À la modération de Mediapart, je viens dire ici ma désapprobation

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, j'ai toujours trouvé toutes les polémiques extrêmement pénibles et vaines, et ai horreur de la haine.

Mais si je vais une fois de plus en rajouter, c'est parce que véritablement, il y a là un problème.

Cela concerne les billets suivants : "Abject «débat sur l'immigration»." / "Journal d'un enfant autiste: Je suis né à 5 ans" / "Dernière représentation".

À la modération, je viens donc dire ma désapprobation.

Parce que lorsque je viens sur un fil d'un billet, simplement écrire une opinion, de façon parfaitement neutre et correcte, sans absolument aucune agressivité ni aucune insulte d'aucune sorte, venue encore une fois sur ce blog écrire, en espérant enfin me réconcilier avec son auteur (stupide erreur de ma part, je le reconnais), mais que l'auteur du billet n'ayant finalement pas changé et continuant toujours à vouloir me juger, vient me provoquer, pour ensuite encore proférer ses allégations mensongères calomnieuses sur mon compte ("nostalgique de la "Blanchité", identitaire d'extrême droite, raciste, finkielkrautienne, zemmourienne, et j'en passe) et que j'alerte la modération - finissant par en avoir complètement assez de ces calomnies (entre parenthèses j'ai toute ma vie combattu le racisme) mais sans que la modération ne veuille dé-publier ces commentaires pourtant clairement contraires à la charte - et serait-ce alors à dire que Mediapart veuille donner raison à cet homme, en voulant aussi me faire passer pour une raciste proche d'un Zemmour ? -, et que, continuant à être insultée, j'ose encore en effet lui répondre plusieurs fois (la discussion devenant alors effectivement envenimée et agressive - moi finissant par lui dire que ses interventions étant de la diffamation (qui est un délit mais qui ne le gêne pas), je continue à intervenir - mais Mediapart censurant encore ce dernier commentaire -, et cette personne, après avoir soigneusement dé-publié ses propres commentaires litigieux mais continuant cependant à me calomnier, ferme finalement son billet aux commentaires, en ayant alors le culot d'alerter en arguant que je fais donc du harcèlement sur son blog, comme si c'était donc lui la victime, et la modération lui donnant alors raison contre moi en finissant par m'envoyer un avertissement jusqu'à, si mon harcèlement continue, me menacer de suspendre mes droits de participation...

Que pensez alors de la modération de Mediapart ?

- cet homme alertant donc la modération pour harcèlement, mais n'hésitant pourtant pas à revenir encore dernièrement à nouveau me provoquer sur mon blog, et en écrivant encore sur mon compte ses inepties : " Une pauvre débile qui ne se rend pas compte de sa débilité" (sic)...

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Imbécillités que tout cela, me direz-vous, auxquelles il ne faudrait n'accorder strictement aucune attention, et surtout ne jamais venir écrire sur un blog dont on devrait depuis toujours savoir à quoi s'en tenir avec son auteur.

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Il en a été un peu différemment lorsque je suis encore venue commenter un billet, deux jours plus tard, avec lequel je n'étais pas d'accord, venue certainement pas dans le but de blesser son auteure (contrairement à ce qu'affirme Mediapart, d'avoir voulu "attaquer" l'auteure - mes interventions ayant clairement au contraire montré mon respect), mais ayant pensé en conscience devoir dire mon point de vue opposé. Ce billet ayant trait à l'autisme de son fils, était en effet un sujet délicat et sensible. Mais parce que mon intervention a dérangé - l'auteure du billet, comme aussi Mediapart, ayant vu là une insulte, alors qu'il n'en était rien -, il m'a donc tout simplement été demandé de me taire. Mediapart prenant le parti pris de donner encore une fois raison à cette femme contre moi - elle ayant le droit de revenir indéfiniment vers moi me répondre (et parfois se moquant de moi), mais moi devant m'abstenir de répondre. Et là encore - mes commentaires n'étant pourtant pas hors charte, car ne comportant aucune insulte -, ont été dé-publiés, donc toujours pour cette raison de harcèlement.

S'il est cependant vrai qu'une personne ne voulant (ou ne pouvant) plus supporter de vous entendre, vous demande tout simplement de vous taire, il est quand même étrange qu'elle se permette, elle, de continuer à vous parler, mais vous n'en ayant plus le droit. Mes commentaires ont donc été dé-publiés, mais les siens laissés en l'état.

Mais comment se fait-il que Mediapart donne maintenant raison à l'auteur(e) d'un billet qui ordonne tout simplement à un intervenant de se taire, tout en soutenant la liberté d'expression ?

Sans compter, que sur ce fil, j'ai dû une fois de plus essuyer bon nombre d'autres commentaires d'autres abonnés m'insultant, sans que la modération n'y voie rien à redire.

Voilà donc ma réprobation vis à vis de la modération : La censure et le parti pris.

Sans compter que Mediapart, agissant ainsi, déconsidère une abonnée devant être respectée et non traitée de cette manière surplombante, comme la dernière roue d'un carrosse...

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Alors il est quand même exact, dans la vie, que si une personne ne veut plus vous entendre, qu'il ne faille plus insister. Mais il y a quand même des gens qui s'arrogent le droit de vous parler, mais vous l'interdisent de votre côté, n'acceptant tout simplement pas que l'on puisse penser différemment.

Et qu'est-ce donc autre que de la censure, sinon d'empêcher la libre expression ?

Et bien évidemment et comme le dit si bien Voltaire, c'est le propre de la censure d'accréditer les opinions qu'elle attaque.

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Cette énième pitoyable polémique m'aura cependant appris que dans l'ensemble il faut laisser dire ("lascia dir le genti", disent les Italiens) et que depuis longtemps j'aurais dû adopter la sagesse d'un Lao Tseu quand il dit : "Soucie-toi de l'approbation des gens et tu seras leur prisonnier. Fais ton travail; puis retire-toi. La seule voie vers la sérénité." -

- et surtout permis d'avoir enfin pris la décision de maintenant m'éloigner de Mediapart, dont de toute façon je ne partage plus l'ensemble de sa ligne éditoriale (voir mon billet "Mediapart : qui sommes-nous ?", que j'ai encore beaucoup modifié, jusqu'à avoir, je l'espère, réussi à clarifier ma pensée).

Je ne souhaite donc dorénavant plus continuer ma participation à Mediapart - regrettant cependant d'avoir perdu jusqu'au goût du partage.

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