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Billet de blog 6 nov. 2016

Un Rastignac de la plume à la soupe du lobby des 4 larrons

« Que vos choix soient le reflet de vos espoirs et non de vos peurs" Nelson MANDELA

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Le 19 octobre, M. Yvon Quiniou, https://blogs.mediapart.fr/yvon-quiniou/blog/191016/pour-une-approche-critique-de-lislam-commente-par-j-p-catonnerelayé par J.-P. Catonné, trouve (cf. lien ci-dessus) de la clarté et de la rigueur dans ce billet au « feed-back », indécent. Contrairement à ce qui y est affirmé péremptoirement, l’a priori hostile, est, au contraire, manifeste. Le billet est un tri de vieux poncifs qui ne résistent aucunementà un examen attentif.

Il est de saison, pour tel ou tel écrivain, escaladant la renommée facile, de disposer de la dignité de nos compatriotes musulmans  en guise de marchepied ; nous avons vu prospérer, dans cette veine, bien des spécimens, ces 30 dernières années. Le courage, comme le rappelle Emmanuel Todd dans son dernier ouvrage, consiste, en l’espèce, à s’attaquer à la religion dominante du pays et non au souffreteux islam de France d’extraction malékite, donc sans clergé et partant, sans défense.

 Mais n’est pas Voltaire qui veut. 

Tout bon musulman vous dirait «  les chiens aboient, la caravane passe ». Il n’y a que de petits écervelés, ignorants - de ce fait, peu résilients - l’esprit surchauffé par 30 ans d’agression, au quotidien, de la religion de leurs parents - dont ils ne possèdent, du reste, que quelques rudiments - pour répondre, par l’horreur, aux  provocations laïcistes.

Si les tenants du laïcisme doivent  impérativement traiter de l’intolérance religieuse,  pour être équitables, il leur faudrait  juger l’Islam à l’aune commune de l’histoire de toutes les religions, le comparer d’abord  au christianisme et au judaïsme nés dans le même espace géographique, donc dans la même culture. La loyauté exige une comparaison scrupuleuse des Fiqhs, au Talmud et  au Droit Canon.

Et, il y a autant d’obédiences islamiques que de Fiqhs et de sharias cf. https://blogs.mediapart.fr/edition/lescarbille/article/270916/de-la-soi-disant-unicite-de-la-sharia-et-du-pseudo-monolithique-islam  

De plus, vous n’avez pas le droit, sauf à donner dans le diffamatoire, d’attribuer les infirmités d’une religion à  sa voisine de pallier : la guerre sainte, ne vous en déplaise,  est une émanation du christianisme .Elle a été théorisée par Saint-Augustin dans sa lettre n° 13 à l’évêque Donatiste  Vincentus et mise en pratique contre les Musulmans, les Bogomiles, les Cathares, les Dolciniens, les Vaudois, les Protestants, les cités romaines, sans oublier, bien sûr,  les Donatistes. Vous insinuez, en plus, que le Coran en appelle au meurtre. Une telle accusation doit être étayée de faits circonstanciés : dans quelle sourate, quel verset, quel contexte ?

Votre jugement lapidaire  selon lequel « (…) les croyants de la religion du Livre, juifs et chrétiens, ont droit à une tolérance moyennant tribut. Telle fut la situation des Juifs en terre d’Islam : Dlimi (sic !), protégés et infériorisés » fait montre  - pour le moins - d’une ignorance manifeste.

D’abord, font partie de Ahl-El-Kitthab,  « gens du livre », les juifs, les chrétiens, les bahis (zoroastriens)  mais aussi les musulmans ; ne cherchons pas l’infamie là où elle n’existe pas, surtout quand «  gens du livre » tend à mettre, au contraire, toutes ces religions sur un même rang, celui des croyants en un dieu unique. Par ailleurs,  ce n’est pas « Dlimi »  mais  « Dhimmi ». Ce terme  veut dire sous la protection directe du souverain. Le statut de Dhimmi permettait la liberté de culte aux chrétiens et aux juifs, déjà du vivant de Mahomet, et aux bahis sous le règne du calife Omar. Chrétiens, juifs et bahis  étaient exemptés du port des armes en temps de guerre et en contrepartie payaient un impôt supplémentaire – c’est du reste le cas, en Israël, aujourd’hui, des arabes de nationalité israélienne (vous n’avez rien à y redire,  n’est-ce pas ?).  

Quant à la soi-disant infériorité des Dhimmis - c’est inexact - je vous renvoie aux écrits de Rabbi Haïm Nahum, à une de ses biographies (notamment celle écrite par son fils) ou  à la thèse de doctorat de Madame la Sénatrice  Esther Benbassa dont le sujet était, justement «  Rabbi Haïm Nahum ». Vous devriez, en particulier, vous focaliser sur la réponse de ce grand Rabbin et Ministre  à la proposition du sultan de la Sublime Porte de supprimer le statut de « Dhimmis » pour ses sujets juifs.

Mine de rien, vous glissez : « Point besoin de rappeler l’infériorité proclamée de la femme ».

Pour être juste, là aussi, l’honnête homme se doit de relativiser car - exception faite des sociétés matriarcales -  dans toutes les sociétés (monothéistes, animistes et autres) la femme a été sous tutelle. Voyez les dires de Fatima, ceux d’Olympe de Gouge, ceux de Simone de Beauvoir et même ceux de vos égéries laïcistes du moment, Mme Badinter en tête. Toutes soulignent cet état de fait.

 De plus, nous devrions être plus modestes et balayer devant notre porte : le droit de vote n’a été octroyé aux Françaises qu’en 1945 - bien après les musulmanes turques. Cela vous calme, sévèrement, un zélote ethnocentriste franchouillard, n’est-ce pas ?

Si les femmes se sont libérées au cours des années 60, et en particulier en 1968,  soyons honnêtes, nous y fûmes pour si peu. Et, si d’aucuns ne leur donnent pas ouvertement du «  la isbisse di counasse »- rendu célèbre par canal plus- les plus fines d’oreille l’entendent pensé très fort, bien souvent. Ces dames  seraient bien inspirées de ne  pas confier leur liberté -  chèrement payée par leurs aînées -   à tel Robin des bois ou tel autre , même si elles savent pouvoir leur faire confiance quand , la main déjà sur la poitrine, ils protestent de leur  désir ardent de lutter derrière elles, au plus près.

Alors, plutôt que  de focaliser sur la poutre dans l’œil du musulman, regardons la grume de baobab fichée dans le nôtre ; nous participons d’une même cécité.

Depuis 30 ans les « ayatollahs laïcistes » font la courte échelle aux islamistes de tous poils - et   réciproquement - dans leur ascension vers l’horreur .De glissements sémantiques en approximations vaseuses, d’ignorance crasse en déclarations mensongères et péremptoires, ils ont sapé les fondations de notre vivre en ensemble  et fait le lit des droites extrêmes. Ils avaient compté sur l’aridité des textes de lois de la République, et de ceux de l’Islam  pour décourager toutes les velléités égarées sur le chemin ardu de la quête de la vérité. Ils ont vu juste : comme ceux de Panurge, nous les avons suivis. 

L’islam est pluriel cf.  https://blogs.mediapart.fr/edition/lescarbille/article/270916/de-la-soi-disant-unicite-de-la-sharia-et-du-pseudo-monolithique-islam  .

 Le code Napoléon est en vigueur dans bon nombre de pays arabes (Algérie, Tunisie, Syrie, Liban), le code civil suisse et le code pénal italien le sont toujours en Turquie, l’Indonésie a conservé les textes législatifs bataves et la  démocratique  Malaise, toute british, ceux de la Grande Bretagne. Les Ex-Républiques musulmanes soviétiques ont gardé le Droit de l’ancienne puissance également.

Aussi donc, la sharia soi-disant unique et univoque - dont les laïcistes nous soufflettent à longueur de longueur d’onde- n’est qu’une mystification, une gigantesque escroquerie intellectuelle au service de leurs intérêts particularistes.

Il y a 1,620 Milliard de musulmans dans le monde     https://fr.wikipedia.org/wiki/Nombre_de_musulmans_par_pays  Constatons que la quasi-totalité d’entre eux (81%) ont une justice, utilisant, au quotidien, le Droit des nations démocratiques telles que la France, le Royaume-Uni, la Belgique, l’Italie, la Suisse.

Seuls l’Iran, l’Arabie Saoudite et l’Afghanistan (populations respectives 74,8 ; 27 ; 29 millions), qui ne représentent que  8,3% des musulmans dans le monde, relèvent d’une justice étayée par des sharias : Sharia du Shiisme d’obédience iranienne, Sharia salafiste (= wahhabite) en Arabie  et Sharia Shaffi’ite d’Afghanistan. Cette dernière,  sous les fourches caudines des Talibans, s’est matinée de salafisme.   

Je n’ai pas trouvé de sources fiables récentes, à même d’expliciter  le cas du Pakistan. Ce pays est devenu état islamique par la Volonté de M. Ziah-Ul-Haq, en 1979. A-t- il perdu son Droit d’origine britannique ? Je l’ignore .Le Pakistan a une population de 178 Millions de musulmans, soit 11 % du total des musulmans du monde. Ce pays a instrumentalisé les talibans  comme il a instrumentalisé la résistance afghane hier- pour des raisons de géostratégie. Il n’est pas classé cependant parmi les ennemis de l’Occident. Le Pakistan ne relève donc pas de la même dynamique que les 8,3 % de musulmans décriés. 

Constatons la malignité des manipulateurs laïcistes, inconséquents, qui agonisent, depuis 30 ans, l’  « Islam », entité vague car généraliste, mais épargnent, méticuleusement, l’Arabie Saoudite - prospérant sous la protection du CENTCOM de notre « bon maître à tous », les USA -  dont le messianisme salafiste délétère pousse son  ombre portée sur toutes « les pétaudières actuelles» .

 Les laïcistes se sont  d’abord focalisés sur l’Iran, après l’affaire EURODIF, 1980, et nous ont fait croire que les turbulences nées de la Révolution Iranienne sont l’Islam .Nous les avons crus ; pourtant les Shiites iraniens ne constituent que 4,7 % de la totalité des musulmans. Par ailleurs, les matraquages médiatiques quotidiens ont incrusté dans nos cerveaux endoloris l’idée selon laquelle les exactions des talibans  afghans sont l’Islam. Nous les avons crus aussi ; pourtant  les Afghans ne représentent moins de 2 % des musulmans du monde.

 Les laïcistes ont avili notre démocratie, bafoué l’opinion, fracassé le vivre ensemble, insulté l’Islam de France et violé, jour après jour - tout en s’en prévalant effrontément - la loi de décembre 1905 régissant la laïcité[ML1] .

La lettre ouverte à M. le Président de la République,https://blogs.mediapart.fr/edition/lescarbille/article/011016/lettre-ouverte-m-le-president-de-la-republique adressée également à la Ligue des Droits de l’Homme, à M. le défenseur des Droits et à l’Observatoire de la Laïcité montre comment ils ont biaisé la loi de décembre 1905 - toujours en vigueur -  et la Constitution , en se servant d’arguments piochés dans une loi abrogée ,de 1795 .Mesurez-y la profondeur du mépris dans lesquels ces messieurs-dames inscrivent notre intelligence et notre citoyenneté.

En guise de conclusion, M. Jean-Philippe Catonné, apologiste de circonstance, du Sieur Quiniou, déclare : « Quant à ceux qui veulent manifester le droit d’exprimer leur libre pensée sans référence à quelque pensée religieuse, Quiniou  rappelle les propos de Pierre Bayle : « une société d’athées est possible » (p. 91). Avant son avènement, il propose de vivre selon une morale kantienne respectueuse de la personne, éloignée de l’idéologie haineuse de religions qui unissent contre et donc divisent. Le respect de la personne implique de droit de critiquer sa croyance. Une telle morale s’accorde avec l’idée humaniste et universaliste des Droits de l’Homme. Elle s’inscrit aussi dans un projet politique, celle d’une utopie communiste, sachant « que l’utopie n’est souvent que le réalisme de l’avenir » (p.63) ».

 Dans une telle construction syllogistique,  remplacer  le mot religions par laïcistes et l’équation se trouve résolue pareillement, dans ses moindres nuances. Messieurs, vous frôlez la fusion du « tous est nécessaire » et du « tout est possible » qui a servi de matrice à l’œuvre d’Annah Arendt,  de 1951, « les origines du totalitarisme ».

Sur une échelle des croyances - en considérant l’agnosticisme comme centre du référentiel- l’athéisme se situe à l’opposé de la religion. Plus on s’éloigne de l’agnosticisme, dans un sens ou dans l’autre,  plus le risque de verser dans le fanatisme est grand. Ceux qui connaissent l’Histoire de l’Union Soviétique et de la montée de l’Hitlérisme d’une part, de l’Eglise Catholique Apostolique et Romaine d’autre part, vous le confirmeront.

Toutes les intolérances se valent – toutes, y compris celles qui mobilisent  Kant et Pierre Bayle. En dernier ressort, la parole doit revenir à la loi de la République. La loi de décembre 1905 et la Constitution, concomitamment, délimitent le cadre de la laïcité : ce qui est à l’intérieur est la laïcité, ce qui est en dehors n’est pas la laïcité.

De plus, qu’ils relèvent d’une école de pensée ou d’une autre, les citoyens sont à égalité de droit et de devoir : c’est  gravé dans le marbre constitutionnel. 

Kant propose également le concept de « mal radical », une notion renvoyant à la perversité du cœur humain, qui ne se laisse jamais guider entièrement  par la raison morale mais cherche toujours, en même temps, son propre intérêt égoïste.

La laïcité, malgré la loi de décembre 1905, sans équivoque pourtant, est  outrancièrement biaisée par les laïcistes, hantant les média. Ainsi corrompue , elle amène , depuis 30 ans, de  l’eau  aux  moulins  de  si  nombreuses  causes , les  potentialise  et   les  agrège  contre  un  sempiternel  bouc  émissaire  en  perpétuelle mutation ,au gré des besoins : hier le crouille, aujourd’hui le musulman , mais c’est le même. 

 Ces causes , si  différentes , certaines  plus respectables  que  d’autres , qui , par  un  concours  de circonstances , entrent   en  résonance , sont , en vrac :  Le  féminisme  occidental , le féminisme musulman , les  groupes de pression  gays  et  lesbiens , le  sionisme , nos  Zemmour et Finkielkraut internationaux - transmutés  , ironie de l’Histoire, en sicaires défenseurs de la pureté de la nation française -  les droites extrêmes  classiques , les ultras , nostalgiques de  l’Algérie française, les  Islamistes de « tous poils », la désinformation   algérienne , la  désinformation  tunisienne , la désinformation marocaine , les   néoconservateurs américains  et  leurs  antennes  européennes , certains  élus  raclant  la  lie du foudre électoral ,et maintenant  M. Valls , Premier Ministre fébrile qui ,perdant le cap de la France  ,  le recherche  , nerveusement  , dans  les burkinis de ces dames .

La résultante de ces 30 années d’anti-Islam forcené, est la  banalisation des idées des droites extrêmes : nos laïcistes débridés ont confectionné  une panoplie de Jeanne d’Arc de la laïcité  à Mme  Le Pen. Comment  pourraient-ils, de manière crédible, revenir aujourd’hui sur ce qu’ils ont si péremptoirement  déclaré hier ?  Qui nous extirpera de ce malstrom ?

                                                                                                                            Belab.


 [ML1]

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