Jean Mézières

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Billet de blog 5 novembre 2011

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Ils ont tout compris, on va frire…à petit feu !

La misère des peuples : L'ELIMINATION VIRTUELLE. (écrit en 1996) des millions de gens vont disparaître, doucement mais sûrement, sans laisser de traces, sans bruit, dans l’indifférence de ceux qui ont encore quelques choses à préserver ;

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La misère des peuples : L'ELIMINATION VIRTUELLE. (écrit en 1996) des millions de gens vont disparaître, doucement mais sûrement, sans laisser de traces, sans bruit, dans l’indifférence de ceux qui ont encore quelques choses à préserver ;
 des actes cruels mais nécessaires, le prix à payer
pour ceux qui font semblant d’y croire encore,
pour ceux qui croient que les plus forts gagneront,
pour ceux qui ont mis l'instinct de mort sur un trône(²).


 Vivre sur la mort des autres ! On avait les accidents de la route, on a aujourd’hui les hécatombes et les horreurs économiques. Depuis un an, la Grèce a le triste privilège d'avoir 30% de suicides en plus : sûrement des être fragiles, voire même - comme un certain politique le disait - génétiquement programmés, des être inadaptés au "Monde Moderne" actuel. Bref ! des  LOSERS.....

 Monde Moderne ??? çà me dit quelque chose... "Nouveau Monde"

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Sûrement à cause à mon jour de naissance, le 2 novembre - le jour des morts, le lendemain de la Toussaint – pourtant non-croyant, ces morts me touchent. Je pense à tous ceux qui n’en veulent plus et qui mettent fin à leur vie ; plus de goût à cette vie. Comme aux agents de France-Télécom à bout, je pense à cette enseignante désespérée qui s’est immolée dans la cour de récréation, trois petits tours médiatiques et puis plus rien.  Le « petit feu » en est déjà au stade de la  folie humaine et de la décomposition économique. Pour l’instant les grenouilles versant une petite larme bien hypocrite sur leurs consœurs trépassées, récitant bêtement les prières de « pensée unique », ces grenouilles tiennent dans l’eau de plus en plus bouillante. 

Mais comment cet aveuglement a-t-il commencé ?

Si Nixon, à la tête d’un pays hégémonique déjà lourdement endetté, a dénoncé les accords de Bretton Woods en 1971 en proclamant la suspension de la convertibilité du dollar en or, il fallut attendre janvier 1976 pour voir toutes les monnaies se libérer et voir ainsi les loups entrer dans les bergeries. Et pourtant, le début de nos problèmes actuels commence dans ces années là. Le choc pétrolier se produisit un an plus tard en 1977 avec pétrodollars à profusion ; trop de liquidité comme aujourd’hui. Plus que jamais la dette servit et sert toujours à la domination, à la servitude assumée des esclaves adorant le veau d’or du rêve occidental, adorant les dogmes sociétaux du paraître. Seulement, voilà ! Avec la lutte contre l’inflation, le rêve a une fin avec l’horreur économique dans les années 80. Rappelez-vous Georges Soros en 1992 pariant sur la chute la Livre sterling ou l’ouverture, peu après, des magasins pour pauvres les « Crazy George's » s’endettant pour 50 ans ou encore à la crise des « subprimes » aux USA! Illico, ces reconnaissances de dettes devenaient par un efffet magique, de l'argent pour la spéculation dans les bourses 'casinos'.   Les néolibéraux Reagan, Thatcher et Chirac – oui notre premier ministre Chirac 86 –, DSK avec ses stock-options à la française, Bill Clinton ouvrant les casinos financiers aux banques de dépôts, Blair avec sa City-paradis fiscal,  Hollande en 1983, le délocalisateur de notre Sidérurgie,  ont voulu nous transformer en rentiers, en petits actionnaires, exploiteur-tueurs du reste du Monde et de son propres voisins ou, pour le moins, auxiliaires de services financiers exploitant le travail à bas coût dans des pays lointains.

Le cycle keynésien du capitalisme industriel

« production - consommation – augmentation salariale – inflation - production »

se transforma, forcément financier, en cycle néolibéral, infernal et fatal.

« diminution salariale - déflation – endettement – dette publique - délocalisation - surproduction – re-dette - re-diminution - et... et ... écroulement ».

Il n’est pas nécessaire d’être devin pour voir que le mirage des états s’endettant obligatoirement et lourdement sur les Marchés extérieurs pour faire semblant de faire vivre ces concitoyens normalement, ne pouvait durer qu’un temps. Je me pose toujours une question : comment des gens comme Delors ou de nombreux grands intellectuels, grands économistes, n’ont rien vu venir? Est-ce de la collusion, de la compromission, de l’escroquerie, de la démagogie politicienne, de la bêtise, de la naïveté à la mode Jospin, du gâtisme à la mode Rocard, du cynisme à la mode Mitterrand ou de la folie à la mode …grenouille(s) se croyant plus forte(s) que les autres dans l'eau qui bout ? 

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