Laurent Coq
Musicien
Abonné·e de Mediapart

56 Billets

0 Édition

Billet de blog 27 sept. 2010

Laurent Coq
Musicien
Abonné·e de Mediapart

Chroniques newyorkaises #2

Laurent Coq
Musicien
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

WE'RE IN GOOD SHAPE

• Brooklyn, le 11 septembre 2010
C’est en ce triste jour anniversaire des attentats qui ont frappé le sud de Manhattan que je reprends mon journal. Neuf ans déjà. À l’époque, j’habitais ici, à Brooklyn, mais j’étais rentré à Paris le 9 septembre pour enregistrer l’album de Jean-Christophe Béney. La veille de mon départ, j’étais allé dîner chez mon amie Francesca dans son loft de Church Street, à quelques blocs des tours jumelles. Ce soir-là, j’avais tiré sur son joint, et quand il avait fallu rentrer chez moi, j’étais tellement défoncé que j’avais préféré marcher pour me dégriser un peu — et puis parce qu’il faisait une douceur d’été — jusqu’à la station de métro qui se trouve complètement au sud, après les tours, à l’embarcadère des ferries pour Staten Island. En descendant depuis Church Street, je m’étais retrouvé sur le grand parvis du World Trade Center, et j’avais emprunté l’escalier qui descendait le long de la tour Nord pour rejoindre West Street. Au milieu de l’escalier, à 2 heures du mat, je m’étais arrêté, et avais pissé contre la tour, en levant la tête pour la regarder plonger dans le ciel. Le genre de truc qu’on fait quand on a fumé un joint.
Trois jours plus tard, je la voyais s’effondrer à la télé alors que nous finissions de déjeuner chez Bruno Descoix à Ménilmontant avec Vincent Sacripanti. Mon frère Bertrand qui travaillait à France 2 à l’époque m’avait appelé pour que je lui donne les coordonnées d’une personne qui habite dans les parages et qui parle français. Quelques minutes plus tard, j’entendais Francesca — qui revenait d’être aller chercher son fils à l’école, après s’être battue avec la directrice qui ne voulait pas les laisser sortir — commenter la situation chaotique qui régnait dans les rues. Les tours étaient debout pour encore quelques minutes.
À mon retour, après qu’ils eurent rouvert le trafic aérien, j’ai passé quelques semaines à Canal Street chez Barbara, une amie anglaise de Francesca, journaliste ici depuis trente ans. Elle était partie un mois en Angleterre, et j’avais pu jouir de son bel appartement dans un très vieil immeuble de la fin du XIXe siècle dont les fenêtres donnait sur Canal Street, à l’angle de Church Street. Je me souviens du ballet incessant des camions sous mes fenêtres, qui partaient de Ground Zero jour et nuit chargés des débris des tours pour les emporter à Brooklyn où ils faisaient l’objet d’un tri minutieux pour retrouver des restes humains, des bijoux, de l’or, des bouts de toiles de maître, et bien d’autres choses inestimables que les tours abritaient alors. Je me souviens aussi du feu qui avait mis des semaines à s’éteindre, de la fumée et de l’odeur âcre qui hantaient tout le sud de la ville. J’allais souvent à pied jusqu’au chantier avec, dans les oreilles le Requiem de Duruflé que je venais de découvrir, et chaque fois que j’entends cette musique depuis, je retrouve cette impression de désolation, de chaos irréel.


Ce matin, il y a une lumière étincelante, sans doute parce que l’atmosphère s’est bien rafraîchie. Bientôt deux semaines ici, déjà. Et déjà dernière moi les heures intenses passées en studio avec Miguel.
Le jour de notre concert dans le Connecticut, nous nous sommes retrouvés dans l’Upper West Side où nous avons récupéré une voiture de location. Mariah Wilkins, l’agent et manageur de Miguel, et Elga, sa femme étaient là aussi. C’est Miguel qui a pris le volant. Il avait sélectionné des disques chez lui pour les cinq heures que nous allions passer sur la route :
- Molotov, un groupe de rock mexicain.
- Changüì Music from Cuba, un genre traditionnel cubain qui ressemble un peu au Sòn.
- Rumbatà, un jeune groupe cubain de Rumba, époustouflant.
- Youssou Ndour, Egypt.
- Ska Music from Jamaïca, un disque de compilation des origines du Ska instrumental.
Pendant qu’il conduisait et qu’il discutait en espagnol avec sa femme assise à côté de lui, je le voyais frapper toutes les phrases rythmiques sur le volant. Cette sélection démontre, s’il en était encore besoin, l’ouverture d’esprit de notre homme.
Nous sommes arrivés sur place à 5 heures pile. Une grande bâtisse d’une banlieue chic de Harford, la Maison de la Pologne, dotée d’une belle salle de concert avec balcons, malheureusement très réverbérante, et difficile à sonoriser, surtout avec notre instrumentation qui inclut un violoncelle et des tablas. Fatalement, les balances tirent en longueur. On dîne sur place, plutôt bien, dans un salon en étage, sous le regard de Jean Paul II. Très bonne ambiance entre nous. Elga est adorable. On monte sur scène à 20 h 30.
Salle comble, public très hétéroclite de gens du coin. Toutes les tranches d’âge, les milieux sociaux et les origines ethniques sont représentés. Il y a pas mal d’enfants qu’on n’entendra pas du tout pendant le concert. On présente les morceaux dans les formats que nous avons arrêtés pour l’enregistrement lors de notre dernière répète et le concert passe à toute vitesse. J’ai l’impression d’être plutôt en place malgré les difficultés à entendre les tablas. Le public est immédiatement séduit par cet orchestre atypique et cette musique exigeante, et il ne manque pas de le faire savoir. À mesure que le set se déroule, on les sent de plus en plus chauds, et à la fin du concert, la salle se lève pour trois minutes de standing ovation. Quel bonheur ! Tout le monde est surpris et Miguel quitte la scène avec un large sourire. On ne traîne pas et on reprend vite la route pour Manhattan. Comme je l’avais anticipé, on arrive en ville à 1 heure du matin, et je n’ai pas le courage de repartir en métro pour Park Slope. Je passe la nuit à Harlem chez Shawn qui n’est pas là de tout le week-end.
Le lendemain, dimanche, je retourne vite à Brooklyn pour mettre à profit les quelques heures de piano que j’ai négociées avec les voisins. Lundi, c’est Labor Day, la fête du travail. C’est un gros week-end de vacance qui marque aussi la fin de l’été et la reprise de l’école. Je travaille deux heures le matin, les dernières avant l’enregistrement, et je retrouve mon amie australienne Lisa qui est à NY actuellement, pour une longue balade dans l’East Village complètement transformé depuis ma dernière visite il y a deux ans. Décidément, cette ville va bientôt se résumer à un gigantesque quartier chic.
En fin d’après-midi, je rentre à Brooklyn en prenant la ligne 5, puis en changeant à Atlantic pour la 2. Ainsi, je sors à Grand Army Plazza où je retrouve la fin de la grande parade caribéenne de Labor Day qui a lieu chaque année ici. C’est la 42e édition. Quand je suis arrivé à New York pour la première fois le 2 septembre 1994 pour y passer six mois, le lendemain de mon arrivée, j’étais allé à Brooklyn retrouver les musiciens du groupe français Sixun qui était en résidence ici pour enregistrer à Avatar (Power Station à l’époque) avec le grand ingénieur du son James Farber et surtout l’immense et regretté Michael Brecker. Ils logeaient tous dans une maison qu’ils avaient louée à Brooklyn pour toute la durée du séjour et de là, nous étions partis à la parade de Labor Day, il y a seize ans exactement... De grands chars chargés d’enceintes, des femmes en plumes de toutes les couleurs, des costumes toujours plus extravagants, des familles entières qui dansent en marchant ou l’inverse, des drapeaux de Grenade, Barbade, Trinidad, Puerto Rico, Haïti, une masse humaine quasi exclusivement noire qui se perd au fond de Eastern Parkway, en tout, deux millions de personnes... C’est la plus grosse manifestation culturelle de la ville.
Lendemain, mardi, premier jour d’enregistrement.


Je me lève à 7 heures, en forme. Le studio se trouve à vingt minutes porte à porte de chez moi. J’y suis à 10 heures du matin, comme convenu. Miguel est déjà là. Je suis content de retrouver Systems II où j’ai enregistré mon premier disque, Jaywalker, en 1997 avec Jean-Christophe Béney, Jules Bikôkô et Daniel Garcia Bruno. L’endroit n’a pas changé. Le piano, si. Il a été entièrement refait, et il suffit de deux minutes dessus pour que se dissipent mes craintes de retrouver un instrument inégal et difficile. La mécanique est très précise, et le son très boisé, sombre et clair à la fois. C’est typiquement le genre de Steinway américain (la marque a des usines en Allemagne et aux Etats-Unis) qu’on ne trouve pas en Europe où les instruments sont plus extravertis et n’ont pas cette noblesse dans les graves. C’est exactement le genre d’instrument que j’aime.
Le temps de déterminer la place de chaque poste, de faire le son de chacun, de s’habituer aux casques, on commence à enregistrer à 13 heures. Miguel a établi un plan très précis pour ces deux jours de séances. Je ne vais pas tarder à m’en rendre compte, car nous allons adopter un mode de fonctionnement radicalement différent de celui que j’emploie pour mes disques.
J’ai toujours enregistré tout le répertoire le premier jour en sachant que ce ne sont absolument pas des prises définitives, mais qui vont plutôt nous permettre de nous familiariser avec le lieu, le son, les casques, les instruments, et le fait même d’enregistrer qui peut être très inhibant. Ce faisant, le matin du deuxième jour, on est tous très frais et, en principe (et ce fut le cas pour quasiment tous mes disques), on enregistre tout le répertoire en deux heures, sans réécouter les prises, comme en situation de concert, en s’en tenant souvent à des premières prises car le groupe a trouvé ses marques et la musique coule de source, naturellement, sans forcer.
Miguel travaille tout autrement. Chaque fois que nous abordons un morceau, c’est pour en faire une prise définitive, et ne plus revenir dessus par la suite. Si bien que, dès les premières minutes d’enregistrement, il faut être opérationnel et inspiré. On enregistre une première prise, puis souvent une deuxième (il y a un morceau du disque qui a fait l’objet d’une seule prise), et parfois une troisième, jamais plus. Puis on écoute, et on choisit la plus solide en privilégiant la cohésion du groupe sur les interventions individuelles. Les choix ont toujours été évidents et n’ont jamais été débattus. Puis on « fixe » la prise. Si on décide que l’intro d’une autre prise est meilleure, on la monte (on l’a fait une fois), idem pour les solos (on l’a fait sur un morceau diabolique de Miguel ; une succession de solos très courts sur des structures qui ne cessent de changer de forme et de tempo. On a pris la première partie d’une prise jusqu’à sa moitié, où on a basculé sur la deuxième prise). Quand on a toute la structure définitive du morceau, on procède aux overdubs (sur-enregistrements); des corrections individuelles sur des bouts de thème mal joués (jamais d’overdubs dans les solos, ou alors on overdub le solo entier. Je l’ai fait une fois pour une intervention de 8 mesures). Après quoi, on passe au morceau suivant.
Miguel avait prévu de grosses journées 1/ parce que le répertoire est très conséquent ; 10 morceaux, tous écrits comme des suites avec beaucoup de parties différentes, de métriques difficiles, de changement de tempo et de climats, de solos sur des structures complexes, de changements entre les tablas et la batterie, ou le trombone et le violoncelle... 2/ parce qu’il savait qu’il faudrait passer du temps à fixer certaines parties — notamment au trombone et au violoncelle — qui sont extrêmement difficiles à jouer. Par conséquent, son idée était d’enregistrer un maximum de morceaux le premier jour et de garder le plus dur pour le lendemain, pour tirer profit du phénomène que je décrivais plus haut.
Pris par cet impératif, il ne voit pas du tout le temps passer et, à 3 h 30, nous sommes toujours en train de jouer sans avoir concédé la moindre pause depuis le matin. Personnellement, je commence sérieusement à me sentir très faible et ma concentration est de plus en plus chahutée. Conséquence inévitable, je manque un virage et plante tout l’orchestre. On arrête la prise, et je demande qu’on commande de la nourriture. Tout d’un coup, c’est comme si j’avais tiré Miguel d’un état second... Il s’excuse d’avoir négligé ce détail et propose de reprendre le morceau là où je l’ai planté pour se donner un dernière chance avant de commander notre déjeuner. Par chance, la prise est bonne, et pendant que nous attendons le livreur, nous procédons au montage qui va nous permettre de fixer le morceau définitivement. Après le repas, nous abordons un nouveau morceau, et en trois heures, nous en enregistrons trois différents. The asian food did the trick, dira plus tard un Miguel rassuré, we’re in good shape. À 7 h 30, il décide d’en rester là pour cette première journée plutôt fructueuse. Nous avons enregistré six morceaux sur dix.
Le lendemain, on se retrouve Miguel et moi à 11 heures. Il est en forme, moi aussi. Nous avons écouté les prises de la veille et nous sommes complètement d’accord sur les choix opérés. Nous commençons à enregistrer à midi. Le premier morceau terminé, je propose qu’on commande notre déjeuner. Miguel sourit. Après quoi, nous passons aux choses sérieuses. Il faudra sept heures pour venir à bout des trois derniers monstres qui nous restaient à graver. Dana va devoir subir plus d’une heure d’overdub en fin de journée, avec un Miguel aux commandes, toujours très concentré et précis, jamais impatient ou contrarié. La séance se termine à 21 h 45, tandis que je débouche une bouteille de chablis que j’avais apportée de Paris pour l’occasion. Mariah et Elga sont là aussi.
Nous mixons avec mon fidèle ingénieur, Katsuhiko, à Avatar, les 7 et 8 octobre prochain, et nous masterisons le 13. Miguel parle de sortir le disque en janvier.


Deux concerts mémorables à Smalls que je n’avais pas revu depuis sa réouverture : le trio du magnifique Danny Grissett au piano, accompagné par une rythmique en or ; Vincente Archer à la contrebasse et Marcus Gilmore à la batterie. Cohésion évidente, son d’une grande élégance, répertoire impeccable (version bouleversante de Some Other Time). Un régal, et une leçon pour les trios bradmeldhauhïsants qui commencent à sérieusement me péter les couilles.
Hier soir, le quartet de Mark Turner avec Avishaï Cohen qui remplaçait Ambrose Akinmusire, Joe Martin à la basse, et le toujours impérial Marcus Gilmore à la batterie, avec qui j’ai eu une conversation très agréable. Là encore, que dire qui ne soit pas superlatif ? Tout ce que j’aime dans cette musique, rien de ce que je n’aime pas. C’était tellement intense dans un Smalls bondé de musiciens, que je ne suis pas resté pour le deuxième set.
En rentrant à la maison, je n’ai pas résisté à aller faire un tour à Monster, un institution du gay NY ; un bar au rez-de-chaussée avec pianiste qui égrène les torch songs de rigueur, et un dance floor au sous-sol, avec DJ et Gogo boys. Toujours la même ambiance délicieuse et la même énergie contagieuse dans un lieu unique ici, qui mélange tous les genres sociaux et raciaux dans une atmosphère très détendue, où les femmes sont nombreuses... Une sorte de pèlerinage pour moi qui y ai glané de nombreux souvenirs et de belles rencontres il y a des années, quand j’étais encore jeune et beau.
Aujourd’hui, je vais peut-être faire écouter nos séances à Jérôme, faire le ménage de ce studio que je dois quitter d’ici à demain (pour aller où ? mystère... sans doute chez Shawn en attendant mieux) et ce soir, je vais sans doute aller écouter le groupe de Joe Sanders à la Jazz Gallery, avec ce jeune altiste que j’aime beaucoup, Logan Richardson, Luis Perdomo (le pianiste régulier du quartet de Miguel) et Rodney Green à la batterie.
Laurent

À lire aussi, les chroniques #1, #3, #4, #5, #6 et #7

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Moyen-Orient
Des Russes désertent vers la Turquie pour ne pas « mourir pour Poutine »
Après que le président russe a décrété la mobilisation partielle des réservistes pour faire face à la contre-offensive de l’armée ukrainienne, de nombreux citoyens fuient le pays afin de ne pas être envoyés sur le front. 
par Raphaël Boukandoura
Journal — Politique
La justice dit avoir les preuves d’un « complot » politique à Toulouse
L’ancienne députée LR Laurence Arribagé et un représentant du fisc seront jugés pour avoir tenté de faire tomber une concurrente LREM à Toulouse. Au terme de son enquête, le juge saisi de cette affaire a réuni toutes les pièces d’un « complot » politique, selon les informations de Mediapart.
par Antton Rouget
Journal — Exécutif
Retraites, chômage, énergie : Macron attaque sur tous les fronts
Le président de la République souhaite mener à bien plusieurs chantiers d’ici à la fin de l’année : retraites, chômage, énergies renouvelables, loi sur la sécurité, débat sur l’immigration… Une stratégie risquée, qui divise ses soutiens.
par Ilyes Ramdani
Journal
« L’esprit critique » cinéma : luxe, érotisme et maternité
Notre podcast culturel débat des films « Sans filtre » de Ruben Östlund, « Les Enfants des autres » de Rebecca Zlotowski et « Feu follet » de João Pedro Rodrigues.
par Joseph Confavreux

La sélection du Club

Billet de blog
Le gigantisme des installations éoliennes offshore en Loire Atlantique et en Morbihan
Un petit tour sur les chemins côtiers en Loire Atlantique et en Morbihan pour décrire et témoigner du gigantisme de ces installations offshores, de la réalité de l'impact visuel, et de quelques réactions locales.
par sylvainpaulB
Billet de blog
Les sulfureuses éoliennes de la baie de Saint-Brieuc en débat
[Rediffusion] A l’initiative d’Ensemble ! deux débats ont été organisés les 24 et 25 septembre autour du projet de parc éolien dans la baie de Saint-Brieuc. En voici le compte rendu vidéo, avec mon intervention, présentant mes enquêtes sur Mediapart, et les prises de parole de Katherine Poujol (responsable de l’association « Gardez les caps !) ou encore de Lamya Essemlali (présidente de Sea Shepherd France).
par Laurent Mauduit
Billet de blog
Saint-Jean-Lachalm, un village qui a réussi ses éoliennes, sans s'étriper
Saint-Jean-Lachalm, un village de la Haute-Loire qui a trouvé le moyen de ne pas s’étriper lorsque l’idée d’un champ d’éoliennes a soufflé dans la tête de son maire, Paul Braud. En faisant parler un droit coutumier ce qui, de fil en aiguille, a conduit… au chanvre.
par Frédéric Denhez
Billet de blog
Éolien : vents contraires !
[Rediffusion] Mal aimées parmi les énergies renouvelables, les éoliennes concentrent toutes les critiques. La région Provence Alpes-Côte d'Azur les boycotte en bloc sans construire d'alternatives au « modèle » industriel. le Ravi, le journal régional pas pareil en Paca, publie une « grosse enquête » qui ne manque pas de souffle...
par Le Ravi