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Billet de blog 27 avr. 2020

Confinement-déconfinement: libertés sous surveillance 1/3

Résultat d'une globalisation débridée, l'apparition et la diffusion du virus a inauguré le monde d'après. Ces huit semaines de confinement suivi du déconfinement progressif, l'introduction de mesures de traçage inédites interrogent au regard de la nécessité sanitaire et du danger réel et durable pour la démocratie. Nous en proposons une lecture en trois volets sur la semaine. Comprendre pour agir.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Pour faciliter sa lecture, ce travail vous est proposé en trois volets publiés successivement le lundi 27, mercredi 29, samedi 2 mai.

Trois volets pour aborder le sens et l'actualité du confinement Macron, du déconfinement et la mise en place progressive d'une société de surveillance par la surenchère technologique.

Confinement-déconfinement: libertés sous surveillance 2/3 : déconfinement de tous les dangers

Confinement-déconfinement : libertés sous surveillance 3/3 : libertés fondamentales menacées par la société de surveillance technologique

Epidémie et confinement

Pour tous aujourd'hui, la fin du confinement n'est pas la fin de l'épidémie, ni la fin de la circulation de ce virus, encore moins la fin du dérèglement climatique, de ses conséquences et la fin du système économique. Ce dernier mène la Terre et la population terrestre aux destructions massives sans fin en commençant par les nations les plus faibles, les plus exposées, les populations les plus pauvres et par ailleurs ceux qui par leur âge, leurs difficultés de santé, leurs handicaps sont devenus les premiers vulnérables.

Ce n'est plus une opinion, c'est un constat. Nous pouvons encore nous voiler la face et désigner des boucs-émissaires faciles, méthode pratique et populiste qui existe depuis l'antiquité destinée à détourner l'attention des causes véritables. Elle nous rassure à bon compte quand on ne comprend pas, quand on ne veut pas comprendre ou modifier sa manière de penser et d'agir même si elle assassine au propre et au figuré. Nous pouvons encore attendre des jours meilleurs sans action collective ou la laisser à d'autres tout en la trouvant quand même un peu extrémiste ou violente, un peu trop radicale comme si chèvre et choux étaient encore à ménager, comme si un équilibre au-dessus de l'abîme était encore possible. Il n'est plus temps. Il ne le sera plus jamais.

Il n'est plus temps d'être satisfait.es de nos engagements intermittents entre consumérisme et indifférence comme si nous pouvions en avoir assez fait dans la solidarité, l'entraide, la coopération pour solde de tout compte. Oui, on peut être amer.e, dégoûté.e, écoeuré.e, simplement fatigué.e ou épuisé.e momentanément mais rien ne solde ce combat pour un futur vivable et démocratique.

Cette pandémie avec ses bouleversements est le moment privilégié pour s'interroger sur nos modes de vie où la consommation a pris le pas sur nos valeurs les plus généreuses à coups de portables et bien d'autres produits technologiques ou non, enviés, vite obsolètes, de mobilités exacerbées et impérieuses, de confort sans solidarité autre qu'émotionnelle, de fraternité passagère et changeante.

La réponse des états à cette pandémie n'est pas la solidarité internationale, au sein même de l'Union européenne mais le chacun pour soi où le gagnant est le plus offrant pour capter tout ce qu'il convoite. En France même, l'état donne l'exemple en confisquant des livraisons régionales sur le tarmac de l'aéroport. Nous savons le danger à poursuivre ce qui amène et mène a toujours plus de destruction et de ruines : une économie pour enrichir toujours plus les plus riches par tous les moyens dussent-ils sans hésiter employer ce qui tue, blesse, empoisonne, détruit. Aveuglés par leur cupidité jamais satisfaite, ils se croient propriétaires de la société mondiale, croient naïvement que leur immense fortune les protège et les protégera quoi qu'il advienne aux autres et à la Terre. Absurdité ! Leur richesse n'est que papier ou écriture sur écran. Leurs patrimoines physiques peuvent se dégrader, se détruire. Pas une simple erreur mais stupidité qui en dit long sur l'intelligence humaine quand l'obsession cache tout le reste dans une bien naïve toute-puissance qui n'exclut nullement la complicité du crime, le crime lui-même.

Le ruissellement ! Les premiers de cordée ! Winners contre loosers : quelle arrogance, quelle arnaque ! Escroquerie sémantique et idéologique pour les peuples méprisés.

Confinement : La défaillance et l'improvisation de l'Etat, la contamination des soignants

Le stock de masques chirurgicaux et FFP2 indispensables a été dilapidé dans le quinquennat précédent, stock préventif pour épidémie jamais reconstitué par notre Président Macron. Rappelons que ce président fut déjà engagé en politique dès la campagne électorale du précédent Hollande, ministre des Finances dès 2014 donc solidaire de cette politique. Comme l'indique clairement Benoît Colombat de la cellule investigation de Radio France, dans son article du 23 mars Pénurie de masques : les raisons d'un "scandale d'État  : « En mai 2012, Marisol Touraine devient ministre des affaires sociales et de la santé (jusqu’en mai 2017). Le véritable tournant dans la gestion des stocks se situe en 2013 ». Un article pour comprendre dans le détail comment nous en sommes arrivés là quand la préparation antérieure aux pandémies aurait permis une autre approche sanitaire.

* En l'absence de productions nationales de masques détruites en France pour se retrouver en Chine où le coût de production est plus réduit, le Pouvoir a manipulé l'opinion en disqualifiant le port du masque (reconnaître la pénurie aurait évité ces mensonges qui en appellent d'autres) puis en faisant évoluer ses recommandations par petits pas pour n'en rien paraître et laisser croire à sa pertinence à tout moment de l'épidémie.

On retiendra au chapitre « humour involontaire », la déclaration de la porte-parole de l'Elysée le 20 mars qui, dans sa flamme, a déclaré : « « Vous savez quoi ? Je ne sais pas utiliser un masque.... en fait, je ne sais pas l’utiliser … parce que l’utilisation d’un masque, ce sont des gestes techniques précis, sinon on se gratte le nez sous le masque, on a du virus sur les mains ; sinon on en a une utilisation qui n’est pas bonne, et ça peut même être contre-productif. ». Au-delà de la bourde, c'est bien signifier que ce gouvernement ne croit pas que les français sauront mettre le masque correctement et le retirer avec toutes les précautions nécessaires. Encore un aveu implicite qui tient le peuple pour des demeurés. Dans ces conditions, lui tenir un langage de vérité relèverait pour lui, de la naïveté ou de l'inconscience.

4 avril Le Monde : Faut-il généraliser le port du masque ? Le discours officiel commence à s’infléchir.

* En l'absence de commandes en décembre, janvier, février et une partie de mars malgré de multiples propositions fermes en temps utiles avant le rush de tous à la surenchère du plus offrant qui voit les cargaisons piquées sur le tarmac ou dès l'aéroport de départ passée sous le nez, propositions faites par plusieurs industriels connus, fiables travaillant régulièrement avec la Chine et déclinées par ceux-là même qui avaient la responsabilité de trouver des centaines de millions de masques,

* En l'absence de tests, depuis le début de l'épidémie pour tester largement une grande partie de la population, décrite comme « fiasco » dans un titre du Monde la pénurie continue que révèle la promesse de test limité aux soignants au 11 mai. Nos autorités ont menti sur l'appel de l'OMS à « tester, tester, tester » qui visait bien un dépistage massif (comme en Allemagne) sur l'inutilité du dépistage massif et refusé d'autres solutions palliatives. Résultat au 27 avril : Allemagne : 5760 morts, France : 22856. Les français et d'abord les soignant.es payent cher le déni, le mensonge, l'amateurisme, la politique de santé d'économie systématique, la délocalisation des productions... les choix bureaucratiques de ce temps si unique,

Le quotidien du médecin, 19 mars - : « Coronavirus – Tester, tester, tester : cap ou pas cap ? » Deux scientifiques lancent un appel au dépistage de la population »

Médiapart, 29 mars - Tests Covid-19: les labos de santé animale réclament d’être réquisitionnés

* La raréfaction puis la pénurie de gel hydroalcoolique, production des plus simples, très vite impossible à se procurer en pharmacie (usage néanmoins sans cesse répété sur les écrans !), aurait pu être évitée par la mobilisation des industriels (vu l'abondance des industriels de cosmétiques, firmes pharmaceutiques et réservoirs immenses d'alcool pur dans maints endroits du territoire, notamment dans le midi) pour remplir des fûts et ensuite nos petits flacons en pharmacie plutôt que débiter ces flacons ridicules dès la fabrication,

* En l'absence de pouvoir fonder la limitation des contaminations et l'explosion de l'épidémie pour éviter de déborder les capacités hospitalières minées année après année malgré tous les appels pressants, pétitions, exhortations, réclamés à corps et à cris par tous les responsables syndicaux et associatifs du pays et d'abord par ces soignants en grève continue depuis plus d'un an ; en l'absence de pouvoir limiter la propagation de ce virus et du Covid-19 et son cortège de drames,

En l'absence de masques, gel,tests, il ne restait plus qu'à imposer le confinement avec retard, atermoiements, faux-pas et passage en force (premier tour des municipales maintenu à l'annonce du confinement, matchs de foot maintenus, 49-3 sur la réforme des retraites dans un conseil des ministres exceptionnel sur le Coronavirus), autant d'événements dans toutes les têtes, imposer le confinement strict, toutes les autres stratégies étant impossible par pénuries et retard à l'allumage pour des commandes. Rien d'autre à faire que boucler chez eux tous ceux qui pouvaient y rester, supprimant « à titre provisoire » la liberté fondamentale de circulation des personnes, le droit de réunion et de manifestation.

Tous les autres, soignants et tous les personnels hospitaliers, non ou mal protégés, ont dû faire des prouesses de réorganisation, dans la solidarité intra-hôpital et avec leur environnement social, professionnel et les bonnes volontés individuelles et collectives. Tous les autres... ceux-là même dont on refusait les moyens, dont on moquait l'action, dont on ridiculisait l'ambition de soigner avec plus de crédits et d'équipements pour « faire mieux avec moins », comble de l'absurde et du sinistre.

A l'extérieur de l'hôpital, la solidarité s'est manifestée par les applaudissements quotidiens à 20h, des banderoles aux balcons mais aussi avec des associations, des restaurateurs qui ont amené des plats préparés, à certains moments des masques en tissu pour le personnel circulant.

Des prouesses pour des soignants en milieu contaminé devenus soudain dans leur bouche, des héros, dans la bouche de ceux qui les vilipendaient comme dépensiers, incapables de suivre les directives des ARS créées pour cette politique d'austérité permanente et cette gestion seulement comptable de la santé : pas soigner, mais réduire les coûts, tout est trop cher ! Comme à laisser la voiture et le camion au garage pour zéro victime de la route ! Fermons tous les lits, vendons les établissements au privé et plus de coût hospitalier ! Après, si la moitié des français ne peut pas payer des prix exorbitants pour se soigner c'est pas grave, ce sera enfin comme aux USA ou à Dehli ! A vomir.

Combien sont-ils/elles ces soignant.es victimes du Covid-19 ? Victimes atteintes par la maladie, victimes en réanimation, victimes malheureusement décédé.es ? Chiffre introuvable, trop explosif ! On nous dira que ce n'est pas possible de le savoir... et pour cause !

La « carte de France des médecins contaminés » du quotidien des médecins date du 24 mars.

Le confinement une mesure d'urgence, seulement d'urgence

Contrairement à l'Allemagne, la Suède, la Corée du Sud et bien d'autres, le confinement total est devenu la seule possibilité contrainte pour limiter l'explosion pandémique, les contagions à la chaîne et donc éviter de déborder encore plus les hôpitaux et services de réanimation exsangues. Les pyromanes ont crié au feu dans l'affolement, l'improvisation et le mensonge sur l'état des lieux.

Le confinement est une mesure d'urgence comme l'aide alimentaire d'urgence, seulement une mesure d'urgence. Les conséquences sur la population et sur l'économie sont tout autant dévastatrices. Le confinement ne peut pas durer sans provoquer des réactions de transgressions, de débordement, de dépression, d'addictions durables, de mal-développement chez les plus jeunes faute d'interactions sociales remplacées par les écrans, de manque de soins et de diagnostic d'autres pathologies tout aussi délétères bien au-delà des violences conjugales exacerbées, sans parler des dégâts du confinement dans les milieux collectifs contaminés.

En fait de total, nous avons bien vu qu'outre les soignants, ville et hôpital, bien des travailleurs dits maintenant de seconde ligne, même non essentiels à cette économie de subsistance poursuivent leur travail sans protection ou avec de maigres protections aléatoires : policiers et gendarmes, transporteurs, livreurs et postiers, caissières et commerçants alimentaires, professionnels ne pouvant pas télétravailler (la palme à Amazon) et j'en oublie. Nous avons eu : l'injonction « Restez chez vous » relayée sur toutes les chaînes de télé et journaux en permanence (et tant pis pour toutes les violences du confinement, les petits appartements, les enfants qui ne peuvent y travailler). En même temps pour les autres : injonction « Allez travailler » et tant pis pour le danger de la contamination : vous mourrez en héros ! La Nation vous pleurera mais vous serez morts faute de protection. Une belle jambe. Peut-être même une médaille ! Tant pis si on enterre seul, sans la famille, en catimini comme Mozart au petit matin.

On avait oublié les Ehpad et la contamination en milieu confiné ! Pas de chiffres jusqu'au 2 avril ! Juste un oubli. Confinement sans moyen de protection, entrées et sorties, infaillible contamination avec son cortège d'horreurs quotidiennes, dans la solidarité et la coopération du danger mortel. Les plus belles roses dans une forêt d'épines. Une fois rentré, le virus a fait son œuvre de mort sur les résidents et les personnels. Pas de masques FFP2, peu de blouses et de gants, masques de temps en temps. Nos bureaucrates ont trouvé la parade : confiné.e.s dans la chambre ! Faut vraiment ne rien voir, ne rien comprendre ni entendre, sur la réalité des Ehpad et leurs malades pour décréter avec légèreté cette réponse devant l'hécatombe.

Solidarité et coopération populaire

Face à cette défaillance, la solidarité et la coopération dans la population s'est mise en marche. Très vite, sur maquettes de CHU, de petites mains ont cousu des masques les distribuant gratuitement aux soignants, aux caissières, aux voisins avant toute autre initiative. Des courses sont faites pour des personnes trop âgées, les appels téléphoniques, pas seulement à la famille, rompent des solitudes, des échanges nombreux aux balcons maintiennent un lien social : on se découvre voisins. Les vidéos confinées fleurissent réunissant des personnes distantes pour danser, chanter, témoigner, protester. De multiples initiatives communales, privées, d'entreprises ont allégé le confinement, apportées un vrai secours. Tandis que certains ne veulent pas de soignants près de chez eux par peur de la contamination, d'autres les ont accueillis pour un hébergement gratuit ou modeste. Dans l'agriculture, l'habitude de l'emploi de travailleurs étrangers ou d'origine étrangère bien commode, a été prise en défaut, preuve que certains secteurs ne peuvent fonctionner sans cette main d'oeuvre honni par certains extrémistes. Des centaines de milliers de personnes se sont portés volontaires pour pallier aux travaux des champs. Les consommations de proximité en légumes, fruits, viande et œufs se sont développées amorçant un retour aux consommations locales. Il resterait à faire un inventaire de toutes ces initiatives locales ou non qui démontrent la vivacité et l'a créativité d'une grande partie de la population, associations, individuels, ou localement de P.M.E en période de subsistance. Pas besoin d'ordre ou de consignes.

Quoi qu'en ait dit la porte-parole de l'Elysée, des ministres, le Directeur général de la Santé, mensonges et non-dits n'avaient qu'un seul but : masquer la défaillance de l'état, l'impréparation évidente, le retard sur les mesures à prendre face à la diffusion du virus, l'improvisation désordonnée. La liste est longue de ces déclarations assurées, démenties au fil des semaines : déclarations rassurantes initiales de Buzyn sur le faible danger de la diffusion du virus à la France, état des stocks de masques déclarés initialement suffisants, inutilité du port du masque et des tests massifs, promesses démenties des protections pour les soignants, silence sur les Ehpad oubliés en mars dans les chiffres quotidiens etc...

C'est donc dans un contexte d'épidémie haute et de contagiosités inchangées, de contagion assurée hors mesures de protection que notre Président veut amorcer le déconfinement progressif au 11 mai, un pari plus qu'un défi. Il faut bien ouvrir les écoles pour que les parents soient libérés de cette garde à la maison et reprennent leur travail au milieu du danger même si ce peut-être réellement bénéfique pour les enfants, particulièrement les plus défavorisés, de reprendre le chemin de l'école. Pour la distance physique en permanence, pour les plus petits au moins, faut pas rêver !

Déconfiner pour reconfiner au cas d'une nouvelle flambée épidémique ?

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