86. Gouvernance néolibérale universelle ...et son avatar le management.

La séduction est leur recette de survie. Pour masquer l'inversion de nos valeurs. Qu'ajouterait un gouvernement d'extrême-droite ? Regardons la sinistre actualité du Venezuela parmi cent autres. Pouvoir brutaux, mais pouvoirs faibles. Face à la violence, notre force n'est pas dans l'affrontement, Mais inventer des solidarités et toutes façons de les affaiblir politiquement. Et les ridiculiser.

La séduction est leur recette de survie, tant que ces gouvernants néolibéraux se plient à une procédure électorale. Séduction par tromperie : Ils créent une réalité virtuelle  avec quelques gadgets (vapoteurs, trottinettes, 5G, ...) pour effacer le réel sur lequel nous nous battons.  Centre-gauche qu'ils se proclament...  Mon c...! 

La séduction doit recouvrir, masquer  :

le déni, les mensonges, la dissimulation, l'imposture, *

la domination de tous contre tous et les abus de pouvoir, le virilisme

le dénigrement, l'intimidation,  l'humiliation,

un mépris absolu pour les assujettis, et particulièrement femmes et racisés et handicapés, nier notre humanité,

les menaces, la maltraitance, les violences, la neutralisation ,(636 blessures graves dont mutilations deux tués, un disparu)

le harcèlement judiciaire, les comparutions immédiates, accusations mensongères parjures et falsifications.

la sous-traitance au privé, le clientélisme, le favoritisme, commissions et rétro-commissions, le gaspillage d'argent public, et la gestion par algorithmes trafiqués,

Le carriérisme et la corruption institutionnelle dont le racisme institutionnel. Un traitement pénal des problèmes sociaux qui a pour seul effet d'étendre le pouvoir et l'arbitraire de la police.

Et par transfert des politiques coloniales, la construction de l’ennemi intérieur, qui fonde la stratégie de police et comme imaginaire à créer dans l’opinion.

Pour justifier les atteintes aux libertés, justifier la violence d’État aux limites toujours repoussées.

Après le mythe du communisme, puis le mythe de la délinquance des jeunes, puis celui de la guerre de civilisation doublé du mythe migratoire, sécrétés par l’extrême-droite et par des théoriciens de l'armée.   Voici l’épidémie du militantisme que la police voit partout et doit détruire à bout portant.  Y compris contre le secours en mer ou en montagne, Y compris vis à vis d'enfants isolés. Ou les internements massifs et inhumains.  Tous crimes contre l'humanité.

 

Le gouvernement LREM a porté chaque trait néolibéral à un niveau rare.

 

Qu'ajouterait un gouvernement d'extrême-droite à cette gouvernance ?

Pour réponse, voir la sinistre actualité, surabondante hélas. Dont le Venezuela 

Des internements massifs (réclamés par Wauquiez), l'assassinat des gêneurs, la torture, la mise à l'écart totale de tout protestataire, ou à base raciste, les condamnations judiciaires expéditives, la falsification de l'histoire, la destruction de la culture et de l’humanisme.

Les références concrètes du passé proche et du présent ne manquent hélas pas y compris dans notre propre histoire niée.

 

Les Etats totalitaires sont effrayants de brutalité, et de nuisance. Mais ils sont d’autant plus faibles.

Notre force n’est pas dans l’affrontement, 

Mais à inventer mille façons d’affaiblir politiquement les adversaires. Voies que Colluche et Desproges avaient ouvertes.

Réagir à la bêtise et au tragique quotidiens.

Les ridiculiser !

Et inventer toutes les SOLIDARITES !

 

https://blogs.mediapart.fr/macko-dragan/blog/090719/le-premier-centre-emmaues-paysan-cree-dans-la-roya

https://blogs.mediapart.fr/stephane-ortega/blog/051218/violences-sur-lyceens-les-tirs-de-flashball-font-de-nombreux-blesses

 

Management néolibéral nihiliste, fondé sur le mépris. (Ajout du 26 08 2019)

J'ai vécu la transition des entreprises classique

.J'ai vécu la dépersonnalisation dans le travail répétitif à haute fréquence comme Hannah Arendt le décrit, Entreprise à commandement pyramidal, équipe d'ouvriers, chef d'équipe, contremaître, chef d'atelier, chef de fabrication Mais l'encadrement jusqu'à contremaître pouvait montrer le travail de chaque poste et bien le faire, que ce soit tour, aléseuse, etc.. Toutes les générations d'ouvriers ont su que le patron s'enrichissait grâce à son usine. Mais il était évident à tous que l'encadrement et la direction œuvraient à faire vivre l'entreprise, de façon critiquable, qu'il fallait agir collectivement pour relâcher un peu la pression très dure. Mais globalement il y avait une acceptation par chacun de la tâche à effectuer.

Aujourd'hui après 20 ans de néolibéralisme, je relis différemment l'acceptation de la tâche à accomplir : non pas besoin d'obéissance comme il est souvent dit.

Mais sur la base d'une confiance globale que chacun réalisait le travail correspondant à sa fonction.

C'est une confiance et un partage de compétence que j'ai trouvées dans l'inspection du travail, par la suite. Compétence vue réelle et croissante jusqu'au ministère.

J'ai vécu la mutation néolibérale dans deux domaines très différents jusque dans une collectivité territoriale. Puis nous avons vu notamment à l'occasion de jugements sur suicides, en quoi consiste le management néolibéral : la formation des nouveaux cadres, la gouvernance d'entreprise ou de service public ne repose pas sur la compétence. C'est devenu un principe : la technicité est laissée aux exécutants. Seules les techniques du management sont enseignées et requises. Management stupide absurde qui veut ignorer la qualité du travail, et ignorer sa finalité.

Perte de sens, et perte de confiance dans l'encadrement et dans l'institution en résultent, avec l'épuisement, et la précarisation de l'organisation et des emplois.  On doit aussi examiner le vocabulaire employé destiné à déstructurer la pensée, casser la personnalité de chacun qui n'est interpellé que sur un charabia inepte. 

 * https://blogs.mediapart.fr/paul-cassia/blog/290819/le-president-de-la-republique-et-les-pesticides-derriere-les-mots-le-statu-quo

   https://blogs.mediapart.fr/jfvacher/blog/290819/la-croissance-miraculeuse-de-m-macron

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