Comment soutenir le nationaliste Mélenchon lorsqu'on n'est pas de droite ?

La revue Contretemps vient de publier une réponse argumentée à l'appel "Faisons front commun". L'auteur y explique pourquoi il lui semble impossible, compte tenu des dérives nationalistes de Mélenchon, que celui-ci rassemble la gauche. Il y rappelle aussi qu'on peut faire de la politique sans soutenir un candidat à l'élection présidentielle.

http://www.contretemps.eu/front-commun-resignation/

A ce texte, à mon avis fort pertinent, j'ajoute trois éléments pour nourrir la réflexion:

1) Qu'est-ce que la gauche ?

    François Cavanna en donnait, à mon avis, une bonne définition:

    https://blogs.mediapart.fr/lancetre/blog/210216/un-vrai-programme-de-gauche-celui-de-cavanna

    Par ailleurs, gauche et nationalisme étroit n'ont jamais fait bon ménage.

    Qu'il suffise de rappeler que l'hymne de ralliement de la gauche, dans le monde entier, depuis plus d'un siècle, 

     est L'Internationale.

     Un chant magnifique, dont chaque vers est un bijou, et qui n'a pas pris une ride.

     "Il n'est pas de sauveur suprême,

       Ni Dieu, ni César, ni tribun !

       Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes,

       Décrètons le salut commun !

       (...)

       Paix entre nous, guerre aux tyrans ! "

 

    

proletarier-aller-laender

quote-nous-devons-apprendre-a-vivre-ensemble-comme-des-freres-sinon-nous-allons-mourir-tous-ensemble-martin-luther-king-180259

2) Qui n'est pas de gauche ?

     Par exemple, ceux qui font jeter à la rue des familles avec enfants, et qui les y laissent depuis plus de quarante jours, en les faisant sans cesse chasser de partout, et en faisant systématiquement détruire les fresques murales qui rappellent cette infamie:

https://blogs.mediapart.fr/juliette-keating/blog/100916/montreuil-familles-roms-expulsees-la-mobilisation-se-renforce

 

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 Photographie de Gilles Walusinski, reporter de guerre à Montreuil, brutalisé par un envoyé du maire.

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        Photographie prise à Montreuil, le 11 septembre 2016, et publiée par Juliette Keating.

3) Qui est encore de gauche ?

Ceux qui, malgré les vents contraires, continuent à tenir un discours internationaliste, sans céder,  dans le vain espoir de grapiller quelques voix, aux sirènes de l'extrême droite:

https://blogs.mediapart.fr/philippe-poutou/blog/090916/calais-face-aux-sales-odeurs-racistes-ouvrons-les-frontieres

Et bien sûr, comme l'écrivait Victor Hugo:

"Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent"

Qu'ils soient encartés ou non, et qu'ils soutiennent, ou non, un candidat pour l'élection présidentielle.

 

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