À propos du Venezuela. Les sophismes de l’« insoumis » Mélenchon

L’inventaire des techniques et procédés qu’a utilisé Jean-Luc Mélenchon pour contrer Laurence Debray qui l’interrogeait à propos de la situation politique et sociale du Venezuela, lors du programme télévisé de France 2 « L’émission politique », diffusée le 30 novembre 2017.


 

Fuir le débat, discréditer l’adversaire, changer de sujet…les procédés sont multiples qui permettent de tourner à son avantage une confrontation gênante, ou au moins d’en neutraliser les effets. Les échanges qui transitent sur les réseaux sociaux ont banalisé ces artifices en y ajoutant fréquemment la brutalité et l’insulte.  Mais ne soyons pas naïfs, les abonnés des réseaux n’ont rien inventé. Albert Camus, fustigeant les idéologies «  assez sûres d’elles même, de leur raison imbécile ou de leur courte vérité pour ne voir le salut du monde que dans leur propre domination », déclarait en 1948[1] : " Il n’y a pas de vie sans dialogue. Et sur la plus grande partie du monde, le dialogue est remplacé aujourd’hui par la polémique. Le XXe siècle est le siècle de la polémique et de l’insulte (…) Des milliers de voix, jour et nuit, poursuivant chacune de son côté un tumultueux monologue, déversent sur les peuples un torrent de paroles mystificatrices, attaques, défenses, exaltations. Mais quel est le mécanisme de  la polémique ? Elle consiste à considérer l'adversaire en ennemi, à le simplifier par conséquent et à refuser de le voir. Celui que j'insulte, je ne connais plus la couleur de son regard ni s’il lui arrive de sourire et de quelle manière. Devenus aux trois quart aveugles par la grâce de la polémique, nous ne vivons plus dans un monde d'hommes, mais dans un monde de silhouettes."  Et Jean François Revel  constatait en l’an 2000 que « Les procédés stalino-léninistes restent d'usage courant. La calomnie, le mensonge, la désinformation, la déformation, l'amalgame, l'injure excommunicatrice, le rejet dans le camp fasciste, vichyste, voire antisémite de tout contradicteur, l'affront immérité autant qu'insidieux restent admis dans nos mœurs politiques, et même artistiques ou littéraires ».[2]

Le débat, ou plutôt la rencontre organisée – car il n’y a pas eu débat –, entre Jean-Luc Mélenchon et Laurence Debray[3] lors de l’émission télévisée de France 2 « L’émission politique »,  diffusée le 30 novembre 2017[4], offre un florilège de techniques ou de procédés utilisés par un professionnel de la politique, qui dit incarner la gauche et se vante d’en être actuellement le représentant le plus en vue, pour éviter de répondre à des questions gênantes fondées sur des faits avérés[5]. Repérons les afin de les dénoncer et de les déjouer[6]. Voici les plus saillants[7].

1) Discréditer l’informateur ou la source  (attaque personnelle sans rapport avec le fond du débat). En l’occurrence, c’est d’abord le journaliste et les organisateurs de l’émission qui sont visés. Le sujet de débat qu’ils proposent, ne serait pas pertinent.

Franchement, vous pensez que c’est le sujet international ? 0,2% du commerce extérieur de la France …le Venezuela… on va parler du Venezuela[8]

Je désapprouve que l’on perde son temps à discuter du Venezuela dans une grande émission nationale

Je pense que c’est sans intérêt, que c’est impossible de discuter en 10 minutes de la situation d’un pays qui depuis 14 ans… simplement il vous fait enrager ce pays parce qu’il tient tête à tout le monde

Puis c’est l’interlocutrice qui est dénigrée [9]

D’abord par un sous-entendu :

La Terre entière se met contre le Venezuela, et différentes personnes bien intentionnées et bien payées vont d'un plateau à l'autre pour expliquer que le Venezuela, c'est l'enfer

 Puis directement :

Continuez à lire les papiers que vous avez reçus…

Je pense que vous êtes capable de répéter les éléments de langage qui sont organisés par l'opposition (anti-chaviste)

Je désapprouve que l’on perde son temps à discuter du Venezuela dans une grande émission nationale  avec quelqu'un dont c'est sans doute l'heure de gloire de répéter ici les éléments de langage de l’opposition

Moi je perds mon temps. Je viens dans une émission nationale, où je vais avoir peu de temps ici, et ce sera pour répondre à vos sottises et à vos argumentaires préfabriqués

Moi je ne suis pas Vénézuélien. Qu’est-ce que vous me cherchez des poux dans la tête ?

Oui, j'en ai par-dessus la tête de ce genre de numéro. Y’en a ras le bol. Chaque fois que je vais quelque part, je me tape Venezuela. Y'en a ras-le-bol ! Allez faire votre propagande à l'ambassade ! [...] Vive les États-Unis ! À bas Venezuela ! Vivent les riches, à bas les pauvres !

Laurence Debray : C’est mon pays...

 Non madame ce n’est pas votre pays

L.D. J’y ai toute ma famille. Et d’ailleurs on m’interdit d’y aller…

 Et alors, ce n’est pas une raison…

J’aimerais bien savoir dans quel quartier ils habitent les vôtres (famille de L. Debray) (Après une tirade sur l’opposition entre riches et pauvres)[10].

2) Répéter une affirmation, en l’occurrence une accusation de mensonge, pour ne pas avoir à traiter des faits dérangeants 

Laurence  Debray : Vous imaginez en France que le président dise que ce que nous n’obtenons pas par le vote nous l’obtiendrons par les armes [11]…Vous imaginez en France que les opposants au gouvernement se rendent à l’assemblée et se fassent tabasser…[12]

Ce n’est pas vrai !

L.D. Mais vous avez des images…

Vous mentez, vous mentez madame

L.D. Vous imaginez en France une loi sur la haine qui suppose que celui qui accuse le gouvernement peut aller en prison[13]

C’est une invention et un mensonge

L.D. Est-ce que vous imaginez qu’on tire à balles réelles sur les manifestants ?[14]

Mais je ne suis pas l’ambassadeur du Venezuela ! Allez voir l’ambassadeur du Venezuela. Vous ne démontrez rien, vous ne prouvez rien !

3) Ignorer l’information (ou les faits), les mépriser, voire les nier ; ignorer la question

Bof ! Vous savez ça ! Les mêmes éléments de langage continuellement resservis partout…comprenons-nous…moi je ne suis pas capable de commenter la réalité quotidienne du Venezuela

Ne commençons pas par parler du papier toilette, parce que c’est l’exemple qui est répété 10 000 fois

4) Changer de sujet et inviter l’informateur à aborder d’autres questions [15]

On aurait pu parler de la Russie, de la Syrie, de la Chine,  des sujets d’actualité, mais vous choisissez le Venezuela…

 (Antenne 2 : C’est notre choix) Et pourquoi ? Je ne suis pas ambassadeur du Venezuela, moi !

Et à l’heure à laquelle on parle les États Unis d’Amérique essaient de truquer les élections au Honduras. Mais on n’en parlera pas ! Et ainsi de suite ! Les États Unis d’Amérique sont l’ennemi de toute l’Amérique latine qu’ils essaient de dominer, madame. Votre père le savait mieux que vous.

Si vous étiez la femme que vous prétendez être vous seriez entrain de défendre ce malheureux qui a été condamné à mille coups de fouets en Arabie Séoudite, et ça ne vous fait pas ça ! Par contre s’acharner sur le Venezuela et les socialistes, ça oui !

5) Distraire l’attention en faisant le clown

On va faire une boîte, vous savez comme ces vaches qui font meu euh, vous savez ! Puis il singe le bruit de "boîte à vaches" en remplaçant le meuglement par "Venezuelâaaa"

6) Accaparer la parole et couper son interlocutrice  (particulièrement net quand la journaliste qui anime l’émission demande à Laurence Debray de conclure).

7) Recentrer le débat sur l’interprétation de la situation politique du Venezuela  que Jean-Luc Mélenchon veut faire partager.  Elle consiste à retenir uniquement des options politiques valorisantes pour le(s) gouvernement(s) du pays (sans prendre en considération le résultat de leur mise en œuvre, contraire à l’intention affichée) : la redistribution de la rente pétrolière ; une politique pour les pauvres ; la convocation régulière à des élections (des « choses formidables ») ; puis à attribuer tous ses dysfonctionnements et ses malheurs aux États Unis et à leurs alliés de l’intérieur : l’opposition politique. Relevons au passage que ce couplet convient pour répondre à n’importe quelle interrogation sur les dysfonctionnements internes au Venezuela[16].

Au Venezuela, il y a une opposition barbare…barbare…qui truque les élections qui agresse les gens qui ne sont pas de leur avis, en stockant des armes de guerre à la maison. Nous avons le grand voisin américain qui organise des coups d’État dans tous les pays autour, le blocage économique comme ils l’ont fait partout. Les États Unis d’Amérique ont déclaré que le Venezuela était un danger pour leur sécurité. Je me demande en quoi les pauvres Vénézuéliens sont un danger… La terre entière se met contre le Venezuela.

Le Venezuela est plein d’erreurs comme toute société humaine, mais on a voulu favoriser les pauvres et c’est pourquoi les très riches agressent Venezuela

Les États Unis d’Amérique sont l’ennemi de toute l’Amérique latine qu’ils essaient de dominer, madame. Votre père le savait mieux que vous.

Je défends un pays qui a essayé de faire une politique pour les pauvres, qui est agressé par la première puissance du monde, qui envoie du monde et qui déstabilise son économie. Voilà, madame !

Cuba cela fait soixante ans qu’on fait le siège, le Nicaragua on lui a miné tous ses ports[17], Salvador Allende on l’a assassiné[18], et nos camarades dans la plupart des pays sont victimes de complots. Vous ne me ferez pas dire autre chose que le mal qui fait mal à l’Amérique latine comme au reste du monde, c’est les États Unis et leur politique belliqueuse et dominatrice.

Je me suis intéressé au Venezuela et j’ai soutenu le président Hugo Chávez parce que pour la première fois un grand pays pétrolier partageait la rente pétrolière au lieu de se l’approprier individuellement comme c’est le cas dans les pétromonarchies…donc ils ont fait des choses extraordinaires, pendant toutes ces années on a voté quasiment tous les ans…le peuple vénézuélien a soutenu Hugo Chávez sauf une fois, il a perdu le referendum et il s’est incliné…

Stéphane Lemarchand Caricaturiste. Dessin au crayon de couleur sur papier Stéphane Lemarchand Caricaturiste. Dessin au crayon de couleur sur papier

 

*

Au total, Jean Luc Mélenchon a considéré son interlocutrice comme une ennemie à abattre[19]. Dès lors, admettre la pertinence de ses constats eut été un aveu de faiblesse. Et comme il était impossible de construire un débat sur la  base de faits dont il a nié la réalité,  il s’est appliqué à étiqueter son interlocutrice pour la rabaisser et la discréditer, invalider ainsi ses observations et fuir ses questions : fille de riche, porte-parole rémunérée de l’opposition vénézuélienne et par-delà nord-américaine, un peu demeurée (elle ne fait que répéter ; elle utilise des « arguments préfabriqués » ; elle ne prouve rien…), prétentieuse ( l’émission est son « heure de gloire ») et menteuse.

Puis il a martelé son message politique en utilisant les ficelles de la propagande communiste.

Le principal subterfuge de celle-ci consiste à dissocier les intentions, l’idéal radieux, de la mise en œuvre des politiques et de leurs résultats. Si bien qu’en dépit des conséquences désastreuses auxquelles elles aboutissent, les intentions de leurs concepteurs et exécutants restent pures, et les lendemains peuvent continuer de chanter

Puis elle cible et pilonne l’ennemi capitaliste, personnifié par les États Unis et ses relais dans les pays qui subissent son influence (démonisés ici en putschistes violents).

Et enfin, selon une dialectique implacable, comme on vient de le voir, elle fustige celui qui met le doigt sur la réalité des souffrances des populations et des violences qu’elles subissent de la part de régimes « progressistes ». La hargne des propagandistes à l’égard de ces témoins repose sur l’affirmation  que cette divulgation ne peut que faire le jeu de l’adversaire.  Et donc, pour eux,  mettre en avant la réalité, équivaut à se rallier au camp de l’ennemi.

Il convient donc de disqualifier ces témoins, de les faire taire, de les neutraliser. Sans pitié.

À ce jeu, il n’y a plus aucune place pour la réalité des faits. Et les gouvernants ne peuvent être tenus pour responsables des souffrances de leurs administrés.

 

 

[1] Allocution prononcée à Pleyel en novembre 1948, à un meeting international d’écrivains, et publié par La Gauche, le 20 décembre 1948. Actuelles 1, Ecrits politiques. Œuvres complètes, Gallimard, 2006, t. III, p 437.

[2]La grande parade. Essai sur la survie de l’utopie socialiste. Plon, 2000, p.143.

[3] Fille de Régis Debray et d’Elisabeth Burgos.

[4] https://www.youtube.com/watch?v=uCPuiSWRq8I (12 minutes d’échanges, à partir de 1h18 d’émission jusqu’à 1h30)

[5] Sur ce sujet voir les rapports de l’ONU qui détaillent l’ensemble des atteintes au droit dans le pays : https://www.ohchr.org/fr/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=21948&LangID=F

https://www.hrw.org/world-report/2018/country-chapters/venezuela

[6] Deux billets publiés par Lancetre dans son blog Mediapart ont très largement débroussaillé le terrain que je laboure aujourd’hui :   https://blogs.mediapart.fr/lancetre/blog/011217/venezuela-lextraordinaire-violence-verbale-de-melenchon-face-laurence-debray ; https://blogs.mediapart.fr/lancetre/blog/061217/melenchon-accable-laurence-debray-dinjures-sexistes-et-diffamatoires

[7] Pour être plus précis il faudrait aussi décrypter les attitudes du questionné Mélenchon (mimiques, ton, postures…).  Il paraît de plus en plus irrité au fil de l’entretien (tactique ou comédie ?), et il en arrive à tourner le dos à son interlocutrice.

[8] «Jean-Luc Mélenchon savait qu'il allait parler du Venezuela et il avait donné son accord», précise Laurence Debray pour souligner l'attitude de celui qui a fait semblant d'être pris au dépourvu. http://www.lefigaro.fr/culture/2017/12/14/03004-20171214ARTFIG00349-laurence-debray-ce-que-j-aurais-dit-a-jean-luc-melenchon-s-il-m-avait-laisse-parler.php

Et s’il a été interrogé sur le Venezuela, c’est parce qu’il avait mis en avant les bontés de son régime, au point d’en faire un modèle. Le 30 juillet 2013, il publiait en effet le message suivant : "Venezuela bolivarien est une source d'inspiration pour nous, nous saluons la victoire de Maduro!".

Et dans le programme électoral qu’il a défendu à l’occasion des dernières élections présidentielles, il propose que la France adhère à l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), (créée à La Havane en 2004 par Fidel Castro et Hugo Chávez) et quitte l’OTAN. De plus, à l’instar de ce qu’a réalisé Chávez au Venezuela, il ambitionne de fonder une VIe République qui serait amenée par une Assemblée constituante, et d’instaurer la possibilité de convoquer des referendums révocatoires.

[9] Au lendemain de l’émission Jean-Luc Mélenchon explique très bien la riposte qu’il avait élaborée, et il va plus loin encore dans l’entreprise de démolition de son interlocutrice : «… Ici : y-a-t-il assez de papier hygiénique au Venezuela ? Dès lors, seul le contrepied frontal fait sens en faisant spectacle. Il est vain de croire qu’un quelconque autre mode opératoire fonctionne puisque, dans tous les cas, on ne dispose que de quelques secondes pour parler sans être interrompu. À vrai dire, il n’y a parfois aucun autre choix tactique possible. Quand commence la séquence Venezuela, avant même que l’idiote utile des USA ait commencé à mériter son cachet, c’est le cadre lui-même qu’il faut fracasser.

Car quel peut bien être le sens d’un « débat » sur le Venezuela quand il y a la Syrie, l’Irak en guerre, la Corée du Nord en offensive nucléaire dans la vraie actualité qui compte ? La marionnette Debray le sait bien. Du coup elle attaque son sujet par du pathos censé désarmer le débat rationnel. La pauvre grand-mère qui manque de papier hygiénique est ici la figure éplorée d’une volonté délibérée de ne pas dialoguer mais d’enfermer dans un dolorisme compassionnel sans contenu rationnel. Le reste est une récitation sans talent des tracts de l’extrême droite vénézuélienne. On ne discute pas davantage avec ce genre d’énergumène qu’avec un répondeur téléphonique. »

  https://melenchon.fr/2017/12/04/le-lendemain-de-lemission/

[10] Voici quel est le patrimoine qui a été déclaré par Jean-Luc Mélenchon à l’occasion des dernières élections présidentielles :  https://www.linternaute.com/actualite/politique/1372577-patrimoine-des-candidats-a-la-presidentielle-et-le-plus-riche-est/

[11] « Lo que no se pudo con los votos, lo haríamos con las armas" http://www.bbc.com/mundo/noticias-america-latina-40425436

[12] https://www.youtube.com/watch?v=L3G6tmFKP68 ; http://www.el-nacional.com/noticias/asamblea-nacional/los-golpes-que-sufrio-asamblea-nacional-desde_199465

[13][13] https://www.elespectador.com/noticias/el-mundo/de-que-se-trata-la-ley-del-odio-en-venezuela-y-por-que-es-tan-peligrosa-articulo-722403; http://efectococuyo.com/politica/10-claves-que-debe-saber-sobre-la-ley-contra-el-odio-y-por-la-tolerancia/

[14]https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/02/13/le-pouvoir-venezuelien-reprime-violemment-des-manifestations-d-etudiants-et-d-opposants_4365757_3222.html; https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/05/20/venezuela-nouvelle-manifestation-d-ampleur-a-caracas-contre-le-president-nicolas-maduro_5131144_3222.html;  https://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-sud/venezuela-nicolas-maduro-le-tyran-de-caracas_1904733.html

[15] Un subterfuge couramment utilisé par Mélenchon. Le 20 avril 2017  au micro de BFMTV/RMC, interrogé sur les manifestations de la population vénézuélienne et la riposte de la Garde nationale tirant sur elle à balle réelles, il éludait la question en suggérant qu’on lui demande son opinion sur l’Arabie Saoudite, ou le Yémen, ou le Bahreïn, « http://www.europe1.fr/politique/venezuela-syrie-jean-luc-melenchon-sagace-dun-doute-quon-etend-sur-lui-3306038    «Vous ne m'interrogez pas sur Bahreïn, sur le Yémen Monsieur Bourdin, vous avez vos prédilections… Vous avez vos massacres préférés.» Ce même procédé sera utilisé au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro du 20 mai 2018  RTL https://el-siglo.blogspot.com/2018/05/pour-melenchon-ceux-qui-denoncent-la.html

[16] Il est réitéré au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro du 20 mai 2018 https://el-siglo.blogspot.com/2018/05/pour-melenchon-ceux-qui-denoncent-la.html

[17] En 1984.

[18] Salvador Allende n’a pas été assassiné ; il s’est suicidé.

[19] On peut se demander quelle mouche a bien pu piquer Jean-Luc Mélenchon pour qu’il utilise cette artillerie lourde pour contrer une interrogatrice qui, certes, n’a jamais caché avoir voté pour le candidat Emmanuel Macron aux dernières élections présidentielles, mais qui n’a ni mandat politique, ni position médiatique influente et demeure inconnue du grand public?

 

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