Itinéraire d’un enfant gâteux

Plusieurs choses m’inspirent ce billet qui une fois de plus se cantonnera dans "l’humeur"... généralement bonne, mais susceptible (c’est le mot) de connaître des sautes émotionnelles exacerbées.

L’article d’Ana Ferrer le 20 novembre, et son fil de commentaires, quant à l’élaboration concertée d’une charte plus adaptée ; quelques conversations à bâtons rompus sur le crâne, avec des amis lecteurs plus ou moins chevelus, dont deux au moins n’ont plus rien de virtuel (trois pour la chevelure, et l'échevelure caractéristique du romantique forcément exacerbé lui aussi) ; et une algarade (im)personnelle, brève mais féroce, avec un autre contributeur peut-être chauve.

Je passe rapidement sur ce dernier échange qui commence bien, du moins dans sa forme, et finit dans une totale méforme. Manque de condition physique, sans doute... La responsabilité en incombe aux deux parties, bloquées sur cette sorte d’aversion quasi instinctive dont diverses pages s’encombrent bien trop rapidement. Encombrement regretté également par certains, si a contrario il est motivé par la sympathie mutuelle virant à la pure rigolade mutualiste. Ne suivez pas mon regard, il est présentement atteint de strabisme à 180 degrés avec rupture des croisés... affection moins rare qu’on ne le pense.

Transition toute faite, avec les plus de 400 posts -j'aime beaucoup ce mot, qui permet d'éviter la redondance avec commentaire- engendrés par un appel au débat, auquel on s’attend logiquement de la part du media participatif. Je l’exprime volontairement au singulier, tant aucun autre organe de presse ne peut se comparer à cet égard à Mediapart.

Or, la prépondérance de vieilles querelles individuelles s’y est trop manifestée au détriment de réelles propositions. Lesquelles émaneraient donc d’un panel répondant aux conditions... d’un panel. N’ayant jamais été panélisé à l’heure caramélisée qu’il est, je ne saurais trop m’offusquer d’avoir été encore ignoré. Et con(fran)çois cependant l’amertume des tellement consultés qu’ils adoptent volontiers une posture de consultants "sous-traitant" innocent

Etre partie intégrante d’un panel de citoyens votants (ou pas : c’est aussi un acte politique) demeure l’essentiel à mes yeux strabiques.

Et voilà où voulait en venir votre dévoué serviteur : à votre dévoué concitoyen (césure ou non ?). Souvent désarmé devant l’étonnante agressivité régnant ici entre participants a priori nantis de la capacité de réflexion (sinon ils iraient voir ailleurs). Et nonobstant armé d’une conviction sincère : il n’y a pas de fascistes sur Mediapart, ni de crétins, ni d’abrutis françinsoumis*, ni même d’infiltrés de la macronie... mais une nouvelle pluralité des sensibilités, que les préoccupations légitimes des jeunes générations traduisent parfois fort bien.

Elle pourrait nous amener à nous pencher sur la simple notion de parti. Certes à terme très éloigné, ce qui épargnera à l’anarcho-trotsko-mao-un sumo, et macrono l’espace d’une heure de sinistre mémoire le 7-5-17, de se prononcer sur l’adage très populaire "Ni droite, ni gauche" innocent

* toujours regretté cette appellation officielle, qui fait peu de cas des aptitudes extérieures à la révolte, tout en prêtant le flanc à une ironie facile  

Frère Nibal innocent

PS : dans mon énumération initiale, j’ai oublié ce blog immémorial, qui contre vents et marées maintient son cap, et la bonne voilure en dépit de certains éléments déchaînés

https://blogs.mediapart.fr/joelmartin

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