... on pourrait le penser, à la lecture de certains échanges sabre au clair. Ce n'est qu'un mirage. Même plus le coeur à folâtrer, pourtant la modeste ambition de la période proboscidienne (c'est-à-dire rose ;-) de ce blog, soit quatre ans environ. Bien comprise par ceux et celles qui lui font l'honneur de visites régulières... Avec renvoi de la politesse, si l'ascenseur émotionnel n'est pas en panne.
Depuis 2012, le mien n'a jamais autant fait le yoyo sur Mediapart. Aujourd'hui je me sens triste, désabusé et trahi. Comme par un ami, avec lequel les embrouilles s'aplanissaient toujours, sur le tempo d'un wagonnet de montagnes russes... aïe! autre délicieux sujet de discorde!
Plus envie de vous lire, ni de participer joyeusement à une autre fête dans un lieu anciennement peuplé de croquemorts. Pas la moindre non plus, de prendre à partie Antton Rouget et la stupéfiante une d'avant-hier à l'heure de coucher la gamine... dernière d'une roturière lignée pour l'instant. Allez hop! une histoire de loup sympathique, et derrière le coup de massue en traître!
Sur le fond, on devrait s'en foutre. Cet article journalistiquement bien foutu ne changera pas la face figée depuis lulure de l'élection à venir. Sauf que lectorat n'est pas électorat. Pour beaucoup d'entre nous, nous savons que nous aurons encore à combattre "l'ennemi".
Au moins est-il clairement identifié. Sans exiger le soutien inconditionnel d'une rédaction pluraliste par essence et nécessité, on eût aimé la compter de manière plus sûre parmi la presse qui s'engage. Contre un statu quo sans vergogne ni mémoire vive.
L'objectivité a bon dos. Parce que l'éphémère grenade à fragmentation jetée dans notre landerneau plutôt remuant au regard de la mollesse ambiante, avait tout du service commandé. Elle aura des retombées, à l'encontre de ce que peut médiocrement espérer la "stratégie" ramasse-miettes de la voiture-balai.
Pour autant, pas de pathos. Ni de "Adieu, je t'aimais" à la sauce ketchup soap. Trop de désabonnements dans ma période gris anthracite, pour être en capacité de nier une inquiétante addiction. En cherchant bien, il existe d'autres sites où s'exprimer en toute liberté. Mais pas au point de gambader sans laisse ni longe, dans les hautes herbes d'une prairie où l'on peut brouter en paix et envoyer paître en pets (Utopart va encore me soupçonner de les avoir fumées)...
Malgré tout Monsieur Plenel, on croyait d'opinion le journal que vous avez cofondé. Il se révèle le cul entre deux chaises, sinon quatre.
Et pour être objectif, la contradiction talentueuse d'un monsieur à lire absolument... comme on dit dans les milieux autorisés.
https://blogs.mediapart.fr/freddy-klein/blog/230322/linnocence-bafouee