Polyphénols du thé vert contre le SARS CoV-2 (Covid-19)

Une récente publication de chercheurs indiens montre comment plusieurs polyphénols contenus dans le thé vert inhibent fortement l’enzyme protéase du SARS CoV-2 à l’origine de l’épidémie de Covid-19 avec une étude de simulation d’amarrage in silico et de dynamique moléculaire.

Une récente publication de chercheurs indiens montre comment plusieurs polyphénols contenus dans le thé vert inhibent fortement l’enzyme protéase du SARS CoV-2 à l’origine de l’épidémie de Covid-19 avec une étude de simulation d’amarrage in silico et de dynamique moléculaire: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7332865/

Dans leur graphique de résumé, ces chercheurs montrent bien les points cibles des polyphénols

« La maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) est une maladie respiratoire virale qui a provoqué une urgence sanitaire mondiale et qui a été annoncée comme une maladie pandémique par l’Organisation mondiale de la santé. Le manque de molécules médicamenteuses spécifiques ou de stratégie de traitement contre cette maladie la rend plus dévastatrice. Ainsi, il existe un besoin urgent de molécules médicamenteuses efficaces pour lutter contre le COVID-19. La principale protéase (Mpro) du SRAS CoV-2, un élément clé de cette réplication virale, est considérée comme une cible de choix pour le développement de médicaments anti-COVID-19. Afin de trouver de puissants inhibiteurs de Mpro, nous avons sélectionné huit polyphénols du thé vert, car ils sont déjà connus pour exercer une activité antivirale contre de nombreux virus à ARN. Nous avons élucidé les affinités de liaison et les modes de liaison entre ces polyphénols, y compris un inhibiteur Mpro bien connu N3 (ayant une affinité de liaison -7,0 kcal / mol) et Mpro en utilisant des études d’amarrage moléculaire. Les huit polyphénols présentent une bonne affinité de liaison envers Mpro (-7,1 à -9,0 kcal / mol). Cependant, seuls trois polyphénols (gallate d’épigallocatéchine, épicatéchingallate et gallocatéchine-3-gallate) interagissent fortement avec un ou les deux résidus catalytiques (His41 et Cys145) de Mpro. Les simulations de dynamique moléculaire (100 ns) sur ces trois systèmes Mpro-polyphénols révèlent en outre que ces complexes sont très stables, subissent moins de fluctuations conformationnelles et partagent un degré similaire de compacité. L’estimation du nombre total de liaisons H intermoléculaires et l’analyse MM-GBSA confirment la stabilité de ces trois complexes Mpro-polyphénols. L’analyse pharmacocinétique a également suggéré que ces polyphénols possèdent des caractéristiques de ressemblance médicamenteuses favorables. Dans l’ensemble, notre étude montre que ces trois polyphénols peuvent être utilisés comme inhibiteurs potentiels contre le SRAS CoV-2 Mpro et sont des candidats-médicaments prometteurs pour le traitement
COVID-19.
« 

On peut ainsi constater qu’après l’ortie piquante Urtica dioica capable d’inhiber la réplication du SARS CoV : https://blogs.mediapart.fr/bernard-sudan/blog/140920/l-ortie-urtica-dioica-inhibe-la-replication-du-coronavirus-sars-cov et https://www.bernardsudan.net/lortie-urtica-dioica-inhibe-la-replication-du-coronavirus-sars-cov/ 

et l’armoise annuelle Artemisia annua capable également d’inhiber le SARS CoV-2 : https://www.bernardsudan.net/des-composants-dartemisia-plus-efficaces-que-lhydroxychloroquine-contre-covid-19/ et https://blogs.mediapart.fr/bernard-sudan/blog/240720/des-composants-d-artemisia-plus-efficaces-que-l-hydroxychloroquine-contre-covid-19 ,

certaines plantes ont ainsi un fort potentiel antiviral et méritent une attention particulière, notamment pour leur absence d’effets secondaires notoires et leur faible coût financier permettant ainsi leur utilisation dans le monde entier.

Certaines plantes semblent donc apporter un arsenal complémentaire après l’utilisation efficace d’anciennes molécules comme l’hydroxychloroquine associée à l’antibiotique azythromicine par exemple également pour un faible coût et sans effets secondaires notoires aux doses utilisées : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7315163/

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