Patrick Cahez
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Lien 12 avr. 2021

Gilles Bornstein sur France info, la caricature du " journaliste hippique " macronien

Il recycle les poncifs et les grosses ficelles de la disqualification. Son office apparent est de mettre en difficulté Nathalie Arthaud. Il est autrement moins caustique avec les dirigeants de la majorité conservatrice et réactionnaire. Bornstein incarne ici ce que dénoncent Anne-Cécile Robert dans le Monde diplomatique et Frédéric Says sur France culture. Un accessit à Adrien Rohard.

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https://www.lutte-ouvriere.org/multimedia/interventions-tv-et-radio/nathalie-arthaud-invitee-de-votre-instant-politique-156778.html

La démocratie en France est du niveau de ses journalistes politiques. Gilles Borstein démontre la cause de ce qu'Edwy Plenel appelle une " démocratie de basse intensité ". Frédéric Says en explique aussi une autre dans son billet politique de ce matin sur France culture, tout en omettant de soulever la responsabilité de la médiocrité des commentateurs politiques, dont il se distingue très singulièrement. Ce qui est trop rare, surtout dans la perspective d'élections. Enfin, Anne-Cécile Robert propose une synthèse de ce qui plombe la démocratie en France dans son dernier ouvrage et ACRIMED fait tout un dossier sur la doctrine PMU de la presse politique en France, par laquelle l'électeur est réduit à un parieur qui ne joue que le cheval. Une manière radicale de simplifier radicalement le travail d'analyse et de critique qu'un citoyen est en droit d'attendre. Voilà un radicalisme persistant et dangereux qui échappe étonnamment aux commentateurs d'actualités.

Charte de déontologie de Munich (ou Déclaration des devoirs et des droits des journalistes)

Comparer cette interview de Nathalie Arthaud avec le traitement médiatique sympathique réservé à Manuel Valls :

Manuel Valls, mon amour par Pauline Perrenot, Sophie Eustache, jeudi 15 avril 2021

Depuis mi-mars, Manuel Valls est en campagne médiatique. Cette tournée, interminable, est l’occasion de souligner les traits les plus grossiers du journalisme politique dominant, dépolitisé et amnésique : absence de contradiction, psychologisation, peopolisation… Les journalistes s’y font les promoteurs, pour ne pas dire les co-auteurs, du roman de l’homme politique, qu’ils sollicitent également pour alimenter les paniques morales du moment. D’un plateau à l’autre, les mêmes questions posées avec la même commisération et la même fascination. Plus rien ne distingue alors un entretien sur France Info d’une recension du Figaro, ni un portrait de Paris Match d’une interview de RTL.

Mises à jour :

Un exercice de dépolitisation : Nicolas Demorand contre Adrien Quatennens par Mathias Reymond, lundi 19 avril 2021

Jeudi 15 avril 2021, le député de La France insoumise Adrien Quatennens était l’invité de Nicolas Demorand dans la matinale de France Inter : l’occasion pour l’animateur de déployer toute sa palette de roquet de service, en éclipsant systématiquement les débats de fond au profit du petit jeu politique.

Gilles Bornstein remet le couvert :

https://www.lutte-ouvriere.org/multimedia/interventions-tv-et-radio/interview-de-nathalie-arthaud-175005.html

Prolonger :

Lire également :

Mafia, les raisons d’un enracinement Par Giovanni Ierardi  

Dans Le Jour de la chouette, en 1960, l’écrivain Leonardo Sciascia définissait Cosa Nostra comme « un système qui gère les intérêts de pouvoir d’une classe que (…) nous pouvons définir comme bourgeoise ; qui ne naît et ne se développe pas dans le vide de l’État, mais à l’intérieur de l’État. La Mafia, en somme, n’est qu’une bourgeoisie parasitaire, une bourgeoisie qui n’entreprend pas mais qui exploite »  (2).

Le néolibéralisme américain : justification rationnelle de la criminalité organisée

On ne peut pas réduire l'homme à la dimension économique, c'est une folie selon Franck Knight, un des maîtres de Milton Friedman. La "folie" - l'erreur - du néolibéralisme est de négliger la dimension anthropologique et éthique au point d'assimiler la criminalité à une démarche rationnelle d'homo oeconomicus.

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La visite du ministre Lecornu a renforcé la colère des Guadeloupéens
Le barrage de La Boucan est l'une des places fortes de la contestation actuelle sur l’île. À Sainte-Rose, le barrage n’est pas tant tenu au nom de la lutte contre l’obligation vaccinale que pour des problèmes bien plus larges. Eau, chlordécone, vie chère, mépris de la métropole... autant de sujets que la visite express du ministre des outre-mer a exacerbés.
par Christophe Gueugneau
Journal — France
L’émancipation de la Guadeloupe, toujours questionnée, loin d’être adoptée
Alors qu’une crise sociale secoue l’île antillaise, le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, a lâché le mot : « autonomie ». Une question statutaire qui parcourt la population depuis des années et cristallise son identité, mais qui peine à aboutir.
par Amandine Ascensio
Journal — France
Didier Raoult éreinté par son propre maître à penser
Didier Raoult défend un traitement inefficace et dangereux contre la tuberculose prescrit sans autorisation au sein de son institut, depuis au moins 2017. Le professeur Jacques Grosset, qu’il considère comme son « maître et numéro un mondial du traitement de la tuberculose », désapprouve lui-même ce traitement qui va « à l’encontre de l’éthique et de la morale médicale ». Interviewé par Mediapart, Jacques Grosset estime qu’il est « intolérable de traiter ainsi des patients ».
par Pascale Pascariello
Journal — International
Variant Omicron : l’urgence de lever les brevets sur les vaccins
L’émergence du variant Omicron devrait réveiller les pays riches : sans un accès aux vaccins contre le Covid-19 dans le monde entier, la pandémie est amenée à durer. Or Omicron a au contraire servi d’excuse pour repousser la discussion à l’OMC sur la levée temporaire des droits de propriété intellectuelle.
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Cet article présente un dossier de recherche sur le masculinisme. Pendant 6 mois, je me suis plongé dans les écrits de la manosphère (MGTOW, Incels, Zemmour, Soral etc.), pour analyser les complémentarités et les divergences idéologiques. Alors que l'antiféminisme gagne en puissance tout en se radicalisant, il est indispensable de montrer sa dangerosité pour faire cesser le déni.
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[Rediffusion] Dans la perspective de la Journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes, un ensemble d'organisations - partis et syndicats - s'allient pour faire cesser l'impunité au sein de leurs structures. « Nous avons décidé de nous rencontrer, de nous parler, et pour la première fois de travailler ensemble afin de nous rendre plus fort.e.s [...] Nous, organisations syndicales et politiques, affirmons que les violences sexistes et sexuelles ne doivent pas trouver de place dans nos structures ».
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Pour une visibilisation des violences faites aux femmes et minorités de genre noires
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Effacement et impunité des violences de genre
Notre société se présente volontiers comme égalitariste. Une conviction qui se fonde sur l’idée que toutes les discriminations sexistes sont désormais reconnues et combattues à leur juste mesure. Cette posture d’autosatisfaction que l’on discerne dans certains discours politiques traduit toutefois un manque de compréhension du phénomène des violences de genre et participe d’un double processus d’effacement et d’impunité.
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