Les aidants familiaux (suite); lettre à Emmanuel MACRON, Président de la République

Il y a de cela environ deux mois, j'ai adressé une lettre à M. Emmanuel MACRON, Président de la République, regroupant ces trois articles, afin de connaître ses intentions relatives à l'amélioration du statut et des droits quasi-inexistants des familles aidantes de malades mentaux.

Dans cette même édition, j'ai publié trois articles:

Mon fils, ce schizophrène...

27 oct. 2015 Par Tricia Natho

Dans la famille NOV'LANGUE, je demande les aidants familiaux

8 oct. 2016 Par Tricia Natho

Lettre ouverte aux candidats à l'élection présidentielle

17 avr. 2017 Par Tricia Natho

 Il y a de cela environ deux mois, j'ai adressé une lettre à M. Emmanuel MACRON, Président de la République, regroupant ces trois articles, afin de connaître ses intentions relatives à l'amélioration du statut et des droits quasi-inexistants des familles aidantes de malades mentaux. Je n'ai reçu, à ce jour, aucune réponse, et ce, malgré une relance par courriel sur le site de l'Elysée.

J'en conclus, d'une part, que le nouvel élu à la fonction suprême méconnaît les règles d'usage qui dictent au Président de la République une obligation de réponse aux concitoyens qui l'interpellent par courrier, ne serait-ce que par politesse et respect de l'autre.

D'autre part, à l'heure où un plan de casse des services publics est en oeuvre, à l'heure où les hôpitaux sont asphyxiés par la charge de travail, à l'heure où la psychiatrie publique est condamnée, à plus ou moins brève échéance, à n'être que le "parent pauvre" de la médecine somatique, à l'heure où la délégation de charge est dévolue à la famille, quand elle est présente, induisant subrepticement une psychiatrie à deux vitesses, je me permets de m'adresser directement à vous, Monsieur le Président de la République, par le biais de cette édition ouverte, pour constater que les citoyens qui ne se rangent pas parmi "les citoyens en marche, volontaires, flexibles et performants", en d'autres termes, les éclopés de la vie, les vulnérables, parmi les plus précaires, ceux-là même qui ne rentrent pas dans vos cases, ainsi que leurs familles, ne suscitent qu'un intérêt mineur, l'urgence se reportant sur... la supression de l'ISF, dont bénéficieront les plus nantis d'entre nous.

Hélas, ce constat n'est qu'une pièce d'un puzzle parfaitement cohérent, dans un monde où règne la suprématie de la logique marchande de l'Humain. Je n'en dirai pas plus, les penseurs éclairés, les non-productifs - la pensée n'étant pas une valeur marchande - nous alertant suffisamment, et mieux que je ne pourrais le faire, sur les dérives dangereuses d'une telle conception des rapports humains, quand l'avidité des plus puissants qui composent cette triste humanité, remplace le partage et la solidarité.

 

 

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