Bernard.Viguié
citoyen libre qui n 'accepte pas ce qui s'est passé à Sivens
Abonné·e de Mediapart

88 Billets

0 Édition

Billet de blog 22 oct. 2019

SIVENS / L’ahurissant classement sans suite du procureur Dérens

Si Paul a porté plainte contre Pierre, qui lui a volé un bœuf, devant un procureur français / Si Pierre a porté plainte devant le même procureur parce qu’un inconnu lui a volé un œuf / Ce même procureur peut-il classer l’affaire de Paul sans suite au motif que la personne qui lui a volé un œuf n’a pas pu être identifiée ?

Bernard.Viguié
citoyen libre qui n 'accepte pas ce qui s'est passé à Sivens
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Vous ne le pensez pas ? C’est pourtant ce qu’a fait le procureur Dérens à Sivens !

Je sais. Tout ceci semble relever d’un procès qui aurait été ouvert par André Breton ou Alfred Jarry plutôt que de la réalité d’une affaire judiciaire ayant eu lieu au XXI° siècle en France.

Je vais donc être contraint de publier cet incroyable classement sans suite pour pouvoir vous en faire JUGES, citoyennes et citoyens.

Mais avant de le publier, pour faire suite à l’épisode précédent qui évoquait la lettre édifiante de Thierry Carcenac, datée du 13 mars 2015, dans laquelle il indiquait sa volonté et celle du préfet de raser la Métairie Neuve de Sivens, je publie dans son intégralité la lettre de Jean Claude Egidio au procureur Dérens, enregistrée par le parquet d’Albi le 12 mai 2016, telle que nous la retrouverons au dossier d’enquête inénarrable du procureur Dérens en janvier 2017 (la signature Z est celle de Claude Dérens…suivez mon regard).

Il va de soi que la lettre de Carcenac datée du 13 mars 2015 n’avait pas été versée au dossier par Dérens, puisqu’il n’avait procédé à aucune des mesures d’enquête qui lui avaient été demandées, et pour cause !

Citoyennes et citoyens, qui ferez l’effort de lire ce petit blog de combat, vous avez vu que dans tous les extraits des 13 lettres de Jean Claude Egidio au procureur Dérens que j’ai publiés, comme la lettre ci-dessus, figurait en objet : « affaire de la destruction totale de la métairie neuve de Sivens le 1er juin 2015 » ainsi que les délits visés. Aucune erreur, aucune ambigüité n’était possible. Mes amis n'ont pas porté plainte suite à l'incendie ni pour les graffitis sur la Métairie (n'ayant pas qualité pour le faire).

Citoyennes et citoyens, JE VAIS VOUS FAIRE JUGES MAINTENANT du classement sans suite que mes amis ont reçu le 25 mars 2015, qui n’avait rien à voir – si l’on peut dire car en vérité il avait un peu trop à voir... – avec « notre » affaire. Pour la simple raison que le procureur Dérens avait mélangé les plaintes contre Carcenac et sa clique tarnaise avec la plainte de pure propagande déposée par son comparse Carcenac le lendemain matin de l’incendie, plainte qui visait, comme je l’ai dit ici, l’incendie et les graffitis.

Voici ce classement sans suite à la tarnaise d’une affaire bien tarnaise, et bien mafieuse, ou comment un procureur tarnais peut classer des délits caractérisés dont il a été complice en parlant d’autre chose, ce que j’appelle un classement sans suite et sans queue ni tête :

Conclusion :

Si Paul a porté plainte contre Pierre, qui lui a volé un bœuf, devant un procureur français,

Si Pierre a porté plainte devant le même procureur parce qu’un inconnu lui a volé un œuf,

Vous venez de voir de vos yeux qu’un procureur français peut classer l’affaire de Paul sans suite au motif que la personne qui lui a volé un œuf n’a pas pu être identifiée.

Mais vous n’avez pas encore tout vu…

A suivre

Un procureur cumulard ... d’infractions

épisode précédent :

https://blogs.mediapart.fr/bernard-viguie/blog/111019/l-enquete-tarnaise-comment-le-procureur-derens-couvert-thierry-carcenac

Variante d'un classement sans suite et sans queue ni tête dit "Classement à la Tarnaise"

Paul a porté plainte contre Jacques, qui lui a volé une tête de veau, devant un procureur français

Jacques a porté plainte contre X devant le même procureur parce qu’un inconnu lui a volé une queue de boeuf

La preuve est faite qu’un procureur français peut classer l’affaire de Paul sans suite au motif que la personne qui lui a volé une queue de bœuf n’a pas pu être identifiée.

C'est ce qui s’appelle un classement sans suite et sans queue ni tête, un Classement à la Tarnaise, CQFD

Merci à ceux qui auront fait l'effort de lire cet épisode et qui pourront le diffuser où ils peuvent, comme ils peuvent, au besoin en lançant une bouteille à la mer, à une époque ou un nouveau projet de barrage est dans les tuyaux et où certains ne veulent pas oublier l'anniversaire qui approche de la mort de Rémi Fraisse, qui est une des conséquences collatérales lamentable du comportement "mafieux tarnais" que je dénonce sur ce blog

A demain

début du feuilleton:

https://blogs.mediapart.fr/bernard-viguie/blog/300919/tarn-des-vandales-sivens

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

Les articles les plus lus
Journal — Violences sexuelles

À la Une de Mediapart

Journal — Culture-Idées
David Wengrow : « On semble ne plus avoir d’imagination sur ce que pourraient être les alternatives »
Pendant des milliers d’années, les humains ont expérimenté avec d’infinies variations des formes du pouvoir. Parfois saisonnier, parfois matriarcal, parfois autoritaire et brutal. Mais parfois aussi égalitaire et relativement libre, y compris à grande échelle, décrivent David Graeber et David Wengrow, dans un livre qui fait l’effet d’une bombe. 
par Jade Lindgaard
Journal — International
Soudan : un mois après, le coup d’État n’est pas achevé
En réinstallant le premier ministre dans ses fonctions, les militaires ont réussi à institutionnaliser leur putsch d’octobre. Mais un obstacle se dresse encore devant eux : la population, qui reste fortement mobilisée. Reportage à Khartoum, dans la manifestation du 25 novembre.
par Gwenaelle Lenoir
Journal — France
De Calais à l’Angleterre, les traversées de tous les dangers
Le naufrage meurtrier survenu le 24 novembre, qui a coûté la vie à 27 personnes, rappelle les risques que les personnes exilées sont prêtes à prendre pour rejoindre les côtes anglaises. En mer, les sauveteurs tentent, eux, d’éviter le plus de drames possible.
par Sheerazad Chekaik-Chaila
Journal — Culture-Idées
« Les critiques de la chasse sont très liées à la notion de civilisation »
Alors que plusieurs accidents de chasse ont relancé le débat sur cette pratique, l’anthropologue Charles Stépanoff consacre un livre saisissant à ce qui se passe dans les forêts situées à l’orée de nos villes. Entretien.
par Joseph Confavreux