Devinette : Quelle est la différence entre Dieu et Emmanuel Macron ?

Réponse : Dieu ne se prend pas pour Emmanuel Macron.

Pour celles et ceux qui ont le moindre doute sur le fait que le Grand Épidémiologiste se sente investi d’une mission divine, il convient de revoir un entretien réalisé en 2016 dans le cadre du documentaire de Pierre Hurel, Macron, la stratégie du météore.

Celui qui était alors ministre de l’Économie et futur candidat à la présidence de la République y apparaissait comme habité, peut-être sous l’effet d’un excès de consommation de fraises Tagada, et tenait ces propos : « Je n'ai jamais eu le sentiment que je faisais une carrière. Et depuis que je suis rentré dans le champ politique, je vis ça comme une mission. C'est-à-dire au fond réussir à changer les choses dans le sens où je les crois utiles. »

A la question : « Y-a-t-il une dimension de spiritualité ? », il répondait : « Il y en a une. Et en tout cas la conviction qu'il existe une transcendance, oui. Quelque chose qui dépasse. Qui vous dépasse. Qui vous a précédé, et qui restera. »

« Changer les choses dans le sens où [il] les croit utiles », cela voulait dire réduire les impôts pour les plus fortunés, récompenser ses amis oligarques et rendre plus misérable la vie des chômeurs et des allocataires de prestations sociales. Comme le Dieu qu'évoquait Atahualpa Yupanqui dans Preguntitas sobre Dios, il ne fait pas le moindre doute que celui dont M. Macron tient sa « mission » « déjeune à la table du patron ».

« Ce qui restera » : les dizaines d'éborgnés et les centaines de mutilés de sa guerre de classe contre les mouvements sociaux et les dizaines de milliers de vies perdues du fait de l’incompétence de celui qui est désormais Monsieur 100 000 morts.

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