Le gouvernement admet la discrimination salariale dans le service public

Quatre techniciens de Radio France sont payés depuis des années moins que les autre et leur charge de travail augmente. A l'appel de la CGT, les agents de France Inter et de France culture se sont mis solidairement en grève pour mettre fin à cette discrimination salariale. La discrimination est une infraction. La grève montre que le gouvernement admet cela dans un service public.

http://www.lefigaro.fr/medias/2017/09/07/20004-20170907ARTFIG00093-une-greve-perturbe-les-antennes-de-france-inter-et-france-culture.php

La grève à Radio France et à France culture montre que le discours du pouvoir promouvant le " dialogue social " est un biais pour permettre aux employeurs de ne pas respecter leurs obligations légales, y compris quand le comportement de l'employeur est sanctionné par le code pénal.

La sanction d'une situation infractionnelle ne relève pas de la négociation mais du tribunal correctionnel et force est de constater que le pouvoir qui détruit par ordonnances les garanties des travailleurs laisse prospérer des comportements délictuels dans les établissements placés sous sa tutelle. 

Les ouvriers de GM&S se sont heurtés à des difficultés considérables avec un code du travail qui n'était pas réformé (Les syndicats de magistrats dénoncent les ordonnances).

La " concertation " avec les organisations syndicales (voir le mécontentement très majoritaire au sommet de la direction de FO) montre la superficialité formelle du " dialogue social " que promeut le pouvoir qui n'intervient même pas pour mettre un terme à la discrimination dans les services publics. La grève à France Inter et à France Culture signale comment vont évoluer les relations au travail et ce que vaudra le " dialogue social "dans les entreprises (la SNCF par ex.), au mépris de la sécurité de l'usager ou du consommateur (Accident de Brétigny, additifs dans l'industrie alimentaire, ...)

Le Figaro :

La matinale de Nicolas Demorand n'a pas pu être diffusée à la suite d'un mouvement de grève de techniciens. L'antenne devrait continuer à être perturbée tout au long de la journée.

Programme musical ce jeudi sur France Inter et France Culture, où les (...) «playlists de grève» (...) remplac(ent) les matinales. Les antennes des deux radios sont touchées par un mouvement de grève de techniciens. Dans un communiqué, Radio France évoque «l'appel à la grève de la part d'une organisation syndicale [la CGT, ndlr] portant sur la reconnaissance des tâches spécifiques effectuées par les équipes techniques des pôles Productions Elaborées». «Ces techniciens, qui s'occupent notamment de l'habillage des antennes, ont souhaité une revalorisation de leurs postes qui n'a pas été acceptée par la direction. Ils ont voté la grève hier soir», décrypte-t-on en interne. Quatre salariés sont concernés, avec le soutien des autres techniciens du groupe. Ils demandent une prime reconnaissant leur charge de travail qui a augmenté ces dernières années, avec des fonctions dépassant le cadre de leur poste.

Interrogés par Télérama, des grévistes expliquent «réclamer seulement l'équité» avec d'autres techniciens du groupe, dont les activités supplémentaires ont été reconnues avec des évolutions de salaire. «Le problème n'est pas financier, c'est seulement une question de principe.» Lors du comité central d'entreprise qui se tient ce jeudi, Mathieu Gallet a répondu que «céder à une revendication salariale n'est pas possible, nous n'avons pas le budget.»

 

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La protection contre les discriminations

Le droit pénal est d'ordre public

Discrimination salariale : principe et sanctions inégalité de salaire

Mathieu Gallet sera jugé pour "favoritisme" pour des contrats passés lorsqu'il était à la tête de l'Ina

L'actuel PDG de Radio France est soupçonné d'avoir passé des contrats avec des sociétés de conseil en communication, sans mise en concurrence.

23/06/2017 17:37 CEST | Actualisé 23/06/2017 18:04 CEST

Mathieu Gallet, ex-président de l'INA, épinglé par la Cour des comptes

Par latribune.fr  |  24/05/2016, 7:46  |  537  mots

L’Arafer étrille le plan d’investissement de la SNCF

LE MONDE ECONOMIE | 30.03.2017 à 13h53 • Mis à jour le 30.03.2017 à 15h33 |

L’autorité a remarqué que le contrat prévoit un fort accroissement des gains de productivité à partir de 2021 (155 millions d’euros par an contre 77 auparavant) sans qu’aucune explication ne soit donnée pour justifier cette accélération, par conséquent « difficilement crédible ».

Faute d’outils d’évaluation des résultats, l’Arafer estime qu’il sera très difficile de suivre la mise en œuvre du plan. « Des indicateurs contractuels cruciaux, sur la productivité de l’entretien, la qualité de service des circulations fret et voyageurs ainsi que la qualité de l’infrastructure par axe, ne sont pas définis dans le projet de contrat, poursuit le gendarme du rail. Il est donc amputé d’objectifs sur des critères importants pour mesurer la performance du gestionnaire d’infrastructure. »

Brétigny : les aiguillages seraient restés "pourris" après l’accident mortel

Selon Mediapart, les aiguillages de Brétigny sont restés non conformes pendant au moins un an après le déraillement qui a fait 7 morts en juillet 2013.

« Le Canard enchaîné » accuse la SNCF d’avoir manipulé l’enquête sur la catastrophe de Brétigny

L’hebdomadaire satirique, qui dit avoir eu accès à de « nombreuses pièces de l’enquête », révèle que des dirigeants de la SNCF ont été placés sur écoute par les juges.

En correctionnelle pour se nourrir dans une poubelle

"Un fouilleur de poubelles au dépôt" le 8 septembre 2017, un Rouennais de 29 ans est cité à comparaître par le procureur de Rouen devant le tribunal correctionnel. Peine maximale encourue : 7 ans de prison pour avoir récupéré des aliments périmés - plusieurs semaines ou mois - dans une poubelle du dépôt de Metro à Sotteville-lès-Rouen (qui a déposé plainte).

AREVA attaque la liberté de la presse en s’en prenant à un blogueur de Médiapart

Un lecteur-contributeur de Médiapart est poursuivi par AREVA devant la 17° chambre correctionnelle de Paris le 12 septembre 2017 pour avoir relayé une information de notoriété publique. La liberté de la presse est menacée.

 

 

 

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