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Billet de blog 16 déc. 2021

Le mirage des emplois de Roissy : une récession dès 2008, aggravée par la pandémie

Le pôle de Roissy est loin d'être la locomotive du développement économique de l'Ile-de-France qui nous est sans cesse vantée. "Dans les 15 ans à venir, des projets majeurs sont appelés à voir le jour, totalisant des dizaines de milliers de nouveaux emplois", s'enthousiasme l'Institut Paris Région dans une brochure sur" Le Grand-Roissy-Le Bourget". La réalité est autrement plus prosaïque...

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N.B. Bien entendu, cette étude porte sur les effectifs d'emplois avant la crise sanitaire, dont les plus récents pour les années de référence 2018-2019.

I. ÉVOLUTION DES EMPLOIS ET DU TRAFIC DU POLE DE ROISSY

 I.1. Des promesses jamais tenues

 Depuis près de 50 ans, les promoteurs de l’aéroport de Roissy (l’État, Aéroports de Paris devenu Paris Aéroport, les grandes compagnies aériennes, les élus favorables) font miroiter des énormes promesses d’emplois liés au développement du pôle. Rappelons, dès la fin des années 60, le rapport du préfet Lachaize qui promettait la création « à terme » (à échéance 1985-1990) de 70 000 emplois localisés sur l’aéroport. Au départ, les élus ruraux de la Plaine de France étaient farouchement opposés à cette implantation. Mais ADP qui avait étudié plusieurs sites, avait jeté son dévolu sur Roissy, pour des raisons de pure opportunité juridique et foncière : "le seul site à 30 kms de Paris-Notre Dame, où il suffisait d’exproprier seulement 3 fermes pour disposer de… plus de 3000 ha" ! Une extraordinaire opportunité matérielle et technique donc, doublée d’une excellente situation géographique sur la « route des Flandres », un axe de transports gallo-romain devenu le plus fréquenté d’Europe. Du côté des collectivités locales, les perspectives alléchantes d’emplois et de taxes professionnelles et foncières avaient fini par emporter l’adhésion des plus récalcitrantes. 

 L’aéroport Charles-de-Gaulle a été mis en service en 1974. En 1977, avec la parution des résultats du recensement Insee de 1975, j’ai effectué en tant que chargée de mission Activités/Emploi au sein de l’Atelier d’Urbanisme de la Direction Départementale de l’Équipement du Val d’Oise [1], la première étude d’évaluation des emplois réellement créés, suivie de plusieurs autres [2]. Après réaffectation d’une partie des 5000 personnels « navigants » (travaillant à bord des avions) abusivement rattachés en totalité au site de Roissy (alors qu’à l’époque les 2/3 du trafic aérien étaient assurés par Orly), j’ai comptabilisé environ 15 000 emplois en 1975, au lieu des 27 000 postes attendus. Depuis cette époque, à chaque extension de l’aéroport, il a été promis des retombées conséquentes pour le territoire en termes d’emplois, qui n’ont jamais été au rendez-vous. Les 70 000 emplois du rapport Lachaize promis en 1985-90 ont été atteints aux alentours de 2002 - 2003.

 I.2. Une crise de l’emploi qui a démarré en 2008

 En 2008, s'effectue une rupture : le découplage entre la croissance des emplois du pôle aéroportuaire et la hausse du trafic aérien. A partir de cette date en effet, la courbe des emplois s'infléchit, tandis que celle du nombre de passagers poursuit sa montée. J’ai à plusieurs reprises produit le graphique de l'évolution des emplois de la commune de Roissy enregistrés en 40 ans, faisant état d'un développement rapide pendant une trentaine d’années (1975-2008), puis d'une grave récession depuis 2008, comme le traduisent les données du recensement de l'Insee présentées sur le graphique joint (Figure 1).

Figure 1 © J. Lorthiois

Au cours de la période 2008-2016, est totalisée la suppression de 20 440 emplois, soit la disparition d'un poste sur 5 en 8 ans. Les dernières données du recensement Insee pourraient laisser croire à un léger mieux, avec 73 705 emplois enregistrés pour la commune de Roissy en 2017, contre 73 325 en 2016, soit un gain apparent de 380 postes au cours de l'année. Toutefois, étant donné qu'en mars 2017, Paris Aéroport (ADP) a déménagé son siège social parisien (soit plusieurs centaines d'emplois) sur la plateforme aéroportuaire, on aurait pu s'attendre à une hausse du nombre de salariés à Roissy plus significative. Sans compter qu’au niveau de l’Ile-de-France, l'arrivée du personnel muté sur la plateforme s’est sans doute traduite par des départs volontaires non remplacés à Paris, donc une perte nette d’emplois au niveau régional... Ce qui signifie en réalité la poursuite des suppressions d'emplois du pôle en 2017, malgré l’apport de salariés délocalisés biaisant les statistiques.

Parallèlement, jusqu’en 2019, cette crise de l’emploi n'a absolument pas entraîné une crise de l’activité aéroportuaire, qui a continué à enregistrer une hausse appréciable du trafic (Figure 2), passant de 60,9 millions de passagers en 2008 à 76,2 millions en 2019. Dans une confusion savamment entretenue entre croissance du trafic et croissance de l’emploi. Ainsi, la hausse de la fréquentation touristique a gommé les pertes d'emplois à partir de 2008 et n’a absolument pas modifié d'un iota le positionnement des promoteurs du développement de l'aéroport. Les élus locaux, la direction de la Communauté d’agglomération Roissy-Pays de France, la présidence du Conseil départemental 95, la CCI et la région Ile-de-France ont continué à diffuser à grands renforts de médias un discours fortement élogieux sur le « développement du pôle de Roissy » et ses retombées supposées mirifiques pour les populations du bassin dit du "Grand Roissy-Le Bourget", notamment les chômeurs (!).

Bien entendu, la pandémie qui s'est abattue sur le territoire vient bouleverser toutes ces données, avec une chute vertigineuse du nombre de passagers : 22,3 millions en 2020. Nous reviendrons sur ce thème dans un article consacré aux prévisions de trafic d'ici 2030.

Figure 2 - Evolution du Trafic 2000 - 2020 (en milliers de passagers) © J. Lorthiois
 

II. LA SURESTIMATION  DU CHAMP STATISTIQUE PRIS EN COMPTE

Je me suis heurtée à de nombreuses critiques sur la production des données statistiques sur le pôle aéroportuaire à partir du seul recensement de la commune de Roissy. Un choix délibéré afin d'éviter les doubles comptes. Mais à chaque fois, il m’était rétorqué que la courbe de la figure 1 traduisait insuffisamment l'importance économique du pôle de Roissy et qu'il fallait intégrer aussi les emplois des autres localités sur lesquelles est implantée l'emprise aéroportuaire. ADP m’a notamment reproché de ne pas prendre en compte les évolutions de l’emploi restées positives de la commune de Tremblay-en-France,  qui auraient compensé partiellement les pertes de la commune de Roissy...

 En réalité, l'évaluation des emplois de l'aéroport se heurte à des problèmes statistiques complexes. L’expression « pôle de Roissy » est empreinte d’une grande ambigüité en termes de champ statistique couvert, qu’il convient de clarifier. Sous ce vocable, on utilise indifféremment 3 définitions distinctes correspondant à 3 périmètres spécifiques, alors qu’il conviendrait à chaque fois de préciser de quoi il est question : l’emprise aéroportuaire de Roissy-Charles de Gaulle reposant sur un critère foncier ; le pôle d’emploi de Roissy basé sur un critère économique ; le Cœur de pôle de Roissy, qui prend en considération une vision territoriale élargie. Nous détaillerons ce troisième périmètre dans un article ultérieur consacré spécifiquement aux différentes strates territoriales. Focalisons-nous ici sur les deux premières entités.

- II.1. Le pôle de Roissy au sens « emprise aéroportuaire de Roissy-Charles de Gaulle ».

Il s’agit d’une définition « foncière » reposant sur un critère « d’occupation du sol », essentiellement utilisée par Paris Aéroport (ADP). Cette emprise est très vaste, à la mesure de la taille de l’aéroport, 10ème rang mondial et 2ème rang européen (Royaume Uni compris). Elle couvre 3200 ha, à comparer aux 1525 ha d’Orly ou aux modestes 1227 ha d'Heathrow, pourtant 1er aéroport d’Europe [3]. La plateforme s’étend sur une portion plus ou moins grande de 6 communes [4] au carrefour de 3 départements, soit par ordre alphabétique : Compans, Le Mesnil-Amelot, Mauregard, Mitry-Mory (77 pour les quatre) ; Tremblay-en-France (93) et Roissy (95). Nous indiquons dans le tableau ci-après (Figure 3) les données socio-économiques issues du recensement Insee de 2016 pour ces communes.

Figure 3 - Les 6 communes occupées par la plateforme de Roissy © J. Lorthiois

Par facilité (ou pour gonfler les chiffres ?), les élus de la communauté d’agglomération de Roissy-Pays de France (CARPF) et ceux du département du Val d'Oise ont coutume de prendre en compte l’ensemble des emplois de ces 6 communes qui affichent 109 500 postes, soit un imposant score de près de 3,7 fois plus d'emplois que d'actifs. Mais le recensement Insee - effectué à l'échelle communale - ne permet pas de distinguer la part des populations et des emplois qui seraient localisés en dehors de l'emprise aéroportuaire. Car il ne faut pas oublier que les 3200 ha de la plateforme qui pourraient sembler gigantesques ne couvrent qu'une partie des plus de 9 000 ha de superficie des 6 communes en question. Ainsi, les 2/3 de leur territoire accueillent les 61 000 habitants indiqués sur le tableau ci-dessus, localisés forcément hors emprise aéroportuaire, générant bien sûr des services aux populations sans aucun rapport avec l’activité du pôle de Roissy. Il est donc abusif d’attribuer à la seule implantation de l'aéroport la totalité des postes comptabilisés par l’Insee dans ces communes. Surestimation d'autant plus problématique que ces données servent ensuite de base de calcul pour établir des prévisions liées au développement de l'aéroport... beaucoup trop optimistes, sur lesquelles s'appuient ensuite les décideurs pour justifier des offres de transports, de formation... dont l'utilité est discutable.

Toute la difficulté est d'évaluer la proportion d'emplois qui ne doivent rien au développement du trafic aérien et de mesurer ainsi l'impact réel de l'aéroport sur cet ensemble territorial. Il n'y a en effet aucune raison de considérer que des métiers localisés en centre-ville de l'une ou l'autre de ces 6 communes comme artisan ou petit-commerçant, instituteur, assistante sociale, personnel de santé, employé de mairie... connaitraient un développement lié à la croissance du trafic aérien du pôle Paris-CDG. Il s'agit donc de soustraire ces emplois aux statistiques communales établies par l’Insee. Si on peut faire l'impasse sur le cas de Roissy, modeste petit village (2900 habitants, dont une population active totale de 1844 personnes) qu'on peut considérer comme largement positionné dans le sillage de l'aéroport, il n'en est pas de même des villes de Tremblay (37 700 hab.) ou encore de Mitry-Mory (19 911 hab.) qui, en raison d'un poids de population conséquent ont une vie urbaine propre, générant un nombre appréciable d’activités induites qui n’ont aucun rapport avec le transport aérien. C’est pourquoi il convient d’apprécier les postes de travail que l’Insee appelle « présentiels » et que je préfère désigner par le terme « emplois résidentiels ». Le distinguo est expliqué ci-après.

Figure 4 - Définitions © J. Lorthiois

Un moyen simple d'identifier la part d'activités résidentielles localisées hors plate-forme dans les 6 communes étudiées est de s'appuyer sur la répartition des emplois classés par grandes familles professionnelles de métiers effectuée par l'Insee, reposant sur l'activité "individuelle" du travailleur (par opposition au classement habituel des emplois, selon l'activité "collective" de l'entreprise). Je considère qu'appartiennent à la sphère "résidentielle" les emplois des familles professionnelles suivantes : administration publique, services de proximité, santé/action sociale, éducation/formation. Sur le tableau de la Figure 5, ces 4 rubriques représentent 22 840 emplois, soit près de 20% de l'ensemble. Un total sous-estimé, car il ne prend pas en compte le petit commerce de centre-ville (compris dans la rubrique "distribution") et l'artisanat (englobé dans la rubrique "entretien / réparation). On pourrait rajouter 2 à 3% supplémentaires pour ces deux catégories, aboutissant à un total de 24 à 25 000 emplois résidentiels. Ce qui par différence par rapport au total du tableau de la figure 3, représenterait une estimation de 84 000 à 85 000 emplois en 2016 pour le pôle aéroportuaire de Roissy.

Figure 5 © J. Lorthiois

Une autre méthode de calcul consiste à faire le relevé à l'adresse des différentes entreprises localisées sur la plateforme. Ce type d'enquête était effectué autrefois par ADP, mais la dernière date de 2013. Ce sera l'objet d'un prochain article de ce blog.

II.2. Le pôle d’emploi dit de « Roissy » au sens géographique du terme

Il est défini par l’ensemble des postes localisés dans les entreprises implantées sur la plate-forme. Nous publierons une analyse détaillée des différentes entreprises de l'emprise aéroportuaire dans un article spécifique ultérieur. Mais plus globalement, ici encore, la mesure des emplois repose sur une grande ambigüité. 

En effet, compte tenu de la très vaste emprise au sol de la plate-forme et de la situation géographique excellente du site (sur la « route des Flandres » Paris/ Amsterdam Rotterdam, avec l’autoroute A1 la plus fréquentée d’Europe… un axe gallo-romain hyper-stratégique de Jules César à nos jours, qui peut difficilement être imputé à l’implantation de Roissy !), ADP a largement dépassé son cœur de métier en fonctionnant aussi comme un promoteur foncier, accueillant de nombreuses entreprises non liées à l’activité aéroportuaire, intéressées par une offre immobilière qui bénéficie d’une remarquable localisation, aux portes de la deuxième agglomération européenne, attirant notamment de nombreuses entreprises d’entreposage qui se succèdent depuis le sud de l’Oise jusqu’au port de Gennevilliers, qui est d’abord un pôle routier avant d’être fluvial. Une large majorité de ces entrepôts accueillent du fret "tout camion", sans aucun rapport avec du fret aérien. Autre exemple : Aéroville, un centre commercial qui n’a rien à faire dans une zone aéroportuaire interdite à l’habitat, théoriquement conçu à destination des salariés de l’aéroport [5] qui boudent l’offre en semaine (excepté en ce qui concerne la restauration) et qui attire essentiellement une clientèle du sud de l’Oise venant le week-end.

Venant complexifier encore les choses, relevons une large surestimation des emplois affectés cette fois à la commune de Roissy et au Val d'Oise. En effet, les statistiques sont établies lors des recensements Insee qui s’effectuent au domicile des personnes enquêtées. Quand l'agent recenseur pose la question :"Où travaillez-vous ?", il est probable que le travailleur occupant un poste sur la plateforme aéroportuaire réponde dans la plupart des cas  : " à Roissy", sans qu'on puisse être en capacité d'opérer la distinction entre "Roissy, le nom de l'aéroport" et "Roissy, le lieu précis d'exercice de l'activité".  Si un technicien pratique un métier de "mécanicien d'entretien d'avions" à Air France, il ignore sans doute qu'il œuvre dans la zone technique de Tremblay-en-France.. De même, dans une boutique de vêtements de l’aérogare, la vendeuse accompagnant une cliente à la caisse ne se doute pas qu'elle passe ainsi de la commune de Mauregard à celle de Roissy… C’est pourquoi par « commodité statistique »[6], l’Insee affecte la totalité des citations « Roissy » à la commune portant ce nom. Mais il peut arriver aussi que certains actifs interrogés désignent comme lieu de travail Tremblay-en-France, s'ils se réfèrent à l'adresse exacte de l'entreprise. Beaucoup plus rarement d'autres communes sont citées. D'où mon choix de me focaliser sur l'évolution des chiffres du recensement de la seule commune de Roissy, qui regroupe environ 80% des emplois du pôle. Ce qui représente un excellent taux de couverture statistique : le graphique de la figure 1 traduit donc parfaitement la réalité de l'évolution de l'emploi de l'ensemble du pôle de Roissy, n'en déplaise à mes détracteurs.

Ainsi, il y a surestimation des « emplois affectés » à la commune de Roissy et au Val-d’Oise, alors que l’essentiel des « emplois localisés » sur la plateforme au sens géographique du terme sont majoritairement situés à Tremblay-en-France, donc en Seine-Saint-Denis. Surtout depuis que les deux principaux « poids lourds » de l’emploi ont déménagé leur siège social dans la partie Est de la plate-forme, côté Tremblay : l'entreprise Air France anciennement implantée côté « Roissy » de l’aéroport et ADP qui a quitté ses locaux de Roissy pour regrouper ses activités à Tremblay, y compris son siège social venant de Paris/boulevard Raspail.

Le Val d'Oise n'a donc pas à se sentir seul "propriétaire" du pôle de Roissy et la gouvernance devrait être mieux partagée [7]. Nous avons vu que la plateforme était positionnée sur 6 communes dont 4 de Seine-et-Marne. Au point de vue des activités économiques et du poids en emplois, la primauté est au 93. Et en ce qui concerne les travailleurs, on verra que c'est l'Oise qui fournit le plus gros contingent d'actifs au pôle de Roissy. Non seulement ce pôle est interdépartemental, mais il est interrégional.

Nous poursuivrons notre inventaire de calculs erronés des emplois de Roissy dans d'autres articles... Voir notamment

Le mirage des emplois "directs" de Roissy : croissance en panne et trafic en hausse

Le mirage des emplois "soutenus" de Roissy : de 403 000 prétendus à 85 000 réels

NOTES

[1] Service déconcentré de l’État, placé à l’époque sous la tutelle du Ministère de l’Équipement, du Logement et des Transports, administré par la Préfecture du Val d’Oise.

[2] J. Lorthiois, Atelier d'Urbanisme, DDE du Val d’Oise, « Les emplois localisés à Roissy-en-France », rapports de 1977, 1980, 1981.

[3] Il est plus logique de raisonner à l’échelle de l’ancien périmètre européen, avant Brexit.

[4] Finalement, je choisis de rattacher plutôt la localité d’Epiais-lès-Louvres (95) aux autres communes rurales du nord-est val d’oisien, en tant que petit village de 110 habitants en 2016, n’accueillant pas de projet lié à l’aéroport.

[5] Vérifiant une fois de plus le constat habituel qu’une large majorité d’actifs rechigne à effectuer ses courses sur le lieu de travail.

[6] Et non par convenance personnelle, comme l'a prétendu la direction d'ADP dans sa réponse à mes critiques.

[7] C’est d’ailleurs pour garder le pouvoir que Roissy, pôle métropolitain par excellence n’a pas été rattaché à la Métropole du Grand Paris (MGP), comme Orly et quelques communes contiguës du 91. D’ailleurs, pour éviter tout risque d’annexion au titre de « commune adjacente » à la petite couronne, le siège social de l’intercommunalité de Roissy-Pays de France ( 350 000 emplois) a déménagé un temps au vert… à Louvres, jolie commune rurale (10 000 habitants). 

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