Adrien Bosc, Grand prix de l'Académie française pour Constellation

La saison des grands prix littéraires est ouverte : Adrien Bosc vient de recevoir le Grand Prix de l'Académie française pour Constellation, paru chez Stock le 20 août.

La saison des grands prix littéraires est ouverte : Adrien Bosc vient de recevoir le Grand Prix de l'Académie française pour Constellation, paru chez Stock le 20 août.

A chaque rentrée littéraire sa sensation : cette année, c'était sans nul doute Constellation d'Adrien Bosc, presse unanime, livre cité sur la quasi totalité des listes de prix, du Goncourt (il en est sorti) au Renaudot, en passant par l'Interallié et le Prix Décembre. Adrien Bosc a déjà décroché le Grand Prix de la Vocation et Constellation vient d'être couronné par le Grand Prix de l'Académie française. Et c'est doublement une bonne nouvelle : parce que c'est un très bon roman, parce que c'est un premier roman et qu'il faut soutenir ces voix nouvelles (lire ici la série d'articles de Dominique Conil sur les premiers romans de la rentrée).

Adrien Bosc, l'auteur de Constellation, est né à Avignon en 1986. Il a fondé les Éditions du Sous-Sol qui publient essais et romans mais aussi les revues Feuilleton et Desports.

Un fait connu est à l’origine de Constellation, le premier roman d’Adrien Bosc : le 27 octobre 1949, « l’avion des stars », un F-BAZN d’Air France, décolle d’Orly pour New York. À son bord, 48 personnes dont la violoniste Ginette Neveu et Marcel Cerdan. Le boxeur part défendre son titre mondial contre Jake LaMotta, « le Taureau du Bronx ». « Et c’est une certitude, en décembre prochain, par un autre Constellation, il reviendra avec le titre. Dans le hall d’Orly, il fanfaronne, aux journalistes il assure : "Puisque je vous dis que je le ramènerai mon titre. Je vais me battre comme un lion. " Lion contre Taureau, une affaire de signes et de constellations. Le lion de Némée contre le Minotaure, fabuleuse affiche du 2 décembre 1949 au Madison Square Garden. » Le combat n’aura jamais lieu, Édith ne retrouvera pas Marcel, l’avion s’abîme lors de son escale dans les Açores. Sous la forme d’une « dépêche retardée », à la manière d’André Breton dans Nadja, Adrien Bosc revient sur l’histoire de chacun et la constellation de hasards qui ont conduit le champion et les autres passagers à prendre ce vol. Chaque chapitre est le détail d’une fresque commune, la pièce d’un puzzle. « Un concours infini de causes détermine le plus improbable résultat. Quarante-huit personnes, autant d’agents d’incertitudes englobées dans une série de raisons innombrables, le destin est toujours une affaire de points de vue. Un avion modélisé dans lequel quarante-huit fragments d’histoires forment un monde. » (...) Lire ici la suite de l'article consacré à Constellation, sur Mediapart, le 20 août 2014.

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