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Billet de blog 11 janv. 2022

Roland Sabatier est-il le plus grand artiste français vivant ?

Depuis un demi-siècle, l’artiste lettriste poursuit une vertigineuse « destruction » des arts visuels qui l’impose comme un créateur majeur de notre temps. Ses œuvres sont actuellement visibles dans la salle lettriste des collections permanentes du Centre Pompidou à Paris.

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Portrait de Roland Sabatier, légèrement altéré.

L’art contemporain a ses grands artistes qu’il oublie parfois pendant des années avant de les réhabiliter subitement. C’est le cas de Roland Sabatier, figure majeure du lettrisme. Après la disparition du fondateur du mouvement, Isidore Isou en 2007, et celle plus récente de Maurice Lemaître en 2018, Roland Sabatier est l’un des derniers lettristes historiques.

A 79 ans, il fait l’objet, depuis quelques années, d’une reconnaissance internationale. Ses œuvres entrent dans les collections des plus grands musées du monde, du Getty Museum de Los Angeles au musée d'Art de Tel Aviv, du Metropolitan Museum de New York au Centre Pompidou de Paris.

Il est actuellement possible de découvrir ses œuvres dans la salle lettriste du 5ème étage du Centre Pompidou. Aux côtés des œuvres d'Isou, Maurice Lemaître, Gabriel Pomerand, celles de Sabatier attirent l'attention par leur côté singulier.

Roland Sabatier, Le petit théâtre de Roland Sabatier, 1965. Bois, carton, textile et acrylique, 64,5 x 66 x 24 cm. Centre Pompidou (achat 2015). © ADAGP, Paris. Photographie Audrey Laurans – Centre Pompidou, MMAM-CCI/Dist. RMN-GP.

Retenons Le Petit théâtre de Roland Sabatier (1965) qui se présente comme une installation théâtrale miniature dans laquelle les marionnettes ont cédé la place à un spectacle de signes hypergraphiques. Pour l'artiste, il s'agit d'une pièce de théâtre d'un nouveau genre. Un anti-théâtre qui se fait peinture. Entièrement recouverte de signes énigmatiques sortis de l’imagination de l’artiste, l’œuvre est ce que les lettristes appellent une « hypergraphie ». Ni figurative, ni abstraite, l’hypergraphie est une forme d’art qui emploie l’intégralité des signes graphiques de l’humanité : alphabets, idéogrammes, hiéroglyphes, ou toute autre régime de signes existants ou inventés. Etrangement, les signes de Sabatier ne sont porteurs d’aucun message, ils sont là pour leur seule beauté plastique.

Roland Sabatier, Quatre sans titre (premier panneau), 1963. Ripolin, gravure sur isorel, 40 x 40 cm (chaque panneau). Centre Pompidou (achat 2015). © ADAGP, Paris. Photographie Georges Meguerditchian – Centre Pompidou, MMAM-CCI/Dist. RMN-GP.

Et puis, il y a Quatre sans titre, avec son énergie si neuve, et cette façon unique d'être en avance sur l'art conceptuel (1965) et l'art minimal (1965). Avec ses quatre panneaux blancs et ses signes mystérieux gravés dans la peinture monochrome, l'œuvre se révèle être « D'une simplicité formelle quasi-conceptuelle » (extrait du cartel du Musée d'Art Moderne). On sent, chez l'artiste, la joie d’en découdre avec les formes convenues de l'art.

Chez Sabatier, le renoncement à la signification s’inscrit à l’intérieur d’un projet esthétique beaucoup plus vaste et radical : l’élaboration d’une critique théorique et pratique de l’art portée jusqu’à sa « destruction ». Son œuvre est un continent à découvrir.

DERNIER LETTRISTE

Mais, qui est Roland Sabatier ? Né le 23 juillet 1942 à Toulouse, il entre aux Beaux-Arts de la ville rose, puis de Grenoble, et finit par des études de théâtre à l’Ecole de la rue Blanche à Paris (actuelle ENSATT à Lyon). En perpétuelle recherche de nouveautés, il fréquente les ex-lettristes Dufrêne, Wolman et Brau qui lui présentent Isidore Isou (1925-2007), le fondateur du lettrisme. Une rencontre décisive dans sa vie, qui aura lieu en 1963, à la Biennale de Paris à l'occasion d’un récital de poésie lettriste. Il a alors le sentiment « d’avoir découvert ce qu’il attendait depuis des années, à savoir, un mouvement authentiquement créateur après le dadaïsme et le surréalisme ».

Roland Sabatier, Pleine page rouge, 1965. Encre et acrylique sur toile, 65 x 50 cm. Collection privée.

Le lettrisme s’est imposé, dès 1945, dans le Paris de l’après-guerre comme une nouvelle avant-garde fondée sur l’esthétique de la lettre et du signe. Roland Sabatier rejoint donc le groupe lettriste en 1963, participe à ses réunions et investit très vite l’ensemble des disciplines artistiques abordées par Isou : poésie, peinture, sculpture, installations, architecture, cinéma, arts de la scène, roman. Citons le mémorable roman expérimental Manipulitude (1963), ouvert à l’intervention libre des lecteurs, ou Gaffe au golfe (1964), ancêtre du roman graphique. Il compose également des œuvres poético-musicales qu’il déclame publiquement avec les autres lettristes, notamment au Théâtre de l’Odéon en 1964.

Sabatier assimile également l’historiographie lettriste qui consiste à diviser l’évolution d’un art en deux phases : une phase « amplique » caractérisée par une construction de l’expression artistique, et une phase « ciselante », qui en est sa destruction. Si l’on prend le cas de l’histoire de la peinture, de Giotto à Courbet, les artistes développent sa période amplique en imitant la réalité. De Manet à Duchamp, les créateurs de la période ciselante décomposent l’idée de représentation. Sabatier se passionne pour la « destruction » et va développer un travail essentiellement ciselant.

DÉCOMPOSITION

Ses premiers chefs-d’œuvre sont assurément Les Erreurs (1963), une série de tableaux à mots écrits avec des fautes d’orthographe, ou des jeux de mots : « Desin », « Tablau », « Soli(tu)de ». L’artiste met au point une suite de signes graphiques - torse de femme, nuage avec averse, parapluie ouvert, entrecoupés de divers signes cunéiformes – qui forme un « motif visuel » qui n’appartient qu’à lui. Répété de toile en toile, le motif devient caractéristique de son style, sériel et délibérément sans effet plastique.

Certains de ses tableaux, comme Pleine page rouge (1964), ne sont pas sans évoquer les tablettes des premiers temps de l’écriture. Ses investigations plastiques le conduisent à explorer des territoires esthétiques non abordés par Isou : « Je tente de faire ce qu’Isou n’a pas fait. Comme Picasso n’a pas pu faire, à lui seul, tout le cubisme », confie-t-il.

Roland Sabatier, Quasi-anti-hypergraphie : l’emballage, 1970. Encre sur toile, papier kraft, ficelle.

Dès 1964, Isidore Isou salue son entrée dans le lettrisme : « Roland Sabatier est parmi nous, depuis moins d’un an et il me semble qu’il est avec nous depuis bien longtemps, car une activité riche et multiple forge déjà le contour de sa personnalité ».

A partir de 1969, Roland Sabatier accentue et systématise la destruction des signes, ouvrant ainsi un nouveau territoire ciselant au cœur de l’hypergraphie. Il réalise des œuvres avec des signes décomposés aux variations infinies : fragmentations en tous genres, biffures, distorsions, découpe de pictogrammes en pièces numérotées. « J’ai essayé d’apporter la Beauté de la destruction », déclare-t-il.

Chez Sabatier, la destruction n’a jamais de connotation négative. Positive, elle affirme la beauté insoupçonnée de l’anéantissement. Il arrive que la destruction puisse conduire jusqu’à l’impossibilité de réaliser pratiquement l’œuvre d’art.

Roland Sabatier, (Descriptions), œuvre hypergraphie polythanasie, 1972. Encre noire sur papier. Les signes hypergraphiques ont cédé la place à leur description sous la forme d’un texte.

(Descriptions), exécutée en 1972, doit être considérée comme une œuvre majeure : les signes graphiques sont ici remplacés par un texte les décrivant minutieusement. La description devient l’œuvre. Ce type de travail s’inscrit dans ce que l’artiste appelle la « polythanasie esthétique », ou la multi-mort de l’œuvre d’art. Chaque section de l’œuvre est anéantie : sa composition formelle, son support matériel, et son thème.

Au fil des années, son art se métamorphose sans cesse, en quête de l’ultime destruction. Derrière cette apparente complexité, la stratégie créative de Sabatier est d’une grande limpidité : « Je me pose d’abord la question : est-ce que cela a déjà été fait ? Si cela n’a pas été fait, je le fais ».

Roland Sabatier, Suite à peine existante (pour soliste), 1966. Partition d’une œuvre poético-musicale. Encre sur papier

En 1974, il théorise la « mémorisation esthétique » qui considère que le souvenir d’une œuvre disparue - détruite, effacée, voire même absente - devient elle-même l’œuvre d’art, comme dans la pièce Je ne sais pas, j’ai oublié (1974). Tantôt c’est la forme, le support ou le sujet qui s’évapore. En tant que spectateurs, nous sommes confrontés aux limites de notre perception. Et, également, à l’idée de ce qui est acceptable ou non en matière d'art.

On l’aura compris, il devient difficile d’embrasser l’immensité de son œuvre. On retiendra la série Histoire de l’art qui revisite avec ses signes hypergraphiques l’évolution des mutations stylistiques de l’art moderne, dans une mise en abyme délicieuse de l’histoire ; citons aussi, les célèbres Œuvres de pédagogie esthétique qui éclaircissent le sens des apports artistiques du passé.

Si son travail est souvent très réflexif, il n’hésite pas à réaliser des pièces pleines d’humour, en dissimulant par exemples des œuvres dans des pochettes-surprises, ou en concevant des œuvres pour chiens. Autres exemples, parmi tant d’œuvres, les Electrographies (1963-1964) qui fonctionnent comme des partitions visuelles pour des spectacles de lumière, à la fois peintures et installations théâtrales.

Sa recherche ne connaît pas de limite. Dès les années 1960, Sabatier explore parallèlement une autre forme d’art qui se nomme l’art infinitésimal, ou art imaginaire (fondé par Isou, en 1956). Cette fois, c’est le règne de l’empire des signes virtuels ou imaginaires.

Roland Sabatier, Peinture promenade, 1966. Acrylique et encre sur carte routière, 50 x 120 cm.

Dans Peinture promenade (1966), il propose, à partir d’une carte Michelin, une errance mentale à la psyché des spectateurs. Les signes ne valent plus pour eux-mêmes. Ils deviennent des tremplins vers un imaginaire esthétique, comme on peut le voir dans Les mots imaginaires (1966) qui augmentent les mots du dictionnaire.

On le voit bien, chaque œuvre de Sabatier aborde un aspect critique, soit sa décomposition formelle, l’altération ou l’abolition de sa base matérielle, ou l’élimination de tout thème. Avec un don de la synthèse, Isidore Isou situe l’apport de Sabatier : « Le temps qu’il a accordé au domaine de la multi-destruction hypergraphique et infinitésimale a augmenté les pouvoirs de Sabatier et son droit de traverser le temps (...) ».

Roland Sabatier, Les Mots imaginaires n°2, 1966. Gouache et encre sur page de dictionnaire, 32,5 x 25 cm.

CONTRE LE CINEMA

Roland Sabatier est également un grand cinéaste. Pour lui, le cinéma se caractérise par son retard sur les autres arts. Si l’on emploie le lexique lettriste, le cinéma reste un art amplique, régi par le formatage des conventions. Les lettristes considèrent qu’ils sont à l’origine de sa phase ciselante avec leurs innovations destructives, tels que le montage « discrépant » écartelant son et image, le massacre de la pellicule, ou le renoncement à la narration. Sabatier s’inscrit dans ce projet et le prolonge.

Dans son cinéma, on peut trouver des films sur supports classiques (16 mn, super-8, vidéo), mais aussi toute une production qui prend la forme d’installations. Enfin, plus hermétique encore, il dématérialise ses films et propose des séances mentales aux spectateurs. Aventure cérébrale plus que visuelle.

Ainsi, il transforme le mode d’être du cinéma, son statut proprement ontologique. Il explore un cinéma hypergraphique, à l’instar de son travail plastique, dans lequel les signes visuels sont remplacés par une bande-son les décrivant. Le film (n’)est (plus qu’)un souvenir (1975) est représentatif de ce qu’il appelle un « film polythanasé », sans pellicule, et qui se réduit à une installation : bobines, affiche du film, photographies des acteurs, projecteurs, caméra et trépied, jusqu’au siège du metteur en scène.

Le cinéaste et essayiste Erik Bullot parle d’un « cinéma performatif » pour désigner le fait que le discours a remplacé le film lui-même, comme dans Regarde ma parole qui parle le (du) cinéma (1982). Au premier abord, on pourrait confondre le cinéma de Sabatier avec celui du situationniste Guy Debord (1931-1994), qui a jadis déclaré la mise à mort du cinéma. On aura tort. Alors que Debord prétend détruire le cinéma tout en continuant à réaliser des films sur pellicule composés d’images détournées, Sabatier emporte le 7ème art vers une destruction plus grandiose, tant sur le plan formel que matériel.

Roland Sabatier, Le film (n’)est (plus qu’)un souvenir, 1975. Fim-installation à dimensions variables. Reproduit dans Œuvres de cinéma (1963-2013), Editions Psi, 2019.

Il va même jusqu’à imaginer des films littéralement faits de bouts de ficelles, comme si le montage devenait artisanal, à la fois pauvre et poétique. Signalons l’étonnant film Adaptation, réalisé le 6 avril 1977, dont la bande-image est une simple carte postale d’Avoriaz et la bande-son, une conversation téléphonique avec un ami de l’artiste qui a eu lieu quelques jours auparavant. Le tout doit être assemblé pour accéder à l’œuvre. On sent là toute l’ironie de Sabatier dans cet effort demandé au spectateur.

Il n’est pas exagérer de dire que toutes ses recherches anticipent tout le cinéma contemporain expérimental. Pour s’en rendre compte, il convient de se plonger dans la lecture de ses Œuvres de cinéma (1963-2013) parues, en 2019, aux Editions Psi. Ce catalogue raisonné est un volume passionnant qui révèle les 150 films réalisés par Sabatier sur la mort du cinéma, avec une belle préface d’Erik Bullot.

Roland Sabatier, Distant moyen (extrait), 2005-2006. Film excoordiste (extrait avec l’artiste vu de dos).

Face à des œuvres aussi hermétiques, nos émotions de spectateurs n’ont pas disparu, nous pensons qu’elles deviennent tout simplement autres. Avec Sabatier, notre manière de voir le cinéma est plus importante que notre manière de voir les films.

Depuis la Biennale de Venise, en 1993, la Royal Academy of Arts de Londres, en 2002, l’artiste s’impose sur la scène artistique internationale. Comme tout créateur incontournable, il pose à travers toute son œuvre une question simple : qu’est-ce que l’art ?

Il ne lui manque qu’une rétrospective dans un grand musée pour couronner une vie de création interrompue, et lui donner cette place dans l’histoire qu’Isidore Isou lui attribuait : « Tout cela semble porter Roland Sabatier aux premières places de la réalisation Plastique de notre siècle, comme une facette inoubliable du diamant visuel ».

Par Eric Monsinjon

Roland Sabatier en quelques dates
1942  Naissance à Toulouse.
1963  Rejoint le groupe lettriste.
1969  Débute son travail sur la « polythanasie artistique ».
1970  Fréquente Man Ray, Hans Bellmer, Meret Oppenheim, Roberto Matta, Max Ernst et Louis Aragon.
1971  Expose ses Polythanasies esthétiques au Salon Comparaisons à Paris.
1993  Participe et organise la salle lettriste à la Biennale de Venise.
2002-2022  Participe à de nombreuses expositions internationales : Paris Capital of the Arts 1900-1968 à Londres (2002) et Guggenheim de Bilbao (2002), Après la mort de l’Art, 1945-2003 (2003) à Saint-Etienne, L’Art en Europe (1945-1968) à Moscou (2017), Points de rencontres (2019) au Centre Pompidou, Salle lettriste au Musée d'Art Moderne, Centre Pompidou (2022).

POUR DECOUVRIR L'OEUVRE DE ROLAND SABATIER :

SALLE LETTRISTE (SALLE 28), MUSEE D'ART MODERNE, CENTRE POMPIDOU, NIVEAU 5, PARIS.
Lien vers la salle lettriste du Centre Pompidou.

LISTE DES OEUVRES DE ROLAND SABATIER CONSERVEES AU CENTRE POMPIDOU :
Quatre sans titre (1963)
Sculpture filiforme supertemporelle (1964)
Discours encourageant pour aller plus loin (1964)
Peinture projetable (1964)
Le Petit théâtre de Roland Sabatier (1965) 
Hypergraphie (1966)

SITE PERSONNEL DE ROLAND SABATIER
Visiter son site

SUR LE CINEMA DE ROLAND SABATIER
Lire le texte d'Anne-Catherine Caron : Panoramique sur le cinéma de Roland Sabatier. 

Ce texte a déjà été publié le 24 janvier 2020 sur le blog La Diagonale de l'Art/Libération (rédacteur en chef : Philippe Godin). Il est repris ici, légèrement modifié et actualisé.

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