Patrick Cahez
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Billet de blog 19 déc. 2020

Bon, alors ? Qu'attendent les politiques pour changer le modèle de société ?

Il leur faut combien de morts ? Des pays reconfinent. Le vaccin est un sparadrap qui ne traite que les effets du modèle de société actuel mais pas ses causes, saccage de la nature pour des profits et suppression des budgets des hôpitaux et de la recherche fondamentale. Les politiques continuent à défendre un modèle nocif malgré l'évidence de la nécessité à en changer. Ils ne sont pas sérieux.

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La solution est simple.

Elle ne réside pas dans des vaccins. puisque  " Ce ne sera pas la dernière pandémie ", avertit le patron de l'OMS. Tous les pays devraient selon lui investir dans des capacités de préparation pour éviter, détecter et atténuer les urgences de toutes sortes (màj du 27/12/20) : " La pandémie provoquée par le coronavirus ne sera pas la dernière et les tentatives pour améliorer la santé humaine sont "vouées à l'échec" si on ne s'attaque pas au changement climatique et au bien-être animal, estime le patron de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). " (Le Libre Belgique)

La solution dépend donc de la volonté politique à changer très rapidement de modèle de société, car le modèle actuel est à l'origine de la pandémie qui, les scientifiques l'annoncent, en promet d'autres et qu'il sera impossible, en l'état, de prévenir efficacement à cause de la politique d'austérité budgétaire qui désarme nos sociétés face aux maladies tout en en provoquant l'apparition et la multiplication de nouvelles.

La suppression de budgets de la recherche publique enlève la possibilité d'anticiper les risques et de planifier les moyens de les contenir, soigner et guérir.

La réduction des moyens hospitaliers fait que le droit à la santé des populations est méprisé, comme la santé et la sécurité au travail des personnels soignants, ainsi que celles de tous les autres travailleurs ; qu'il s'agisse d'un risque sanitaire direct ou de ses incidences psychiques ; notamment celles dues à la claustration et aux abus du télétravail, malgré le droit à la déconnexion et le droit à la vie privée (La face cachée du télétravail).

La même politique de restriction budgétaire dictée par le seul souci d'optimiser les profits par la réduction de la fiscalité des plus grosses fortunes a d'ailleurs supprimé aussi les effectifs des organismes publics de contrôle en charge de veiller au respect de la loi. Cette politique de régression sociale a pour responsables la recherche de l'optimisation des profits qu'imposent les banques, les investisseurs, les actionnaires, le patronat et qui n'a pour résultat que l'augmentation de la fraude fiscale, le dumping social et fiscal qui ne produisent que chômage dans les pays industrialisés et augmentation de l'exploitation à bas coût de la main d'oeuvre dans les pays émergents. Nonobstant la pollution et la destruction de l'environnement - sans parler de la corruption - dans des pays qui n'ont pas adopté une législation efficace pour les prévenir.

L'opinion a conscience de ces évidences qui s'énoncent régulièrement dans la presse, même si celle-ci n'en fait pas la synthèse. Ce qui est dommage pour l'information du public et sa connaissance de la logique de destruction qui gouverne l'économie.

Il n'est donc pas tout à fait hypothétique que le désespoir grandissant des populations - ou leur exaspération - peuvent naître du constat à ce que les élus persistent à parler, défendre et faire durer le mauvais modèle de société - un modèle que disqualifie la mortalité liée à la pandémie - et s'abstiennent indécemment - en considération de l'importance du drame qui continue - d'annoncer leur volonté et les mesures qui s'imposent pour en changer.

A se demander d'ailleurs à quoi sert le haut commissaire (à rien ?) au Plan.

Les dirigeants au pouvoir et les responsables économiques et industriels se disqualifient à maintenir le modèle de société manifestement responsable de l'épidémie malgré la solution évidente de la nécessité à en changer pour la plupart de la population.

Cette évidence qui s'impose de plus en plus rend leur discours inaudible et leur fait perdre leur légitimité.

La discrimination sociale explique cette persistance dans l'erreur des décideurs qui ne sont pas confrontés à la pénurie des soins. Il n'y a aucun doute qu'Emmanuel Macron échappera aux question éthiques des soignants à choisir parmi les malades dans les soins intensifs pour toruver un respirateur. Si tant est qu'il arrive un jour à ce stade de la maladie. Il bénéficie d'une cohorte de spécialistes qui le suivent et le soignent.

Cette différence soulève une fois de plus la question du discours discriminants et stigmatisants des plus démunis, selon lequel les chômeurs seraient responsables du ou de leur chômage, les pauvres de la ou de leur misère, les malades de l'épidémie ou de leur état de santé (cf. la déclaration de Didier Lallement, av. que le président ne tombe malade), ...

Qu'Emmanuel Macron tombe malade, au-delà de la fable de l'arroseur arrosé, a pour conséquence que  les populations peuvent légitimement se lasser de ce qui n'apparaît plus que comme un bavardage superficiel des gouvernants ?

Ils refusent de tirer les conclusions qui s'imposent alors que, ce que tout le monde attend comme une évidence, ils devraient annoncer que le modèle actuel est responsable de la situation et qu'il faut immédiatement en conséquence revoir l'organisation de la société, que ce soit à une échelle locale, nationale et internationale.

Dire que l'économie doit être ramenée à une dimension humaine, de proximité,  respectueuse de l'environnement, cesser la production de masse et ses gaspillages, rétablir un Etat social solidaire, mesures indispensables à prévenir les maladies et recréer le lien social qui fait notamment défaut en considération d'une politique répressive qui s'étonne de la rupture de confiance entre la police et l'opinion, par exemple...

Le Covid-19 n'est ni la première épidémie, ni la dernière, du modèle actuel de société destructeur et mortifère.

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Libertés, droits humains, crise sanitaire : que peut l'Union européenne ?

La Revue de presse des idées par Ilan Malka

Plusieurs personnalités prennent la parole ou la plume pour demander à l'Union européenne d'agir sur différents sujets. Revue de presse des idées.

Boris Johnson to hold coronavirus press conference as new strain spreads rapidly

Virus’s mutation prompts fears of third national lockdown for England in new year

Boris Johnson tiendra une conférence de presse sur le coronavirus alors que la nouvelle souche se répand rapidement

La mutation du virus fait craindre un troisième confinement national pour l'Angleterre au début de l'année

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Mises à jour

COVID 19 : le vaccin n'est qu'un sparadrap temporaire prévient le directeur de l'OMS

Le directeur de l'OMS met en garde les pays sur la nécessité à renforcer la recherche publique et fondamentale contre le risque de nouvelles pandémies auquel nous expose le modèle actuel de société. C'est également une invitation supplémentaire et officielle à modifier et revoir le modèle actuel de société favorisant le productivisme et le mercantilisme (le gaspillage) pour le profit.

« Pour prévenir les prochaines pandémies, on ne peut pas en rester à une approche médicale »

28 décembre 2020 Par Amélie Poinssot

Le biologiste Benjamin Roche explique à Mediapart combien la prévention des attaques contre les écosystèmes est cruciale pour lutter contre les futures pandémies.

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