Que désigne le terme « radicalisation » ?

Si on veut un titre bêta à la mode, ça donnerait : « Au fait, c'est quoi la radicalisation ? »

Le terme « radicalisation », cher au monde politico-médiatique, est emprunté à l'anglais « radicalisation » (ou « radicalization »), qui dénote un virage vers l'action violente (quoique le terme anglais lui-même prête à discussion). Ce terme est employé au sens actuel dans la littérature spécialisée anglophone depuis le début des années 2000. 

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Les références françaises

Farhad Khosrokhavar, sociologue franco-iranien spécialiste de la question régulièrement cité, écrit dans la première page de son livre Radicalisation (MSH, 2014) : « Par radicalisation, on désigne le processus par lequel un individu ou un groupe adopte une forme violente d’action, directement liée à une idéologie extrémiste à contenu politique, social ou religieux qui conteste l’ordre établi sur le plan politique, social ou culturel ».

C'est la définition retenue par le CIPD (Comité interministériel de prévention de la délinquance), devenu depuis le 8 mai 2016 le CIPDR («… et de la radicalisation »), notamment dans son « Guide interministériel de prévention de la radicalisation » (mars 2016) 

Une des annexes finales de ce Guide interministériel, intitulée Référentiel des indicateurs de basculement dans la radicalisation, précise :
« La radicalisation se définit par trois caractéristiques cumulatives :
- un processus progressif,
- l’adhésion à une idéologie extrémiste,
- l’adoption de la violence. »

Le site gouvernemental stop-djihadisme, mis en ligne début 2015 à destination du grand public, définit la radicalisation djihadiste comme « portée par la volonté de remplacer la démocratie par une théocratie basée sur la loi islamique en ayant recours à la violence et aux armes. »

Pierre Conesa, ancien haut fonctionnaire du ministère de la Défense, mentionne dans un rapport de décembre 2014 la définition opérationnelle proposée par Charles E. Allen, chef du Bureau Renseignement et Analyse du ministère américain de la Sécurité intérieure sous le second mandat de GW Bush (2005-2009), lors de son audition devant le Sénat US en 2007. Pour celui-ci, la radicalisation implique « le processus d’adoption d’une croyance extrémiste incluant la volonté d’utiliser, de soutenir ou de faciliter la violence comme méthode de changement de société »

Quant à Pierre Conesa, il définit dans ce rapport la radicalisation comme « la légitimation et/ou le recours à la violence », et la radicalisation djihadiste salafiste comme « une pratique totalitaire de l’Islam qui cherche à imposer ses règles, à rejeter les formes républicaines et légitime au moins intellectuellement l’usage de la violence qu’il présente comme vengeresse. »

Xavier Crettiez, professeur de science politique, dans un article de 2016 intitulé « Penser la radicalisation - Une sociologie processuelle des variables de l’engagement violent » définit la radicalisation comme « l’adoption progressive et évolutive d’une pensée rigide, vérité absolue et non négociable, dont la logique structure la vision du monde des acteurs, qui usent pour la faire entendre de répertoires d’action violents, le plus souvent au sein de structures clandestines, formalisées ou virtuelles, qui les isolent des référents sociaux ordinaires et leur renvoient une projection grandiose d’eux-mêmes. »

Au-delà de la définition, il s'interroge sur les raisons qui ont fait que la « radicalisation » est devenue un buzzword dans la sphère politique, médiatique, mais également universitaire.
Ainsi, ce concept permet de ne plus s'en tenir à la lecture sociologique des déterminants lourds (les « racines du terrorisme »), qui pour certains risque de conduire à une culture de l'excuse (une lecture pouvant  « paraître compassionnelle »). Il permet une analyse plus pragmatique, adaptée au terrorisme d'origine intérieure (homegrown terrorism), en mettant l'accent sur le processus plutôt que les causes, sur le "comment" plutôt que sur le "pourquoi".

Gilles Kepel, politilogue spécialiste du monde arabe et de l'islam, partage en quelque sorte cette analyse, mais sur le mode de la critique virulente. Et il inverse la position de la culture de l'excuse : « le corollaire de la dilution du jihadisme dans la radicalisation est la peur de "l’islamophobie" ». Il ne s'embarrasse pas à définir la radicalisation, car pour lui il s'agit d'un « mot écran », d'une « prénotion » au sens durkheimien (concept grossier formé spontanément par la pratique et qui n'a pas encore subi l'épreuve de la démarche scientifique), d'un postulat qui constitue « à la fois le point de départ et d’arrivée d’un catalogue des publications », d'une « posture intellectuelle, dont Olivier Roy est le champion avec son slogan de "L’islamisation de la radicalité" ».
On aura compris que Gilles Kepel n'aime pas être contredit.
Pourtant, le profil de l'auteur de l'attaque du 14 juillet à Nice (l'attentat revendiqué par Daech le plus meurtrier sur le sol français après les attaques du 13 novembre 2015, avec  86 morts et 458 blessés) illustre la pertinence de la thèse de « l'islamisation de la radicalité » défendue par Olivier Roy.
Le cher Kepel est d'ailleurs encore monté au créneau dans un article mis en ligne ce 19 décembre 2018 au matin, pour jeter son anathème sur les « élucubrations dénégationnistes » de Farhad Khosrokhavar dans Le Monde du 15 décembre à propos de l'attentat de Strasbourg (cf mon article précédent)
. A ce train là, ceux qui osent ne pas être dans la ligne de Gilou se feront bientôt traiter de « négationnistes »…

Olivier Roy, autre politologue spécialiste de l'islam, est donc l'adversaire préféré de Gilles Kepel, car il tend depuis le début des années 2000, et encore plus depuis 2016, à lui voler la vedette. Notons qu'Olivier Roy avait employé le terme « radicalisation » dès 1999, mais paradoxalement à l'époque au sens politique et géopolitique de « radicalisation de l'islam », la question de l'« islamisation de la radicalité », qu'il allait populariser une quinzaine d'années plus tard, n'étant pas encore à l'ordre du jour.
Mais c'est également en vain qu'on cherche sous la plume d'Olivier Roy une définition du terme « radicalisation ». Il l'utilise en fait parfois accompagné d'un qualificatif (radicalisation religieuse, radicalisation politique, radicalisation violente, radicalisation djihadiste…), ce qui laisse le lecteur encore plus perplexe lorsqu'il est question, le plus souvent, de « radicalisation » ou de « radicalisé » tout court.

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Plusieurs rapports parlementaires, depuis 2015, se réfèrent à la radicalisation

Rapport de la commission d'enquête du Sénat sur les moyens de la lutte contre les réseaux djihadistes (avril 2015)

Il fait clairement le lieu entre « radicalisation » et violence. Ainsi, on y lit dans le chapitre « Entre fondamentalisme islamiste et dérives sectaires, les spécificités du radicalisme djihadiste » : « le fondamentalisme proche du salafisme ne se confond pas avec le radicalisme djihadiste. »
Et un peu plus loin : « Les individus radicalisés, quoiqu'ils se réclament de l'orthodoxie religieuse, se distinguent ainsi des fondamentalistes sur le point crucial du recours à la violence. Au sens strict, le radicalisme suppose la conjonction de deux facteurs : une idéologie extrémiste, d'une part, et la "volonté implacable de sa mise en œuvre", d'autre part. »

Rapport de la commission d'enquête de l'Assemblée sur la surveillance des filières et des individus djihadistes (juin 2015).

Il intitule un chapitre « La difficulté de cerner la radicalisation », mais sans pour autant cerner clairement sa définition. Au début du chapitre, on comprend mal si la radicalisation inclut la radicalisation non violente (le salafisme « quiétiste ») ou se limite au djihadisme.
On y lit par exemple : « Tout individu radicalisé ne devient pas obligatoirement djihadiste. » Et juste après : « En effet, la radicalisation consiste à pousser à l’extrême la logique d’un système de pensée. »
Cependant, il est écrit plus loin : « La radicalisation, au sens où les sociologues l’entendent, est la conjonction d’une idéologie radicale et d’une action violente. »
Et encore plus loin : « La radicalisation relève en effet toujours d’un mécanisme d’interprétation de l’environnement, qui justifie et encourage le recours à la violence. »

Rapport de la commission d'enquête de l'Assemblée sur les moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 (juillet 2016) 

Il fait de nombreuses références au processus de « radicalisation » (les termes « radicalisation » ou « radicalisé » y sont utilisés pas moins que 120 fois). Mais il précise dans son introduction, que « Le premier [choix de la commission] fut d’écarter de l’enquête le thème de la radicalisation », au motif qu'il aurait été « abondamment traité dans plusieurs rapports parlementaires récents. »

Rapport de la commission de la mission d'information de l'Assemblée sur les moyens de Daech (juillet 2016)

Il ne propose pas de définition. Une de ses nombreuses notes (#274) fait mention d'un article selon lequel la radicalisation se réfère au processus de développement de croyances et d’idéologies extrêmes. Dans cet article (Borum E., 2011), l'auteur emploie donc le terme radicalisation dans son acception cognitive et la distingue des actions violentes et du terrorisme, tout en pointant plus loin que ce terme peut désigner la simple volonté de changement radicaux dans la société, mais aussi l'usage de la violence pour mettre en œuvre cette volonté.

Rapport d'information au nom de la délégation aux collectivités territoriales du Sénat sur les collectivités territoriales et la prévention de la radicalisation (mars 2017)

Ce rapport se distingue par sa première partie :  « Clarifier la notion de radicalisation ». On pourrait s'étonner qu'un rapport axé sur le rôle des collectivités locales attache cette importance aux considérations épistémiques. Mais il s'agit en fait de soutenir une définition de la radicalisation n'impliquant pas la violence, car « le champ de compétence des collectivités territoriales ne peut concerner que la partie de la radicalisation qui intervient avant la commission d’actes violents, voire avant que la détermination de commettre ces actes ne soit ancrée chez l’individu concerné. Alors que, en dehors de cette hypothèse, c’est aux services de sécurité et de lutte anti-terroriste d’agir, et non plus aux collectivités. »

C'est ainsi que ce rapport entend gommer la différence entre « radicalisation » et « radicalisation violente » au motif que celle-ci est en règle précédée de celle-là. Ou, formulé autrement, la « radicalisation comportementale, c’est-à-dire celle qui produit des effets physiques repérables, et en particulier des actes violents », est presque toujours précédée par la « radicalisation cognitive, qui se traduit, en deçà des actes, par des modes de pensée, de perception et de relation au monde ». Par conséquent, ce rapport pointe du doigt la « potentielle radicalité politique » du salafisme et son « hostilité virulente à l’égard de la démocratie », pour en faire le synonyme de radicalisation, ou à tout le moins « l’arbre qui cache la forêt de la radicalisation ».

Rapport d'information de la mission d’information du Sénat « Désendoctrinement, désembrigadement et réinsertion des djihadistes en France et en Europe » au nom de la commission des lois (juillet 2017)

Les termes « radicalisation » ou « radicalisé » sont utilisés 550 fois dans ce rapport de 116 pages, mais on cherche en vain une définition opérationnelle. Cependant, l'intitulé de la mission d'information faisant référence aux djihadistes, on peut penser que la radicalisation dont il est question est nécessairement violente. Dans ce sens, le bilan d'étape de cette mission présenté en février 2017 se référait à « la radicalisation djihadiste », dont une des caractéristiques était évidemment « la légitimation théorique du recours à la violence ».

Rapport de la commission d’enquête du Sénat sur l’organisation et les moyens des services de l’État pour faire face à l’évolution de la menace terroriste (juillet 2018)

Il souligne que « la définition de la radicalisation fait toujours l’objet de vifs débats dans le champ des sciences sociales. ». Et il enfonce le clou un peu plus loin en relatant avec pertinence les précautions énoncées lors de son audition  par Romain Sèze, chargé de recherches à l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) : « Ainsi que l’a utilement rappelé M. Romain Sèze devant votre commission d’enquête, la notion de radicalisation ne renvoie cependant pas à un ensemble de critères mobilisables de manière systématique par les décideurs publics. Elle ne constitue pas, en effet, une catégorie du discours scientifique, mais un vocable de l’action publique. Contrairement à la notion objective de terrorisme, qui vise une catégorie d’infractions identifiées par notre corpus juridique et pénalement réprimée, elle ne recouvre pas une réalité homogène et identifiable de manière certaine. »

Quant au groupe de travail de la commission des lois du Sénat sur l'amélioration de l'efficacité des fiches S, il devrait être axé sur la radicalisation, mais son rapport d'information, adopté par la commission ce 19 décembre 2018, n'est pas encore publié.

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Incontournable ambiguïté

On a affaire à une incontournable ambiguïté du terme, qui à la fois se réfère à l’extrémisme comme croyance (en pratique, dans le contexte actuel, le salafisme) et à la violence comme méthode (djihadisme, terrorisme).
Les fameux « signes de radicalisation » incluent volontiers des signes de « salafisation » (dans l'aspect, dans le comportement, dans le langage…). Mais :
- d'une part, la plupart des salafistes sont « quiétistes », non violents.
- d'autre part, en règle les auteurs d'actions violentes au nom de l'islam ne se font pas remarquer par un habitus salafiste.

Cette ambiguïté de la définition est compréhensible. En effet, le concept de radicalisation s'inscrit dans trois types d'objectifs :
- Prévenir la radicalisation
- Empêcher les radicalisés de passer à l'acte
- Mettre en œuvre des processus de « déradicalisation » des radicalisés.
Le premier objectif est probablement inaccessible, tant les facteurs causaux sont multiples et intriqués.
Le troisième objectif, qui lui ne se réfère qu'à la dimension psychologique, fait toujours l'objet de discussions virulentes.
C'est le deuxième objectif qui fait donc l'objet de l'attention des pouvoirs publics, des médias et de l'opinion : éviter les passages à l'acte violents en France. Dans cet esprit, le « radicalisé » peut :
. soit avoir participé à des actions violentes à l'étranger (Irak ou Syrie),
. soit
ne pas en avoir commis, mais légitimer par oral ou par écrit des actions violentes (djihadisme ou terrorisme).

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Fiché

En pratique, en France, les individus dits « en voie de radicalisation » ou « radicalisés » (au sens de potentiellement dangereux) peuvent être recensés dans l'un et/ou l'autre de ces fichiers :

- 1°. Le bon vieux fichier des personnes recherchées (FPR) de la police nationale, où ils feront l'objet, parmi les 21 fiches qui le composent (avec par exemple les fiches « AL » comme aliénés, « M » comme mineurs en fugue, « T » comme débiteurs envers le Trésor…), d'une fiche dite « S » (comme sûreté de l'État), chère au monde politico-médiatique, qui vise à « prévenir des menaces graves pour la sécurité publique ou la sûreté de l’Etat ».
Ces fiches S regroupent toutes sortes d'individus présumés dangereux (militants d'extrême-droite ou d'extrême gauche, indépendantistes, activistes écologistes ou antispécistes, hooligans…). Ainsi, Tiphaine Lagarde, militante animaliste partisane de l'action directe et la désobéissance civile, est certainement fichée S (mais n'a jamais appelé à des violences envers les personnes).
Il existe
 16 sous-types en fonction du profil, le profil « S14 » désignant actuellement les combattants djihadistes revenant d’Irak ou de Syrie. Les fiches S sont gérées par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et le Service central du renseignement territorial (SCRT), mais sont accessibles à un certain nombre d'agents des services de la police, des douanes, de la justice ou de l'administration.
Des chiffres fiables et à jour ne sont pas évidents à obtenir.
. Il y a un an
(novembre 2017), le ministère de l'Intérieur, dans son dossier de presse sur le bilan de « Sortie de l'état d'urgence »  indiquait « Nombre de fiches S : 25 000 (dont 9700 pour radicalisation [soit 39%], essentiellement liées à la mouvance terroriste islamiste) » 
. Le rapport
d'information de la commission des lois du Sénat sur l'amélioration de l'efficacité des fiches S (adopté à l’unanimité ce mercredi 19 décembre, mais pas encore  publié) relève qu’au 11 décembre 2018 le nombre de fiches S concerne près de 30 000 personnes (29 973).

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- 2°. Le fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), moins connu, et plus difficilement accessible.
C'est
 un fichier spécialisé créé en mars 2015, géré par l'Unité de Coordination de la lutte AntiTerroriste (UCLAT) de la police nationale, ciblé sur la radicalisation religieuse à partir des signalements des particuliers au Centre National d’Assistance et de Prévention de la Radicalisation (CNAPR), des signalements des États-Majors de Sécurité des préfectures (EMS), et des signalements des services de police et de gendarmerie.
Concernant les chiffres : 
. L'annexe
 « Chiffres FSPRT » du dossier de presse sur le « Plan national de prévention de la radicalisation » présenté par le gouvernement en février 2018 indiquait que le nombre de fiches FSPRT concernait près de 20 000 personnes (19 745), dont la moitié (55%) « prises en compte », c'est-à-dire en phase d'évaluation ou de suivi. 
. D'après
 le rapport d'information de la commission des lois de l'Assemblée en conclusion de la mission d’information sur les fichiers mis à la disposition des forces de sécurité (octobre 2018), le FSPRT recense aujourd’hui plus de 20 000 individus signalés (dont 6 000 « en sommeil », c’est-à-dire moins prioritaires).

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Bref

Pour ce qui est de la question définitionnelle (qui est l'objet de ce billet), Marc Sageman, sociologue et psychiatre franco-américain au parcours atypique, spécialiste du terrorisme (et ex agent de la CIA) observait il y a un an :
 « la radicalisation est-elle l’adoption d’idées rejetant la société actuelle (ce qui ne s’accompagne pas forcément de violences) ou le recours à la violence politique (qui ne s’accompagne pas forcément d’idées "radicales") ?
Nous devons trouver d’autres termes pour définir ces deux processus, très différents. La plupart des commentateurs les utilisent de façon interchangeable, souvent dans la même phrase, ce qui ajoute à la confusion. »

Pour ce qui est de la question étiologique, l'intarissable débat entre la « radicalisation de l'islam » (l'évolution de l'islam dans le monde) défendue par Gilles Kepel et « l'islamisation de la radicalité » (le processus individuel) défendue par Olivier Roy (et d'autres analystes comme l'anthropologue Alain Bertho) est une polémique bien française. 
D'une part, ces deux approches ne sont pas incompatibles (elles pourraient même être complémentaires), même si je trouve le point de vue de Roy plus pertinent que celui de Kepel. D'autre part il faut donner leur part à d'autres approches, comme celle défendue par François Burgat, qui met l'accent sur le politique.

 

Nous allons continuer à examiner les concepts que recouvrent les mots dans un prochain billet :  « Islamisme, fondamentalisme, salafisme et djihadisme »

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