M Tessier
Лентяй (fainéant), бывший неудачник (ex- loser), негодяй (vaurien), самозванец (imposteur), лицемер (hypocrite), категоричный (péremptoire), retraité sans gloire, probable escroc, possible usurpateur, politiquement suspect, traducteur très amateur de littérature russe.
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Billet de blog 20 mai 2021

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Лентяй (fainéant), бывший неудачник (ex- loser), негодяй (vaurien), самозванец (imposteur), лицемер (hypocrite), категоричный (péremptoire), retraité sans gloire, probable escroc, possible usurpateur, politiquement suspect, traducteur très amateur de littérature russe.
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Cherry-Brandy (Varlam Chalamov)

Voici un chapitre, entièrement consacré à l'évocation de la mort du poète Ossip Mandelstam, des « Récits de la Kolyma », immense et terrible recueil de souvenirs du Goulag rédigés par celui qui dit un jour – sans que son interlocuteur protestât – à Soljénitsyne : « Tu n'as pas connu le pire ».

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Cherry-Brandy

(Varlam Chalamov)

     Si l’on savait à peu près où – un camp de transit du côté de Vladivostok – était mort Ossip Mandelstam, un brouillard a longtemps entouré la date de sa mort. Ayant connu les lieux et reçu peut-être des témoignages, Varlam Chalamov s’est livré dans les années cinquante à une reconstitution en forme d’hommage au poète exécuté lentement par le régime. Voir par exemple à ce sujet  :

https://books.openedition.org/pur/40571?lang=fr

     Le titre « Cherry-Brandy » renvoie à un poème écrit par Mandelstam en 1931 et faisant allusion à une réunion amicale au Musée Zoologique de Moscou. Selon le témoignage de Nadiejda Mandelstam, l’expression signifiait, entre les proches du poète : « bêtises, fadaises » (d’après une note des traductrices Sophie Benech, Catherine Fournier, Luba Jurgenson des Récits de la Kolyma pour les éditions Verdier).

     Autres références diverses :

     Le manuscrit du texte de V. Chalamov :
https://shalamov.ru/manuscripts/text/14/1.html

     Il existe de nombreuses traductions des poèmes d’Ossip Mandelstam, ainsi que de ses quelques textes en prose – ces dernières aux éditions Le bruit du temps, notamment ; quant aux premiers, on peut signaler les traductions de François Kérel chez Gallimard, ainsis que celles d’Henri Abril aux éditions Circé.

     Les œuvres complètes d’Ossip Mandelstam sont récemment parues dans une coédition Le Bruit du temps/La Dogana, dans une traduction de J.C. Schneider.

     Je signale également de fortes traductions de plusieurs poèmes de Mandelstam sur le blog de M. Delarche :

https://blogs.mediapart.fr/michel-delarche/blog/070521/le-siecle-de-mandelstam

     Sur Varlam Chalamov, dont le livre majeur, Récits de la Kolyma est un terrible joyau de la vaste littérature décrivant le Goulag soviétique :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Varlam_Chalamov

——————————————————

     Le poète se mourait. Ses grandes mains gonflées par la faim, aux doigts exsangues et sales, leurs ongles longs et recourbés comme des cornets, reposaient sur sa poitrine sans se dérober au froid. Avant, il les fourrait sur son sein, sur son corps nu, mais il y restait trop peu de chair à présent. Ses moufles, on les lui avaient volées depuis longtemps ; le vol demandait juste du culot – on volait en plein jour. Le pâle soleil électrique, souillé par les mouches et enchâssé d’une grille métallique circulaire, était fixé en hauteur au plafond. Sa lumière tombait sur les jambes du poète : il était allongé comme dans un casier sur la rangée inférieure, dans la profondeur sombre des châlits superposés. De temps en temps, ses doigts remuaient, claquaient comme des castagnettes, tâtaient un bouton, une boutonnière, un trou dans son caban, chassaient une saleté et puis s’immobilisaient. Le poète était mourant depuis si longtemps qu’il avait cessé de comprendre qu’il se mourait. Une pensée simple et forte, douloureuse au point d’en être presque palpable se frayait parfois un chemin à travers son cerveau : on lui avait volé le pain qu’il avait mis sous sa tête. Et c’était une brûlure si effrayante qu’il était prêt à contester, à invectiver, à se battre, à rechercher, à prouver. Mais il n’en avait pas la force, et la pensée au sujet du pain s’affaiblissait… À l’instant, il pensait à autre chose, à ceci qu’il fallait faire traverser la mer à tout le monde, seulement le vapeur avait du retard, allez savoir pourquoi, et c’était bien qu’il fût là, lui. Et, de façon aussi fugitive et vacillante, il se mit à penser au gros grain de beauté que le planton du baraquement avait sur la figure. Il passait le plus clair de son temps à penser aux évènements qui occupaient sa vie ici. Les visions qu’il avait devant les yeux ne se rapportaient pas à son enfance, à sa jeunesse et à ses succès. Il avait passé sa vie à se hâter vers quelque but. C’était merveilleux, de ne pas avoir à se hâter, de pouvoir penser en prenant son temps. Et, sans se presser, il pensait à l’uniformité des mouvements qui précèdent la mort, au fait que les médecins avaient compris et décrit cela avant les artistes et les poètes. Chaque étudiant en médecine connaît le faciès hippocratique – le masque du moribond. Cette énigmatique monotonie des mouvements précédant la mort a donné l’occasion à Freud d’échafauder ses hypothèses les plus audacieuses. La fixité, la répétition, voilà le fondement indispensable à la science. Ce qu’il y a de non répétitif dans la mort, ce sont les poètes qui l’ont cherché, pas les médecins. Il était agréable de constater qu’il pouvait encore réfléchir. La nausée due à la faim, il en avait depuis longtemps l’habitude. Et tout était de même valeur : Hippocrate, le planton avec son grain de beauté et son ongle sale à lui.

     La vie entrait en lui et en ressortait, il se mourait. Mais la vie réapparaissait, ses yeux s’ouvraient, des pensées lui venaient. Seuls les désirs ne se montraient pas. Il avait longtemps vécu dans un monde où il fallait souvent ramener les gens à la vie – à l’aide de la respiration artificielle, et de glucose, de camphre et de caféine. Le mort revenait à la vie. Et pourquoi pas ? Il croyait à l’immortalité, à la véritable immortalité de l’homme. Il s’était souvent dit qu’aucune raison biologique ne s’opposait à ce que l’être humain vécût éternellement… La vieillesse n’était qu’une maladie curable, et sans cette tragique méprise durant jusqu’à présent, il pourrait vivre indéfiniment. Du moins, tant qu’il n’en serait pas las. Lui n’était pas du tout fatigué de vivre. Même maintenant, dans ce baraquement d’étape, le « transit », comme disaient affectueusement les habitants du coin. On y était au seuil de l’horreur, mais pas dans l’horreur. Il y régnait au contraire un esprit de liberté, tout le monde le sentait. Au-delà, c’était le camp, et en arrière, la prison. C’était un « monde en chemin », le poète le comprenait.

     Il existait une autre voie vers l’immortalité – celle de Tiouttchev :

                              Heureux celui qui a rendu visite à ce monde

                              Aux moments où se décidait le destin de celui-ci !1

     Mais même s’il ne lui était pas donné, semblait-il, d’accéder à l’immortalité en tant qu’homme, qu’entité physique, il avait tout de même mérité l’immortalité du créateur. On l’appelait le premier poète russe du vingtième siècle, et il lui arrivait souvent de penser que c’était vrai. Il croyait à l’immortalité de ses vers. Il n’avait pas de disciples, mais depuis quand les poètes supportent-ils d’en avoir ? Il avait aussi écrit de la prose, de la mauvaise, des articles. Mais c’était seulement dans les vers qu’il avait trouvé des choses nouvelles pour la poésie, des choses importantes, il avait toujours eu cette impression. Sa vie passée tout entière était littérature, livre, conte, songe, seul le jour présent était la vie authentique.

     Tout cela, il ne le revendiquait pas, c’étaient ses pensées secrètes, profondément enfouies en lui. Il ne mettait pas de passion dans ces réflexions. L’indifférence s’était depuis longtemps emparée de lui. Tout cela n’était que bagatelles, « cavalcade de souris2 », en regard du méchant fardeau de la vie. Il s’étonnait lui-même : comment pouvait-il penser ainsi à ses vers, alors que tout était déjà décidé, il le savait fort bien, et mieux que personne ? À qui importait-il, ici, et de qui était-il l’égal3 ? Voilà pourquoi il était nécessaire de comprendre tout cela, et il avait attendu… et fini par comprendre.

     En ces instants où la vie revenait dans son corps et où ses yeux mi-clos et troubles se remettaient soudain à voir, ses paupières à tressaillir et ses doigts à remuer, lui revenaient aussi les pensées dont il n’avait pas idée que c’étaient ses dernières.

     La vie entrait d’elle-même en lui, comme une maîtresse despotique : sans qu’il l’eût appelée, elle entrait dans son corps, dans son cerveau, où elle pénétrait comme la poésie, comme l’inspiration. Et le sens de ce mot lui apparut pour la première fois dans sa plénitude. La poésie était la force créatrice qui le faisait vivre. C’était exactement cela. Il ne vivait pas pour les vers, il vivait par les vers.

     Il était à présent tellement évident, tellement palpable, que l’inspiration était la vie même ; avant de mourir, il lui était donné de comprendre que la vie, c’était l’inspiration, précisément l’inspiration.

     Et il se réjouissait qu’il lui eût été donné de comprendre cette vérité dernière.

     Le monde entier, dans sa totalité, pouvait se comparer aux vers : le travail, le bruit des sabots d’un cheval, une maison, un oiseau, un rocher, l’amour — la vie entière entrait facilement dans les vers et s’y installait à son aise. Et il devait en être ainsi, puisque la poésie était le Verbe.

     Même à cette heure, les strophes se levaient sans difficulté, l’une après l’autre, et, bien qu’il ne notât plus ses vers depuis longtemps, en étant incapable, les mots se levaient néanmoins, dans un rythme donné et à chaque fois extraordinaire. La rime partait en exploration, comme un instrument magnétique dépistant les mots et les idées. Chaque mot était une parcelle du monde faisant écho à la rime, et le monde entier passait en coup de vent, avec la rapidité d’une machine électronique. Tout criait : « Prends-moi ! Non, moi ! Il n’y avait pas à chercher, seulement à écarter. C’étaient comme si deux personnes se trouvaient là : l’une qui composait, lançant à la volée son toton, et l’autre, qui choisissait et de temps en temps arrêtait la machine lancée. Et, en voyant qu’il se dédoublait, le poète comprit qu’il composait là de vrais vers. Et qu’importait de ne pas les noter ? Écrire, publier, tout cela, c’était la vanité des vanités. Ce qui n’est pas enfanté de manière désintéressée n’est pas le meilleur. Le meilleur, c’est ce qui ne fut pas noté, ce qui composé et disparut, s’évanouissant sans laisser de trace, et seule cette joie de la création qu’il ressent et ne peut confondre avec nulle autre prouve qu’un poème fut composé, et qu’il était magnifique. Ne se trompe-t-il pas ? La joie qu’il éprouve à créer est-elle vraiment infaillible ?

     Il se souvint combien les derniers vers de Blok4 étaient mauvais, d’une telle faiblesse poétique, ce dont Blok, apparemment, ne s’était pas rendu compte.

     Le poète se contraignit à s’arrêter. C’était plus facile à faire ici qu’à Léningrad ou à Moscou.

     Il se prit sur le fait : depuis longtemps il n’avait plus réfléchi. La vie, de nouveau, se retirait de lui.

     Il resta étendu, immobile, de longues heures durant, avant d’apercevoir brusquement, non loin de lui, quelque chose dans le genre d’une cible de tir ou d’une carte géologique. La carte était muette, et il s’efforçait en vain de comprendre ce qu’elle représentait. Un bon moment s’écoula avant qu’il ne se rendît compte qu’il s’agissait de ses propres doigts. Aux extrémités de ses doigts, se voyaient encore les traces brunes de cigarettes de gros tabac tétées et fumées jusqu’au bout – sur les coussinets se détachait nettement un dessin dactyloscopique, comme le dessin d’un relief montagneux. C’était le même dessin sur chacun de ses dix doigts : de petits cercles concentriques analogues à ceux que l’on voit sur la coupe d’un arbre. Il se souvint qu’un jour, enfant, il avait été arrêté sur le boulevard par le Chinois de la blanchisserie située dans la cave de la maison où il avait grandi. Le Chinois  lui avait comme ça attrapé une main, puis l’autre, lles avait retournées paumes en l’air, et avait crié, tout excité, quelque chose dans sa langue. Il s’avéra qu’il avait déclaré que le garçon était chanceux, qu’il en portait les marques sûres. Cette marque de la fortune, le poète se l’était rappelée bien des fois, il y avait repensé notamment en publiant son premier recueil. À présent, il s’en souvenait sans ressentiment et sans ironie : tout lui était égal.

     Le plus important, c’était qu’il ne fût pas encore mort. Au fait, qu’est-ce que cela voulait dire : « il est mort en poète » ? Il devait y avoir quelque chose de naïvement enfantin dans cette mort. Ou quelque chose de voulu, de théâtral, comme pour Essénine ou Maïakovski5.

     « Il est mort en acteur », ça encore, on peut le comprendre. Mais mourir en poète ?

     Oui, il devinait en partie ce qui l’attendait. Pendant le transfert, il avait eu le temps de comprendre et de deviner beaucoup de choses. Et il se réjouissait, il se réjouissait silencieusement de sa faiblesse, et espérait mourir. Il se rappela une ancienne discussion de prisonniers : qu’est-ce qui était pire, qu’est-ce qui était plus effrayant, la prison ou le camp ? Personne n’avait d’idées claires là-dessus, les arguments étaient spéculatifs, mais un homme venant d’un camp et amené dans leur prison avait un sourire féroce. Il avait retenu à jamais le sourire de cet homme, au point de redouter d’y repenser.

     Voyez un peu comme il va bien rouler ceux qui l’ont amené ici, s’il meurt maintenant : d’une bonne dizaine d’années. Il avait été, quelques années auparavant, en relégation6, et se savait inscrit pour toujours sur les listes spéciales. Pour toujours ? Les échelles s’étaient déplacées, les mots avaient changé de sens.

     Il sentit de nouveau affluer en lui l’énergie, exactement comme une marée, lorsque la mer monte. Un flux de plusieurs heures. Ensuite, ce serait le reflux. Mais la mer ne s’éloigne pas de nous à jamais. Il se rétablirait encore.

     Soudain, il eut faim, mais il n’avait pas la force de bouger. Il se rappela lentement et péniblement qu’il avait donné aujourd’hui sa soupe à son voisin, et qu’il n’avait rien avalé depuis la veille, à part son quart d’eau bouillante. En dehors du pain, bien sûr. Mais le pain, cela faisait longtemps, très longtemps, qu’il avait été distribué; Et celui d’hier, on le lui avait volé. Quelqu’un avait encore assez de forces pour voler.

     Il resta étendu ainsi jusqu’au matin, calme et végétatif. La lumière électrique se fit légèrement plus jaune, et on apporta le pain sur de grands plateaux de contreplaqué, comme on le faisait tous les jours.

     Mais il ne s’émouvait plus, ne cherchait plus des yeux le croûton, ne pleurait plus lorsque le croûton ne lui échoyait pas, ne se fourrait plus, de ses doigts tremblants, le morceau de pain dans la bouche, ce morceau qui y fondait en un instant, ses narines se gonflaient et il éprouvait de tout son être l’odeur et le goût du pain de seigle frais. Et le morceau de pain n’était déjà plus dans sa bouche, sans qu’il eût dégluti ou remué la mâchoire. Le pain avait fondu, il avait disparu, c’était un prodige – l’un des nombreux prodiges de cet endroit. Non, à présent, il ne s’émouvait plus. Mais lorsqu’on lui mit dans les mains sa ration pour la journée, il l’entoura de ses doigts exsangues et colla le pain contre sa bouche. Il mordait le pain de ses dents de scorbutique, ses gencives saignaient, ses dents branlaient, mais il ne sentait pas la douleur. Il pressait de toutes se forces le pain contre sa bouche, s’enfonçait le pain dans la bouche, le suçait, le déchirait et le grignotait…

     Ses voisins essayaient de le retenir :

     — Ne mange pas tout, tu en mangeras plus tard, ça vaut mieux, plus tard…

     Et le poète comprit. Il ouvrit grand les yeux, sans relâcher le pain ensanglanté que tenaient ses doigts sales.

     — Quand cela, plus tard ? articula-t-il clairement et distinctement. Et il referma les yeux.

     Au soir, il mourut.

     Mais on le raya des listes seulement deux jours plus tard : pleins de ressources, ses voisins touchèrent pendant quarante-huit heures la ration du mort, lors de la distribution de pain ; le mort levait la main comme une marionnette. Il mourut donc plus tôt que la date officielle de sa mort, détail de quelque importance pour ses futurs biographes.      

                                                                                                                                                           1958

Notes

  1. Deux vers du poème Cicéron de Fiodor Tiouttchev.
  2. Expression devenue classique, tirée de vers de Pouchkine « écrits par une nuit d’insomnie ».     
  3. Allusion au poème de Mandelstam connue sous le titre « Le loup », recherché et confisqué par le NKVD lors de sa première arrestation, en mai 1934 (note trouvée dans l’édition Verdier des Récits de la Kolyma, traduction Sophie Benech, Catherine Fournier, Luba Jurgenson).
  4. Alexandre Blok, poète symboliste : https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Blok
  5. Alcoolique et dépressif, Essénine s’est suicidé en 1925 de façon spectaculaire, s’entaillant les veines et se pendant. Dégoûté de ce qu’il était devenu (d’après le témoignage de Iouri Annekov), Maïakovski s’est tiré une balle dans le cœur en 1930.
  6. À Voroniej.

Répertoire général des traductions de ce blog :

https://blogs.mediapart.fr/m-tessier/blog/280418/deuxieme-repertoire

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