L’hôpital public fin prêt pour le Hara-kiri

Ils ont commencé par placer des directeurs d’hôpitaux aux ordres, noyauter les agences. Les chefs de services acclimatés à la Big Pharma ont pris du galon. Les traitements sont sous contrôle. Une pichenette et les fossoyeurs achèvent l'hôpital.

 Nous avons tous l’image du Professeur d’hôpital désintéressé, acceptant un salaire inférieur à ceux du privé pour se dédier au service public. L’aura et le respect qu’il en tirait compensait largement le manque à gagner. Vingt ou trente ans de sape systématique ont fini par changer le paysage. L’affaire du covid en donne un éclairage d’une lumière blafarde, et l’épreuve épidémique le prisme nécessaire pour lever les derniers doutes.

L’argent qui coule à flot, le blitzkrieg médiatique, les complicités ne sont pas parvenues à travestir la réalité. Après cinq mois d’énergie polarisée sur un unique agent pathogène, aucune étude n’a démontré, ni même montré l’inefficacité ou la dangerosité de la chloroquine. Il ressort de ces publications (voir note de fin) un mélange d’amateurisme, de données lacunaires, de mauvaise foi palpable qui ont culminé avec le funeste papier du Lancet désormais barré d’un “RETRACTED“ à l’encre rouge.

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L’arroseur arrosé

Le premier recensement du professeur Raoult, portant sur 26 patients, prêtait le flanc à de légitimes critiques. Éminemment étrange cependant, fut la réponse uniforme, outrée et inflexible des détracteurs de l’association hydroxychloroquine-azithromycine, au premier rang desquels bon nombre d’experts de comités CARE ou pas care, et bon nombre d’infectiologues de l’hôpital public. Parmi eux, François-Xavier Lescure de l’hôpital Bichat qualifiait l’étude de « méthodologiquement délirante. Ce n’est pas un essai thérapeutique randomisé, avec des patients tirés au sort, ils sont sélectionnés sans qualité… ». Inquiet de l’impact négatif sur « les essais cliniques rigoureux qui ont été commencés sur plusieurs molécules », l’infectiologue oublie juste de préciser qu’une de ces molécules est l’antiviral Remdesivir, produit par Gilead, qu’il a siégé au bureau (“board“) de Gilead, et qu’il allait publier quatre jour plus tard, le 10 avril, une étude sur le Remdesivir financée par Gilead, tellement biaisée que la revue elle-même se sentira obligée de publier des commentaires de professionnels pointant entre autres une « sérieuse erreur méthodologique », puisqu’elle aurait « censuré des données relatives aux patients décédés » !!!

Cet essai qui « favorise l’administration de médicaments sans preuve d’efficacité pour les patients atteints du covid-19 », est pourtant un essai « randomisé » : le graal, l’incontournable, le saint des saints de la Médecine industrialisée. Cette contrainte de randomisation, nécessaire mais non suffisante pour des molécules mal connues comme le Remdesivir, notamment du point de vue de sa toxicité (pour les reins spécialement), est-elle autant indispensable pour la chloroquine, dont les effets secondaires sont archi-connus ? Pourquoi tant d’experts ont brandi ce graal et préconisé une limitation de la chloroquine telle qu’elle en devenait inopérante ?

Une partie de la réponse est donnée par l’ANSM elle-même, qui a autorisé le protocole de soins de l’IHU de Marseille, lequel allie éthique et rigueur médicale selon une méthodologie reconnue par l’OMS.

Pour illustrer cette histoire du pot de fer contre un pot de terre, pot de fer incarné par les labos pharmaceutique qui tous sans exception ont tout à perdre de l’existence d’un traitement covid efficace et bon marché, voyons le palmarès des infectiologues de l’hôpital public impliqués explicitement ou implicitement, via les médias ou leur activité, dans le dénigrement d’un traitement délivré à Marseille et sur la moitié de la planète. Le journal France Soir a fait le bilan des « revenus récents versés par l’industrie pharmaceutique » aux médecins, dont voici dix des mieux lotis :

À partir d'une enquête France Soir. Chiffres arrondis à l'inférieur. À partir d'une enquête France Soir. Chiffres arrondis à l'inférieur.

Ces chiffres arrondis au millier inférieur totalisent 1,76 millions d’euros de revenus, soit une moyenne de 176 000 euros par personne, sur une période non précisée. Même si cela court sur plusieurs années, on comprend vite que ce n’est pas un complément de salaire, mais un salaire substantiel qui s’ajoute à celui versé aux médecins sur la base de nos impôts. Toute l’industrie pharmaceutique est présente, de Bayer à Pfizer, Merck (MSD), GSK, Sanofi, ViiV Healthcare… Gilead est nommée puisqu’elle produit le concurrent antiviral, de même qu’Abbvie en tant que géant mondial des vaccins, dont la chloroquine est un concurrent indirect puisque sans traitement du covid19, l’attractivité d’un éventuel vaccin est décuplée.

Le champion toutes catégories est le chef de service en infectiologie du CHU de Nantes, François Raffi, avec plus d’un demi-million d’euros de Big Pharma amassés, dont 52 000 euros viennent de Gilead, à se demander où il trouve le temps de suivre ses malades.

C’est de son service qu’est partie la menace de mort téléphonique adressée au Pr Didier Raoult, comme l’atteste la police.

Omniprésente sur BFM TV pour exprimer son scepticisme sur la chloroquine, Karine Lacombe a touché 28 000 euros de Gilead. Elle est cheffe du service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint Antoine.

Le cas du Pr Jacques Reynes de Montpellier est plus subtil. Sollicité par Olivier Véran pour mener des essais thérapeutiques sur la chloroquine, répartis sur plusieurs hôpitaux, il affiche un scepticisme apparemment pondéré sur l’étude de Marseille : « Il y a un biais dans ses études, qui incluent des patients qui vont bien, et qui n'auraient jamais fait de complications […] La question, c'est qu'est-ce qu'on gagne vraiment chez des personnes à l'état moyennement grave ? Est-ce qu'on récupère plus tôt ? C'est dommage qu'on ne soit pas arrivé à conclure ». C’est dommage, en effet. Annoncés le 4 avril avec un délai initial d’un mois pour obtenir des résultats, c’est le 27 mai, sept semaines plus tard, que le professeur se désole, au moment où la supercherie du Lancet a tout bloqué.

Les 48 000 euros reçus de Gilead ont-ils motivé le chef de service pour accélérer ses essais ? Peu probable. Est-il si désolé de n’être « pas arrivé à conclure » ? On peut en douter. Pour sûr, il n’a pas annoncé ses gigantesques conflits d’intérêts. Et quand il mentionne les « biais » des essais de Raoult, qui aurait dû exclure « des patients qui vont bien », il récuse la logique même du traitement : c’est précisément avant d’aller mal que les soins sont préconisés, à partir du moment où le patient est testé positif. À ce moment-là, l’IHU avait déjà publié son rapport détaillé sur 80 patients, d’âge médian de 52 ans, parmi lesquels « 57,5% avaient au moins une affection chronique connue comme facteur de risque pour les formes sévères de covid-19 », ainsi que 5% asymptomatiques. Peut-être sont-ce ces dernières que Jacques Reynes considère comme allant bien, mais si on les retirait du panel, ça changerait peu de choses (à part qu’elles ne seraient pas soignées). Avec un décès à déplorer, le taux de mortalité passerait de 1,25% à 1,31%. De toute façon, le paramètre le plus important est la réduction de charge virale, associée à l’amélioration de l’état de santé des patients et à la baisse de contagiosité. Au bout de 4 jours, la moitié des patients deviennent négatifs au test PCR, et 93% au bout de huit jours.

 

L’histogramme beige donne le nombre de patients testés positifs au covid-19. L’histogramme beige donne le nombre de patients testés positifs au covid-19.

Un autre rapport plus succinct mais portant sur 1061 patients, était également sorti de l’IHU le 11 avril : il confirme les observations précédentes, affiche un taux de mortalité de 0,5%, et ne déplore aucun décès lié aux effets secondaires, cardiaques notamment, ce qui prouve qu’un suivi médical correct neutralise le potentiel de dangerosité extrinsèque au covid-19.

En fait, dès le 11 avril, les individus les plus sceptiques, et néanmoins rationnels (c’est-à-dire informés et libres), avaient toutes les données en main pour changer d’avis et admettre l’urgence d’étendre la bithérapie. Aucun ni aucune des infectiologues cités ci-dessus, aucun des experts patentés n’est revenu sur ses propos, surtout pas le professeur Christian Chidiac de Lyon, président de la commission des maladies infectieuses au sein du Haut Conseil à la Santé Publique (HCSP) : le ministre se base sur les avis du HCSP, comme celui qui s’est prononcé pour interdire la chloroquine suite à la mauvaise blague du Lancet (*). Christian Chidiac a siégé au “board“ de Gilead, donc à des réunions stratégiques en matière de marketing et développement.

Contre vents et marées, un collectif improvisé de « médecins de terrain » publient le 30 avril un « rapport d’expérience » effectué sur 88 malades, qui confirme la nette amélioration de la bithérapie ainsi que du traitement avec azithromycine seule, comparés avec un simple « traitement symptomatique ». Ce rapport dont je conseille la lecture, puisqu’il retrace avec modération la folie du moment autant que les aspects médicaux de manière pédagogique, est d’une importance cruciale, puisqu’il sort de leur isolement les Pr Raoult et Perronne, en fournissant de manière formelle et signée les observations d’une multitude de médecins de différentes cultures médicales, méthodes et expériences (voir compléments en fin d’article).

Le ver est dans le fruit

La situation ne se résume pas à une somme de conflits d’intérêts individuels. L’annexion de l’hôpital public en cours d’exécution présente des similitudes (toutes proportions gardées) avec l’Anschluss qui donna lieu à l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne en 1938 ; les troupes de la Wehrmacht passèrent sans résistance la frontière autrichienne, puis furent accueillies par les alliés politico-idéologiques locaux, préalablement soutenus par Hitler afin de préparer les structures étatiques et civiles à son arrivée triomphante.

Du point de vue formel, Big Pharma n’est pas encore installée dans l’hôpital, mais les structures sont prêtes, et les éléments amis occupent bon nombre des postes clé.

Ils ont commencé par instaurer la gestion industrielle et deshumanisante de l’hôpital public, le personnel étant évalué à la tâche plutôt qu’aux soins. C’est un processus de longue haleine, plusieurs décennies, avant que les soignants qui ne jettent pas l’éponge se plient à un quotidien de travail heurté, stressant, automatisé, ou que les patients ne se mettent à culpabiliser avant de déranger les infirmières et infirmiers.

Les nouveaux directeurs d’hôpital, formés au management d’entreprise, aidés par une réforme des conseils d’administration marginalisant le pouvoir décisionnel des personnels de santé, furent essentiels pour faire place au rouleau compresseur politico-financier. Le harcèlement des médecins récalcitrants conduit éventuellement au suicide, comme l’atteste le cas dramatique du cardiologue Jean-Louis Megnien, pas vraiment soutenu par Martin Hirsch dans son conflit avec la directrice de l’hôpital Pompidou, Anne Costa ; un infirmier de 35 ans s’y est défenestré un an plus tard. Le professeur Halimi crée l’Association Nationale Jean Louis Mégnier et écrit avec un collègue, en 2018, un livre de témoignage sous-titré « Arrêtez le massacre ! ».

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La neuro-pédiatre Agnès Gautier donne sa vision du massacre après sa démission du CHU de Nantes (celui du Pr Raffi) :  

« Je me revois encore face à la Loire qui coule près de chez moi face à mon bureau de praticien hospitalier. M'y jeter et disparaître à jamais est une issue, pour ne plus souffrir. Je ne sers plus à rien, toute décision à prendre dans ma vie quotidienne est une épreuve. Une partie de moi est morte. On m'a volé ma passion de soigner et d'accompagner mes petits patients épileptiques dans leur combat au long cours ».

Quand ils ne s’éloignent pas d’eux-mêmes, « ceux qui s’opposent à ces stratégies mortifères » se font « écarter violemment », d’autant plus volontiers s’ils sont chefs de service comme le Pr Dr Thibault Liot, rétrogradé pour ses initiatives visant à soigner les victimes des attentats de Charlie Hebdo.

Ce dévoiement de la santé publique s’est opéré au nom de l’« optimisation » des frais de fonctionnement hospitaliers, ce n’était qu’un prétexte.

T2A, Arme de destruction massive

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot introduit la tarification à l’acte, dite T2A, en 2008, reprenant d'ailleurs les travaux d'un certain Jean Castex, très actif dans l'écriture du plan hôpital 2007. La catastrophe annoncée est décrite par le menu, dès 2008, dans une tribune du Figaro :  « Ce principe favorise la surconsommation de soins médicaux (et donc les déficits), n'incite pas à rétablir rapidement le patient et freine le développement des comportements préventifs. On veut faire générer à l'hôpital des gains de productivité aux forceps en incitant les services à multiplier les actes. Or, la T2A désavantage nettement l'hôpital public, qui gère les pathologies lourdes… ». C’est en gros le principe du budget militaire reconductible : si par hasard une caserne consommait moins de kérosène une année donnée, l’administration révisait à la baisse les besoins pour l’année suivante. Les colonels, qui ne sont pas idiots, faisaient donc en sorte de vider les stocks en fin de saison, pour être sûr de ne pas tomber en rade l’année suivante.

Le premier bilan est fait en 2015 par l’émission d’Élise Lucet « Santé, la loi du marché ». Ce qui devait arriver arriva, en pire. Le nombre d’opérations chirurgicales profitables explosent à l’hôpital, un peu d’embonpoint et on vous colle un anneau à l’estomac, l’ablation de la prostate des plus de 75 ans se banalise en dépit des contre-indications, des opérations de l’utérus inutiles qui parfois tournent mal… Les médecins les plus honnêtes avouent tricher sur l’heure des décès pour facturer à la sécurité sociale une journée d’hospitalisation en plus, on prolonge le traitement des agonisants, leur faisant gagner quelques heures de souffrances, afin d’augmenter le niveau de tarification. Personne ne peut leur reprocher vraiment : en agissant ainsi, ils s’assurent de soigner plus de patients l’année suivante, voir même sauvent leur service s’il est mis en balance avec un centre “concurrent“.

La perversion est d’ordre systémique, aucun médecin n’y réchappe totalement, et peu à peu les patients sont mués en clients, les malchanceux sont floués, voir détruits. Le directeur d’hôpital moyen se comporte en directeur marketing, l’un d’eux présentant au pôle chirurgie sa « stratégie de conquête des parts de marchés ».

La nouvelle Doctrine

La mutation traverse les âges inexorablement, de Sarkozy-Bachelot à Macron-Buzyn-Véran en passant par Hollande-Touraine. La situation financière ne s’améliore pas. La baisse de budget hospitalier aggrave le déficit de la Sécurité Sociale par le principe des vases communicants.

C’est normal. L’argent n’est jamais l’unique moteur, et en l’occurrence, la doctrine l’emporte. Mieux connue depuis le covid, son maître mot est l’obéissance.

  1. Le médecin doit obéir à des objectifs chiffrés (T2A).
  2. Le médecin doit obéir à la mère administration, qui édicte les règles à suivre par décrets et recommandations.

Les décrets signés par le ministre de la Santé (Rivotril, chloroquine …) guident, censurent, orientent le médecin dans ses thérapies.

Les instances publiques comme les ARS, Agences Régionales de Santé, relaient les directives sous formes de modes d’emploi ;  l’Ordre des médecins a dernièrement manifesté sa fonction d’organe policier, fort de son droit à interdire aux docteurs de pratiquer leur métier. Son rôle est central dans l’application des décrets et recommandations.

Le directeur général de la Santé Jérôme Salomon envoie des directives, pas toujours contraignantes, mais insistantes. Celle du 9 juin qui déconseille les soins aux antibiotiques des patients « ayant une infection respiratoire (haute ou basse) fortement évocatrice du covid-19 », est extraordinaire. Si les médecins l’appliquent, ils privent les malades du seul traitement connu comme étant le plus efficace contre les pneumopathies infectieuses. Cette communication du DGS peut se voir comme une expérience visant à jauger le niveau d’obéissance des médecins généralistes et hospitaliers, une sorte de revue des troupes avant la prochaine bataille. Ce qui nous amène au troisième commandement de la doctrine qui s’adresse aux unités d’élite :

       3. Le médecin suit les injonctions administratives, qu’elles soient contraignantes ou non, de quelque nature qu’elles soient ; idéalement, le médecin est appelé à anticiper les injonctions, fort de sa maîtrise du dogme nouveau.

Le caractère essentiel du nouveau dogme est l’effacement du libre arbitre du praticien, incarné à l’origine par le respect éthique et professionnel du serment d’Hippocrate, au profit d’une logique administrative qui ajuste la pratique médicale à des critères (pragmatiques, économiques, politiques, idéologiques…) d’ordre supérieur.

Il n’y a pas d’amour sans preuves d’amour

Comme l’ensemble de la société, la médecine occidentale est dépendante de l’industrie qui a modelé ses pratiques au détriment des médecines alternatives, lesquelles coexistaient cependant, tant bien que mal. L’influence des laboratoires s’est faite plus offensive à partir des années 90, par le mitage de l’Agence du médicament et des réseaux politiques imposant des molécules inutiles voir néfastes comme le Mediator, le Gardasil, et une longue liste à construire

La société se faisant de plus en plus toxique, nous ne savons plus si l’explosion des pathologies, cancers, alzheimers, affections neurologiques, trouvent leur origine dans le stress, la malbouffe, la pollution, les pesticides, les médicaments aux effets secondaires camouflés ou les vaccins très partiellement évalués. Les intérêts privés empiétant sur ceux des citoyens, ce sont finalement les méthodes de soins et les structures de santé elles-mêmes qui sont dévoyées.

Si au début, le gouvernement cédait à la pression des lobbies tout en opposant une relative résistance, désormais il forme avec Big Pharma un couple d’amoureux transis isolés de la citoyenneté. Les cadeaux se font toujours aux frais du contribuable, comme les 94 millions de doses vaccinales contre la grippe H1N1, qui furent commandées en 2009 par la ministre Roselyne Bachelot, et déclenchèrent (*) une envolée de maladies auto-immunes dévastatrices, 5000 personnes environ en Europe, parmi lesquelles la narcolepsie qui concerne les enfants et les jeunes, c’est-à-dire des personnes qui n’avaient aucun intérêt à se faire vacciner, puisqu’on ne meure pas de la grippe à cet âge. Une fois n’est pas coutume, le vaccin produit par le groupe GSK a été reconnu responsable des narcolepsies par les autorités.

C’est sous la présidence Hollande que se déroulent les fiançailles, avec la très active demoiselle d’honneur, Marisol Touraine, ministre de la Santé de son état. Elle entérine la T2A, fuyant les journalistes par acquis de conscience démocratique, instaure l’obligation vaccinale, violant d’un trait les principes constitutionnels, érige la monolithique agence Santé Publique France, dont nous verrons les indéniables qualités, et installe ou laisse s’installer la prétendante Big Pharma au sein de l’hôpital public, par la grâce de la fondation AP-HP pour la recherche créée en 2015, présidée par le damoiseau d’honneur à double casquette Martin Hirsch, qui bénéficie d’un bail emphytéotique à la direction de l’AP-HP.

Cette fondation est un véritable cheval de Troie au cœur du plus grand complexe hospitalier d’Europe, reliant les hôpitaux d’Ile-de-France avec la Pharmacie Centrale, celle d’où les stocks de chloroquine ont disparu sans explication. Son financement est on ne peut plus déséquilibré, avec le « mécène majeur » MSD Avenir, fondation sous contrôle direct du groupe américain Merck Sharp & Dohme, qui développe un large panel de vaccins dont le très controversé Gardasil, ainsi que trois « grands mécènes » tels que le géant américain Abbvie, producteur de l’alternative antivirale à la chloroquine (Lopinavir/ritonavir), ou l’allemand Merck KgaA au modeste chiffre d’affaires de 15 milliards d’euros.

Mécènes de la fondation AP-HP pour la Recherche. Mécènes de la fondation AP-HP pour la Recherche.

Martin Hirsch annonce fièrement que la fondation « accompagne près de 130 équipes qui explorent de nouvelles pistes », facilite « les études cliniques », ou « aide l'AP-HP à fédérer une communauté de recherche ». Pour quelques dizaines de millions d’euros, l’industrie pharmaceutique dispose donc des infrastructures hospitalières afin d’expérimenter ses nouveaux remèdes, mais aussi de l’expérience des médecins du public qui, en retour, participent à des activités innovantes et bénéficient de compléments de salaires parfois substantiels.

L’AP-HP se charge des tracasseries administratives et apporte « transparence et sécurité aux donateurs (fléchage des dons selon leur volonté, reporting d'activité, certification des comptes, etc.) ». Dans ce meilleur des mondes possibles, où l’on peut se demander comment se répartit le temps consacré à la recherche et celui à soigner les patients, des relations professionnelles durables, des liens étroits, des amitiés pourquoi pas, s’établissent entre les chercheurs et agents marketing de l’industrie et les docteurs, formant éventuellement une « communauté de recherche ». Alors que l’on donnait le bon dieu sans confession à ces professeurs de l’AP-HP quand ils prenaient position sur des questions de santé publique, on s’aperçoit qu’ils sont nombreux à avoir le cul entre deux chaises, ou bien posé sur la plus confortable des deux.

La répartition des équipes-projet est donnée par cette carte, avec une densité particulière à Bichat ou la Pitié-Salpétrière, les deux hôpitaux parisiens de référence pour le traitement du covid-19.

Affectation des projets de la fondation AP-HP pour la Recherche. Affectation des projets de la fondation AP-HP pour la Recherche.

Créée en 2016, l’agence nationale de santé publique (SPF) absorbe quatre entités dont l’Institut de veille sanitaire (InVS), l’Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES), et l’ÉPRUS qui avait en charge « la gestion des stocks pharmaceutiques stratégiques ». Peu de choses lui échappent en matière de santé nationale, veille, prévention, éducation, préparation des urgences sanitaires sont à sa charge. Bien plus facile à contrôler qu’une multitude d’organismes à cultures variables, l’agence s’ajuste comme un gant avec la médecine administrative qui se dessine. Le président du conseil d'administration est nommé par le président de la République, hors contrôle du parlement ; Mme Bonnet-Galzy, diplômée de l’ENA et d’HEC, est nommée en 2017 par le président Macron.

Missionnée pour la gestion des stocks de masques (entre autres), l’agence partage la responsabilité des pénuries à part égale avec le ministère de tutelle occupé par Olivier Véran, excellent moyen pour se renvoyer la balle sans se faire mal. C’est elle qui présente les chiffres de l’épidémie covid-19, avec une clarté digne d’un contrat d’assurance, où les notes de bas de pages fournissent l’information essentielle, comme le fait que les morts à domicile n’apparaissent pas au décompte des morts du coronavirus. Aucune courbe d’évolution n’est publiée dans la page dédiée, il faut télécharger de lourds fichiers pdf pour trouver une ou deux courbes difficiles à interpréter. L’indicateur anxiogène des « clusters » a été rajouté sur le tard, bien qu’il n’informe en rien de la gravité de la situation : si les nouveaux contaminés ne présentent pas de symptômes, c’est que le potentiel de nuisance du virus s’est atténué, comme ça se passe pour les grippes en fin de course. L’indicateur de gravité devrait combiner les symptômes graves avec le dépistage positif, puis corrélé avec l’observation des centres médicaux, mais nous ne connaissons que le deuxième paramètre, aussi fiable que les tests PCR dont nous ne connaissons pas la fiabilité (lire l’explication édifiante de ce médecin belge).

Bref, en français, la “politique de santé“ s’écrit désormais POLITIQUE de santé.

Il faudrait parler de l’approche de Santé Publique France sur les vaccins, qui s’apparente de plus en plus à un plan marketing (où le rapport bénéfice/risque s’écrit BÉNÉFICE/risque quel que soit le vaccin préconisé ou imposé, et quelle que soit l’implantation du virus sur le territoire), parler aussi de l’ANSM, l’agence qui autorise les médicaments avec le sérieux d’un central téléphonique rémunéré au volume de vente, de la composition de la HAS ou de celle du HCSP, Haut Conseil à la Santé Publique qui émet des avis tels que celui relatif au non-usage des antibiotiques (lire précédent billet) en contexte covid, en coordination parfaite avec la communication de Santé Publique France, qui pourrait donner lieu en ce moment-même à un dialogue médecin-patient du genre :

  • « Votre diagnostic correspond en tout point à celui d’une pneumopathie infectieuse. En temps normal, je vous aurais prescrit immédiatement des antibiotiques. Cependant, la communauté scientifique craint que l’ingestion trop fréquente de ces antibactériens ne provoque, à long terme, une résistance des bactéries à ces antibiotiques. Nous devons donc réaliser une batterie d’analyses de laboratoire avant de vous soigner. Vous me suivez ? ».
  • « …. ».
  • « Ne vous inquiétez pas. Lorsque vous serez admis à l’hôpital, vous aurez droit à votre ration d’oxygène. Et avec un peu de chance, à un traitement ».

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La fin du politique

Une politique de santé se justifie par la nécessité de faire des choix en fonction d’un ensemble de critères. À partir du moment où certains facteurs sont durablement privilégiés au dépend des autres, la politique de santé disparait. La santé, notre santé est assujettie à des enjeux qui n’ont plus grand-chose à voir avec la santé. Autant d’enjeux géopolitiques, stratégiques, financiers, industriels, technologiques, certes incontournables, mais qui sont dissimulés du regard des citoyens, dans ce même mouvement qui nous précipite vers le totalitarisme.

L’annihilation de toute forme d’alternance est flagrante depuis l’ère Sarkozy-Hollande-Macron, cyniquement illustrée par la trajectoire Roselyne-Bachelot-de-la-Santé-à-la-Culture. Or, il s’agit bien d’une culture de santé dont la mutation est imposée d’en haut. Un de ses vecteurs intermédiaires est l’OMS, organisation naguère respectée, désormais financée en priorité par la fondation privée Bill & Melinda Gates et par la Chine. SPF (Sante Publique France) relaie naturellement certains programmes de l’OMS, en appliquant par exemple les dispositions les moins contestables du programme de “santé sexuelle“, principalement la lutte contre la transmission des MST. Le ministère de la Santé prend moins de précautions avec sa « Stratégie nationale de santé sexuelle » annoncée en 2017 par Agnès Buzyn, laquelle prévoit de « déployer l’éducation à la sexualité au sein du Parcours éducatif de santé (3) à tous les niveaux scolaires, de la maternelle au lycée ».

De près ou de loin, cette nouveauté s’inspire des « standards pour l’éducation sexuelle en Europe » édités par l’OMS en 2010, où l’on découvre que les enfants de 2 à 3 ans « commencent à explorer leur corps (masturbation enfantine, autostimulation)… ». Partant donc du principe, invérifiable et très contestable, qu’un ou une gosse en bas âge se procure du plaisir en se touchant le sexe, l’OMS préconise d’informer l’enfant de 0 à 4 ans sur « le plaisir et la satisfaction liés au toucher de son propre corps, la masturbation enfantine précoce, la découverte de son propre corps et de ses parties génitales, le fait que le plaisir lié au contact physique est un aspect normal de la vie de chacun ».

N’ayant pas spécialement le souvenir d’avoir joué aux billes les mains dans la culotte, j’ai cherché quelques points de vue de pédiatres, qui furent nombreux à s’insurger contre ces recommandations ; en voici quelques extraits :

  • Dr Maurice Berger, pédopsychiatre et professeur à l’université de Lyon : « l’adulte perturberait l’enfant, passant ainsi du statut d’éducateur à celui de tentateur ».
  • Ariane Bilheran, docteur en psychologie : « la pédophilie commence quand on sexualise l’enfant sous des projections adultes »
  • Une psychologue : « l’intrusion des adultes dans la sexualité des enfants est d’une toxicité extrême ».

Et puisque l’expérience prend corps dans la réalité française et suisse notamment, des parents témoignent de ce qui s’apparente à des séances de torture psychologique :

  • Mère d’une fille de 8 ans, CM2 : « J’ai eu l’impression de me faire voler mon rôle de maman qui explique doucement avec des mots adaptés le passage à l’adolescence… ».
  • Prof de collège, sur sa fille de CM2 qui s’est sentie « très très mal » : « …on mutile la vie psychique des enfants, on porte gravement atteinte à leur équilibre intérieur… », « … je bouillonnais de colère et d’indignation, car elle avait été moralement violentée », « … on mutile la vie psychique des enfants, on porte gravement atteinte à leur équilibre intérieur »…

Cette destruction programmée de l’innocence de nos enfants, largement prévisible pour quiconque bénéficie d’une once de bon sens, confisque du même coup leur rôle éducationnel aux parents, qui recollent les pots cassés, pour autant qu’ils le peuvent. Agnès Buzyn et l’OMS ne sont pas seuls, l’ONU veille au grain à travers l’UNESCO, auteur des Principes directeurs internationaux sur l’éducation sexuelle , cosigné par l’OMS et l’UNICEF : « Les  parents  ont  parfois  des  opinions  bien  arrêtées  et  des  inquiétudes  profondes  concernant  les  effets  de   l’éducation sexuelle. Ces inquiétudes peuvent s’expliquer par un manque d’information ou des craintes infondées sur la nature de l’éducation sexuelle et ses effets, ou par la perception qu’ils ont des normes sociales ».

Tout est dit : l’ONU et l’OMS expliquent aux parents (ignorants et récalcitrants) du monde entier les « normes sociales », qui sont en fait de nouvelles normes, uniformisatrices, introduites par effraction au sein des familles. La sève du totalitarisme se concentre dans deux petites phrases bien pesées.

Le sombre horizon s’étend un peu plus : les injonctions d’obscurs idéologues transmises via différents canaux internationaux conduisent à empêcher les médecins de soigner leurs patients d’un côté, de l’autre à s’intercaler entre les enfants et leurs parents, avec à la clé des souffrances, des déstabilisations familiales, des perturbations mentales, ou des dizaines de milliers de morts évitables dans le cas du covid-19, si l’on suit le constat du professeur Perronne.

Il est bien sûr possible de croire en l’incompétence d’une bande d’incapables disséminés dans la planète entière, arrivés par inadvertance à la tête d’une ribambelle d’États, secondés par l’écrasante majorité des médias logés dans les pays concernés. On peut aussi remarquer l’omniprésence de personnalités importantes, telles que l’homme qui voulait vacciner 7 milliards de terriens, Bill Gates, qui non content de chapeauter l’OMS, se retrouve aux côtés de Santé Public France au sein de l’IANPHI, une association internationale qui « connecte et renforce les agences gouvernementales responsables de la Santé Publique ». La fondation Gates en est un partenaire privé, mais a également accordé la bagatelle de 180 millions de dollars à l’Emory University.

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Le second partenaire, qui a « financé en 2002 la réunion initiale tenue entre les directeurs des agences de santé publique », n’est autre que la fondation Rockefeller, abonnée aux conférences de Bilderberg et créatrice de la Commission Trilatérale, cercles de décideurs où se réunissent les « Maitres du monde » en toute discrétion, et dont on est sûr d’une chose, qu’ils sont assez puissants pour conserver leurs positions de dominants.

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Ce qui est moins clair, c’est pourquoi ces banquiers, rois du pétrole et magnats de l’informatique se soucient autant de la coordination d’agences de santé et de recherche, réparties en l’occurrence sur 99 pays ? Et pourquoi les locaux de Santé Publique France hébergent les bureaux de l’IANPHI, organe parallèle à l’OMS avec une complémentarité mal identifiée ?

La première réponse est que la nomenclatura française partage la même vision sanitaire, ou se la laisse dicter : pourquoi refuser les millions du privé si leurs contraintes sont les “nôtres“ ? Le secteur de production pharmaceutique compte moins de 2% des emplois industriels français, cependant la force d’influence de ces groupes mondialisés ne se mesure pas à l’emploi local. Il est impossible de comprendre quoi que ce soit à ce qui se trame dans ces hautes sphères en se cantonnant aux domaines de la santé, de la finance, des intérêts nationaux, de la géopolitique classique ou même des logiques de pouvoir. Il faudrait chercher du côté idéologique, bien qu’il n’en restât ni forme ni expression, puisque tout est dissimulé. Le “néo“ ou l’ultralibéralisme sont des notions périmées, les racines rationnelles du système capitaliste sont pulvérisées (il n’est qu’à voir l’alibi qu’est devenue la science entre leurs mains), les libertés ne sont plus qu’un vague et encombrant prétexte.

C’est donc en expurgeant du terme d’idéologie ce qu’il comporte d’histoire philosophique, y compris le concept d’idée platonicienne, de politique au sens noble ou de libre pensée, que l’on peut tenter de définir leur idéologie :

  • Toute espèce de morale est exclue des entrailles du pouvoir. À titre de comparaison, Machiavel serait en ces lieux un saint en pénitence.
  • Toute forme de sincérité envers les peuples électeurs/abstentionnistes est considérée comme superflue.
  • Les moyens employés pour atteindre les objectifs fixés en secret, sont théoriquement sans limites. Pratiquement, un seuil minimal de “paix civile“ est nécessaire pour permettre à la machine de tourner. Ce seuil est d’autant plus bas (c’est-à-dire proche d’un état de guerre civile) que les forces de répression physiques et judiciaires sont puissantes.
  • L’asservissement de l’homme à la technologie est un choix assumé. Les transhumanistes, Ray Kurzweil de Google en tête, en affirment la nécessité. Les vulgarisateurs l’annoncent comme une fatalité ; à son petit niveau, Luc Ferry est un de ces fatalistes, mais l’un des plus lus, adoubé par Elon Musk, Bill Gates ou Obama, est l’historien auteur de l’essai Homo Deus, Yuval Noah Harari ; il prophétise l’avènement des « inutiles », l’immense majorité des humains voués à être remplacés par la machine et l’IA (“IntelligenceArtificielle). Par un raisonnement scientiste, il surestime dangereusement les capacités de l’IA.

Il serait cependant idiot de nier que les maitres esclavagistes considèrent ce nirvana comme leur priorité ultime.

Exemple : Il existe déjà des Doctor Robot capables de répondre à un questionnaire diplômant avec des résultats remarquables. Ils n’ont cependant pas le jugement circonstancié d’un médecin d’expérience. L’IA dépend des banques de données certifiées. Ainsi, aujourd’hui que le Remdesivir est agréé par les instances de santé européennes, le robot le prescrirait en cas de covid aux dépends de la chloroquine. D’où l’importance d’une médecine administrative qui consigne formellement les inputs et les outputs officiels. L’épisode du covid a permis de faire un grand pas dans cette direction avec l’acte médical individualisé réprimé par décrets ou directives des autorités - l’acte médical se systématise. L’IA développe certes des capacités de diagnostic médical (limitées et dépendantes des données humaines biotechniques et administratives), mais la réciproque est rendue nécessaire : la médecine se conforme à l’IA. Cette tendance technico-bureaucratique met gravement en danger la médecine basée sur l’intelligence et la sensibilité humaine.

  • L’eugénisme revient en force depuis une décennie, avec des lobbyistes comme le chef d’entreprise génomique Laurent Alexandre. L’argent ne manque pas pour financer les recherches du « gène de l’intelligence », parangon caricatural de l’eugénisme par sélection. Ce genre de sélection pré-embryonnaire, est (encore) interdite par la loi. Il n’est pas anodin de constater que Laurent Alexandre est un fervent adversaire de la chloroquine, mettant en avant des contre-études clairement fallacieuses.

L’éthique eugéniste va généralement de pair avec la pratique de l’euthanasie. Le mot n’a pas été prononcé par les soignants d’EHPAD interrogés par la commission d’enquête parlementaire, mais l’envoi de « groupes d’intervention rapide », chargés d’appliquer le protocole Rivotril par « diffuseur » à des patients âgés en détresse respiratoire, évoquent l’euthanasie, qui plus est sans l’accord des familles, et souvent en l’absence des médecins d’Ehpad. Les notes de service des ARS se placent dans le cadre de « soins palliatifs », donc d’un accompagnement de la mort sans souffrance. Ce qui suppose la certitude d’une mort imminente. Mais les conditions de interventions covid-19 étaient tellement mal maitrisées selon les témoignages (État réel du patient ? Y a-t-il eu ne serait-ce qu’une tentative de soins par antibiotiques ? L’argument avancé, visant à éviter la saturation des lits de réanimations, correspondait-il à la réalité des hôpitaux locaux ?...), qu’il est impossible pour les autorités de santé de prouver qu’il n’y a pas eu d’euthanasies, ni combien, sachant que 1 décès sur 3 eut lieu en Ehpad.

En tout état de cause, il en résulte un conditionnement des esprits au sein de la population et des personnels médicaux, un prélude à l’acceptation de futures opérations de tri, dont il est à craindre que l’ampleur et la nature ne fassent d’ores et déjà l’objet d’études prospectives. Ce qui nous ramène à la caste des « inutiles » annoncée : sur quels critères vont-ils nous considérer “inutiles“ ? Quelles conditions de vie ? Revenu universel, à quel niveau, sous quelles contraintes liberticides ? En quels lieux ? Auront-ils, in fine, le droit de vivre ?

Les malthusianistes du XXIème siècle se préoccupent de la taille de la population mondiale, non pas tant du point de vue de la nourriture ou de l’épuisement des ressources, que de la proportion d’humains maintenus dans l’inactivité, une activité grandement dépendante des choix de développements technologiques, de leurs usages, du modelage de la société par ces technologies, du partage de l’activité. Ces choix, faits en dehors de toute délibération démocratique, risquent d’engendrer des situations dont on peut penser qu’elles sont en cours de planification.

  • L’obéissance aveugle aux injonctions gouvernementales. La parenthèse du covid-19, loin d’être fermée, est une faramineuse expérience d’obéissance. Passons sur l’acceptation du confinement, suppression du droit fondamental de circuler librement, pour parler de l’acceptation actuelle du port du masque et de la « distanciation sociale ». Elle se base sur l’information délivrée par les médias au diapason avec les autorités. Cette information est incontestablement lacunaire et contradictoire sur des paramètres primordiaux.
  1. Le public croit que le masque les protège, notamment les personnes fragiles équipées de masques FFP2. Pourtant, la quasi-totalité des études médicales peinent à démontrer l’efficacité de ces masques contre la grippe, y compris en milieu hospitalier. Le public est très mal informé sur les effets néfastes du port de masque prolongé. Ces lacunes conduisent à des comportements inappropriés : pratique du sport avec masque (hypoxie pouvant conduire à des malaises, maux de tête…), conduite en voiture seul avec un masque, relâchement par confiance au masque protecteur, surutilisation du masque par les par les personnes fragiles qui s’abiment la santé (déficients respiratoires chroniques qui s’asphyxient pour le peu de marche qu’elles s’octroient, limitation des sorties à l’air libre, bouillon de culture avec le masque…). Dans cette excellente tribune, la Dr Delepine résume : « les angoissés devraient, si la raison l’emportait, avoir plus peur du masque que du virus».
  2. Désinformation majeure sur l’état et l’évolution de l’épidémie. L’extrême rareté des courbes évolutives a déjà été évoquée, les médias et Sante Publique France (sous tutelle du ministère de la Santé) en sont les premiers responsables. Le chiffre clé des contaminations nouvelles est fourni par SPF en donnée brute. Ce n’en est pas une, car elle dépend du nombre de tests de dépistages effectués, qui étaient sensés monter en puissance après le 11 mai. Or, SPF ne met pas ce nombre en regard des cas positifs publiés (je ne l’ai pas trouvé ailleurs non plus). Si l’on ajoute qu’il n’y a pas de consensus sur le seuil de détection déterminant la positivité au covid, et que très peu de détails sont fournis sur le type de tests PCR, sa fiabilité (combien de faux négatifs et positifs ?), sa constance (les tests sont-ils tous identiques, la méthode varie-t-elle… ?), ce chiffre est très insuffisant.

De plus, les porteurs sains (dits asymptomatiques), très peu contagieux mais logiquement testés positifs, ne développent pas de symptômes. En fin d’épidémie grippale, l’agent pathogène continue de circuler mais sa virulence diminue (la gravité des symptômes baisse), pour des raisons diverses (mutation du virus, immunité acquise des organismes par contacts réduits…). La gravité de la situation épidémique est donc connue essentiellement des médecins, généralistes en premier front, et hospitalier avec un délai. Les médias ne font aucun reportage, SPF publie des données indirectes et partielles. Pourtant, en France et dans de nombreux pays (Italie, États-Unis…), des médecins témoignent sur internet, avec les moyens du bord, de la disparition des consultations pour covid-19.

On pourra toujours dire que ce sont des témoignages isolés qui ne prouvent rien, et le problème est précisément là : nous sommes face à des informations contradictoires officielles versus indépendantes, à des données officielles d’une précision lamentable, voir manipulées, les citoyens sont AVEUGLÉS par les autorités, les mêmes qui nous demandent abnégation, obéissance, aplatissement. C’est absolument inacceptable. Les effets économiques pour les petites structures continuent de sévir : les gites ne peuvent accepter que les réservations groupées - ni individuelles ni par couple -, et ainsi de suite : les gérants ne connaissent pas l’utilité, l’inutilité de leurs sacrifices.

  1. Le silence est total sur les phénomènes de disparition ou d’affaiblissement de long terme d’une épidémie. Or, des interprétations existent. En continuant à vivre normalement, spécialement quand le virus est atténué mais toujours présent, avec contacts répétés et rapprochés, la probabilité de familiariser les organismes avec l’agent pathogène, avec risques très réduits d’en souffrir, l’immunité collective et individuelle se renforce, et aide la société à combattre l’agent pathogène si jamais il réapparaissait.

Il est donc très probable que le port du masque et la distanciation “sociale“ soient aujourd’hui exactement le contraire de ce qu’il faut faire. Du point de vue psychique et de la vie sociale, c’est évident, et le contact humain évacue le stress, lequel stress est connu pour réduire les défenses immunitaires. La boucle est bouclée.

Ce tour d’horizon covid-illustré de la mécanique opérée par les institutions dévoyées était, je crois, nécessaire pour se faire une idée de l’avenir.

Hôpital Public, un avenir ?

Ils ont commencé par l’appauvrissement, la suppression des lits, la suppression plus rapide encore du personnel, instauré les techniques managériales deshumanisantes, désespéré les soignants, fait partir ceux qui le pouvaient ou n’en pouvaient plus, souvent remplacés par des médecins étrangers sans statut reconnu, donc mal payés et priés de se taire, récompensé les moins regardants par des promotions, privé les praticiens et praticiennes de leurs pouvoir de décision paritaire, poussé au burnout les uns, acculé au suicide les autres, puis quand il fut bien affaibli le bon vieil hôpital, à genoux, rincé, asséché, un père Noël bien gras est arrivé.

Accueilli à bras ouverts par Martin Hirsch et “sa“ fondation, les big pharma sont entrés à pas de loups, investissant les couloirs et services, installé leur culture de recherche et de gros sous, créé des liens avec les chefs de services les plus amènes dans une ambiance de travail des plus stimulantes, essais thérapeutiques par ci, colloques par là, et nous y voilà.

L’administration est aux ordres depuis un bail, du ministère aux directions des hôpitaux aux ARS, la hiérarchie médicale est mûre, pas dans tous les hôpitaux mais des piliers à Paris et en région suffisent à supporter la structure nouvelle. Une structure qui pourra rester “publique“ si besoin, mais qui ne sera plus au service du public, lequel passera après leur “politique“, après leur industrie, après leurs magouilles.

Comme dans les autres institutions du pays, toutes vermoulues en profondeur, il faut désormais savoir qui de l’hôpital veut sauver l’hôpital, qui des syndicats et syndicalistes veulent sauver autre chose que des primes ou des salaires ou quelques embauches… qui, de la République, veut sauver, ou inventer, la démocratie.

Miashiki, acrylique. "Hara Kiri" © @Miashiki Miashiki, acrylique. "Hara Kiri" © @Miashiki

L’hôpital, comme le reste, ne se relèvera pas tant que nous n’aurons pas repris la main sur l’ensemble des blocs à la dérive, pour réinjecter, tout simplement, un peu de décence, un peu de vérité, un peu d’honnêteté.

Les idées sont là, il suffit de se baisser... Le problème, c’est juste qu’ils mettent dessus leur semelles de plomb avant qu’on les ramasse, qu’on les partage, qu’on les confronte, qu’on les applique.

 

 

Vu de l’étranger : compléments sur les traitements.

New York : Une importante étude publiée le 3 juillet par un médecin américain et deux allemands, valide la bithérapie HCQ+AZT, plus du Zinc, sur un groupe de 141 personnes d’une même « communauté », qu’ils ont comparé à 377 personnes de la même communauté, n’ayant pas reçu le traitement, et qui n’ont pas été traités par les médecins de l’étude. C’est donc un protocole éthique, amélioré par un groupe de référence vivant dans le même environnement, reconstruit à posteriori.

Ils insistent sur l’importance du Zinc, connu pour être un “tueur de virus“, qui s’introduirait dans les cellules grâce à la chloroquine. La mortalité est de 0,7% sur le groupe traité, cinq fois inférieure au groupe référent. L’étude est en attente d’approbation par les « pairs ». Synthèse en français lisible ici.

Suisse : Suite à la publication du Lancet, les autorités avaient stoppé la délivrance de l'hydroxychloroquine, qu'elles ont ré-autorisé après la rétractation. C'est très intéressant, puisque la mortalité a remonté en pic deux semaines après l'arrêt, puis redescendu deux semaines après... Cette information reprise par le seul journal français identifié traitant sérieusement la question, France Soir, s'apparente à une preuve sine qua non de l'efficacité de l'anti-virus.

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Afrique.

Point covid-19 du 15 Juillet en Afrique, par TV5 Monde.

Dès le 28 mars 2020, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, la Cedeao, approuve les traitements à base de chloroquine à domicile et à l’hôpital. Est-ce un hasard si le « taux de mortalité » (*) évalué par le Sénégal est de 1,8%, ou celui de la Côte d’Ivoire de 0,7%, à comparer aux 17% de mortalité annoncée en France ?

Le nombre de morts est très faible pour toute l’Afrique, où la prise régulière d’antipaludéens est fréquente. Ces antivirus ont forcément des points communs avec le mode d’action de la chloroquine, par exemple l’Artemisia, avec laquelle les centres médicaux de Madagascar ont développé le covid-organics, avec 0,7% de mortalité officielle.

* : Je mets entre guillemets le « taux de mortalité », puisqu’il dépend du nombre de gens confirmés atteints du covid, avec des méthodes et des moyens différents selon les pays. Dans un pays qui ne teste que les porteurs avec symptômes, sans jamais tester les porteurs sains, les cas confirmés sont très inférieurs à la réalité des porteurs (sains ou malades), donc ce « taux de mortalité » est très pessimiste du point de vue de la capacité du virus à provoquer la mort.

Cependant, la fiabilité des tests PCR étant mal connue, l’évaluation la plus fiable est celle combinant un examen clinique précis des symptômes (perte de l’odorat…) avec un test de dépistage. En France, le nombre de tests hors symptômes (via les fameux clusters, ou le volontariat) est en forte augmentation depuis le mois de mai.

En Grèce, qui produit localement la chloroquine et l’a prescrite en masse, le « taux de mortalité » est de 0,5% avec 192 morts du covid le 7 juillet, soit 34 fois inférieur aux 17% français. Le nombre de morts par habitant est trois fois moins important en Grèce, ce qui n’a pas vraiment ému nos autorités de censure.

L’Islande compte 10 morts du covid-19. Elle a commandé des stocks importants de chloroquine au début de l’épidémie, qui est totalement terminée. Le « taux de mortalité » est de 0,55%, soit 30 fois plus faible qu’en France. Sachant que 10% de la population islandaise a été testée, comparé à environ 5% de la population française à la mi-juillet, un rapport 2 de correction s’impose pour faire une comparaison : le « taux de mortalité » est d’environ 15 fois supérieur en France qu’en Islande. Cette évaluation est grossière, mais il faut rappeler que SPF ne compte pas les morts à domicile, qui se montent à plusieurs milliers.

Ce différentiel est gigantesque. Étant donné que ni le gouvernement, ni les parlementaires, qui ont des accès diplomatiques, n’ont cherché à le savoir, nous ne savons pas dans quelle proportion l’Islande a prescrit la chloroquine. Elle ne peut, de toute façon, pas expliquer seule la différence. Divers paramètres ont pu accentuer la donne côté français :

  • Forte déficience de l’accès aux soins, en ville et en campagne, ce qui est une spécificité du confinement français, dans les premières semaines au moins => Prise en charge médicale beaucoup trop tardive d’une forte proportion de malades.
  • Blocage ou absence de diffusion par les autorités des traitements efficaces (chloroquine+AZT, macrolides + Zinc, …). Incitation implicite à se soigner au paracétamol (voir le site gouvernement.fr ou santepubliquefrance.fr), qui freine les défenses immunitaires quand il n’est pas nécessaire.
  • Application abusive du décret Rivotril ?
  • Singularités hospitalières ?
  • Techniques de dépistage différentes.
  • Forte proportion de morts affectés au covid-19, mais décédés par d’autres causes.
  • Souche virale différente et moins virulente en Islande, mais alors la notion même de pandémie, voire d’épidémie, serait remise en cause (Est-ce bien une épidémie virale ? Existe-t-il des cofacteurs ? Que fait l’OMS ?).

Extraits de l’étude réalisée par le collectif de médecins cités plus haut :

« Plusieurs études ont été citées par les autorités de santé françaises pour soutenir une inefficacité de l’hydroxychloroquine.

Outre le fait qu’aucune n’a testé le protocole préconisé par le Professeur Raoult, ces études ont favorisé la mise en échec de l’hydroxychloroquine : prescription en 2e phase de maladie, dose non respectée, non association avec l’azithromycine, prescription chez des patients avec atteinte sévère nécessitant une hospitalisation et bien souvent une réanimation.

Même si méthodologiquement elles sont imparfaites, les études de l’IHU Méditerranée (1,17,18), l’étude chinoise publiée par Levantovsky et al. (19), celle de Barbosa et al. (20), ainsi que la présente conduite par le collectif des médecins français vont toutes dans le même sens. Le traitement combinant hydroxychloroquine et azithromycine fait mieux que le seul traitement symptomatique en matière d’efficacité et sans créer de dommages graves lorsque la prescription est encadrée.

Il est terrible de constater qu’à ce jour, nous aurions pu avoir une réponse encore plus précise et mieux documentée si le collectif « Laissons les médecins prescrire » avait pu conduire l’étude programmée auprès de 1 000 médecins COVID+ qui se seraient auto-traités et auto-surveillés consciencieusement. Mieux encore, il eut été possible d’évaluer en parallèle différentes propositions thérapeutiques émanant des médecins libéraux, en première ligne sur le front du COVID-19 et avec des problématiques totalement différentes de celles des services de réanimation ».

 Tableau de résultats:

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Groupe 1 : Traitement symptomatique (Paracétamol et autre).

Groupe 2 : Traitement Azithromycine.

Groupe 3 : Traitement Azithromycine + Hydroxy-chloroquine.

En moyenne, les patients du groupe 3 voient disparaitre leurs symptômes au bout de 9,2 jours, soit presque trois fois plus rapidement que le groupe 1. Pour le groupe 2 traité aux antibiotiques AZT seuls, c’est une moyenne de 12,9 jours, deux fois moins que le groupe 1, avec une dispersion entre patients (chiffre entre parenthèse) plus forte que pour le groupe 3.

L’avantage de cette étude est la diversité d’appréciation des praticiens, qui viennent en appui des études précédentes. L’environnement n’est pas assez contrôlé pour prétendre à une publication en revue médicale. L’étude faite sur plus de 3000 patients à l’IHU de Marseille, elle, a été réalisée dans des conditions strictement contrôlées (équipe unique, lieu unique, laboratoire d’analyse intégré et performant, suivi). Elle a été soumise à des revues médicales de références, qui ne peuvent que la publier. Enfin, en théorie.

 

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