver, à Sotchi. Personne ne comprendrait qu’ils puissent se tenir dans un pays où 30 militants de Greenpeace appartenant à 18 pays différents (la Russie, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande, l’Argentine, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas et la France…) seraient encore détenus dans des conditions indignes d’un État de droit. |…] Ces trente militants se battent pour tous les lanceurs d’alerte au service de la défense de la planète. Ils ne sont pas des criminels, comme veulent le faire croire les médias. Les criminels sont ceux qui détruisent jour après jour l’environnement. Les militants écologistes sont pourchassés sur tous les continents. Qu’ils dénoncent les OGM, les gaz de schiste, les accaparements de terre, la dette écologique, qu’ils luttent contre les grands projets inutiles ou le nucléaire, ils sont la cible de tous les oligarques de la terre, qui veulent continuer à polluer et à détruire la planète

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2013/10/15/liberte-pour-les-militants-de-greenpeace

 

Condamnation aberrante des #PussyRiots… Néocapitalisme & Église orthodoxe : deux faces d'un même obscurantisme funeste à la démocratie.

Jlm

Pussy Riot



Non à la dérive du régime Poutine !

droitslgbtlibérationparisrégions

Lundi 20 Août 2012

  Jean-Charles Lallemand, Secrétaire national à l’égalité des droits; Maëlle Dubois

Le Parti de Gauche dénonce vivement la condamnation des trois musiciennes Nadejda Tolokonnikova, Ekaterina Samoutsevitch, et Maria Alekhina, membres du groupe punk russe "Pussy Riot", à deux ans de camp, vendredi 17 août dernier.

 

Pour avoir chanté une "prière punk" anti-Poutine dans une des plus grandes cathédrales de Moscou en février, les trois jeunes femmes sont accusées de "hoologanisme" et d’ "incitation à la haine religieuse". Il leur est également reproché le "sabotage des valeurs et du fondement spirituel du pays" ainsi que l’infâme qualificatif de "propagande homosexuelle" qui, rappelons-le, fait l’objet d’une loi de pénalisation dans plusieurs régions russes depuis mars dernier.

Le retour de facto du crime de blasphème alors même que l’article 14 de la Constitution proclame le caractère laïque de la Fédération de Russie ainsi que l’acharnement politique et judiciaire contre un groupe contestataire témoigne de l’inquiétante dérive autoritaire, patriarcale et cléricale du régime Poutine. Les membres du groupe Pussy Riot, délibérément engagées dans le mouvement féministe et LGBT, sont la cible d’une procédure de répression de la liberté d’expression.

Au nom du respect des droits humains, le Parti de Gauche, présent lors du rassemblement de soutien parisien du 17 août, se joint à l’exigence mondialement exprimée de libération immédiate des membres du groupe punk Pussy Riot condamnées vendredi.

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ACTUALITÉS



L’inquiétante résurgence des lois homophobes en Russie et dans l’Est de l’Europe

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Vendredi 6 Septembre 2013

  Jean Charles Lallemand

Le 30 juin dernier, le président russe Vladimir Poutine promulguait deux lois fédérales homophobes. La première loi fédérale interdit la «propagande des relations sexuelles non traditionnelles» auprès des mineurs (ce qui inclut de facto toute visibilité publique de l’homosexualité) sur le modèle de lois régionales similaires déjà adoptées (région de Riazan en 2006, Saint-Pétersbourg en 2011, suivis par d’autres parlements régionaux ensuite). La seconde loi fédérale interdit l’adoption d’enfants russes par des couples homosexuels ou des célibataires dans les pays ayant autorisé le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe. Ces lois fédérales complètent les interdictions systématiques des marches de visibilité LGBT (« gayprides ») ou les moindres manifestations revendicatives contre l’homophobie ou pour l’égalité des droits, à Moscou comme dans le reste des villes du pays. Elles ont donné pour ainsi dire un signal d’impunité pour les groupes extrémistes qui ont entrepris une vague d’agressions physiques homophobes particulièrement violentes, dans tout le pays. Les mobilisations des militants LGBT russes attaquées par des contremanifestants homophobes ne sont pas protégées par les forces de l’ordre. C’est un recul depuis la dépénalisation de l’homosexualité en Russie acquise en 1993.

Des responsables français de la droite et l’extrême-droite, animateurs de ladite « Manif pour tous » et du « Printemps français », qui se sont mobilisés ici pendant 7 mois contre l’égalité des droits et ont été médiatisés dans toute l’Europe, ont apporté publiquement, à Paris ou en visite à Moscou, leur soutien à la politique homophobe de la Russie qu’ils présentent comme un modèle de défense de la famille. Ces lois homophobes qui montrent le poids accru des valeurs religieuses familiales et de l’Eglise orthodoxe dans la politique russe (voir le procès des « Pussy Riot ») renvoient au contexte général des atteintes aux droits humains en Russie qui se sont amplifiés dernièrement avec des lois de criminalisation des ONG et une répression systématique contre des opposants au gouvernement Poutine-Medvedev, notamment contre les forces de gauche qui s’opposent aux réformes libérales et aux mesures antidémocratiques du gouvernement, comme le « Levyi Front » (le « Front de gauche » russe).

Plus globalement, les lois russes en question s’inscrivent dans un climat européen de résurgence de lois homophobes dans plusieurs pays, y compris au sein de l’Union européenne : en Lituanie, les parlementaires ont adopté une loi « contre la propagande homosexuelle » dès 2010. Fin 2012, l’Ukraine adoptait en dernière lecture une loi similaire. Dernièrement, emboîtant le pas à la Russie, la Moldavie adoptait également une telle loi nationale mi-juillet, après avoir laissé plusieurs municipalités prendre des dispositifs "anti-propagande" localement. Dans une résolution contre l’homophobie en Europe de mai 2012, le Parlement européen pointait des projets de textes municipaux de prohibition de la visibilité homosexuelle locale, également en Lettonie et en Hongrie. Dans le même temps, la Hongrie a constitutionalisé le caractère hétérosexuel du mariage et nous assistons à un mouvement analogue dans la très catholique Croatie, nouveau membre de l’UE. Du reste, les animateurs français des manifestations anti-égalité se sont employés durant l’été à nouer des contacts avec les forces réactionnaires de Croatie mais aussi en Slovénie, en Italie et en Bavière.

Les lois "contre la propagande homosexuelle" qui essaiment sur le continent européen, prétendent ne s’attaquer qu’à la visibilité publique de l’homosexualité, à la différence des lois de pénalisation pure et simple de l’homosexualité dans le cadre privé qui sévissent encore dans plus de 70 pays dont 7 qui la condamnent par la peine de mort. Par ailleurs, une dizaine des Etats les plus conservateurs des Etats-Unis maintient encore des lois anti-sodomie (ou « contre les crimes contre-nature »), pourtant déclarées anticonstitutionnelles par la Cour suprême en 2003. Nous ne pouvons toutefois pas admettre, au sein des pays européens membres du Conseil de l’Europe, de voir réapparaître des lois d’homophobie d’Etat et de laisser se construire « de l’Atlantique à l’Oural » une solidarité entre les forces réactionnaires autour d’une vision traditionnaliste et rétrograde de la famille, sur fond de recul de la laïcité.

Le Parti de Gauche soutient les manifestations contre les lois homophobes en Russie qui se tiennent en France, au mois de septembre (notamment le 8 septembre : Kiss-in devant l’Ambassade de Russie à Paris ; et le 13 septembre : rassemblement sur l’esplanade du Trocadéro à Paris et devant le Consulat de Russie à Marseille. Il appelle plus globalement à la mobilisation du gouvernement français et des instances de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe pour condamner de telles lois qui ressurgissent dans tout l’Est de l’Europe (dans et hors UE) sur fond de crise économique et d’austérité. Le gouvernement doit prévoir dans l’immédiat les dispositifs adéquats pour garantir l’asile et l’accueil des personnes LGBT qui quittent leur pays, de l’Est de l’Europe, pour motifs d’homophobie ou de transphobie.

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DOSSIERS



Pour des JO compatibles avec l’écosocialisme

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Lundi 3 Mars 2014

  William Gasparini et François Fasquel

Depuis leur restauration dans leur version moderne en 1896, les Jeux Olympiques se sont imposés comme un événement planétaire majeur montrant des athlètes de haut niveau et des nations s’affrontant pacifiquement sur les terrains de sport. Mais ils sont également une aubaine pour les firmes multinationales, les télévisions et les pays organisateurs ainsi qu’un défi pour le développement durable. L’Olympisme est à la fois l’organisation internationale qui rassemble le plus grand nombre de pays, la première entreprise de spectacle du monde et une puissante mythologie contemporaine capable de cristalliser une charge émotionnelle à l’échelle mondiale. Amplificateurs de passions nationales, les JO rendent les athlètes et équipes-nations dépositaires d’un énorme investissement symbolique susceptible de recréer une communauté nationale sur le mode imaginaire. On peut applaudir aux performances des athlètes français aux JO d’hiver de Sotchi sans perdre pour autant son sens politique et critique. Brève parenthèse sportive dans un monde en crise financière, environnementale et politique, les JO d’hiver sont aussi un non-sens écologique et le symbole de la course au productivisme au détriment de l’humain.

En 2007, l’année où la candidature russe a remporté l’organisation des JO de 2014, la ville balnéaire de Sotchi ne possédait aucune patinoire et la seule station de ski de moyenne montagne à proximité de la ville datait de la période soviétique, avec des remonte-pentes obsolètes. Après 7 années d’un chantier gigantesque qui a employé plus de 70.000 personnes, Sotchi compte désormais quatre stations de ski modernes, cinq immenses patinoires au bord de la mer, un stade de foot, un circuit de formule 1, un parc d’attractions et de nombreuses infrastructures hôtelières et routières (dont 77 nouveaux ponts et 12 tunnels). Au total, une facture de plus de 50 milliards de dollars (37 milliards d’euros) qui dépasse le budget des Jeux de Pékin (31 milliards d’euros). Si l’on compare aux précédents JO d’hiver (ceux d’Albertville en 1992 avaient couté 1,82 mds d’euros, Turin en 2006, 3,50 mds et Vancouver en 2010 plus de 2 mds -sources CIO-), les « Jeux de Poutine » sont les plus chers de l’histoire de l’olympisme. Et au-delà du coût économique, on peut s’interroger sur le coût social et écologique.

Lors de la construction des infrastructures, des salariés du chantier olympique ont connu des conditions de travail dénoncées dans un rapport de Human Rights Watch (HRW). Ce rapport décrit des journées de travail interminables, une rémunération incertaine, l’absence de contrat de travail, le non-respect des normes de sécurité ou encore un chantage au visa pour les ouvriers étrangers. Pour un salaire mensuel moyen compris entre «14.000 et 19.200 roubles» (soit 318 et 436 euros), les ouvriers ont travaillé douze heures par jour «avec une heure de pause pour prendre les repas et changer de tenue» et «seulement un jour de congé toutes les deux semaines».

Ces Jeux ont été utilisés par Vladimir Poutine (comme d’autres leaders avant lui) pour promouvoir son pays sur la scène internationale, créer de la cohésion nationale ainsi qu’asseoir son prestige personnel auprès des Russes. Sotchi est ainsi présentée comme une vitrine du dynamisme économique et touristique du Caucase et montre au plan international la capacité de la Russie à organiser un événement global grâce à une mobilisation budgétaire sans précédent. Ces Jeux servent aussi à redistribuer l’argent public russe à une clique de barons devenus milliardaires, au détriment de la population caucasienne ou de l’environnement.

Ces Jeux ont été utilisés par Vladimir Poutine (comme d’autres leaders avant lui) pour promouvoir son pays sur la scène internationale, créer de la cohésion nationale ainsi qu’asseoir son prestige personnel auprès des Russes. Sotchi est ainsi présentée comme une vitrine du dynamisme économique et touristique du Caucase et montre au plan international la capacité de la Russie à organiser un événement global grâce à une mobilisation budgétaire sans précédent. Ces Jeux servent aussi à redistribuer l’argent public russe à une clique de barons devenus milliardaires, au détriment de la population caucasienne ou de l’environnement.

Derrière le slogan olympique des « Jeux en harmonie avec la nature », se pose la question des effets sur l’écosystème et de l’utilisation « durable » des infrastructures par la population locale ou régionale après les jeux. Ville balnéaire au climat méditerranéen dans une région où il ne gèle jamais (il faisait 11° le 12 février), Sotchi est totalement inadaptée à l’organisation des sports d’hiver. Outre l’utilisation irraisonnée de la neige artificielle et de canons à neige, les études d’impact sur l’environnement ont été bâclées et l’on observe une véritable métamorphose des lieux avec des risques de disparition des espèces rares et menacées du fait des changements de l’écosystème local. Faute d’avoir prévu des centres de traitement des déchets, de nombreuses décharges sauvages sont disséminées aux alentours du site. Ainsi, la pollution a gagné la rivière Mzymta qui fournit l’eau potable de la ville, et les saumons de la mer Noire qui venaient y pondre leurs œufs ont quasiment disparu. S’y rajoutent des risques de glissement de terrain, d’érosion et d’inondation aggravés par les nouveaux aménagements urbains et touristiques. Des associations environnementalistes russes et Greenpeace ont bien tenté de dénoncer ce désastre écologique. Mais en vain. Plus inquiétant, Evegueni Vitichko, géologue et militant dans une association du Caucase du Nord, a été condamné à trois ans de prison dans un camp pour « atteinte aux biens » suite à la rédaction de son rapport dénonçant l’impact des travaux de Sotchi sur les écosystèmes et les populations.

.L’organisation des JO justifie souvent pour les pays d’accueil le fait de pouvoir bafouer les droits sociaux et humains les plus élémentaires. Ainsi, des dizaines de milliers de Russes ont été obligés de quitter Sotchi pour faire place aux nouvelles infrastructures sportives et touristiques. De nombreux habitants ont vu leurs maisons démolies du jour au lendemain, certains se sont retrouvés à la rue, d’autres ont été relogés dans des habitats insalubres.

On peut s’inquiéter également du fait que certains principes de la charte olympique ne sont pas respectés. Ainsi en est-il du sixième article qui affirme que "toute forme de discrimination à l’égard d’une personne fondée sur des considérations de race, de religion, de politique, de sexe ou autres est incompatible avec l’appartenance au mouvement olympique". En promulguant en juin 2013 un texte de loi qui sanctionne tout acte de "propagande homosexuelle" d’une amende de 100 000 roubles (2 300 euros), 15 jours de détention et l’expulsion du pays, Vladimir Poutine viole la charte olympique et discrimine une partie de la population.

Ces JO montrent un modèle de croissance économique qui promeut le gaspillage des ressources alors que nous entrons dans une ère où les énergies fossiles s’épuisent et où nous devons plus que jamais engager une réflexion sur la sobriété énergétique et la transition écologique. Pour reprendre le slogan de l’olympisme, l’essentiel est de participer… mais pas au prix d’une destruction de l’environnement. Tout comme les JO, l’écosocialisme est un projet à l’échelle internationale et universel. Ce projet reconnaît la dette écologique et sociale causée par l’industrie touristique et sportive et ses effets sur le climat, le pillage des ressources naturelles et l’accaparement des terres.

Après les JO d’hiver en bord de mer, bientôt le football climatisé au Qatar, supporté par des spectateurs acheminés presque exclusivement par avion. Le sport, mauvais pour la santé de la planète ?

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« ceux qui sont responsables du climat de haine politique sont tous les nationalistes en général ». Pour le président du parti de gauche le sentiment nationaliste russe, attisé par Vladimir Poutine, … http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/melenchon-qualifie-nauseabonds-propos-darmanin-taubira-835102

 

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Donc , macron fait maintenant du Mélenchon sur poutine et la syrie ... bon du coup moi ça me va à peu près , mais évidemment , on a une petite pensée pour la campagne calomnieuse et malhonnête montée contre mélenchon sur ces sujets avant les présidentielles (un billet plus dévellopé : https://blogs.mediapart.fr/quentin-pinoteau/blog/250617/pudeurs-de-gazelles-et-union-de-la-gauche )

 

et un verbatim de macron (merci cagnotte) :

Nos medias ont bien peu commenté l'importante conférence de presse de Macron le 21 Juin sur sa vision politique.Voici quelques extraits donnés dans:

https://www.letemps.ch/monde/2017/06/21/emmanuel-macron-leurope-nest-un-supermarche-leurope-un-destin-commun

« Je respecte Vladimir Poutine. J’ai eu avec lui un échange constructif. Nous avons de vrais désaccords, sur l’Ukraine en particulier, mais il a vu aussi ma position. Je lui ai parlé longuement en tête à tête des sujets internationaux ainsi que de la défense des ONG et des libertés dans son pays. Ce que j’ai dit en conférence de presse, il ne l’a pas découvert. C’est ça, ma ligne. Dire les choses avec beaucoup de fermeté à tous mes partenaires mais leur dire d’abord en tête à tête. Aujourd’hui, nous avons avec Vladimir Poutine le sujet ukrainien, que nous continuerons à suivre dans le cadre du processus de Minsk et du format “Normandie”. Nous aurons avant le G20 de Hambourg, début juillet, une réunion sous ce format avec l’Ukraine et l’Allemagne. Et il y a la Syrie. Sur ce sujet, ma conviction profonde, c’est qu’il faut une feuille de route diplomatique et politique. On ne réglera pas la question uniquement avec un dispositif militaire. C’est l’erreur que nous avons collectivement commise. Le vrai aggiornamento que j’ai fait à ce sujet, c’est que je n’ai pas énoncé que la destitution de Bachar el-Assad était un préalable à tout. Car personne ne m’a présenté son successeur légitime!

» Sur la Syrie, mes lignes sont claires. Un: la lutte absolue contre tous les groupes terroristes. Ce sont eux, nos ennemis. C’est dans cette région qu’ont été fomentés des attentats terroristes et que se nourrit l’un des foyers du terrorisme islamiste. Nous avons besoin de la coopération de tous pour les éradiquer, en particulier de la Russie. Deux: la stabilité de la Syrie, car je ne veux pas d’un Etat failli. Avec moi, ce sera la fin d’une forme de néoconservatisme importée en France depuis dix ans. La démocratie ne se fait pas depuis l’extérieur à l’insu des peuples. La France n’a pas participé à la guerre en Irak et elle a eu raison. Et elle a eu tort de faire la guerre de cette manière en Libye. Quel fut le résultat de ces interventions? Des Etats faillis dans lesquels prospèrent les groupes terroristes. Je ne veux pas de cela en Syrie. Trois: j’ai deux lignes rouges, les armes chimiques et l’accès humanitaire. Je l’ai dit très clairement à Vladimir Poutine, je serai intraitable sur ces sujets. Et donc l’utilisation d’armes chimiques donnera lieu à des répliques, y compris de la France seule. La France sera d’ailleurs à cet égard parfaitement alignée avec les Etats-Unis. Quatre: je veux une stabilité syrienne à moyen terme. Cela veut dire un respect des minorités. Il faut trouver les voies et moyens d’une initiative diplomatique qui fasse respecter ces quatre grands principes. »

• Sur les relations avec Poutine, avec la Russie, etc...

« Quand je parle de dialogue franc avec Vladimir Poutine, je ne dis pas qu’il est miraculeux. Qu’est-ce qui motive Vladimir Poutine? C’est de restaurer un imaginaire russe puissant pour tenir son pays. La Russie elle-même est victime du terrorisme. Il a lui-même à ses frontières des rébellions et des identités religieuses violentes qui menacent son pays. Tel est son fil directeur, y compris en Syrie. Je ne crois pas qu’il ait une amitié indéfectible à l’égard de Bachar el-Assad. Il a deux obsessions: combattre le terrorisme et éviter l’Etat failli. C’est pour cela que sur la Syrie des convergences apparaissent. Longtemps nous avons été bloqués sur la personne de Bachar el-Assad. Mais Bachar, ce n’est pas notre ennemi, c’est l’ennemi du peuple syrien. L’objectif de Vladimir Poutine, c’est de restaurer la Grande Russie, parce que c’est selon lui la condition de survie de son pays. Est-ce qu’il cherche notre affaiblissement ou notre disparition? Je ne le crois pas. Vladimir Poutine a sa lecture du monde. Il pense que la Syrie est une question de voisinage fondamental pour lui. Que peut-on faire? Réussir à travailler ensemble sur la Syrie pour lutter contre le terrorisme et déboucher sur une vraie sortie de crise. Je pense que c’est faisable. Je continuerai à être un interlocuteur très exigeant en matière de libertés individuelles et de droits fondamentaux. Ce qui est sûr, c’est que nous avons un devoir: la protection de l’Europe et de ses alliés dans la région. Là-dessus, nous ne devons rien céder. »

....« La France n’a pas participé à la guerre en Irak et elle a eu raison. Et elle a eu tort de faire la guerre de cette manière en Libye. »

« Avec moi, ce sera la fin d’une forme de néoconservatisme importée en France depuis dix ans. »

 

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en complément :

On ne saurait nier que Bachar Al-Assad a réprimé dans la terreur un soulèvement au départ pacifique, dont nombre d’acteurs initiaux n’étaient pas assimilables aux arrière-pensées de leurs soutiens locaux et internationaux. Et on ne peut que souhaiter que le peuple syrien soit délivré, un jour, et des djihadistes et de ce régime-là. ….

Nous prônons donc de soutenir la proposition russe d’une coalition élargie qui s’entende pour appliquer les mesures, connues, pour lutter contre Daech par des moyens politico-militaires, économiques et idéologiques. Ce qui suppose d’accepter que la question de l’avenir du régime syrien passe temporairement au second plan. Une telle stratégie exclut les considérations moralisantes et hypocrites évoquant un quelconque risque de « réhabilitation » de Bachar El Assad, qui n’est pas en question ici. Au contraire, elle achèverait de mettre Bachar El Assad sous tutelle, et pourrait permettre à terme de lui imposer une transition négociée qui passerait par son départ le jour venu pour être remplacé par des éléments étatiques et des forces d’opposition progressistes.

https://www.lepartidegauche.fr/vudailleurs/pour-sortir-la-diplomatie-francaise-la-faillite-en-syrie-33837

 

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https://www.lemonde.fr/europe/article/2017/06/24/l-extreme-droite-accroit-son-influence-en-ukraine_5150506_3214.html

 

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Au printemps, les membres du Corpus National ont organisé le blocus de plusieurs banques russes installées en Ukraine, dont la Sberbank (ici à Kiev le 13 mars).

 

Attaques d’expositions artistiques ou littéraires, mises à sac de conseils régionaux en province, manifestations contre la Gay Pride kiévienne, dimanche 18 juin… Dans un paysage politique aux allures de champ de ruines, l’extrême droite ultranationaliste ukrainienne joue la stratégie du coup d’éclat permanent. Comme la tentative, en mai, d’obtenir par la force la fermeture d’un café libanais de la capitale dont les serveurs ne parleraient pas ukrainien. Ces derniers mois, ses actions spectaculaires ont propulsé sur le devant de la scène médiatique des groupes plus habitués à évoluer dans l’anonymat.

Leur ambition ne s’arrête pas à la mise en scène de leur radicalité. Les ultranationalistes, qui se contentaient pendant des années de conduire de bruyantes marches aux flambeaux, entendent peser en profondeur sur le destin d’une Ukraine déstabilisée par trois années de guerre. Au printemps, les membres du Corpus national, un parti d’extrême droite nouvellement créé, ont organisé le blocus de plusieurs banques russes installées en Ukraine, poussant la première d’entre elles, la Sberbank, à annoncer la vente de sa filiale ukrainienne. Ce blocus, qui a entraîné des heurts avec la police dans plusieurs villes, a aussi fait céder le pouvoir : mi-mars, un décret présidentiel interdisait aux succursales des banques russes de rapatrier leurs profits en Russie.

Manifeste

Cette victoire contre l’« oligarchie gouvernementale liée à la Russie », selon l’expression d’Oleksandr Alferov, l’un des cadres dirigeants du Corpus national, en rappelle une autre. Durant l’hiver, des groupes d’anciens combattants soutenus par l’ensemble de l’extrême droite avaient mené un blocus des voies ferrées entre l’Ukraine et ses territoires occupés du Donbass séparatiste. Là aussi, les slogans simples – « Non au commerce du sang » – ont eu raison du pouvoir. Après avoir voulu s’opposer au mouvement, Kiev a fini par donner une forme légale à ce blocus. L’arrêt du...

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notre ami costet le troll  :

 

07/12/2017 11:12  Par vilmauve

Il aura le soutien indéfectible de Melenchon.

 

 

07/12/2017 12:56 Par avellino en réponse au commentaire de vilmauve le 07/12/2017 11:12

surement pas :

Et Voici une liste d'extraits et de liens vers des critiques claires de Mélenchon et du pg envers Poutine , ses actions antidémocratiques , contre les pussy riot par exemple , ou ses actions anti écologiques et anti homosexuels .    // https://blogs.mediapart.fr/avellino/blog/060616/melenchon-poutine  //

" Je n’ai jamais soutenu le parti de monsieur Poutine, ni sa personne... parce que je suis républicain au sens que les « Lumières victorieuses de 1789 » ont donné à ce mot et pas lui. ... "  //   " répression de militants écologistes, écrasés par l'oligarchie et son bras armé le pouvoir, est un déni du respect des libertés fondamentales "  //   ... // " Condamnation aberrante des PussyRiot : Néocapitalisme et Église orthodoxe : deux faces d'un même obscurantisme funeste à la démocratie." //  ...   // "Ces lois homophobes renvoient au contexte général des atteintes aux droits humains en Russie qui se sont amplifiés dernièrement avec des lois de criminalisation des ONG et une répression systématique contre des opposants " // ... // " Ces Jeux servent aussi à redistribuer l’argent public russe à une clique de barons devenus milliardaires, au détriment de la population caucasienne ou de l’environnement. Plus inquiétant, Evegueni Vitichko, géologue et militant dans une association du Caucase du Nord, a été condamné à trois ans de prison dans un camp // ... bafouer les droits sociaux et humains les plus élémentaires " ///

 (rajout le 26 01 2017 ) : Sur poutine mélenchon a encore dernièrement réaffirmé ses positions : dans son interview à Marianne par exemple : " est-ce que M. Poutine est le président que je préfère pour la Russie ? La réponse est clairement non. Je préférerais que la Russie soit gouverné par le président du Front de gauche russe, qui est en prison." qui est une critique forte de cet emprisonnement , et du du caractère "peu démocratique" du régime qui l'a ordonné .

 

 

07/12/2017 13:06 Par Danyel Gill en réponse au commentaire de avellino le 07/12/2017 12:56

Jean-Luc Mélenchon – Un alignement russe extrême

"Sous l'influence du conseiller Kuzmanovic, le site du Parti de Gauche est devenu un temps la vitrine échangiste avec les médias pro-Kremlin. Aujourd’hui, l’alignement géostratégique avec la doctrine russe est complet. De l’alignement contre-nature avec une dictature par la Gauche autoritaire." Jean-Luc Mélenchon – Un alignement russe extrême, à lire ici :  https://blogs.mediapart.fr/danyel-gill/blog/090317/jean-luc-melenchon-un-alignement-russe-extreme

 

07/12/2017 13:36 Par avellino en réponse au commentaire de Danyel Gill le 07/12/2017 13:06

donc à plusieurs reprises mélenhon pg kuzmanovic s'inquiètent pour l'ukraine de la présence d' instructeurs des usa  et autres  , de nazis  , d'oligarchie ...

ya til des nazis en ukraine et peut on s'en inquiéter ? les usa ont il envoyé des instructeurs et autre ? y a til  des oligarques en ukraine  ? porochenko est il un oligarque ?

que d'autres , certes bien critiquables par d'autres coté ,  reprennent les même inquiétudes pour leur propres compte idéologique , fait il  de tous ceux qui s'inquiètent du nazisme et des oligarchies  les  complices de ces gens très critiquables ?

critiquer certains point de l'ukraine est il automatiquement un blanc seing donné à la russie ? peut on les renvoyer dos à dos , puisque vous voyez quil y a aussi les critiques envers la russie ? ou doit on choisir en pensant en noir et blanc ?

 sinon qu'est ce que vous ne comprenez pas dans ce qui suit ?  :

repression ..  oligarchie ...  homophobie  ... répression ... bafouer les droits sociaux et humains les plus élémentaires ".     ...    est-ce que M. Poutine est le président que je préfère pour la Russie ? La réponse est clairement non. Je préférerais que la Russie soit gouverné par le président du Front de gauche russe, qui est en prison." qui est une critique forte de cet emprisonnement , et du du caractère "peu démocratique" du régime qui l'a ordonné .

 

07/12/2017 19:10 Par Bertrand Costet en réponse au commentaire de avellino le 07/12/2017 12:56

Avellino et son spam classique, toujours le même pour défendre son Mélenchon c'est assez dérisoire même pour un troll LFI poutinolatre comme lui.
Les actions anti Poutine de Mélenchon sont anciennes et très symboliques, le problème étant qu'il approuve l'action de l'autocrate sur les choses essentielles ! Ukraine, Syrie, Russie et lutte anti mondialiation dont il perçoit Poutine comme un des acteurs essentiels... tout faux.
Va te rhabiller le troll !

 

 07/12/2017 20:04 Par Bertrand Costet en réponse au commentaire de avellino le 07/12/2017 13:36

Là encore il oublie l'essentiel en parlant de nazis ou de main de la Cia. Des instructeurs américains, c'est risible quand on voit le nombre de soldats russes en Ukraine... Encore heureux qu'il y en ait depuis l'agression russe. L'essentiel c'est que la Russie a envahi l'Ukraine en Crimée et dans le Donbas et de cela il ne dit mot. Si Mélenchon parle de coup d'état en Ukraine c'est bien qu'il reprend mot pour mot la propagande moscovite du FSB. Or il l'a dit...

 

07/12/2017 21:57 Par avellino en réponse au commentaire de Bertrand Costet le 07/12/2017 20:04

haha , spams classiques , toujours les mêmes pour attaquer  Mélenchon  , c'est assez dérisoire même pour des troll manicheen comme vous ou vilmauve .

et sur la syrie non plus : JL Mélenchon - Mais non mais non , il ne peut  pas être question de laisser poutine régler le problème  . parceque je ne suis pas non plus d'accord pour laisser poutine régler le problème . Je suis pour que l'onu règle le problème

ben non , sur lukraine il renvoie dos à dos , il n'a jamais approuvé la prise par les armes , soutenus par les russes , des habitants du donbass . Il appelé à la paix des deux cotés .. pour la crimée il est pour qu'il y ait un réferendum qui se tienne dans de bonne condition , il dit donc bien que le dernier s'est tenus dans de mauvaises conditions ..

mais sur la pertinence d'un référendum (dans de bonnes conditions) , il a oser rappelé que la crimée n'a été ukrainienne que sur décision arbitraire de kroutchev , et que donc les habitants de crimée ne se sentais pas particulièrement ukrainien , c'est majoritairement une situation issu d'un colonialisme russe (65% ) sur les tatars (15%) 

aller , pensez vous que un réferendum , dans de bonne condition , est légitime en crimée ?  et dans le bonbass ?

 et à propos de ne pas dire un mot de certains trucs : je vous repose mes questions qui restent sans réponses :

ya til des nazis en ukraine , qui sont allé combattre au donbass , et peut on s'en inquiéter ?   y a til des oligarques en ukraine ? porochenko est il un oligarque ?

que d'autres , certes bien critiquables par d'autres coté , reprennent les même inquiétudes pour leur propres compte idéologique , fait il de tous ceux qui s'inquiètent du nazisme et des oligarchies les complices de ces gens très critiquables ?

critiquer certains point de l'ukraine est il automatiquement un blanc seing donné à la russie ? peut on les renvoyer dos à dos , puisque vous voyez quil y a aussi les critiques envers la russie ? ou doit on choisir en pensant en noir et blanc ?

 (à propos de coup d'état , vous avez compris vous ce qui se passe entre porochenko et saakachvili ? qui est le gentil qui est le méchant entre les deux ? e les croyais du mêm coté moi ... je ne comprend plus rien ) ( d'autant que sur mdp c'est relayé par pierre huffner , qui jusque là  dénoncait régulièrement quand le régime poutine se met à bafouer les droits sociaux et humains les plus élémentaires ,  or là il dénonce porochenko et semble promouvoir saakachvili ... donc porochenko est il devenu pro russe ?

 

 

08/12/2017 14:14 Par jcn84 en réponse au commentaire de vilmauve le 07/12/2017 11:12

Sinistre abruti, avez vous acheté votre "boîte à meuh" ? vous pensez faire avancer le débat des idées avec des ordures verbales de ce type ?

 

 

08/12/2017 21:33 Par Bertrand Costet en réponse au commentaire de avellino le 07/12/2017 21:57

Sérieusement vous n'en avez pas marre de copier-coller toujours le même message ? C'est pas une vie d'être un troll de Mélenchon et Poutine moi je vous le dis... je vous plaindrais presque vous savez. Au fait le troll c'est vous pas moi, ok ? Je suis encore capable de penser par moi-même contrairement à vous qui ne faites que recracher des éléments de langage ou de propagande fourni par d'autres.
Ecrire toujours les mêmes mensonges ne les rendront pas plus vrais, vous devriez vous persuader  de cette phrase pleine de sagesse.
Mélenchon critique la Russie de Poutine un peu comme un collabo critiquait l'Allemagne. À minima.
Il a donné blanc-seing à Poutine sur la Syrie, "il va régler le problème" il l'a dit et affirmé, ensuite il rétropédale dans une autre interview mais il dit tout et son contraire cet homme sandwich. On ne peut pas renvoyer dos à dos les ennemis de Bachar et Bachar et Poutine. Il a choisi son camp en reprenant la propagande poutinienne à savoir faire de tous les opposants à Bachar des criminels terroristes et djihadistes. belle fumisterie, beau mensonge. Du coup rien sur Alep, les bombes de Mossoul valent celles qui tombent sur Alep rien du crime de guerre commis là bas. Rien que sur ce sujet il perd tout crédit et ne peut être qualifié d'homme de gauche à mes yeux.
Pareil pour l'Ukraine on ne renvoie pas dos à dos Poutine et ses séparatistes bidons et le peuple d'Ukraine qui fait sa révolution. Les habitants du Donbas n'ont pas pris les armes, ce sont des mercenaires russes commandés par Strelkov (toujours pas liquidé contrairement à tous les chefs séparatistes de 2014-2015) qui ont initié ce mouvement dans la foulée de l'invasion de la Crimée et de son annexion. Mélenchon est-il aveugle et sourd pour ne pas voir la main de Moscou ? Mais oui il choisit l'impérialisme russe contre l'impérialisme américain puisque pour JLM, Maidan est un putsch néo nazi soutenu voire initié par la CIA. La réaction russe est juste normale pour protéger ses intérêts.  Waouh faut le faire...
Ce type est une fiente il faut relire ses blogs de 2014-2015 il colle à la propagande russe mot pour mot. Il traine dans la boue Nemtsov qui vient d'être assassiné en défendant Poutine bec et ongles et il accuse Navalny d'être raciste et antisémite, ce qui est faux, mais ce qui est drôle c'est que Navalny et Oudalstsov, le super mec du front de gauche russe, ont commencé ensemble dans le nationalisme russe. Mais à l'époque Mélenchon ignorait tout de Sergei Oudaltsov... qu'il fait depuis que des journalistes lui ont signalé son existence semblant de soutenir.
La Crimée n'est pas spécialement historiquement russe et on ne bouge pas les frontières des pays de cette manière surtout après avoir signé des accords. Les Criméens étaient ukrainiens avec aussi des passeports russes et ne s'en plaignaient pas. On parlait et enseignait le russe en Crimée comme dans toute l'Ukraine alors qu'aujourd'hui l'inverse n'est pas vrai. Il ne pourrait y avoir référendum qu'après restitution de la Crimée à l'Ukraine. Aujourd'hui tout ce qui est ukrainien ou Tatar est poursuivi, beaucoup d'opposants pro Kiev ou Tatar ont disparu ou été enlevés , torturés voire tués. Voir le rapport de l'Onu à ce sujet, toi qui aime les liens. Mélenchon connait-il Oleg Sentsov ? Visiblement pas.
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=40243#.WisSmzeDO00
Il n'y a pas de nazis en Ukraine au sens où l'entend Mélenchon et s'il y en a il y en encore plus côté séparatiste. Svoboda et Pravyi Sektor sont des ultranationalistes d'extrême droite avant tout anti russes d'où l'utilisation de symboles nazis parfois pour titiller les Russes. Ces deux mouvements se sont battus à Maidan ou au Donbas et sont donc aussi considérés comme des patriotes mais pour autant les Ukrainiens votent peu pour eux et ils ne sont pas au pouvoir. Ils ont un pouvoir de nuisance qu'ils exercent un peu trop ces derniers temps. Il n'y a donc pas lieu de s'inquiéter, moins qu'en Russie où il y a davantage de néo nazis revendiqués qui tuent régulièrement des étrangers. La Tchétchénie de Kadyrov est aussi un régime d'inspiration nazie et c'est en Russie. Kadyrov est un fou qui est le protégé de Poutine et qui lui founit de nombreux tueurs pour faire taire des opposants ou des journalistes (Nemtsov, Politkovskaia) ainsi qu'une brigade qui a combattu au Donbas ukrainien.
Les oligarques russes sont plus nombreux et plus riches que les Ukrainiens et tous inféodés à Poutine. Porochenko était un homme d'affaires qui a été élu démocratiquement président après Maidan contrairement à Poutine qui n'a jamais été vraiment élu quand on sait comment se passent les élections dans cette Russie-là. Coincée entre l'Europe de l'ouest et l'encombrante Russie, l'Ukraine cherche son propre chemin vers la démocratie et l'indépendance véritable depuis 1992.
Jusqu'ici le peuple ukrainien a toujours été trahi par ses dirigeants, qu'ils soient pro russes ou pro occidentaux. C'est pour cela que le peuple a mis beaucoup d'espoir et d'énergie dans Maidan mais Porochenko ne semble pas non plus à la hauteur. Il faut pondérer ce constat par l'incroyable pouvoir de nuisance de la Russie qui fait tout pour garder ce pays sous contrôle, tout sauf une guerre ouverte et déclarée, pur l'instant.
C'est ton Mélenchon qui pense en noir et blanc ainsi que ceux qui le suivent aveuglément et encore pourrais-je aussi parler de son indéfectible soutien à Chavez puis maintenant Maduro qui mène pourtant le Vénézuéla dans le mur mais là ça suffit, j'en ai marre de parler de ce sale type.

 

09/12/2017 21:53 Par avellino en réponse au commentaire de Bertrand Costet le 08/12/2017 21:33

allez on recommence  : déjà je vous "accorde" que en tchetchenie c'est l'horreur , mais bon depuis le début je vuous dit qu'onn'est pas poutinien donc que je sois d'accord avec vous sur ça n'a rien de e bizarre , et vous pouvez donc vous abstnir de le reraconter je suis d'accord avec vous sur les catastrophes  de poutine et de certains de ses affidés

 

sinon ce que je publie ne sont pas des elements de language mais des citations

non alep n'est pas un point de détail : alep est une horreur et mélenchon le disait déjà en juin 2016 ! avant cette interview avec salamé d'où est extraite sans voir ce qui a autour la phrase que vous citez .

http://melenchon.fr/2016/10/06/pour-ne-pas-etre-menaces-comme-des-polonaises/

regardez la date 10- 06 -16 , en juin donc il écrit  " nouvelles affreuses du bombardement d'alep ... des innocents sous les bombes ... population d'alep ...  dans des charniers " : 

« Dans l’hémicycle de Strasbourg, les nouvelles affreuses du bombardement d’Alep ont permis un nouveau déchainement en faveur de la guerre avec la Russie. « Choisir son camp », comme ils disent dans leurs transes d’indignation à géométrie variable. Précisément, c’est ce qu’il faudrait faire. Mais en faisant passer la ligne des « camps » entre Daech, les différentes factions de l’islamisme guerrier, sans trier, et une coalition universelle. Et certainement pas entre les Russes et les Américains. L’invasion turque, la rupture de la trêve par les États-Unis d’Amérique ont enclenché en riposte une reprise des opérations de guerre des Russes.

À présent les positionnements de chacune des puissances engagées sont une lourde perte de temps et de vies humaines. Les USA refusent de reprendre la discussion sur le cessez le feu. Ruse de propagande pour se donner des airs d’innocents. Des innocents, dans ce conflit, il n’y en a que sous les bombes. C’est le propre de la guerre, car de guerre propre, il n’y en a jamais. Les populations de Mossoul en général et les Kurdes en particulier après la population d’Alep vont à présent elles aussi nourrir les charniers. À mes yeux, il faut raison garder et ne pas céder au « campisme » est-ouest qui empêche de penser et de proposer des solutions viables.  »

regardez la date 10- 06 -16 , en juin donc il écrit  " nouvelles affreuses du bombardemnt d'alep ... des innocents sous les bombes ... population d'alep ...  dans des charniers "

Réfléchissons , voici quelqu'un qui a toujours été des combats humanistes et pour la paix , au coté des écologistes d'ailleurs , qui a dénoncé les atteintes aux droits de l'homme faits par poutine sur des écologistes entre autre, qui dénonce encore que le dirigeant du "pg russe" soit en prison , qui donc n'a jamais été et n'est pas pro poutine bien au contraire ... parcequil admet que les russes ont bien fait de bombarder daesh et ses convois de fuel ce que personne n'avait pensé à faire avant , parcequ'il dit qu'il faut bien une solution globale et négociée qui demande de la diplomatie et de la real politique et ce pour la paix et pour la sauvegarde d'un maximum de pauvres gens , parceque dans cette réal politique il dit  faut bien admettre les russes autour de la table .. alors il serait devenu  d'un coup propoutine et  insensible au sort des gens bombardés ??  mais c'est l'inverse  ..

 quand au seul problème que les russes vont traiter selon mélenchon  ce sont les convois de fuel de daesh et tout est dans la même interview :

la seule chose que mélenchon a approuvé , c'est les bombardements sur les convois de fuel de daesh  . quand elle demande de préciser , justement pour lever l'ambiguité quand jlm dit "j'approuve poutine",  Léa Salamé , dans un réflexe journalistique demande "et il fait quoi ? " ,  la réponse de mélenchon et son satisfecit à poutine ne porte sur le fuel et que sur le fuel  .  vous n'avez pas vu son "et il fait quoi ?"  ? et donc à l'invitation de salamé jlm précise ensuite sur quoi il donne raison à poutine : sur le fuel et que sur le fuel .

verbatim : pas analyse ni élément de language , hein , verbatim ... un certain ivan villa mettait  et remettait largement l'extrait de l'émission , donc on a pu la réécouter et la réécouter et en faire un verbatim  :

, quand salamé lui demande un première fois si poutine   :

(salamé) "esctce que vous êtes d'accord avec ce que fait poutine  ?" 

(jlm) : "oui " .

(salamé) et il fait quoi ? (vous remarquez qu'elle comprend que c'est ambigue et qu'elle ne peut pas en rester là , ce en quoi elle a raison car  l'interview commençait à être hachée et on ne savait plus à quelle réponse allait avec quelle question , donc elle fait bien de calmer le truc et de demander à ce que les choses soient posées )

et quand les choses sont posées et que plusieurs phrases sont dites d'affilées :

(jlm) "il élimine daesch [..] " il est en train de frapper daesh , je pense qu'il va regler le problème (vous voyez , je cite "votre" phrase ) . Il va éliminer daesch [...] mais questce vous voudriez m'entendre dire , enfin ? je suis pour que daech soit vaincu et pour que les kurdes gagnent. ce sont les russes qui ont coupé les communications qui sortaient le fuel en contrebande vers la turquie , ce n'est pas moi qui le dit ce sont les opposants turcs .  C'est ça les bombardements  et je félicite les russes pour etre parvenus à couper ces communications.[...] " (moix ): "là on est d'accord , je suis d'accord avec vous et fabius a eu tort de  ..."

et à 2'40'' il y avait  : "tous les bombardements massacrent tout le monde . Je ne suis pas pour les bombardements sur cette pauvre population , ... [...] "

Puis quand on continue l'interview  (la même) ,  ensuite quand elle relance sur le reste  :

L. Salamé - Vous êtes pour que poutine règle le problème [...] , vous êtes pour qu'on se retire ... ? (JLM : c'est trop tard)  Salamé - .... et qu'on laisse régler le problème ?

JL Mélenchon - Mais non mais non , il ne peut  pas être question de laisser poutine régler le problème  . parceque je ne suis pas non plus d'accord pour laisser poutine régler le problème . Je suis pour que l'onu règle le problème [...] Je ne souhaite qu'une chose : le retour rapide à la paix . Comment peut on y arriver ?  Il faut une coalition internationale contre daesch et contre les bandes d'islamistes militarisés . Il faut donc discuter avec les russes et pas chacun de son coté bombarde ce qu'il a envie . Le gvt français était pour cette coalition . le président français est allé discuter avec poutine pour ça .

09/12/2017 21:56 Par avellino en réponse au commentaire de Bertrand Costet le 08/12/2017 21:33

ha bon et paruby le président du parlement c'est quoi ? un humaniste :

un petit coup de ces gauchiste de wikipédia :

En 1991, il fonde le Parti social-nationaliste d’Ukraine avec Oleh Tyahnybok, rebaptisé Union panukrainienne « Liberté » en 2004, parti nationaliste d'extrême droite. ... .

Le 14 avril 2016, il devient président de la Rada ...

 

 

09/12/2017 22:10 Par avellino en réponse au commentaire de Bertrand Costet le 08/12/2017 21:33

il accuse Navalny d'être raciste et antisémite, ce qui est faux.

 

vous défendez navalny ?

allez un petit coup de wiki :

Sa participation à l'organisation « Narod » (dont il est cofondateur) a déclenché une controverse, celle-ci alliant des positions d'extrême-gauche et d'extrême-droite. En 2008, l'organisation s'est rapprochée de groupes connus pour leurs positions racistes comme « le mouvement contre l'immigration illégale », interdit en 2011 par la justice pour extrémisme32. Navalny a en outre participé en 2011 à un défilé ultranationaliste dont l'un des slogans était « Arrêtons de nourrir le Caucase ! »33. Il participe régulièrement à la Marche russe ce qui lui vaut d'être expulsé en 2007 du Parti d'opposition Iabloko, dont il était alors membre34.

En août 2013, lors de la campagne électorale pour l'élection à la mairie de Moscou, Navalny présente son programme s'articulant surtout autour de la lutte contre la corruption et l'immigration35. Il a notamment déclaré : « J'ai regardé les statistiques. Savez-vous que près de 50 % des crimes et délits sont commis par des étrangers ? »36.

En novembre 2013, Alekseï Navalny publie sur son blog et diffusé par la radio Écho de Moscou : « Jamais je ne soutiendrai la position selon laquelle en Russie le nationalisme est une chose terrible qu’il faut interdire. En France, en ce moment, le Front national connaît une période de poussée frénétique de sa popularité. Vous parlez d’une horreur, Alain Delon soutient Marine Le Pen ! Et des processus analogues ont cours dans toute l’Europe. Et alors, allons-nous boycotter les croissants français ? Ou bien dire carrément que les Français ont le droit de faire ça, et pas les Russes ? »37.

En décembre 2014, Alexeï Navalny déclare que « le problème de l'immigration illégale en Russie était cent fois plus important que l'Ukraine » et ajoute qu'il ne rendrait pas la Crimée à l'Ukraine s'il en avait le pouvoir38.

 par contre pas de trace de nationalisme ou d'inepties racistes à la navalny dans la notice wiki  de serguei oudaltsov , juste que son père faisait partie de la nomenklatura . mais par contre il est dit qu'il affirme également ne pas soutenir le candidat libéral, Navalny,  ...

 

09/12/2017 22:28 Par avellino en réponse au commentaire de Bertrand Costet le 08/12/2017 21:33

quand à mélenchon et menstov : vous dites vous même plus bas que eltsine a été complice de poutine  ... 

oui oui oui je suis là d'accord avec vous eltsine est bien condamnable , y compris sur ce point là .. mais je vous rappelle que bien des gens sont venu encenser un eltsinien quand on a soupçonné que poutine l'a fait descendre . et je ne suis pas d'accord avec micdou pour utiliser la catastrophe eltsine pour blanchir poutine , et ce sous prétexte de réussite électorale , car je pense que sur le fond le système oligarchique est le même .

donc très bien , pour vous eltisne est aussi mafieux que poutine . je pense comme vous .

alors une question : quand le parrain de la cammora est soupçonné d'avoir fait descendre un lieutenant de son prédécesseur , doit on hurler sur quelqu'un qui s'étonne que la presse présente le lieutenant descendu comme un sommet de droiture et d'humanisme

 

 

09/12/2017 22:29 Par avellino en réponse au commentaire de Bertrand Costet le 08/12/2017 21:33

 et on fini en beauté :

l n'y a pas de nazis en Ukraine au sens où l'entend Mélenchon .et s'il y en a il y en encore plus côté séparatiste...  Svoboda et Pravyi Sektor sont des ultranationalistes d'extrême droite avant tout anti russes d'où l'utilisation de symboles nazis parfois pour titiller les Russes.

woauh j'ai compris c'est juste des extrèmes droites qui fetent banderas et qui utilisent des sigles nazis , mais c'est seulement  pour titiller les russes  ...

 

merci , il faut rire une fois par jour pour bien dormir ...

 

 

 10/12/2017 20:56 Par Bertrand Costet en réponse au commentaire de avellino le 09/12/2017 22:29

Vous êtes vraiment un putain de troll salarié (par qui ?) pour passer son temps à répondre des dizaines de spams au moindre message car je ne suis pas le seul à qui vous répondez ainsi sans compter vos multiples pseudos je suppose. Vous ne valez pas le temps qu'on perd avec vous.

Vous faites semblant de ne pas comprendre ce que je dis et vos d'explications de textes ligne à ligne, mot à mot de mes commentaires n'intéressent que vous, pathétique individu.

Vous devriez arrêter de lire et citer wikipédia qui est loin d'être fiable  à propos de tout ce qui concerne la Russie et l'Ukraine. Wikipedia a été infiltré par de nombreux trolls pro russes depuis 2013-2014 et ses notices concernant ces sujets ont beaucoup changé, toujours dans le même sens, favorable au régime de Poutine, truffés de liens en cyrilliques pointant vers des liens vides ou invérifiables. Ceci est le fruit d'une observation personnelle. Il est donc normal que vous vous y référiez en tant que troll mélenchonnsite-poutinien assidu.
Je me tape de Navalny je ne le défends pas mais s'il a commencé par le nationalisme il n'est ni raciste ni antisémite comme l'a crié haut et fort cette andouille de JLM. Vous connaissez un russe qui ne soit pas nationaliste un tant soit peu ?
Il a été et est peut-être toujours l'opposant le plus crédible capable de fédérer divers courants dont celui d'Oudaltsov puisqu'ils ont été arrêtés ensemble en 2011. Oudaltsov que Mélenchon ne connaissait même pas avant que des journalistes ne lui signale son existence parce qu'il était emprisonné. Il est du reste très peu connu en Russie contrairement à Boris Nemtsov (que vous écrivez Mentsov tant vous le connaissez mal comme JLM) qui l'a payé de sa vie mais Mélenchon, lui, croit le contraire et a insulté sans vergogne la mémoire de Nemtsov, on se demande pourquoi...
Eltsine et Poutine sont historiquement liés mais si la Russie a connu une période de vrai libéralisme politique c'est sous Eltsine avant que les choses ne se gâtent. Il n'y était pas pour grand-chose il a juste permis que la démocratie s'exprime un peu avant que Poutine ne remette la chape de plomb et les pendules à zéro.
Vos citations tronquées et montées de différentes interviews ne m'impressionnent pas, j'en ai vu une ou deux en direct et cela me suffit. Le problème c'est que votre mètre à penser fait de multiples déclarations dans lesquelles il dit différentes choses contradictoires qui lui permettent ensuite de réfuter telle ou telle déclaration imputée. C'est la technique du trop-plein.
Soutien indéfectible à Poutine et ses crimes de guerre en Syrie, réduction des opposants de Bachar à l'EI ou d'autres milices djihadistes. C'est tout et c'est trop affreux de sa part.
Je vous sens moins en pointe sur la Crimée et la dictature qui s'y est installée sous la férule russe avec l'approbation de Mélenchon remarquez depuis il n'en parle plus c'est plus simple et puis tout ça c'est la faute à l'Europe et aux Américains hein ! Comme en Syrie ou comme partout.
Je ne démarrerais pas un cours d'histoires et de sémiologue avce vous sur l'usage du terme "nazi" en Europe de l'Est car je le répète vous ne valez pas le temps qu'on perd à vous répondre mais sachez juste que c'est un vieux truc des Russes pour discréditer toute velléité d'indépendance ukrainienne. Quand ce n'est pas le chantage au gaz, c'est "le retour des nazis". Déjà en 2004 avec la révolution Orange peu favorable à Moscou... Paruby vient de l'extrême droite mais le président de la Rada n'a pas plus de pouvoir que De Rugy chez nous et ce n'est pas la volonté du peuple ukrainien qu'il soit à ce poste. La classe politique ukrainienne post Euromaidan reprend de très mauvaises habitudes hélas. Ils imitent à nouveau le grand frère russe ce qui devrait vous plaire.
Bref vous n'êtes pas près de me convaincre que Mélenchon n'est pas pro Poutine dès que l'enjeu est important se contentant de critiques à la marge et sans conséquences. Sa vision du monde binaire de retour à la guerre froide s'arrête bizarrement à nos frontières où là c'est l'hydre de l'UE qui remplace l'impérialisme américain et la Cia. Poutine et le Fsb eux sont des gentils pour lui, qui sont juste dans leur rôle.
Ben voyons.

 

Par avellino en réponse au commentaire de Bertrand Costet le 10/12/2017 20:56

ha si navalny est raciste .. relisez ses déclaration plus haut , du lepen pur jus , et filiation avec lepen revendiquée noir sur blanc !!

"Eltsine et Poutine sont historiquement liés mais si la Russie a connu une période de vrai libéralisme politique c'est sous Eltsine avant que les choses ne se gâtent."  rappelez nous qui a vendu les entreprises de l'urss à bas prix , très bas prix , à ceux qui sont devenus les oligarques ?  qui a détourné les milliards d'aides du fmi?

et regardez qui avait écrit cet article du monde : http://www.lemonde.fr/europe/article/2007/04/23/boris-eltsine-le-maitre-du-chaos_900830_3214.html (je ne suis pas abonné je n'ai donc pas tout l'article , mais les premiers paragraphes sont éloquents !  )

sur parouby vous semblez commencez par minimiser : c'est juste le de rugy ukrainien qui est nazi  et puis il n'est pas élu par les gens alors  ... .. et puis vous vous rendez compte que c'est foireux cette nomination , et vous commencez à venir dans mon sens :  " La classe politique ukrainienne post Euromaidan reprend de très mauvaises habitudes hélas. Ils imitent à nouveau le grand frère russe." ben oui c'est ce que je dis depuis le début  que ukrainien et russes c'est tout autant des oligarchies nationalistes les uns que les autres  .

" ce qui devrait vous plaire ... "  ben non justement , puisque je dis depuis le début que justement ils font les même choses critiquables et que je critique des deux cotés !! 

 

voici ce qu'écrivait melenchon le 5 mars 2014 : vous y verrez la même chose que ce que vous dites : la révolte du maidan est légitime , la classe politique post maiden lamentable : la même chose que vous !!

Comprenez-moi bien : mes lignes ici seront un panneau de signalisation pour les Mickey de la sphère médiatique. Allons-y : je ne soutiens pas Poutine. Ni les autorités de fait de l’Ukraine actuelles, ni les kleptocrates du gouvernement constitutionnel précédent [..]

Se mettre à distance du gouvernement de fait de l’Ukraine ce n’est pas en faire autant avec le mouvement insurrectionnel qui a renversé le pouvoir kleptocratique précédent. Au contraire. Pour moi, ce mouvement est riche de rebondissements, qui seront autant d’opportunités pour les forces qui pourront constituer une alternative. J’approuve les manifestations et l’insurrection de masse qui s’est dressé contre le pouvoir en place. Que les éléments les plus discutables aient pris la tête du processus contre les pouvoirs en place est tout simplement un fait de lutte commun à toutes les périodes révolutionnaires. Ce n’est peut-être qu’un mauvais moment à passer. Car il semble bien que les Ukrainiens de toutes les couleurs politiques conservent une grande énergie révolutionnaire intacte. Déjà plusieurs séquences révolutionnaires se sont enchainées sans que cette énergie se disperse.[..]

Retour aux Mickeys des médias. Voici ma position en résumé. La révolte populaire Ukrainienne était légitime. Elle a été confisquée par un gouvernement dans lequel l’extrême droite a quatre ministres. L’énergie révolutionnaire des Ukrainiens n’est pas épuisée. La prochaine vague sera anti-européenne, c’est-à-dire hostile aux politiques que l’Union Européenne veut imposer là-bas pour récupérer sa mise bancaire et financière.

A l’heure actuelle l’enjeu numéro un est d’éviter la guerre.

 

rajout coupé :

Quand à l'ukraine , nous , on renvoie oligarques nationalistes ukrainiens soutenus par des nazillons contre oligarques nationalistes russes soutenus par des nazillons,

vous avez choisi un camp et nous on dénonce tous les va t en guerre .  .

 Vous vous avez choisi un camp ,  quitte à fermer le yeux sur le nazi au perchoir de l'assemblée ukrainienne , à fermer les yeux sur les nazis va t en guerre au donbass , et sur les manifestation des nazis ukrainiens qui célèbrent bandera , ceux qui selon vous je cite : " Il n'y a pas de nazis en Ukraine au sens où l'entend Mélenchon et s'il y en a il y en encore plus côté séparatiste. Svoboda et Pravyi Sektor sont des ultranationalistes d'extrême droite avant tout anti russes d'où l'utilisation de symboles nazis parfois pour titiller les Russes."   (sic)

ou bien vous écrivez  : "Il n'y a donc pas lieu de s'inquiéter, moins qu'en Russie où il y a davantage de néo nazis revendiqués qui tuent régulièrement des étrangers"

alors ça tombe bien sur la russie et la haine de l'étranger car justement vous en défendez un en russie qui propage la haine de l'étranger !

vous écrivez : " il accuse Navalny d'être raciste et antisémite, ce qui est faux." 

pourtant quand il s'est trompé à l'oral sur sentsov et navalny tous les journalistes ont dit "melenchon s'est trompé , ce n'est pas sentsov l'antisémite , c'est navalny" comme quoi il faut écouter les journalistes : navalny pose bien un problème mais vous le défendez , lui qui participe aux marche d'extrême droite , chante les louange de lepen et sa haine de l'étranger . 

et oui il yen a qui  parlent beaucoup de la lutte anticorruption de navalny mais oublient l'autre partie de son "programme" : la haine de l'étranger

et voila des citations de navalny recensées par wikipédia : "" Navalny présente son programme s'articulant surtout autour de la lutte contre la corruption et l'immigration. Il a notamment déclaré : « J'ai regardé les statistiques. Savez-vous que près de 50 % des crimes et délits sont commis par des étrangers ? »"" ou"" En décembre 2014, Alexeï Navalny déclare que « le problème de l'immigration illégale en Russie était cent fois plus important que l'Ukraine » et ajoute qu'il ne rendrait pas la Crimée à l'Ukraine s'il en avait le pouvoir""

c'est fou ça , il suffit que mélenchon soutienne un type et dise un truc contre un autre  , pour que vous critiquiez le premmeir et que vous teniez à défendre l'autre  , même si au final l'autre défend la russie en crimée ce que  que vous critiquez très vertement pour le premier !!

 

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https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/recit-toulouse-victime-malaise-lors-son-expulsion-migrante-ukrainienne-abandonnee-aeroport-1682804.html

 

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vous dois un mot à propos de « Médiapart ». En effet, j’ai beaucoup été interrogé parce ce que je n’ai jamais répondu à sa violente attaque à propos de l’assassinat de Boris Nemtsov. Comme au bon vieux temps des guerres de vieux trotskistes, « Médiapart » a ressorti la méthode du marabout de ficelle de cheval de bois etc. qui m’a cantonné au rôle de soutien à Poutine. On aurait pu, par le même chemin, faire de moi l’ennemi des lapins des neiges. Je tâche de garder de l’humour. Mais je reconnais que cet article m’a meurtri. Je n’aurais pas cru « Médiapart » capable de cela. J’ai donc été pris par surprise et c’est douloureux. Cependant, je n’ai pas l’intention de polémiquer.

 

Je me contente de dire combien je ne crois pas mériter qu’on m’impute une « vision fanatique, des œillères dogmatiques, des réflexes pavloviens » alors que je m’efforce d’argumenter et de documenter mon point de vue. Et je ne crois pas mériter d’être mis au ban de l’humanité parce que, selon les auteurs, ces caractéristiques «  privent Mélenchon de toute morale, éthique et politique ». Je n’écrirai pas un mot pour m’en défendre tant je suis consterné. Le titre déjà à lui seul est si offensant ! Il m’accuse de jouer à « saute-cadavre ». L’auteur peut-il ignorer que les cadavres sont souvent ceux de mes amis depuis le début de mon engagement politique ? Je n’en ferai pas la liste, même pour les plus récents. Je n’ai jamais passé aucun cadavre « à pertes et profits » comme je le lis dans la réplique qu’a faite François Bonnet à ses lecteurs indignés. Pas davantage pour ceux que j’ai pleurés que pour ceux de mes adversaires idéologiques.

Je suis absolument opposé aux stratégies de luttes armées, assassinat ciblé ou non. Je l’ai toujours été. Tout le monde à Médiapart ne peut en dire autant. Ni au « Monde », soit dit par parenthèse, quand bien même ce journal mène de nouveau la traque contre Cesare Batisti tout en amnistiant son « journaliste » Paolo Paranagua de ses activités passées dans l’hyper violent groupe trotskiste armé « Fraction Roja » en Argentine. Dans la presse aussi, au-delà de cinquante ans, le monde est (très) petit. Je n’ai rien à voir avec « le socialisme autoritaire des années 70 » qui m’est imputé. A l’époque, je faisais signer des pétitions pour le droit à l’exil en Israël du russe Nathan Chtcharansky, ce qui prouve que mon opposition aux méthodes du gouvernement de cette époque ne se limitait pas à mes seuls amis politiques ! Je militais au nom du socialisme pour les opposants polonais de Solidarnosc ! Si j’avais su ! J’étais trotskiste. De 1972 à 1975 comme Edwy Plenel et Laurent Mauduit, deux figures centrales de « Médiapart ». Le trotskisme doit-il être balayé d’un revers de main en variante du « socialisme autoritaire » ? Selon moi, notre histoire concrète dans les années 70 comme le bilan des militants ne le méritent pas. Quoiqu’il en soit, j’en fus radié, à juste titre, dès 1975. Et en 1976 j’étais déjà membre du PS. Faut-il faire la liste de ceux qui attendirent dix ou vingt ans de plus pour en faire autant ? Je l’ai quitté en 2008 en disant haut et fort pourquoi. J’ai renoncé à mon mandat de sénateur du PS en allant au-devant du seul juge que je reconnaisse : le suffrage universel. Et les citoyens m’ont élu en donnant pour la première fois un siège à notre nouvelle famille politique dans cette région avec cinq fois plus de voix qu’il en faut pour élire un député national. Dois-je encore, pour satisfaire le tribunal de Médiapart, souscrire vingt ans plus tard à la contrition sur les années Mitterrand à laquelle je suis invité une fois de plus en fin de l’article de François Bonnet ? Pourquoi dire que je me refuse à l’« examen critique » de cette période quand je l’ai fait non seulement au plan théorique dans plusieurs livres et en conférences, mais aussi, et ce n’est pas rien, au plan pratique dans la création du Front de Gauche, la rédaction de son programme et surtout dans la rédaction des thèses sur l’écosocialisme ?

Je n’ai jamais soutenu le parti de monsieur Poutine, ni sa personne. Non parce qu’il serait autiste ou qu’il battrait sa femme comme l’a répété en boucle la propagande médiatique la semaine dernière pour enfoncer le clou de sa diabolisation et faire désirer la guerre pour en finir avec ce fou. Non pour ceci ou pour cela. Mais parce que je suis écosocialiste et pas lui, parce que je suis de gauche et pas lui, parce que je suis républicain au sens que les « Lumières victorieuses de 1789 » ont donné à ce mot et pas lui. Je récuse le raisonnement selon lequel on n’a le droit de parler du sujet qu’à la condition d’avoir d’abord stigmatisé monsieur Poutine. Car cette stigmatisation c’est déjà la logique de guerre. C’est le même raisonnement qui m’a conduit dans le passé à refuser la demande que me faisait Edwy Plenel de participer à son combat contre Cuba. Je lui ai dit que pour moi, la priorité était la lutte contre l’embargo que les USA imposent à ce petit pays courageux. S’associer aux campagnes contre le régime c’était déjà commencer à légitimer l’embargo. Cela fait-il de moi un membre du parti communiste cubain ? Non. En général, mon registre n’est pas celui du commentaire. C’est celui de l’action. Mon but n’est pas de tenir la balance égale entre Ukrainiens et Russes mais de contribuer à empêcher la guerre par le seul moyen dont je dispose : le discours et l’écrit de conviction et l’argumentation. « Médiapart » éteint ce droit quand il transforme mon point de vue en un procès sur ma personne.

Pour autant je crois utile de rappeler comment, quand j’ai été sollicité, j’ai agis en défense des libertés en Russie. Puis je signaler dans ce registre ma tribune signée en 2013 avec Noël Mamère pour défendre les militants de Greenpeace emprisonnés en Russie ? Et mon blog sur le sujet  ? Peut-on étudier la liste des signataires de l’époque pour vérifier si mes contempteurs d’aujourd’hui dans l’arène politique étaient assez ardents à l’époque au point de signer une simple pétition ? Je le répète : mon propos n’est pas Poutine ou pas Poutine. Je milite contre la guerre avec la Russie !

J’en reste là. Je laisse tout le reste. Je n’en finirai pas. Car comment répondre à des phrases si riche en insinuations et affirmations partisanes telle que celle-ci : « nous n’avons cessé d’interpeller Mélenchon sur ses pratiques politiques, son vocabulaire de « rupture », ses offensives régulières contre les journalistes. » Lire ça dans Médiapart ! Je n’ai plus le goût de ces polémiques aigres, de ces procès étalés au fil de la plume en milliers de signes qui sont autant de flèches empoisonnées dont le poison court ensuite des décennies sous la peau et ressurgissent sous la plume, des lustres après qu’elles aient été lancées. Vieux pablistes et vieux lambertistes me comprennent ! Je me contente de situer notre divergence. Pour « Médiapart », la Russie de Poutine est « l’agresseur » dans le contexte de la guerre en préparation à partir de l’Ukraine. Ce n’est pas du tout mon point de vue. Pour moi, Poutine n’a aucun intérêt à une telle guerre. Et nous non plus. Mon analyse géopolitique n’est pas faite de « réflexes pavloviens » mais d’arguments et de faits détaillés dans mes livres « Qu’ils s’en aillent tous » (surtout dans l’édition de poche) et dans le livre « L’Ère du peuple ». Dans ce dernier, j’explique pourquoi l’Empire nord-américain est contraint à une fuite en avant guerrière en raison de la menace qui pèse sur le dollar comme monnaie mondiale à l’heure où le bloc de BRICS prend la relève du leadership productif mondial. Je voudrai souligner que pour moi, des opérations de déstabilisation de l’Amérique latine en ce moment au conflit sur la frontière russe, il y a un lien géopolitique profond. C’est une thèse. Elle mérite des contre-arguments plutôt que des injures. 

Je réitère mon alerte ! La préparation matérielle et psychologique de la guerre contre la Russie est évidente. Il s’agit pour moi du projet d’une partie des décideurs aux USA, dans le cadre d’une géopolitique dont j’ai mille fois fait la description. Elle pourrait même résulter d’enchaînements incontrôlés tant le nombre et la position de personnages incontrôlables sont grands dans cette région. La guerre avec la Russie serait un désastre sans rapport avec le chaos déjà semé en Irak, en Afghanistan, en Somalie, par les nord-Américains. La Russie est une grande puissance militaire et pas un pays sans défense. L’affronter serait une catastrophe pour la civilisation humaine toute entière. De plus, pour les Européens et surtout pour nous Français, la Russie est un partenaire. Et les BRICS sont le véritable point d’appui face à l’ordre du monde actuel. Tout cela et ma thèse sur une nouvelle alliance militaire altermondialiste sont présentés dans les deux livres que je viens de citer. J’admets bien évidemment qu’on ne me suive pas dans mes raisonnements, mais je note qu’ils sont nombreux ceux qui les font comme moi dans le monde des analystes les plus divers politiquement.

D'ailleurs, le 10 mars, « Médiapart » lui-même publiait une interview d’Andreï Gratchev, ancien porte-parole de Gorbatchev. Dans cet entretien, l’homme déclare que « Nemtsov ne présentait aucun danger réel pour le pouvoir ». Il précise qu’« on peut difficilement imaginer que Poutine avait intérêt à un tel événement ». Et que « Finalement, pour lui, c’est assez humiliant qu’un crime politique se déroule juste derrière les murs du Kremlin ». Quelle différence avec ce que j’ai dit ? Sur l’Ukraine, même chose ! Gratchev déclare : « [Ce que veut Poutine c’est que soit] garanti le fait que l’Ukraine ne rejoindra pas le camp occidental. Que le pays ne deviendra pas membre de l’Union européenne et plus particulièrement n’adhérera pas à l’OTAN ». Il va jusqu’à parler de « la logique extrémiste du pouvoir à Kiev dont l’intérêt est d’appliquer la politique du pire ». Même point de vue ! Concernant la politique européenne enfin, Gratchev déclare que : « Bruxelles a fait preuve d’une grande maladresse, de dilettantisme et d’absence de professionnalisme. Sa première attitude a été d’écarter la Russie de la gestion du dossier ukrainien ». Alors, quand ce sont d’autres que moi qui tiennent ces propos, ça passe ? Mais quand c’est moi c’est « une vision fanatique, des œillères dogmatiques, des réflexes pavloviens » ? 

Ai-je mérité que dans ce que je croyais être notre famille culturelle commune, je sois traité de cette façon ? Avec les outils grossiers qui m’assimilaient hier à Saddam ou même à Kadhafi ? Pourquoi François Bonnet, qui ne sort pas de l’œuf, estime-t-il utile de dire que j’ai approuvé l’intervention en Libye ? Ce n’est pas vrai ! J’ai approuvé par un vote au Parlement européen la création d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus des villes que Kadhafi menaçait de « noyer dans le sang » selon ses propres termes. François Bonnet me le reproche ? Je n’aurai pas du ? C’est ce que disent des amis dans l’extrême gauche. Je répète donc ce que je leur ai expliqué depuis lors. J’ai voté comme le conseil de sécurité unanime pour cette zone d’exclusion. C’est-à-dire inclus la Chine et la Russie. Après ce vote, sans mandat de l’ONU, l’OTAN est passé à l’attaque. J’ai immédiatement condamné. Tous les textes sur le sujet sont encore disponibles : les communiqués du parti de gauche, et ma propre prose sur mon blog. Cet exemple de mensonges montre ce que devient l’assaut de « Médiapart » contre moi. Une banale opération de dénigrement mêlant des arguments avec des inventions polémiques gratuites. Je le déplore profondément. Y répondre me ramènerait à des compilations dont je n’ai ni le goût ni le temps.  

 

Je conclus avec un appel. Quoi que vous pensiez de moi à « Médiapart », de « mes pratiques politiques » et ainsi de suite, quelle que soit votre détestation de Poutine, ne faites pas l’erreur d’amnistier des personnages aussi inacceptable que l’antisémite Alexeï Navalny ! Je rappelle des faits auxquels « Médiapart » ne peut être insensible. Ce n'est pas seulement « dans sa jeunesse » que Navalny a été xénophobe et antisémite comme l’affirme François Bonnet. Ses dernières déclarations antisémites datent de 2013. C'est le Forum de Coordination de la Lutte contre l'antisémitisme qui les a dénoncées. Et les actions xénophobes pour lesquelles il est connu en Russie sont celles du mouvement des « marches russes » auquel il a participé ostensiblement de 2011 à 2013, en appelant à « nettoyer la Russie » et en justifiant les violences contre les immigrés responsables à ses yeux de « criminalité ethnique ».

Autre fait qui devrait intéresser Médiapart. Le parti néo-nazi Svoboda n'a certes plus de ministre au gouvernement à Kiev depuis 2014 comme il en avait avant. Ce n'est pas pour autant que ce gouvernement, son administration et ses forces de sécurité ne sont pas remplies de nazis. La plupart ont même été intégrés dans les partis non nazis et dans les unités combattantes sous uniforme ukrainien. Doit-on s'en réjouir ? A l'image du fondateur de Svoboda, l'authentique dirigeant néo-nazi Andriy Paoubyi, qui est désormais membre du parti du premier ministre Iatsenouk ! Cette composante nazie du pouvoir actuel à Kiev n'est pas cachée. Elle est même assumée. Comme le montrent les commémorations successives décidées par la Rada et son président en mémoire de tortionnaires nazis de la seconde guerre mondiale. Et comme en atteste l'interview télévisée qu'a donnée l'ambassadeur d'Ukraine en Allemagne. Ce diplomate représentant du gouvernement de Kiev affirme que les groupes combattants néo-nazis « sont coordonnés et contrôlés par Kiev » et « qu'ils font partie intégrante de nos forces de défense ». Je vous en adjure : ne vous aveuglez pas sur le rôle des nazis en Ukraine et dans cette zone !

Après quoi, ceci ayant été dit, je souscris aux dernières lignes de François Bonnet : « Informer, et d'autant plus dans une époque comme la nôtre, inédite et incertaine, ce ne peut être se satisfaire d'automatismes de pensée ou de réflexes idéologiques. C'est au contraire affronter le réel dans sa complexité, sans impasse ni aveuglement ». Je suis sûr qu’il aura à cœur de se les appliquer autant que moi-même je m’y efforce. Admettons que la même imperfection nous guette. Je me permets de demander si l’on peut se dispenser de nier mon identité éthique et morale, et de nier mon histoire de militant. Ce serait mieux. Sinon, tant pis ! Il me faudra juste renforcer mes blindages. De toute façon, le mal est fait. Les propos de Médiapart nourriront d’autres caricatures qui se réclameront de l’autorité de Médiapart. Exactement comme il aura suffi que Michel Onfray cite Ahmadinejad dans la liste des gens qu’il me reproche de soutenir pour qu’aussitôt je sois interpellé comme dans un refrain sur le sujet. Naturellement, je n’ai jamais soutenu si peu que ce soit le régime théocratique de l’Iran. Celui-ci au contraire s’est plaint de moi du temps où j’étais sénateur socialiste et déjà opposé à la mollahcratie. Ici mon cas est grave : je ne soutenais déjà pas l’ayatollah Khomeiny quand il était à Neauphle-le-Château. Tout le monde ne peut pas en dire autant dans l’extrême-gauche ou la gauche de l’époque. Accusez ! Accusez ! Il en restera toujours quelque chose. Le mal est fait ! Les pleutres se sentiront obligés de marquer leurs distances avec moi pour des raisons inventées par d’autres qui auront ainsi bien mérité de la cohorte de mes diabolisateurs. Et ainsi de suite. Mais ce qui s’est montré à cette occasion est vu et retenu. « Médiapart » n’est pas ce que je croyais. Mais, de mes illusions je ne m’en prends qu’à moi.

 

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2015/03/12/veillee-de-futur/#more-21836

 

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https://www.marianne.net/politique/jean-luc-melenchon-ce-qu-il-vraiment-dit-sur-la-russie-poutine-et-la-syrie

 

Distancé par Jean-Luc Mélenchon dans les sondages, Benoît Hamon tente le tout pour le tout en reprenant le refrain d'une supposée fascination du candidat de la France Insoumise pour Vladimir Poutine. Voici ce qu'il en est.

C'est leur dernière carte à jouer. Un argument massue pour tenter d'endiguer la lente dégringolade dans les sondages de leur candidat, dont la courbe a fini par croiser la dynamique positive de Jean-Luc Mélenchon. Ces derniers jours, les amis de Benoît Hamon martèlent dans les médias les supposées passions mélenchoniennes pour l'ogre Russe. Mélenchon, fan de Poutine, de quoi en effet refroidir une bonne partie de l'électorat droit-de-l'hommiste…

Lundi 27 mars, alors qu'un nouveau sondage place le socialiste à 5 points derrière le candidat de "La France Insoumise", Pascal Cherki, député PS, cogne en ces termes : "Nous ne sommes pas d'accord pour s'aligner sur Poutine". La veille, Benoît Hamon sonnait la charge lui-même sur BFMTV, affirmant : "Ma différence avec Jean-Luc Mélenchon, c'est que je ne crois pas qu'aligner la France sur la politique du Kremlin soit bonne"

De quoi mettre le camarade, comme le socialiste l'a fait après le débat du 20 mars, dans le même sac qu'un François Fillon ou une Marine Le Pen, qui ne cachent pas leurs accointances avec Vladimir Poutine. La présidente du FN est ainsi allée chercher son adoubement le 25 mars à Moscou. Quant à l'ex-Premier ministre, il revendique avoir travaillé en bonne intelligence avec celui qui était son homologue russe quand il était à Matignon : "Il ne nous déplaisait pas de nous voir", reconnaît-il dans son livre Faire.

Je ne suis lié d'aucune manière à Monsieur Poutine. Je combats absolument sa politique…

Jean-Luc Mélenchon

En meeting au Havre ce 30 mars, le mis en cause a tenu à répondre frontalement à ce procès en poutinisme. "Je ne suis lié d'aucune manière à Monsieur Poutine. Je combats absolument sa politique et si j'étais russe, je ne voterais pas pour son parti mais pour mon camarade du Front de gauche russe, qui est en prison", a-t-il martelé face à ses militants. Et d'égrener les désaccords qui se dressent entre lui et le président russe : l'écologie, le traitement des opposants politiques, l'anticapitalisme, le respect des droits de l'Homme. "Mais quand bien même n'aurais-je rien à voir avec lui, ce qui est le cas, ça ne m'empêche pas de vous dire que je ne suis pas d'accord pour participer au chœur des excités qui passent leur temps à espérer qu'on déclenche un conflit avec les Russes parce que ceci est une abomination. Je suis pour la paix", a-t-il insisté.

Mais d'où vient cette idée que Jean-Luc Mélenchon serait une groupie de
l'austère Vladimir, qui lui colle à la peau comme le sparadrap au
capitaine Haddock ? Explications.

 

2014 : l'Ukraine et la Crimée

L'idée d'un Mélenchon poutiniste est née en 2014, lors la crise politique en Ukraine. Alors que les Ukrainiens manifestent sous les couleurs du mouvement Euromaïdan qui a provoqué la démission du président pro-russe Viktor Ianoukovitch et que la Crimée a voté par un référendum contesté son rattachement au géant russe, Jean-Luc Mélenchon s'oppose à toutes représailles économiques de la communauté internationale contre la Russie : "Les ports de Crimée sont vitaux pour la sécurité de la Russie, il est absolument prévisible que les Russes ne se laisseront pas faire, ils sont en train de prendre des mesures de protection contre un pouvoir putschiste aventurier, dans lequel les néonazis ont une influence tout à fait détestable", analyse-t-il.

"Nous Français, n'avons rien à faire dans une histoire pareille, nous n'avons rien à faire à encourager les provocations contre les Russes, cela dit sans sympathie pour le gouvernement russe", poursuit-il en référence au processus d'adhésion alors en cours de l'Ukraine et de la Géorgie à l'Otan. Bien loin, donc, d'une déclaration d'amour, Mélenchon refuse simplement de se fondre dans l'imaginaire romantique qui fait de l'ensemble des manifestants de la place Maïdan des hérauts de la démocratie en fermant les yeux sur les mouvements néo-nazis qui composent aussi une partie des rangs de la contestation. Et affirme au passage une volonté diplomatique, qu'il a développée depuis : celle que la France ne prenne plus part à des conflits dans lesquels elle n'aurait aucun intérêt stratégique direct.

Février 2016 : la Syrie

Le 20 février 2016, dans l'émission On n'est pas couché sur France 2, le candidat de la France insoumise se retrouve dans le fauteuil des invités. Cette fois, c'est le rôle de la Russie dans la guerre en Syrie qui fait débat.

Interrogé sur son soutien "aux bombardements russes" en Syrie, Jean-Luc Mélenchon commence par rappeler que "les évènements lorsqu'ils se déroulent créent leur propre logique", relevant l'erreur originelle de l'intervention américaine en Irak qui "a déstabilisé toute cette région" et signifiant par conséquent son refus de se "considérer comme le gendarme du monde" qui pousse à "des indignations à géométrie variable". Léa Salamé le coupe et s'ensuit ce dialogue (toute la séquence est à revoir à partir de 30' dans la vidéo ci-dessous) :

"- Léa Salamé : Poutine, est-ce que vous êtes pour ce qu’il est en train de faire en ce moment en Syrie ?

- Jean-Luc Mélenchon : Oui.

- Léa Salamé : Il fait quoi, là, en Syrie ?

- Jean-Luc Mélenchon : Je pense qu’il va régler le problème.

- Léa Salamé : Et c’est quoi ? Comment ?

- Jean-Luc Mélenchon : Eliminer Daech."

 

La rumeur, validée par de nombreux médias, ne retiendra qu'un blanc-seing aveugle donné par Jean-Luc Mélenchon à Moscou. La suite de la discussion nuance pourtant cette analyse… Sommé de répondre, il précise ainsi sa position : "Je suis pour que Daech soit vaincu, écrabouillé et que les Kurdes (YPG et FDS, ndlr) gagnent pour la stabilité dans la région". Et face, une nouvelle fois, à l'affirmation selon laquelle les frappes russes ne s'acharneraient que sur l'opposition, il s'emporte : "Ce n'est pas vrai, ce sont les Russes qui ont coupé les communications qui sortaient le pétrole de Daech pour faire de la contrebande par la Turquie, et c'est ça qui a été bombardé. Donc je félicite les Russes d'être parvenus à couper cette liaison, si bien que Daech va être étranglé". Des objectifs que le journal Le Monde ne contestera pas dans un papier publié fin novembre 2015 ("Les Russes visent les réserves de pétrole") et que la situation actuelle de Daech en Syrie atteste*. Puis Mélenchon répond au terme de "rébellion" posé indistinctement sur l'ensemble des mouvements anti-régime en Syrie, alors que l'infiltration de combattants islamistes y est avérée : "Quand vous voyez qu'Al Qaïda est notre ennemi en Afghanistan et devient notre allié en Syrie, tout ça est absurde. Il faut rétablir l'ordre, et l'ordre passe par le fait que l'on élimine Daech de là".

Un peu plus tôt dans la discussion, il lâchait cette phrase : "Nous n'avons pas d'amis, nous n'avons que des intérêts". En clair, Mélenchon prône la hiérarchisation des ennemis, et place au premier rang d'entre eux Daech qui vient de frapper durement la France. Ce qui explique trois éléments :

- son soutien aux Kurdes de Syrie, forces qui ont démontré depuis 2014 leur efficacité sur le terrain contre les combattants de l'Etat islamique

- son soutien aux bombardements russes lorsqu'ils détruisent les sources de revenu de Daech

- sa remise en cause de la stratégie américaine et française de se reposer sur des groupes armés d'inspiration djihadiste ou salafiste tels que le Front al-Nosra, devenu Front Fatah al-Cham et longtemps affilié à l'organisation Al-Qaïda.

Octobre 2016 : les crimes de guerre

Le 18 octobre 2016, Jean-Jacques Bourdin a du mal à cacher la joie que lui procure l'effet de sa question sur son invité : "Les fameux crimes de guerre de la Russie, 'des bavardages', vous avez dit ça ou pas ?". Depuis son passage le 11 octobre à l'émission L'épreuve de vérité sur Public Sénat, l'eurodéputé subit en effet un tir nourri, après qu'une dépêche de l'AFP relatant sa prestation a titré "Des crimes de guerre en Syrie ? Mélenchon parle de 'bavardages'". On peut y lire qu'interrogé sur la notion de "crime de guerre imputable à la Russie", liée toujours aux bombardements en Syrie, il aurait répondu : "Tout ça, ce sont des bavardages".

Mélenchon niera avec véhémence cette interprétation de sa réponse. Que s'est-il donc passé sur Public Sénat ? En fait, le candidat est questionné sur la crise entre Moscou et Paris depuis que François Hollande a décidé de hausser le ton contre son homologue russe sur le dossier syrien. "Je désapprouve totalement ce qu'il est en train de faire, qui est totalement contraire au intérêt de la France", lance alors l'"insoumis" en reprenant des accents gaulliens : "Nous sommes totalement alignés sur les Etats-Unis et nous courons devant, et ce n'est pas du tout conforme à l'intérêt de la France". Et tandis que la discussion se porte précisément sur la menace, brandie par François Hollande, d’engager une action devant la Cour pénale internationale contre la Russie pour des crimes de guerre commis par son aviation sur Alep, Mélenchon répond : "Tout ça, ce sont des bavardages. Il y a une guerre…"

 

Les bombardements quels qu'ils soient sur des civils sont abominables.

Jean-Luc Mélenchon

Le problème, c'est que le journaliste vient de lâcher l'expression "crime de guerre", et que les observateurs s'empresseront d'analyser la réponse comme une remise en cause de cette notion même. Pourtant, il aurait suffi d'écouter un peu plus longtemps pour saisir la réalité de la pensée développée. En effet, quelques minutes plus tard, le candidat expose : "Les bombardements des Saoudiens au Yemen sont abominables, les bombardements quels qu'ils soient sur des civils sont abominables (…) Mais il y a une guerre et les deux parties veulent la gagner. Je verrais bien la tête et les questions que vous poserez à vos invités d'ici quelques jours quand nous commencerons les bombardements sur Mossoul. Vous les trouverez divins, parce que libérateurs ! Vous savez qu'il y a des Français engagés là-bas, que l'artillerie, c'est les Français qui l'organisent ? Et à ce moment-là qu'est ce qu'on dira ?"

Et de répéter sa position : "La guerre est la guerre, et elle est abominable. Et pour ça il faut une coalition universelle qui regroupent toutes les parties prenantes au conflit pour en finir avec les milices de l'islamisme politique".

 

(*En Syrie, Américains et Russes ont fini par opérer un rapprochement dans le nord du pays, afin d'empêcher la Turquie d'attaquer les troupes kurdes YPG. Les Etats-Unis ont de leur côté opéré un revirement diplomatique, ne faisant plus du départ de Bachar al-Assad une priorité. Le Front Al-Nosra a quant à lui fait sa mue en rompant avec la maison mère Al Qaïda, afin de rester dans les petits papiers américains. Sur le terrain, l'alliance de circonstance - soutien russe au régime et soutien américain aux forces kurdes (rejoint récemment par le Kremlin) - a donné ses fruits sans que la France ait joué un rôle de premier plan. "Les situations complexes ne peuvent hélas pas rentrer dans les formats de télé", alertait Mélenchon. Les questions internationales en sont un bon exemple )

 

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